L'enquête publique est close depuis le 28 novem 2025 à 16h.
Nous remercions Mme la Présidente de la Commission d'enquête d'avoir accepté de prolonger l'enquête publique de 15 jours, jusqu'au 28 novembre à 16.00 h.
Cliquer sur l'onglet pour accéder au contenu
GDock Caillebotte
► Contribution n°1 - Redon Francis (FNE 93) - Déposée le 15 octobre 2025 à 09h00
Alors que Goodman avait promis de mettre à disposition du public l’entièreté du dossier de projet au plus tard 1 mois avant l’ouverture de l’enquête publique (Page 9 du mémoire en réponse à la MRAe), mais n’a transmis ce dossier que 15 jours avant le début de cette enquête,
Alors que le dossier comporte près de 5 200 pages et nécessite, pour le grand public, une attention et un investissement longs et précis,
Alors que la période d’enquête publique se superpose avec la période de 15 jours de vacances scolaires peu propice à une bonne participation du public,
L’association Environnement 93 demande à la commission d’enquête la prolongation de l’enquête publique de 15 jours soit jusqu’au samedi 29 novembre 2025 à 17 heures. FNE 93 - Greendock 2025-10-15 Enquete Publique
► Contribution n°2 Par Redon francis Déposée le 15 octobre 2025 à 09h07
Vous trouverez ci-joint une première approche de nos observations sur le projet Green Dock avant des remarques plus détaillées qui suivront. 2025_10_15_E93_Greendock_12.pdf (56.4kB)
► Contribution n°3 par Jean Maarten Déposée le 15 octobre 2025 à 09h59
Ce projet comporte des faiblesses importantes:
il est supposé suivre le concept de l'entrepot "du dernier kilomètre". quel dernier kilomètre? les camions qui en sortent délivreront essentiellement dans Paris intra muros, nous parlons des derniers 15 kilomètres.
il est en bord de Seine à 50 mètres d'une zone Natura 2000. Ceci devrait suffire pour disqualifier le projet dans sa mouture actuelle. Cet entrepot n'a surtout aucun besoin d'y être situé. sa composante de transport fluvial est tout à fait hypocrite, car non contraignante. Si ce projet avait une dimension écologique crédible, il faudrait obliger sa composante de transport fluvial à augmenter au fil du temps, en démarrant à 15% du tonnage traité, vers 50% en 5 ans. Si cette contrainte n'existe pas, alors déplacez ce projet là ou il ne nuira pas (gravement) à la zone Natura 2000. Il existe suffisament de m2 disponibles dans le port de Gennevilliers pour accueillir l'activité.
le réseau routier autour du port n'est pas capable d'accueillir le trafic additionnel prévu, il est déjà saturé. les habitants du Nord de Paris sont parmi les plus mal lotis en termes de transports, en commun ou pas. N'aggravons pas leur situation.
► Contribution n°6 - Anonyme Déposée le 15 octobre 2025 à 15h29
DEMANDE DE PROLONGATION DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE
Dans le dossier de demande d’autorisation environnementale (DDAE), il est écrit :
piece-0-3-prise-en-compte-de-la-concertation-dans-les-evolutions-du-projet-v2 p.4:
« Le dossier d’enquête publique sera mis à disposition anticipée du public un mois avant l’ouverture de l’enquête. »
Goodman n’a pas respecté cet engagement !
En effet, le DDAE a été mis en ligne le 2 octobre soit 13 jours avant le début de l’EP, en dessous même du nombre minimum légal qui est de 15 jours.
Il faut savoir que le DDAE compte plus de 5000 pages, tous documents confondus, ce qui nécessite un temps très long d’analyse afin que les citoyens puissent se forger un avis pour l’EP. La MRAE avait souligné d’ailleurs la complexité de ce dossier p.16 de son avis:
De plus, les dates choisies par le préfet des Hauts-de-Seine, pour l’EP chevauchent le période de vacances de la Toussaint:
EP : du 15 octobre au 14 novembre
Vacances : 18 octobre au 3 novembre
Sur les 3 ou 4 permanences organisées pour recueillir les avis dans les différentes villes concernées, seule une date est en dehors de la période de vacances. Cela va limiter la participation des citoyens qui partent en vacances.
Il est à noter qu’une enquête publique Sogepp concernant également le port de Gennevilliers et qui se déroule en ce moment, a bénéficié d’une durée de 3 mois et de 2 réunions publiques.
L’importance du projet Greendock et de ses conséquences sur l’environnement mériterait un temps plus long d’analyse afin de permettre aux habitants du territoire concerné de mieux participer à cette enquête publique.
Pour ces raisons, je souhaite la prolongation d’un mois de la durée d’EP.
► Contribution n°19 - Redon Francis (FNE 93) - Déposée le 16 octobre 2025 à 08h58
L'instruction de l'autorisation Environnementale a nécessité l'avis de
quelques collectivités (Voir PJ)
Ces avis ne sont cependant pas joints au dossier d'enquête publique, nous vous prions de demander au porteur de projet de communiquer l’ensemble de ces documents.
► Contribution n°20 (Web) Anonyme Déposée le 16 octobre 2025 à 10h45
Le projet Green Dock a été présenté par le promoteur Goodman comme l’entrepôt du futur. - Les impacts environnementaux de Green Dock contredisent une argumentation qui
voulait surtout cacher la dimension financière d’un projet destiné avant tout à redonner une activité économique à une friche logistique de plus de 6 hectares. L’aménagement du territoire ne peut masquer des impacts environnementaux majeurs révélés en phase de concertation dès juin 2022, puis par l’Autorité environnementale dans son analyse du dossier soumis à enquête publique à partir du 15 octobre 2025.
La multimodalité promise est peu crédible alors que l’embranchement ferroviaire a été
supprimé et que le flux de trafic fluvial est annoncé pour représenter à peine 15% du flux total du trafic. C'est ainsi que des centaines de camions viendront saturer notre territoire déjà surchargé. C'est près de 20 000 véhicules dont 500 camions qui franchissent déjà notre île entre Gennevilliers et Épinay, entre deux sites du parc Départemental de L'Île-Saint-Denis, zone Natura 2000, et réserve naturelle. Notre territoire est déjà saturé par la pollution de l'air et le bruit.
Le projet oublie totalement les aspects environnementaux liés à la protection de la biodiversité. La majeure partie de l’entrepôt est à 75 mètres du site Natura 2000 de L’Île-Saint-Denis mais ignore ses impacts réels sur la fragilité du dortoir des grands cormorans, sur la vulnérabilité des habitats de martin-pêcheurs et sternes Pierregarin, liés spécifiquement à la disparition de la trame noire et bleue propre au petit bras de Seine. Les objectifs de renaturation des berges de Seine sur le linéaire de Green Dock sont définitivement abandonnés en totale opposition avec les objectifs du SRCE (Schéma Régional de Cohérence Ecologique) et du schéma des berges associé, de même qu’avec l’action 6d du SODD.
Ce projet ignore encore le projet porté par nos communes de la Seine-Saint-Denis, depuis plus de 20 ans, à savoir le développement de la biodiversité sur tout le petit bras de Seine, sur ses deux rives, répondant en cela aux enjeux climatiques, sécheresse, canicule, qui impactent directement nos villes urbanisées. Ce sont deux sites de baignade sur le petit bras de Seine qui sont référencés sur les schémas régionaux et qui ouvriront au public en 2027.
Les rives de Seine ne peuvent pas accueillir ce type d’installation alors que les darses du port ont été conçues et adaptées pour accepter de telles infrastructures et une utilisation optimale de la voie d’eau. Les objectifs de renaturation des berges du port auraient plutôt dû s’appuyer sur la présence de cette friche pour enrichir la biodiversité des deux rives de la Seine en phase avec les projets engagés sur L'Île-Saint-Denis, Épinay-sur-Seine et Argenteuil.
► Contribution n°24 - Bauche Agnès - Déposée le 16 octobre 2025 à 13h49
La Seine : alibi de transport fluvial : 15% du trafic
Voie ferrée : absente.
Donc ce magma géant, compact, trop haut, trop long, en bordure de Seine et face à une zone Natura 2000 justifiera un énorme trafic de camions.
La "décarbonisation" n'a pas le même sens pour tous!!!
C'est une aberration.
Avis 100% défavorable
► Contribution n°44 - Redon Francis (FNE 93) Déposée le 18 octobre 2025 à 08h44
Vous trouverez ci-joint nos observations concernant le mémoire en réponse de Goodman à la MRAeDocument joint
► Contribution n°74 - TEILLET Arnaud Déposée le 19 octobre 2025 à 16h05
Bonjour,
Tout d'abord, je souhaiterais savoir s'il est possible de prolonger l'enquête publique, car un mois seulement parait un délai très court pour diffuser l'information et permettre à toutes celles et tous ceux qui le veulent de s'informer et de participer.
En ce qui concerne ma contribution en tant que telle, j'aimerais soulever plusieurs points.
Je commencerais par expliquer que je fais partie des gens qui seront en quelque sorte aux premières loges, puisque je vis, avec mon compagnon, sur le chemin de halage. Notre habitation est située face à l'extrémité de l'Ile-Saint-Denis et donc de la réserve Natura 2000, et, du côté du site du Port de Gennevilliers, face à l'impasse des Petits Marais. Il y a donc un élément qu'il me parait utile de souligner : c'est l'extrême propagation du son - du volume sonore - précisément à cet endroit-là. J'ignore si c'est dû à la circulation des vents, de l'air ou à la typologie du paysage, mais le moindre son en provenance de cette partie du site de Gennevilliers nous parvient très fortement - cela nous a beaucoup étonné en arrivant dans la maison que nous occupons. Tous les bruits de véhicule, d'activité etc. nous parviennent comme s'ils se déroulaient sous nos fenêtres.
Il me semble donc qu'il est important de prendre en considération ce fait. Bien que le bâtiment soit présenté comme "conçu pour limiter l'impact sonore sur l'environnement", il me semble que cela devrait être une préoccupation beaucoup plus importante si le projet devait se faire.
Par exemple, il est indiqué que des véhicules circuleront pour aller décharger des marchandises à cet endroit - si je comprends bien. Or, les bruits caractéristiques des camions qui reculent - les "bip-bips" si reconnaissables - créeraient des nuisances sonores considérables - ce point me parait totalement indéniable. De même, si le bâtiment devait être mis en activité dès 2028 alors qu'il est question de 2030 pour équiper la flotte de véhicules électriques, ce délai de plus de deux ans me parait beaucoup trop long, à la fois en ce qui concerne les nuisances sonores et la pollution atmosphérique.
D'autre part, même si le projet prévoit d' "éviter les impacts lumineux", je trouve très inquiétant le fait qu'une grande partie de l'activité ait lieu la nuit : comment penser que cette activité ne produise pas de lumière, celle-ci ayant nécessairement un grand impact sur l'existence des espèces qui vivent ici - les oiseaux bien entendu, mais aussi toutes les espèces nocturnes, et je pense par exemple aux nombreuses chauve-souris qui vivent autour de notre maison.
De même, outre l'activité en tant que telle, il faut prendre en compte les allers et retours des véhicules des salariés, en particulier ceux qui travaillent de nuit, qui eux, ne seront pas électriques, produiront de la lumière, du bruit, etc. Tout cela produira des nuisances qui ne me paraissent pas prises en compte.
Habitant, comme je l'ai dit, le chemin de halage, et empruntant le matin et le soir le pont d'Epinay puis l'A86 pour rejoindre mon lieu de travail à Colombes, je constate, comme tout le monde, que la circulation y est saturée. Souvent, entre mon lieu d'habitation et la sortie de l'A86 que j'emprunte à Colombes, les véhiculent sont à touche-touche durant tout le trajet, totalement à l'arrêt. Le moindre incident ou accident cause alors des dommages considérables. Je n'imagine pas que le trafic supplémentaire produit par l'activité des entrepôts (celui du transport des marchandises et celui des salariés) ne produise pas de dégâts environnementaux supplémentaires, à un endroit qui est connu pour être déjà extrêmement pollué. Cela m'inquiète énormément, pour ma santé comme pour celle de toutes celles et tous ceux qui vivent dans ce territoire ou le traversent. Ces nouveaux flux, bien que modérés à l'échelle de tous ceux déjà en circulation chaque jour, ne feraient qu'aggraver une situation déjà très périlleuse.
Un autre point m'inquiète : jusqu'alors, les nuisances sonores produites par les activités du port face à Natura 2000 avaient un début et une fin. Par exemple les travaux de démolition des anciens entrepôts, quand ils se sont déroulés, ne commençaient pas avant 7h et ne terminaient pas après 18h. Nous avons pu constater à ce moment-là, les dégâts causés par les bruits si matinaux : par exemple les envols massifs d'oiseaux au moment des plus forts bruits, la perturbation de notre sommeil lorsque par chance nous pouvions nous lever à 8h et pas avant 7h, etc. Mais en tout cas ces activités se terminaient la nuit et n'avaient pas lieu le week-end. Qu'en sera-t-il pour une activité qui aura lieu de manière discontinue, toute la journée et tous les jours ? Si le projet devait se faire, est-il possible par exemple de limiter ou d'interdire les activités certains jours (le week-end?) ou à certains horaires du soir et de la nuit?
Je suis également très inquiet car je sais que la Mrae avait rendu un avis très critique concernant le projet - et je ne vois pas bien pourquoi leurs préoccupations ne seraient pas fondées, ce qui, malgré les éléments fournis par l'entreprise Goodman pour prouver que toutes les inquiétudes environnementales sont prises en compte, ne cesse pas de m'inquiéter grandement sur les catastrophes environnementales qui pourraient découler d'un tel projet.
Enfin, je terminerais sur une note plus personnelle, mais qu'il me parait tout de même importante de noter. En tant qu'habitant aux premières loges, comme je l'ai dit, face à ce qui pourrait devenir l'entrepôt Greendock, je souhaite rappeler que ce projet va également et directement contribuer à dégrader notre qualité de vie. Nous avions choisi de nous installer ici car cela semblait un endroit où nous pouvions trouver une certaine tranquillité tout en vivant assez près de nos lieux de travail - en sachant que notre maison a coûté considérablement moins cher qu'un appartement parisien ou de petite couronne, car nous n'aurions pas eu les moyens d'en acheter un. Cet équilibre sera rompu par les entrepôts et les activités qu'elles génèrent et cela me rend très triste de me dire qu'à terme nous devrons déménager car les nuisances seront trop importantes. De même, la vue époustouflante que nous avions sur la Défense sera totalement obstruée - ce qui nous cause un dommage irréparable, mais, plus grave car ils sont plus nombreux, à tous les habitants du quartier populaire d'Orgemont également.
Pour terminer, je tiens à remercier l'enquêtrice qui m'a accueilli lors d'une permanence en mairie de Villeneuve-la-Garenne.
► Contribution n°110 (Web) Par Christophe DANGEUL Déposée le 20 octobre 2025 à 12h35
Installé depuis plus de 15 ans sur le commune d'Epinay sur Seine pour son environnement Seine et naturel à proximité (parc, berges de seine, zone natura 2000) nous avons appris sans être concerté qu'un projet démesuré en face de la ville et proche des espaces naturels.
Ce projet industriel d’entrepôt géant va générer un flux de pollutions diverses (lumineuse, sonore, air, circulation/embouteillage) qui ne respecte pas les habitants de la commune et surtout de la zone natura 2000 qui protégé par défaut. Le port de Gennevilliers est déjà conséquent de part sa nature industriel et polluante depuis de longue année et en tant qu'administré de la commune, il n'est pas concevable qu'un projet de la sorte et qui plus soit d'une autre époque s'installe devant nos yeux avec touts les risques que cela supposent.
Je vous remercie de votre attention afin de ne pas développer ce type d’infrastructure qui visiblement repose sur des investisseurs et partenaires industriels uniquement orienté sur leur business et non sur l'environnement vital des alentours et du milieu de vie des communes voisines.
Bien cordialement.
Christophe DANGEUL
► Contribution n°132 - Par Alice Blondel - Déposée le 20 octobre 2025 à 18h41
Objet : Opposition formelle au projet de plateforme logistique Green Dock à Gennevilliers - Non à la dégradation de notre environnement et à l'accentuation des inégalités territoriales.
Madame, Monsieur,
Je vous adresse la présente pour manifester mon opposition la plus ferme et la plus motivée au projet de construction de la plateforme logistique Green Dock sur les berges de la Seine, dans la banlieue nord. Ce projet, par son gigantisme, ses impacts environnementaux et ses conséquences sociales, est en totale contradiction avec les impératifs écologiques et d'équité territoriale actuels.
1. La Protection Impérative de la Biodiversité et de la Zone Natura 2000
Le site d'implantation se trouve à une proximité immédiate – à peine quelques dizaines de mètres – de la Zone de Protection Spéciale (ZPS) Natura 2000 "Sites de Seine-Saint-Denis" (Pointe aval de l'Île-Saint-Denis).
Menace directe sur un patrimoine unique : Cette zone, fait exceptionnel en banlieue nord, est un refuge vital pour des espèces protégées telles que le Grand Cormoran, le Martin-pêcheur d'Europe et la Sterne pierregarin.
Augmentation des nuisances : Le projet Green Dock, avec sa dimension colossale (600 mètres de long et jusqu'à 35 mètres de haut, l'équivalent de deux Stades de France superposés, selon les critiques) et son fonctionnement 24h/24 et 7j/7, engendrera des nuisances critiques :
Pollution lumineuse et sonore intenses, perturbant le cycle de vie de la faune.
Pollution atmosphérique due à l'augmentation du trafic routier (évalué à plus de 1200 rotations de véhicules par jour par les opposants), venant s'ajouter à une zone déjà saturée.
Non-sens écologique : Présenté comme "Green", ce projet est un exemple de greenwashing manifeste. Sa réalisation entérine une bétonisation massive au détriment d'un écosystème précieux et contredit les objectifs de "renaturation des berges de Seine" portés par ailleurs. L'avis accablant de l'Autorité environnementale (MRAe), s'il est confirmé, doit impérativement être pris en compte.
2. Le Refus de l'Inégalité Territoriale et du "Syndrome de la Poubelle"
L'implantation de ce type de projet dans la banlieue nord, zone majoritairement populaire et déjà confrontée à d'importantes difficultés environnementales et sociales, est un marqueur fort d'inégalité territoriale que je dénonce avec véhémence.
Le Droit à un Cadre de Vie Sain : Les habitants de la banlieue nord ont le même droit à un environnement préservé, à des espaces de nature et à une qualité de vie que toute autre population francilienne. Notre territoire ne doit pas être la "poubelle de l'Île-de-France" où sont systématiquement délocalisés les projets les plus massifs et les plus nuisibles.
Défiguration du Paysage : Le gigantisme de l'entrepôt aura un impact paysager démesuré, défigurant durablement la Boucle Nord de la Seine, espace de promenade et de loisirs, et impactant directement le quotidien des riverains.
3. La Question des Emplois : Une Illusion de Développement Local
Certes, le projet promet la création d'emplois, mais il est essentiel d'analyser la qualité et la nature réelle de ces postes.
Emplois précaires et pénibles : La logistique est majoritairement génératrice de postes peu qualifiés, mal rémunérés et pénibles, souvent en horaires décalés (fonctionnement 24h/24).
Augmentation des inégalités : Ce type d'emploi ne contribue pas à une véritable amélioration des conditions de vie ni à une réduction des inégalités sociales. Au contraire, il risque de creuser l'écart avec des bassins d'emplois plus qualifiés et mieux rémunérés dans d'autres secteurs de l'Île-de-France.
Relocalisation, pas création : Des études critiques suggèrent que le projet Green Dock pourrait principalement consister en une relocalisation d'emplois existants ailleurs en Île-de-France, sans bénéfice net réel pour l'emploi régional.
Je vous demande solennellement de rejeter le projet Green Dock dans sa forme actuelle.
Il est impératif de privilégier des modèles de développement qui respectent réellement l'environnement et l'équité sociale :
Préservation absolue de la zone Natura 2000.
Réévaluation du besoin logistique à l'aune de la sobriété et de la décarbonation réelle (favoriser le fret ferroviaire et les circuits courts plutôt que le "tout colis" et "tout camion").
Priorité aux projets locaux générant des emplois de qualité et durables.
La banlieue nord mérite mieux que ce projet désastreux pour son environnement et sa qualité de vie.
Dans l'attente de la prise en compte de ces arguments cruciaux, je vous prie d'agréer, Madame et Monsieur, l'expression de ma très haute considération.
► Contribution n°136 - Par SYLVIE Déposée le 20 octobre 2025 à 19h31
Cet entrepot ferait 35 mètres de haut et 650 mètres de long. Les constructions seraient situées à quelques mètres de l’eau (4 mètres au plus près). Il génèrerait 2500 véhicules par jour et seulement 10% de transport fluvial. Il mettrait sous l’ombre la pointe de L’Île-Saint-Denis (réserve d'oiseaux) pendant 4 mois de l’année. Il accueillerait des sous-traitants logistiques pour des emplois pénibles et précaires...
Ce sont les données produites par l’Autorité Environnementale, une autorité publique et indépendante, dans son rapport officiel d’avril 2025. Ce rapport démasque les mensonges du promoteur immobilier, qui avait promis un entrepôt « green » et « fluvial », promoteur etranger si je ne m'abuse.( il ne doit pas y avoir de societe assez bien en France).
Donc, je suis contre ce projet qui met en peril notre sante , par plus de pollution sonores, lumineuses, climatiques avec l'augmentation de la circulation de vehicules augmentation des particules fines que nous respirons, plus d'embouteillages alors qu'il est deja pratiquement impossible de se deplacer aux heures de pointes et moins d'acces à la lumiere naturelle l'hiver pour nous et les especes protégées sur l'ile st denis classée en zone natura 2000. Nous sommes ni plus ni moins la poubelle de paris. Et en plus , que des emplois qui exploitent nos jeunes et moins jeunes à cause de societes qui pauperisent notre pauvre pays qui va dejà si mal , et ces memes societes ne contribuent que peu ou pas du tout à payer leurs Impots en France . Ce projet est une vaste fumisterie et est honteux pour les riverains. Le port de genevilliers est dejà classé en risque seveso, et malgré tout , on en rajoute en augmentant de facons enorme le traffic routier. C'est juste honteux et peut etre consideré comme de la maltraitance de tous les riverains sur un perimetre qui est beaucoup plus grand que ce que l'on pense ( au niveau de la pollution et risque grave pour la santé).
Donc , non non non non et encore non à ces entrepots demesurés , qui seront installés juste à 50 m de chez moi, on ne peut pas faire plus pres.
► Contribution n°140 - Par Redon francis Déposée le 20 octobre 2025 à 20h57
► Contribution n°151 Par REMOUE Josué Déposée le 21 octobre 2025 à 12h06
Je me suis rendu ce jour auprès de la commissaire enquêtrice dans les locaux de la mairie de L'Ile-Saint-Denis.
J'ai pu prendre connaissance des documents, qui, si j'ai compris, ont tous été fournis par le promoteur du projet. Ce premier constat m'interpelle déjà car il remet en question l'objectivité de la démarche de présentation. En cherchant un peu, j'ai trouvé un rapport de la mission régionale de l'autorité environnementale. Ses conclusions sont plutôt sans équivoque sur ce projet. https://www.mrae.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2025-04-23_apjif_019_greendock__delibere.pdf Est-ce qu'il est prévu de poursuivre l'enquête publique à partir d'avis autre que ceux du promoteur et notamment ce rapport de la MRAE ? Les quelques modifications du projet par le promoteur ont-elles été étudiées au regard de ces études ?
En consultant les différentes présentations graphiques fournis par le promoteur, j'ai pu constater que ce projet sera pour plus de la moitié face à la pointe nord de L'ïle-Saint-Denis. J'ai lu dans le rapport MRAE que cet endroit est une zone protégée, labellisée Natura 2000, à juste titre, pour des espèces d'oiseaux migrateurs. Même avec les quelques modifications faites par le promoteur (deux ou trois petits emplacements de verdure devant le bâtiment), les lumières du bâtiment auront un impact certain sur la zone naturelle et sur les habitations en face côté Epinay. Ce ne sont pas les images prévisionnelles consultées qui sont rassurantes. Comment cette simulation de photos prises sur les berges d'en face a-t-elle été réalisée ?
Je suis un utilisateur fréquent de la Seine en kayak et à la nage. Je suis passé de nombreuses fois par cet endroit en kayak. J'ai du mal à imaginer que ce projet n'ait pas un impact sur cette zone naturelle. La hauteur des bâtiments fera de l'ombre à la zone naturelle. Même en la diminuant de 7 mètres finalement seulement, et encore qu'à certains endroits, il y a encore plusieurs parties à 35m. Pour voir l'effet d'ombre, sur le fleuve quand j'y suis en kayak, des bâtiments côté centre-ville Villeneuve, qui sont beaucoup moins haut que 35mil est certain que ce sera un problème.
Lors de la présentation, la commissaire m'a expliqué que les rotations de camions seront de 200 par jour a priori, y compris de nuit. Cela pose plusieurs problèmes. Le principal est le volume de camions, finalement nettement supérieur aux barges, seulement de 8 par jour. Donc, il s'agit surtout d'un projet de transport en camion et non de transport fluvial. Ces 200 camions vont s'ajouter au trafic très dense dans cette zone industrielle. Je n'ai vu que 11 places d'attente pour les camions devant le bâtiment. Cela me semble très peu au regard du volume total. On m'a expliqué que ce sera en flux tendu. En pratique, quand on habite dans ces zones de petite couronne, on voit bien que beaucoup de camions sont en attente. Il faudrait sans doute ajouter des études sur le fonctionnement réel des trajets. Il est fort probable que beaucoup de chauffeurs ne maîtrisent pas complètent les temps de trajet pour arriver juste à l'heure prévue pour le déchargement et repartir ensuite juste à l’heure pour repartir.
On m'a expliqué que 500 à 600 personnes viendront travailler dans cet entrepôt chaque jour. Comment vont-ils se rendre sur place, surtout de nuit ? Les transports en commun sont-ils adaptés à ce volume supplémentaire ? De nuit, les personnes s'y rendront forcément en voiture, ajoutant encore un peu plus de trajet de véhicules. Quelle mesure a été faite concernant l'impact en matière de pollution ?
Ce projet est pour l'instant l'oeuvre d'un promoteur qui louera ensuite l'entrepôt à 4 locataires d'après ce qui m'a été indiqué ce jour. Or, nous ne connaissons pas les futurs locataires. Qu'avons-nous comme garantie de trouver ces locataires ? Ce projet semble être en concurrence en matière logistique avec d'autres entrepôts existants ou à naître ?
Ce jour, j'ai appris qu'une autre démarche d'enquête publique concernera bientôt l'utilisation du port existant. C'est vraiment dommage que les calendriers ne soient pas concordants car il y aurait sans doute d'autres alternatives. En effet, lorsque l'on discute avec des mariniers à la retraite depuis peu habitant notre île, ils nous décrivent une utilisation du port actuel en partie pour y stocker des gravats. Il est absolument nécessaire de différer ce projet Greendock et de l'inclure dans le projet global d'utilisation du port actuel. D'autant que, si j'ai bien compris, certains produits seront d'abord stockés dans une autre partie du port pour être acheminés sur quelques kilomètres dans ce nouvel entrepôt.
En consultant les cartes ce jour, nous voyons assez bien que le ponton de chargement des bateaux arrive presque face à la pointe de l'ile. Comment les barges feront-elles leur manœuvre pour bien prendre le grand bras de Seine ? Il m'a été expliqué que le promoteur s'engageait à bien faire en sorte que les barges partiraient par le grand bras. Par expérience en tant qu'utilisateur du petit bras, on voit fréquemment des bateaux qui ne respectent pas ce qui est convenu. Avant l'incident du pont de St Ouen percuté par un énorme bateau de plaisanciers, j'ai vu fréquemment des bateaux passer dans les deux sens. L'autre des événements autorisés 'Nage ta Seine', des bateaux sont passés à des horaires interdits du fait de l'évènement. Est-ce que VNF contrôle vraiment les passages ? Quelles sanctions sont prises contre ces bateaux ? Il y a quelques moins, un bateau pousseur n'a pas respecté la vitesse préconisée alors qu'il passait aux abords d'avirons. Les équipages des avirons se sont retrouvés dans une eau avoisinant les 10 degrés, les avirons ont été submergés par les vagues.
Sur le petit bras, existent déjà un club de kayak (local sous le pont de Gennevilliers, à quelques mètres du futur projet) et un club d'aviron à la pointe sud. Dans l'écoquartier qui a servi pour le village olympique, il y a un projet de base nautique et de zones de baignade sur le petit bras de Seine. Vu l'emplacement du ponton du projet Greendock (cf. plus haut) et vu le peu de respect des bateaux des décisions de VNF sur la circulation ou pour des événements, comment vont cohabiter des projets de loisirs et les passages de bateaux ?
Je m'interroge de l'impact sur l'emploi. De ce que je comprends des autres projets d’entrepôts existance, ce seront surtout des contrats précaires avec des horaires difficiles et des contraintes de transport. Si le projet consiste à être en concurrence avec d'autres projets d'entrepôt, au mieux, mais est-ce mieux, cela détruira des emplois ailleurs pour éventuellement en créer un ici.
Enfin, sur le fond, ce projet signifie que les parisiens auront le droit d'avoir un acheminement en transport plus respectueux de l'environnement, fluvial et électrique, mais que les habitants de la petite couronne devront eux subir toutes les nuisances des camions ?
En résumé de ce que j'ai vu et entendu ce matin, tout indique que ce projet repose sur des études faites, ou financées, par le promoteur lui-même. Cela interroge sur la partialité des études d'impact. Les quelques petites modifications du bâtiment n'auront guère d'impact positif. Ce projet aura par contre très certainement des impacts très négatifs sur la pollution et la circulation très denses liées aux passages de 200 camions jours supplémentaires, la zone Natura 2000 et les différentes espèces d'oiseaux migrateurs, les projets actuels et futurs de zones de loisirs nautiques. J'y suis donc défavorable. Il serait fortement souhaitable d’annuler ce projet ou au pire de le différer et de l'intégrer à l'autre enquête publique concernant l'utilisation du port actuel.
► Contribution n°159 - Par Gaborieau David - Déposée le 21 octobre 2025 à 15h00
Bonjour. Je souhaite intervenir sur trois points principaux :
1. En tant que citoyen, je suis très étonné de voir que l'enquête publique ne dure qu'un mois, avec deux semaines de vacances en plein milieu, pour un projet qui est contesté et dont le dossier d'enquête comprend plusieurs milliers de page. Il me semble qu'une prolongation serait nécessaire. Je pense qu'il faudrait également prévoir des créneaux plus accessibles pour les consultations sur place, tenant compte des horaires de travail salariés ainsi que des temps de trajet en IDF. Enfin, il me semblerait nécessaire de prévoir des réunions d'information avec des temps d'échange, incluant les acteurs du projet.
2. En tant que riverains, lorsque j'ai vu apparaitre ce projet, il m'a semblé difficilement contestable. Mais depuis, j'ai découvert qu'il ne s'agissait pas de "logistique fluviale" mais bien de logistique routière, les flux de péniches ne représentant que 7,5% des volumes globaux. De ce point de vue, je trouve que l'appellation "Greendock" pose problème et laisse à croire que le promoteur n'a pas été honnête avec les acteurs locaux. Dans une zone déjà très touchée par la pollution, ce projet laisser à penser que l'on peut encore aggraver la situation.
Je suis par ailleurs consterné de voir que les impacts sur la Zone Natura 2000 de la pointe de L'Île-Saint-Denis sont si peu pris en compte, alors que c'est la seule zone de ce type en petite couronne et la seule de France en zone urbaine dense. Les opposants dénoncent des impacts majeurs et le promoteur répond qu'il n'en sera rien. Mais entre les deux, nous disposons d'un rapport indépendant de la MRAE (ajouté en pièce jointe) qui lui atteste d'impacts importants, en terme d'ombrage, de luminosité et de bruit notamment. Ce rapport met aussi en évidence la promesse erronée d'une renaturation des berges en soulignant que c'est tout simplement impossible avec des constructions qui s'approchent à quatre mètres de l'eau.
J'ajoute qu'il faut absolument préserver les trames bleues et vertes (comme souligné par la MRAE) dans un territoire comme le notre. C'est d'ailleurs le projet des mairies alentours, qui envisagent une cohabitation raisonnée entre des activités de loisirs et la préservation de la biodiversité sur le petit bras de Seine de L'Île-Saint-Denis et sur les berges d'Epinay. Un entrepôt routier de ce volume, en plein milieu, me semble tout à fait incompatible.
3. En tant que spécialiste de la logistique (chercheur à l'Université Paris Cité), je voudrais aussi questionner le modèle proposer par le promoteur. Tout d'abord, il faut préciser ce que l'on sait déjà sur ce type de projet, observé ailleurs (voir par exemple les travaux de Nicolas Raimbault) : les gestionnaires d'espaces logistiques (ici le Port) ont très peu de pouvoir sur les activités logées par les promoteurs, qui eux-même ont très peu de pouvoir sur les activités des sous-traitants locataires. On peut donc fortement douter de la réalité des objectifs affichés par Goodman (les 40% de fluvial à termes par exemple), qui en l'état ne sont que des vœux pieux, sans aucune garantie.
En ce qui concerne l'emploi, il est évident qu'il ne s'agit pas ici d'un élément clef. Le Port de Gennevilliers concentre déjà plus d'emplois ouvriers (autour de 8000 selon l'INSEE) qu'il n'y a d'ouvriers parmi les habitants de Gennevilliers (autour de 4000 selon l'INSEE). Les enquêtes menées sur place (les miennes notamment) insistent sur les longs trajets effectués par les travailleurs pour venir sur place ainsi que sur la difficulté à rejoindre certaines zones situées à l'extrémité du Port (celle du projet notamment). Contrairement à certains projets de ce type, les besoins en emploi ne relève pas ici d'une nécessité impérieuse ou à valeur d'utilité publique.
Le Port est suffisamment étendu pour accueillir de la logistique ailleurs que sur les berges (et ainsi respecter les Schémas Directeurs du Port et de la région IDF qui prônent la préservation en bordure de Seine). Des espaces vont d'ailleurs se libérer prochainement, comme celui dévolu à Veolia qui se situe juste derrière le site Greendock et qui est très étendu. J'ajoute qu'un projet qui prendrait réellement au sérieux la question du fluvial devrait être pensé en connexion avec les grandes darses du Port, qui sont justement aménagées pour accueillir des péniches de grande taille sans susciter d'externalités négatives, contrairement aux berges de Seine.
Enfin, j'ai appris lors de ma visite au commissaire-enquêteur qu'une seconde enquête publique se prépare, portant cette fois sur les usages et fonctionnements du Port. Pour que de telles réflexions puissent aboutir (ce qui me semble tout à fait important), il faudrait au préalable suspendre les projets contestés de type Greendock pour ensuite repenser de manière apaisée le lien de la zone logistique avec son territoire (et ses habitants).
Bien à vous,
David Gaborieau
► Contribution n°162 - Par Redon Francis Déposée le 21 octobre 2025 à 16h52
Bonjour,
Je vous rappelle ma demande du 16 octobre 2025 concernant l’instruction de l'autorisation Environnementale (Pièce 3.3 / Annexe 1 à 4) et l'avis de quelques collectivités.
Ces avis ne sont cependant toujours pas joints au dossier d'enquête publique et nuisent à une bonne connaissance du dossier par le public.
Il devient urgent que le porteur de projet communique au plus tôt l’ensemble de ces documents.
Ce nouveau retard participe à l’absolue nécessité de prolonger la durée de cette enquête publique.
► Contribution n°163 - Par Gaudin, Antoine Déposée le 21 octobre 2025 à 17h19
Bonjour,
Évidemment, personne ne s’oppose, sur le principe, à ce que le port de Gennevilliers se développe, ni même qu’il renouvelle ses entrepôts de bord de Seine, même si la MRAE (Mission Régionale d’Autorité Environnementale) a indiqué que "l’impossibilité de restructurer les bâtiments existants" sur la parcelle du projet "Green Dock" n’a pas été établie. Cependant, même sur son territoire, le port ne peut pas faire n’importe quoi n’importe où.
30 mètres de haut (comme un immeuble de 10 étages), 600 mètres de long d’un seul tenant : vu de l'autre côté de la berge, c’est l’équivalent de deux Stade de France posés côte à côte. N’en déplaise aux vues d’architecte mensongères fournies par le promoteur (qui "montrent" qu'un nouveau bâtiment de 30 mètres arriverait magiquement à la hauteur des bâtiments existants de 12 mètres), "Green Dock", s’il se construit, serait le nom d’un monstre de bêton, complètement démesuré, qui sinistrerait le paysage, en créant un effet de masse et de barrière visuelle en pleine bordure de fleuve.
Or, ce paysage fluvial de la boucle Nord-de-Seine constitue un patrimoine paysager commun aux habitants d’Île-de-France, et une des rares zones de loisirs et de promenades des habitants de cette partie de la Seine-St-Denis (chemin de Halage d'Epinay et d'Argenteuil). Qu’en resterait-il pour les dizaines de milliers d’habitants qui en profitent quotidiennement, si l’on autorisait face à eux l’édification de cette Grande Muraille de Chine industrielle ?
Certes, il y a un port en face, mais justement le PLU du port de Gennevilliers indique que les constructions en bordure de Seine doivent veiller à leur insertion paysagère, tandis que son SODD indique que les berges de Seine doivent être épargnées par les activités industrielles nuisibles. Si les mots ont un sens, ces dispositions sont incompatibles avec le projet "Green Dock".
En effet, un port implanté en zone urbaine a des obligations de prise en compte de son voisinage immédiat. Surtout quand il a adopté la Charte d’Amélioration des Ports, qui institue "une démarche de progrès visant l’amélioration continue de l’intégration urbaine, architecturale et paysagère des sites et installations portuaires, la maîtrise de leurs impacts environnementaux et l’information régulière des publics concernés". Pour l’instant, sur l’enjeu "Green Dock", nous sommes loin du compte sur ces différents points.
A l’heure actuelle, rien ne justifie une construction à ce point pharaonique à cet endroit. Et certainement pas l’argument du report fluvial, qui est un leurre. De l’aveu même du promoteur Goodman, qui ne s’est pas privé par ailleurs de présenter de façon flatteuse son projet, c’est au maximum 15% des marchandises en aval qui transiteront par le fleuve. Autrement dit, 7,5% du volume total des marchandises de l’entrepôt, selon les prévisions les plus optimistes du promoteur, passeront par le fleuve, et cet objectif ne pourra jamais être dépassé pour des raisons de faisabilité technique (impossibilité d'engager un nombre plus élevé de péniches dans des manoeuvres à cet endroit sur ce fleuve étroit qu'est la Seine).
Autrement dit, "Green Dock", s’il se fait, ne serait pas un entrepôt fluvial, à peine un entrepôt multimodal. "Green Dock" est le nom que ses promoteurs veulent donner à un gigantesque entrepôt routier, que rien ne justifie de placer en bord de fleuve dans un paysage protégé.
Conséquence quotidienne de cette nature d’entrepôt routier : des centaines de véhicules poids-lourds arrivant de longs trajets à travers toute l’Europe, et repartant, dans une perspective pas tout à fait décarbonée ; des centaines véhicules utilitaires livrant dans un rayon de quarante kilomètres, aller-et-retour, et contribuant à l’aggravation des embouteillages ; des centaines de véhicules d’employés qui viendront de loin et en auront besoin pour rejoindre un lieu de travail mal desservi par les transports en commun.
"Green Dock", s’il se fait, ce seraient des donc milliers de véhicules supplémentaires par jour sur des axes routiers locaux déjà saturés, dans la zone déjà la plus polluée d’Île-de-France. On rappelle que la pollution atmosphérique (au dioxyde d’azote, aux particules fines et au benzène) tue 10.000 personnes par an en Île-de-France.
Cela, c’est pour les êtres humains, mais il se trouve que nous ne sommes pas les seuls habitants d’Île-de-France, il y aussi des animaux et des végétaux. Les oiseaux ou les chauves-souris, par exemple, sont indispensables aux équilibres écologiques qui permettent à la région de rester vivable pour nous, et le projet "Green Dock" les menace directement.
En effet, sur 400 mètres de long, le futur entrepôt longerait la pointe aval de l’île Saint-Denis, qui est la première zone naturelle non-anthropique que l’on trouve en aval de Paris. Il s’agit d’une zone naturelle protégée ZNIEFF labellisée Natura 2000 en raison de l’intérêt majeur de son écosystème, et d’une réserve ornithologique de premier plan, abritant plusieurs espèces d’oiseaux rares et menacées, dont le Martin-Pêcheur d’Europe et le Grand Cormoran, ainsi que le Faucon Crécerelle et la Sterne Pierregarin.
Comment imaginer la cohabitation entre ces espèces protégées par la Directive Oiseaux de l’Union Européenne (2009/147/CE), et une barre d’immeuble en verre, de 10 étages de haut, d’un seul tenant sur 600 mètres de long, dangereuse pour leurs trajectoires de vol et fonctionnant la nuit avec un éclairage et un bruit nocifs pour eux ? Cela d’autant plus que sur les plans, la rampe à poids-lourds qui doit emmener les camions jour et nuit à 25 mètres de haut, se situe en plein devant leur habitat naturel, et que le bâtiment en projet dépassera les normes admises en termes de pollution sonore et de pollution lumineuse la nuit.
Enfin, le futur bâtiment "Green Dock", s’il se fait, privera la zone Natura 2000 de quasiment tout ensoleillement au cœur de l’hiver. (Ces deux derniers points sont minimisés dans les documents promotionnels fournis par le promoteur.)
Bref, pollution visuelle, pollution atmosphérique, pollution sonore et pollution lumineuse : le projet "Green Dock" constitue une menace directe pour un des derniers véritables îlots de fraîcheur et de biodiversité de la petite couronne. Si ce bâtiment est construit, il interrompra la continuité des trames verte, bleue et noire, dont la préservation doit être un objectif prioritaire, selon les grands textes de cadrage (SRCE, SCOT et autres SDRIF-E).
Et tout cela pour quoi ? Puisque les externalités négatives sont si nombreuses, se demande-t-on, qu’est-ce que l’on pourrait gagner ?
Les promoteurs de ce projet nous disent que la collectivité en aurait "besoin". Mais c’est une affirmation arbitraire, corroborée par rien, et qu’ils échouent à justifier. Mettre en avant un "besoin" n’a aucune valeur si on ne précise par le paradigme dans lequel se situe ledit "besoin". Or, le paradigme en question, nous voyons bien que c’est celui de la "croissance infinie", de la compétitivité industrielle de la France, de la surproduction et de la surconsommation, de l’acheminement toujours plus rapide de marchandises à domicile à travers un réseau bétonné d’entrepôts et de camions. C’est le e-commerce et sa tyrannie de l’immédiat pour des denrées non-périssables, une tyrannie de l’immédiat qui n’existerait pas si l’on ne construisait pas des structures qui la permettent. Autrement dit, le projet "Green Dock" ne répond à aucun "besoin", sauf ceux qu’il va créer par son existence-même.
Il est l’archétype du Grand Projet Inutile, reposant sur un modèle de développement non-soutenable pour la planète et en voie d’obsolescence. Ce modèle est adossé à une idéologie, celle de l’industrialisme, qui consiste à postuler que tout ce qui va dans le sens du développement industriel est bon par nature pour la société, sans aucune considération pour la vie concrète des territoires et pour les défis environnementaux de notre époque.
L’autre avantage de "Green Dock" selon ses promoteurs se situerait au niveau de l’emploi. Est-ce justifié ? Si l’on prend en compte que : ce seront essentiellement, non des créations brutes, mais des relocalisations d’emplois (comme toujours avec les entrepôts géants) ; que ces emplois seront de mauvaise qualité (pressurisés, sous-payés, comme c’est le cas le plus souvent dans les cycles de la grande industrie et de la livraison) ; que ces emplois hyperspécialisés ne bénéficieront pas aux locaux (Gennevilliers étant l’archétype de la "ville dissociée", où l’habitant ne travaille pas et où le travailleur ne réside pas) et que la plupart des employés de "Green Dock" n’habiteront pas à proximité du site (et viendront donc avec leurs voitures) ; si l’on prend en compte, enfin, que de toute façon, de l’aveu même du promoteur lors de la réunion de clôture du processus de concertation, la plupart des tâches de l’entrepôt sont amenées à être automatisées, suivant en cela l’évolution technologique des entrepôts logistiques, on voit que le bénéfice pour la société est à peu près nul au niveau de l’emploi.
Ce projet nous interpelle également au niveau de la stratégie de communication adoptée par ses promoteurs. Notamment celles de son maître d’ouvrage, l’entreprise Goodman, qui semble penser qu’il suffit d’insérer le mot "green", ou des éléments de langage "vertueux", pour rendre écoresponsable un projet à ce point démesuré et polluant. De même, il ne suffit pas de l’appeler "dock" pour que ce gigantesque entrepôt routier se transforme en entrepôt fluvial, ce qu’il ne sera qu’à la marge. En somme, ce projet n’est pas "green" et il n’est pas vraiment un "dock", donc il faut soit changer radicalement le projet, soit changer de nom.
Car, si un projet aussi absurde se concrétise au nom de l’écologie, alors quel signal enverrait-on ? Cela voudrait dire que vraiment tout est permis pour les promoteurs en région parisienne, et qu’un léger greenwashing de façade peur servir de prétexte pour intensifier la bétonisation, aux dépens des villes, des habitants, de la nature et de la biodiversité.
Mais il serait vain de reprocher à Goodman cette stratégie de communication, parce que Goodman est une entreprise privée, et que sa seule fonction, c’est de maximiser son profit sur le marché spéculatif de la logistique ; un marché qui ne sert pas seulement à stocker des marchandises, mais constitue également un secteur juteux en termes de placements financiers. En tentant de remaquiller en vert un projet immobilier prédateur, Goodman poursuit donc son intérêt particulier, et dans le système capitaliste dans lequel nous vivons, c’est dans l’ordre des choses.
Il est permis de s’étonner davantage des contradictions du commanditaire de ce projet, l’établissement public Haropa Port, qui lui est censé avoir de son côté la responsabilité de l’intérêt général. Comment Haropa Port peut-il, comme il le prétend à grands renforts de vidéos officielles, veiller à la préservation de la biodiversité en Île-de-France, et notamment des espèces d’oiseaux protégées du site de Gennevilliers, et en même temps commanditer une muraille de Chine industrielle de 30 mètres de haut, en verre, avec des serres sur le toit, éclairée 24h/24, avec les nuisances sonores d’un défilé permanent de poids lourds sur une rampe de 25 mètres de haut, un édifice qui va couper leurs trajectoires de vol des oiseaux, perturber leur tranquillité, et les priver du soleil en hiver ? Avec le projet "Green Dock", Haropa Port se place donc en contradiction manifeste avec les principes de préservation de la biodiversité de l’axe Seine dont il se proclame par ailleurs le défenseur.
Cela, alors même que l’appel à projets lancé pour l’occupation de la parcelle ne comprenait aucune injonction au gigantisme et à la surdensification, mais également aucune mention de la zone Natura 2000 juste en face, qui n’a donc pas été prise en compte par Goodman au moment de la conception du projet.
C’est peut-être la raison pour laquelle cet appel à projets, les associations de riverains et de défense de l'environnement ne l'ont obtenu qu’après de multiples demandes laissées sans réponse par Haropa Port, ce qui nous a forcés à saisir la CAD. Car en effet, Haropa Port, bien loin de sa revendication de transparence à l’égard du public, a sciemment joué la carte de l’opacité, et d’ailleurs effacé des documents communiqués aux citoyens toutes les informations sur les projets reçus.
Par ailleurs, le processus de soi-disant "concertation" engagé avec le promoteur et les riverains durant l'année 2022 a laissé ces derniers extrêmement insatisfaits et interloqués : il s'apparentait à un simple exercice de communication, qui a laissé sans réponses des questions cruciales, une concertation "de façade" dont le promoteur et le commanditaire se sont pourtant enorgueillis.
Un des grands principes de l’écologie, c’est de chercher à exploiter l’existant avant de construire du nouveau. C’est pourquoi le projet « Green Dock » XXL et ses 90.000m2 interroge, sachant que dans le même temps, sur la seule commune de Gennevilliers, à l'heure actuelle, il y a 70.000m2 de surfaces d’entrepôts vacants.
Bref, même quand on ne souhaite pas "artificialiser" de nouvelles terres, d’autres solutions existent, et il semble qu’un nouvel entrepôt aux dimensions plus modestes et véritablement axé sur le transport fluvial des marchandises, serait une solution plus vertueuse du point de vue écologique, et plus respectueuse de la vie alentour.
C’est pourquoi nous témoignons de notre indignation envers ce projet hors-sol, inadapté à son environnement, obsolète au regard des futurs défis environnementaux, un projet des années 1960 recyclé en 2024 avec un vernis "green", qui, s'il se faisait, sinistrerait un paysage entier, comprenant notamment une zone naturelle protégée, et engagerait sa zone urbaine alentour dans plusieurs décennies de lourdes contraintes pour les habitants et la biodiversité.
► Contribution n°177 Anonyme Déposée le 22 octobre 2025 à 01h51
Bonjour,
Ce projet est de construire un entrepôt. Pour réaliser ce projet il faut acheminer des tonnes de matériaux afin de procéder aux travaux. Un espace au sol conséquent est nécessaire pour ce projet.
Le déplacement de tonnes de matériaux va émettre énormément de carbone.
Ce projet fera augmenter le pourcentage de zones artificialisées de la région.
Les entrepôts stockent des produits qui par leur fabrication et leur transport émettent aussi énormément de carbone.
Le changement climatique est la dernière préoccupation des sociétés cachées derrière ce genre de projets pharaoniques.
Les gens ne sont pas dupes. Ce n'est pas parce que le projet a le mot "green" dans son nom que ça le rend respectueux de l'écologie. Si j'osais je dirais que vous prenez vraiment les citoyens pour des imbéciles. On vous voit. Et c'est encore l'argent public qui va "subventionner" des constructions qui ne feront que polluer l'environnement visuel des habitants (qui a envie de voir un entrepôt tous les jours?), sonore par l'agitation engendrée par les travaux puis les acheminements quotidiens par camions, polluer les corps par l'émission de carbone et les futurs emplois précaires crées pour faire fonctionner cette machine-entrepôt. Ce sont les impôts des citoyens qui vont payer pour tout ça. Et nous, citoyens, on n'en peut plus, on ne veut plus de ce genre de projet.
Les grandes entreprises sont responsables des émissions carbones qui sont la cause du changement climatique que nous devons déjà affronter: des grêlons de la taille de balles de tennis, des tornades (cf Emecourt il y a quelques jours), des inondations. Nous souffrons de la chaleur étouffante à chaque canicule, de plus en plus fréquentes. Comprenez bien que nous, citoyens lambda, n'avons pas de climatisation, et notre argent public devraient servir à aménager des bureaux qui eux en auront? Respectez-nous. C'est d'hôpitaux et d'écoles publiques en bonne santé dont nous avons besoin.
Notre quotidien est déjà assez dur comme ça. On ne veut pas de greendock. Laissez-nous tranquille.
► Contribution n°176 Par VALON Didier Déposée le 21 octobre 2025 à 22h43
À l'attention Madame Annie POIRET, Présidente de la commission d'enquête concernant la demande d'enregistrement au titre de la législation sur les ICPE et de la loi sur l'eau et demande de délivrance d'un PC pour réaliser et exploiter une plateforme de logistique urbaine à étages multimodale au 22-28 route du Bassin n°6 à GENNEVILLIERS.
Madame,
La date de clôture de l’enquête publique que vous supervisez se termine le vendredi 14 novembre à 16h00. Elle est prévue pour durée 31 jours.
31 jours pour que le publique concerné par ce projet puisse déposer un avis sur le registre dématérialisé.
31 jours pour lire, analyser, vérifier, critiquer ou commenter 54 documents pour un nombre totale de 4650 pages à consulter dont une étude d’impact de plus de 530 pages, une étude de dangers de presque 340 pages, un plan de gestion et analyse des risques résiduels prédictives de 480 pages ou encore un volet faune flore de l’étude d’impact environnementale de plus de 300 pages pour citer quelques exemples.
31 jours pour se familiariser avec une liasse de plus de 40 plans à étudier.
Cela fait déjà 7 jours, à temps plein, que nous nous penchons sur ce dossier et il paraît clair aujourd’hui qu’il nous faut une armée d’analystes pour intégrer toutes les informations contenues dans ces 54 documents.
Aussi, nous demandons une prolongation de délai de deux semaines pour pleinement prendre connaissance de tous les tenants et les aboutissants du projet afin d’être en capacité de délivrer un avis impartial, équitable et sans préjugés.
En vous remerciant par avance pour votre compréhension.
Cordialement Didier Valon - Secrétaire général de FNE 92
► Contribution n°184 Anonyme Déposée le 22 octobre 2025 à 11h22
Madame, Monsieur,
Je vous exprime aujourd'hui mon opposition à ce projet délétère pour le développement juste et durable de la commune de Gennevilliers et alentours.
Il existe déjà des darses pour connecter le transport fluvial, un entrepôt de 650m de long si près des berges est une hérésie écologique d'un autre temps et le projet devrait être abandonné pour réfléchir à un moyen plus sobre et juste d'améliorer l'économie locale et la situation des habitants et habitantes si c'est bien là votre objectif.
Autour de cet entrepôt, seulement 10% du transport additionnel attendu serait fluvial avec a contrario une forte augmentation du trafic routier (+2500 véhicules par jour) ce qui pose de nombreux problèmes d'intérêt public et contredit le discours autour de ce projet supposément "Green" .
Le fait que ce méga projet soit soumis à autorisation ICPE et IOTA montre le consensus sur les graves dangers pour la santé, la sécurité publique et l'environnement. Il résulte que l'intérêt privé de l'empire logistique et des multinationales qui la composent ne peuvent pas justifier un tel sacrifice pour le bien commun.
Je vous remercie de la prise en compte de ces inquiétudes et arguments dans votre décision,
Bien à vous,
► Contribution n°186 Par Hostbaek Karima Déposée le 22 octobre 2025 à 14h09
Ce projet Green Dock dont la portée écologique ne réside que dans son nom, en bordure de Seine et face à une zone Natura 2000, est en totale contradiction avec les impératifs écologiques actuels.
Nous ne pouvons promouvoir la re naturalisation tout en impactant une zone rare de bio diversité, en bordure de Seine, alors que du côté Argenteuil, la municipalité s'est battue pour reprendre l'usage du chemin de halage à l'industrie. C'est ubuesque.
La zone de préservation Natura 2000 est un refuge d'espèces protégées d'oiseaux mais également d'espèces nocturnes (chauves souris). Les pollutions sonore, lumineuse et atmosphérique perturberont le cycle de la vie de la faune, à l'endroit même où nous disons la protéger.
Quant à l'impact sur l'humain, à un moment où nous savons l'urgence d'une correction de direction, l'augmentation du trafic routier dans une zone déjà saturée, dans laquelle il est déjà difficile de circuler, est un non sens écologique puisque ce projet nous présente une bétonisation massive, un impact paysager gigantesque et conditionne une fois de plus les habitants de la boucle nord à supporter largement l'industrialisation de la banlieue de Paris.
Ce projet Greendock ne serait il pas seulement un "très bon coup" pour ce promoteur ?
il accentuera davantage le trafic routier, qui plus est de camions, dans un territoire dense et déjà très chargé. J'ai du mal à identifier le green dans ce projet.
Je suis triste de voir que les mairies ne réfléchissent pas à un aménagement moins lourd au sein du Port plutôt que de jouer le jeu du gigantisme industriel.
Je souhaite ardemment que ce projet soit abandonné.
Je vous remercie de cet espace d'échange.
► Contribution n°213 (Web) Anonyme Déposée le 23 octobre 2025 à 11h54
Je développe, je n’ai pu le faire précédemment.Le projet Greenfock n’a pas lieu d’être. Pour la protection de notre environnement en banlieue Nord. Pourquoi cette zone au Nord du département devrait servir la métropole .Le port de Gennevilliers avec ses darses et sa fonction ferroviaire suffiraient . Le transport fluvial mis en avant ne représente qu’un faible pourcentage.Les camions sont à 90 % utilisés ( pollution et impact sur les accès routiers)Une main d’œuvre sous payes, un travail nuit et jour avec principalement des incidences nuisibles dur la Zone Natura 2000 de l’Ile Saint Denis.Les oiseaux ont besoin des abords de l’eau tranquille pour nicher, se reproduire ( cygnes, poule d’eau…) et c les Cormorands ne survivront pas à l’ombre deporté sur leur habitat.Ils ont besoin de tranquillité et de lumière naturelle pour sécher leurs ailes.Que dire des martins-pêcheurs et ses comparses que le bord de l’eau respecte tant que les berges leur offrent un habitat naturel.C’est une mise en danger des espèces!
Enfin cette banlieue est suffisamment touchée par la pollution et ses maladies respiratoires.
En tant qu’habitante du fleuve à VLG, les bords de Seine doivent être respectées et se souvenir du peintre Alfred Sisley ( ses peintures)qu’une « « « Promenade bleue « des bords de Seine ,si chère au Departement des Hauts de Seine , ne pourra plus être mise au banc du respect du Patrimoine Historique.
Pour tout ceci, j’espère que ce projet Greendock que nous denoncons depuis 2 ans , ne verra pas le jour.
Toutes nos intentions écologiques doivent mettre en avant un écosystème avec les valeurs de ses habitants, de la région.
Merci.
Habitante de la voie d’eau et adhérente de PALF.
► Contribution n°222 Par Élise Déposée le 23 octobre 2025 à 17h29
Je pense que des entrepôts démesurés, qui provoquent, ensuite, l'invasion de camions pour achalander les commerces destinataires, ne sont pas adaptés en zones urbaines déjà surconstruites et saturées par la circulation automobile. Les effets désastreux d'une telle pollution de l'air, mais aussi sonore, visuelle... vont à l'encontre des préoccupations citoyennes actuelles de protection de la santé publique et de préservation de l'environnement. Alors qu'à proximité, la ville de Paris porte des projets ambitieux pour renaturer le plus possible et préserver une biodiversité mise en péril par les activités humaines, cette option semble complètement archaïque. Au regard de cela, ce qui me dérange également, c'est ce "sacrifice" de la banlieue nord, de son cadre de vie et de ses habitants : on tente de limiter la circulation dans Paris intramuros, pour mieux la reporter dans sa périphérie, au lieu d'accompagner ce mouvement initial, et de l'amplifier pour le bénéfice de tous les Franciliens, sans aucune distinction géographique. Un tel projet n'aurait sûrement pas été proposé en amont, ou dans des communes plus nanties, ou encore dans la partie parisienne des bords de Seine. Toutes les philosophies politiques et économiques actuelles semblent aller dans le sens d'une rationalisation, d'une optimisation des infrastructures existantes, éloignées des surproductions et "surconstructions" datées, énergivores tant dans leur réalisation que dans leur fonctionnement. Des lignes ferroviaires existent déjà pour le fret, qu'il suffit d'utiliser, d'adapter. A l'heure du Grand Paris Express pour les voyageurs il ne semble pas aberrant de souhaiter que les marchandises désertent également les routes et rues au profit du chemin de fer. La question finale est, encore et toujours de savoir si le pouvoir politique est capable de tenir tête aux intérêts économiques et financiers privés, ne faisant alors que porter la voix des citoyens qui l'ont élu ou s'il est atteint d'un Alzheimer contracté au lendemain de son élection.
► Contribution n°230 (Web) Anonyme Déposée le 23 octobre 2025 à 18h33
Bonjour,
J'apporte une contribution à cette enquête publique en tant qu'habitant de Paris fréquentant régulièrement les berges de Seine, y compris à Gennevilliers, l'Île Saint Denis et Épinay-sur-Seine, mais aussi en tant que chercheur s'intéressant aux politiques de la Seine et à l'avenir du fleuve.
Après lecture des informations concernant le projet et des différentes enquêtes le concernant, il semble clair que l'entrepôt apporterait des dommages irréversibles aux berges de Seine, à ses êtres vivants, ainsi qu'à ses riverain.e.s. La zone Natura 2000 qui ferait face à l'entrepôt est l'une des plus précieuses d'Île-de-France et suscite l'intérêt de promeneurs, d'ornithologues et de naturalistes — un lieu d'autant plus rare que la banlieue nord est l'une des zones les plus artificialisées et Paris et sa couronne. L'entrepôt nuirait encore plus à l'accessibilité démocratique et populaire aux espaces de nature, en entravant encore plus l'accès aux berges de Seine, ce qui est contraire aux politiques de réconciliation des habitants avec le fleuve actées aux échelles nationales et municipales, décisives pour la qualité de vie et pour l'adaptation au changement climatique.
Aussi, il apparaît que les documents communiqués concernant le projet Green Dock sont profondément trompeurs. La velléité fluviale supposée par le nom du projet est contradictoire avec des projections dépendantes envers les camions pour plus de 85% des flux. Il n'est de toute façon même pas sûr qu'une stratégie fluviale de masse soit stratégique, étant donné les difficultés que rencontre le secteur (les objectifs de croissance ont rarement été atteints et le secteur devrait connaître encore plus de difficultés avec le changement climatique et des niveaux d'eau incertains). Les expertises sérieuses concernant une mise en adéquation des transports avec les objectifs climatiques de transport privilégient le ferroviaire sur le fluvial et les camions. D'autant plus qu'aucun report modal n'est observé si les politiques sectorielles ne sont pas associées à des fiscalités décourageant le routier — exactement l'inverse de ce qui est observé ici. La conséquence ne pourrait donc être qu'une augmentation de la saturation routière et de la pollution de l'air, pourtant l'un des premiers facteurs de mortalité en France : l'évaluation la plus récente faite en Île-de-France estime que la pollution de l'air cause chaque année 7 900 décès prématurés par an dans la région (Sabine Host et al., Mortalité attribuable à la pollution atmosphérique en Île-de-France, ORS- IDF et Airparif (2022)). Alors que l'intérieur de Paris fait des progrès concernant la pollution de l'air, des reculs en banlieue nord seraient une preuve de discrimination environnementale, voire de racisme environnemental — cela diminuerait bien sûr l'attractivité du territoire, mais, surtout, dégraderait la qualité de vie des habitants et raviverait les sentiments d'injustice.
Sur la Seine, la visée d'une montée à l'échelle de la logistique est d'autant plus absurde que les grands projets d'aménagement de la Seine pour la rendre similaire aux canaux hollandais ou belges ne tiennent pas : les milliards d'investissements publics concernant le Canal Seine Nord Europe sont intenables, en plus d'être absurdes, sont intenables dans un contexte de crise budgétaire ; le projet de mise à grand gabarit de la Seine fait aussi face à une forte mobilisation citoyenne et à des contre-expertises économiques ; cela, alors même qu'il est de notoriété publique que VNF manque de fonds pour ces projets (https://www.reussir.fr/ladepeche/les-difficultes-financieres-de-vnf-pourraient-conduire-une-hausse-des-couts-du-fret-fluvial) et que Paris se refuse à se transformer en autoroute à méga-barges — celle-ci a même désormais intérêt à agir en justice contre les projets de méga-navigation, étant donné le besoin de maintenir la baignabilité de la Seine. Et il n'est pas du tout impossible qu'une crue décennale voire centennale rappelle dans les prochaines années que ces projets sont incompatibles avec l'évolution du climat et avec les risques impliqués (https://theses.hal.science/tel-00123255/document).
L'argument de l'emploi pourrait être le plus convaincant si les travailleurs concernés étaient favorables au projet : les mobilisations des syndicats et les enquêtes auprès des travailleurs prouvent que ce n'est pas le cas. Alors au lieu d'essayer de rendre acceptable un projet indigeste, pourquoi ne pas renverser la logique et consulter les premiers concernés pour inventer un projet dont l'emploi et les bénéfices citoyens seraient les priorités ? Cela, en prenant en compte la biodiversité, des trajectoires climatiques ambitieuses et une accessibilité populaire aux espaces naturels.
Je vous remercie d'avoir pris le temps de lire cette contribution.
► Contribution n°238 (Mairie de Villeneuve-la-Garenne) Par La commissaire enquêtrice - Emmanuelle GRANGE Déposée le 23 octobre 2025 à 18h51
Merci de prendre en compte les éléments en pièce jointe.
► Contribution n°239 Anonyme Déposée le 23 octobre 2025 à 18h58
Greendock : le Canada Dry du “Green”
Il n’a de vert que le nom. Sous couvert d’écologie, Greendock perpétue les vieilles recettes : béton, pollution, précarité.
La banlieue nord sert encore de territoire sacrifié au cœur de la capitale. Dire oui à Greendock, c’est dire oui à des emplois sous-payés, à des horaires décalés, à une pollution accrue de l’air, de l’eau, du ciel et du silence. C’est piétiner l’avis défavorable de la MRAE et condamner la faune locale — chardonnerets, cormorans, martins-pêcheurs — au profit d’un mirage industriel repeint en vert.
Greendock est une imposture écologique et sociale.
Je ne plaide pas pour l’idéalisme, mais pour l’idéal : celui du bon sens, du respect du vivant et de la cohérence.
Un bord de Seine doit rester un lieu où l’eau rencontre la terre, où les bateliers saluent les promeneurs, où chantent les oiseaux et les sonnettes de vélos — pas un hangar à camions déguisé en progrès.
Refuser Greendock, ce n’est pas rêver d’un monde parfait, c’est simplement refuser de cautionner sa dégradation programmée.
► Contribution n°247 Anonyme Déposée le 23 octobre 2025 à 20h32
Objet : Avis défavorable concernant le projet Greendock
Introduction : Je souhaite exprimer mon avis défavorable concernant le projet Greendock, qui, selon moi, présente de graves inconvénients pour notre territoire et ses habitant·e·s.
1. Fracture territoriale : Le projet Greendock risque de créer des emplois précaires, dangereux et maltraitants dans le département des Hauts-de-Seine (92). De plus, il engendrera des externalités négatives telles que la pollution sonore, visuelle et atmosphérique, affectant directement les habitant·e·s du département voisin, la Seine-Saint-Denis (93). Ce projet réduit Gennevilliers à un simple territoire de service, alors qu'il est possible d'y promouvoir un art de vivre populaire, conformément aux thématiques évoquées par notre maire. Il est essentiel de confronter cette vision avec les contradictions qu'elle engendre.
2. Le projet fait fausse route : Le développement de Greendock entraînera une augmentation significative du trafic routier, avec plus de 1200 rotations de camions par jour, 24 heures sur 24. Cela aggrave la situation déjà critique en Île-de-France, où les canicules deviennent de plus en plus fréquentes. De plus, les 80 000 m² de greenwashing ne sauraient compenser les impacts environnementaux négatifs. L'absence de raccordement ferroviaire, qui est pourtant le moyen de transport le moins polluant, et le faible recours au transport fluvial (10% dans les projections les plus optimistes) sont des lacunes majeures. L'augmentation du trafic de péniches à gros gabarit menace également la biodiversité du fleuve.
3. Menace pour la faune et la flore locale : L'implantation de Greendock se situe à proximité de la seule zone Natura 2000 en milieu urbain d'Île-de-France. L'avis de la MRAE souligne formellement que la plateforme logistique causera des dommages irréversibles aux zones de nidification de l'Île Saint-Denis. De plus, la construction de bâtiments de 30 mètres de haut sur 600 mètres aura des conséquences néfastes sur la flore et la faune locales.
Conclusion : En tenant compte de ces préoccupations, je demande une réévaluation approfondie du projet Greendock. Je pose également des questions sur le dossier de consultation, notamment sur les mesures prises pour atténuer ces impacts environnementaux et sociaux.
► Contribution n°246 Par ISABELLE CARRÈRE Déposée le 23 octobre 2025 à 20h29
Je suis consternée par ce projet qui montre bien, s'il en est besoin encore, le peu de cas fait par les industriels et souvent les personnes "aux commandes" publiques, de plusieurs questions gravissimes qui se posent à nous toutes et tous, là, maintenant en 2025 :
- QUEL MONDE VOULONS-NOUS pour nous et les enfants d'ici et d'ailleurs ?
Une fois mis sur pied dans le port de Gennevilliers, le monstre « Greendock » aura besoin, pour fonctionner, de 1200 rotations/jour de camions, dans une région où la pollution de l’air est déjà responsable d’un décès sur dix. Un entrepôt de plus, dans une banlieue déjà saturée d’infrastructures logistiques, de CO2, subissant tous les dégâts écologiques et sociaux de projets absurdes destinés à servir la métropole.
Le territoire de la banlieue sacrifié au profit de la métropole, qui en subira les impacts sociaux, sanitaires et écologique. Toujours les mêmes qu'on bannit, qu'on repousse, qu'on ne loge pas décemment, dont on exploite les terres, les territoires, sans prendre soin d'elleux.
La société Goodman et Haropa, gestionnaire du port, ont sous-estimé les nuisances sonores et visuelles dont seront victimes les riverains. Elle n’apporte pas non plus les garanties suffisantes quant à la préservation de la biodiversité locale. Un site ornithologique est notamment menacé.
- QUAND CE CAPITALISME OUTRANCIER ET INSOLENT va être stoppé dans ses élans toujours plus fous ?
Un symbole de l’empire logistique, qui charrie une vague d’autres projets mortifères et accroît les flux routiers de marchandises.
Outre le flux incessant de bateaux et de camions attendu, ce qui s’annonce est une pollution lumineuse jour et nuit et une dégradation de la qualité de l’air pour le département des Hauts-de-Seine et son voisin la Seine-Saint-Denis.
Le promoteur décrit son projet comme « un incubateur d’innovations pour la logistique de demain » et vante une démarche vertueuse : un accès multimodal (routier et fluvial) sur un terrain déjà artificialisé et des panneaux solaires sur le toit. Pourtant on sait tous toutes qu'il s'agit d'un projet pharaonique, un nouveau grand projet inutile. Avec un verdissage (greenwashing) de bon aloi pour faire passer les pilules ; jusqu'au nom du dock qui n'a rien de vert !
- COMMENT LES HOMMES ET FEMMES POLITIQUES PEUVENT RENONCER À FAIRE LES BONS CHOIX ÉCOLOGIQUES INDISPENSABLES ?
Un entrepôt géant sur les berges de Seine en banlieue nord de Paris menaçant la biodiversité d’une zone naturelle.
Pourtant, saisie par le préfet des Hauts-de-Seine et le maire de la ville, l’autorité environnementale a étrillé le projet. Dans ses conclusions cinglantes, publiées fin avril, elle pointe du doigt de multiples failles et dénonce le gigantisme du projet et le manque de clarté concernant les conséquences écologiques du chantier.
En face du futur entrepôt : une zone Natura 2000, où nichent plusieurs espèces d’oiseaux protégées, qui pâtiraient jour et nuit de la pollution lumineuse et sonore. Sur la pointe ensauvagée de l’île, plusieurs espèces menacées ont trouvé refuge : le martin-pêcheur, la sterne pierregarin ou encore le faucon crécerelle, tous trois protégés par la directive oiseaux de l’Union européenne.
La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a identifié de nombreuses autres espèces nicheuses, hivernantes ou de passage sur ces berges : hirondelle de fenêtre, martinet noir, bergeronnette grise ou des ruisseaux, canard colvert, cygne tuberculé, gallinule poule d’eau, héron cendré ou encore des chauves-souris. Les pipistrelles communes ou de Nathusius, deux espèces sur la liste des mammifères protégés, empruntent ce couloir de la Seine. Une trame noire indispensable à cet animal nocturne.
Je demande instamment à toutes les femmes tous les hommes, de bonne volonté et ayant pour de vrai l'intérêt commun SUR LA DURÉE comme boussole, de faire renoncer à ce projet stupide.
Non pas que ce soit la seule lutte intéressante à ce jour, non pas que les pollutions autres, les expulsions et casses du vivant ne soient pas toutes également incroyables et mortifères, ..
Mais ce projet là est
comme les bassines, comme le canal à Compiègne, comme toutes les attaques à la vie,
à stopper, de toute urgence.
► Contribution n°250 Anonyme Déposée le 23 octobre 2025 à 22h52
►
Bonjour,
Et si on dépensait de l'argent pour des projets qui embellissent notre cadre de vie et celui des espèces animales et végétales qui nous entourent !
Ce projet ravagera les berges de Seine sur 650m de long, avec des constructions à seulement 4m de l’eau. Le bâtiment prévu fera 35m de haut, donc il mettra sous l’ombre la Zone Natura 2000 située juste en face (à 60m), autant dire qu'elle disparaitra sous ces conditions climatiques changées.
Le transport fluvial n'est pas LA solution moins carbonée, car il est important de considérer l'impact des huiles et mazout de mauvaise qualité utilisés par les péniches ainsi que les eaux grises et noires rejetées par ces mêmes péniches dans le milieu aquatique d'eau douce si RARE sur terre (moins de 1% des eaux douces). Le transport ferroviaire est largement moins impactant sur l'environnement et notre santé à nous aussi.
Ce transport fluvial couvrira 10% du transport de marchandises et ne remplacera pas suffisamment le transport routier car tout le reste se fera par camions (+2500 véhicules/jour).
Alors si Paris déploit des efforts colossaux pour rendre la Seine baignable, pourquoi priver les hauts de Seine de cela? Stop au gigantisme de ces projets.
Il serait temps de développer une vision du territoire, pour le territoire et centrée sur le bien-être de ses habitants et non pas sur le profit de quelques entreprises, notamment publiques qui parlent désormais de rentabilité (VNF et HAROPA pour ne pas les citer).
Ni à GENNEVILLIERS, ni NULLE PART!
► Contribution n°254 Par jocelyne stevani Déposée le 24 octobre 2025 à 08h48
Je m’oppose au projet Green Dock en raison de ses impacts graves et irréversibles sur la biodiversité et l’environnement local. Ce gigantesque entrepôt logistique, présenté comme « fluvial », sera en réalité majoritairement routier, aggravant la pollution de l’air et le trafic dans une zone déjà saturée.
Le site concerné se trouve à proximité immédiate de la zone Natura 2000 de l’Île-Saint-Denis, reconnue pour sa richesse écologique. La construction de bâtiments de 35 mètres de haut et de 90 000 m² provoquerait la destruction d’habitats naturels essentiels pour de nombreuses espèces protégées, ainsi qu’une dégradation importante du paysage des berges de Seine.
L’État français s’est engagé à travers la Stratégie nationale pour la biodiversité 2030 et la loi Climat et Résilience à protéger les milieux naturels et à atteindre le zéro artificialisation nette. Ce projet va à l’encontre de ces engagements et de la transition écologique que nos territoires doivent entreprendre.
La Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) a déjà pointé de graves insuffisances dans l’étude d’impact. Ces remarques devraient conduire à un réexamen complet du projet, voire à son abandon.
Je demande donc aux autorités publiques de privilégier des alternatives réellement durables, respectueuses des écosystèmes et cohérentes avec les politiques environnementales nationales et européennes. La Seine et ses berges ne doivent pas devenir le prix à payer pour une logistique routière intensive
► Contribution n°276 Par Claire Dumont Déposée le 24 octobre 2025 à 10h47
Avis défavorable au projet
Ce projet présente une atteinte certaine à la biodiversité avec ces espèces présentent :
Poissons :
- 2 espèces sont protégées : le Brochet et la Vandoise ;
- 1 espèce avec un enjeu écologique très fort : l'Anguille européenne ;
- 2 espèces avec un enjeu écologique fort : le Brochet et la Bouvière
Oiseaux :
- Présence de 30 espèces protégées, dont 1 à enjeu localement très fort
(Serin cini), 2 à enjeu localement fort (Faucon crécerelle, Chardonneret élégant) et 11 à enjeu
localement moyen.
- Martin-pêcheur d’Europe qui y vit toute l'année
- Grand Cormoran
Les enjeux restent très fort pour le Serin cini et fort pour les oiseaux des milieux semi-ouverts se reproduisant dans la friche voisine non impactée.
La richesse de biodiversité étant déjà limitée dans cette zone urbanisée, prendre le risque de l'affaiblir d'avantage parait contre productif
► Contribution n°277 (Web) Par Val de Seine Vert Déposée le 24 octobre 2025 à 11h02
L’association Val de Seine Vert, agréée pour la protection de l’environnement dans les Hauts-de-Seine, est défavorable au projet présenté.
L’appréciation du projet Green dock doit être conduite dans le cadre, plus large, du port de Gennevilliers et des communes limitrophes. Chacun s’accorde à reconnaître que les 400 hectares du port sont aujourd'hui un îlot de chaleur au cœur de l’agglomération. Il importe donc de le renaturer massivement. Or les 6 hectares de fiches logistiques qui constituent l’assiette du projet présenté sont idéalement situés pour permettre à la nature d’entrer dans le port.
Une porte, pas un mur
Depuis plusieurs années les communes riveraines et l’EPT Plaine commune travaillent à la valorisation des berges de Seine. Ils souhaitent que les berges d’Epinay-sur-Seine et les parcs attenants soient classés en Zone naturelle régionale urbaine. Ils envisagent la création de parcs de loisirs nautiques, de sites de baignades, discutent de la préservation écologique du petit bras de Seine… Dès à présent des pratiques nautiques existent tel que le Rowing club (aviron) et le canoë-Kayak. Atout supplémentaire, une zone Natura 2000 est implantée, depuis 2006, à la pointe de l’île Saint-Denis. Ainsi un trésor de biodiversité s’épanouit aux portes du port. En renaturant les berges et les 6 hectares de friche on créerait une porte verte suffisamment importante pour qu’elle devienne ce que les naturalistes nomment “un réservoir” susceptible d’irriguer l’ensemble du port.
Au lieu de ça il nous est proposé un mur de 650 mètres de long et de 35 mètres de haut. C’est en contradiction avec le Schéma régional de cohérence écologique et même avec les préconisations du Schéma d’orientation et de développement durable du port.
Un nouveau projet
Val de Seine Vert est pour la densification des zones industrielles, y compris par la création d’entrepôts à étages, mais ils ne doivent pas être implantés sur les berges du fleuve. Les darses permettent d’utiliser la voie d’eau à partir de l’intérieur du port, c’est ce qu’il faut faire. Un nouveau projet doit être élaboré sur un nouvel emplacement. Des espaces se libèrent, comme le site de Véolia juste derrière le projet actuel, ils doivent être intégrés à la réflexion.
Ce nouveau projet devra être très différent de celui qui nous est présenté par Goodman. Il devra, avant tout, être un véritable hub logistique. Le projet actuel est d’abord routier, l’embranchement ferroviaire n’existe plus et moins de 15% du trafic est fait par la voie d’eau. D’après les estimations, 2 500 véhicules, dont 1 200 camions, pourraient circuler tous les jours sur un réseau routier déjà saturé. Cela aurait des incidences sur la qualité de l’air, sur le bruit et finalement, sur la santé physique et mentale des riverains.
Préserver le vivant
L'impact sur les populations riveraines est évident, il faut également prendre en compte la faune sauvage. Nous l’avons dit, le projet Geen dock est à proximité immédiate d’une zone Natura 2000, l’activité de l’entrepôt ne peut que lui nuire. La lumière, le bruit, l’activité vingt quatre heures sur vingt quatre, sept jour sur sept… perturberont les oiseaux et plus globalement tout l’écosystème. Nous plaidons au contraire, avec les riverains et nombre d’élus, pour renforcer la biodiversité.
Nous sommes donc défavorable à ce projet et souhaitons que dans le cadre de l’Instance permanente de concertation (IPC), à laquelle nous participons, les usages et le fonctionnement du port dans son ensemble soit redéfini.
Pour l’association Val de Seine Vert
Luc Blanchard, vice-président
► Contribution n°278 Par Portevin Jeanne-Marie Déposée le 24 octobre 2025 à 11h05
Le projet Greendock est une aberration et une honte ! Comment les pouvoirs publics peuvent laisser cet entrepôt gigantesque se construire au bord du fleuve, en face d'une zone Natura 2000 alors que pas un jour ne se passe sans que scientifiques, experts, journalistes ne nous alertent sur le risque écologique et sur l'urgence de changer nos modes de faire, de construire, de consommer, etc.
Plaine commune et Argenteuil (soutenu par le Musée d'Orsay) ont achevé de grands travaux de renaturation des berges de Seine. Ils ont créé une promenade agréable et nécessaire pour les habitants de ces zones pas toujours faciles à habiter et l'on construit juste en face un gigantesque entrepôt routier !!! Ce projet c'est l'équivalent de deux stades de France et d'un immeuble de 12 étages, et pourtant, on ne cesse de rédiger des plans, d'organiser des colloques sur la nécessité de préserver le paysage. C'est à ne plus rien y comprendre.
Haropa Port est un établissement public. Comment peut-il encourager et soutenir un tel projet ?
Le projet est annoncé comme plateforme logistique intermodale, mais on sait que le fluvial ne représentera qu'une infime portion du transport et que ce sont des centaines de camions supplémentaires qui viendront polluer nos berges et encombrer un traffic déjà complètement bouché. Les habitants n'en peuvent déjà plus. Que va-t-il se passer ?
Greendock c'est du Greenwashing. Total vient d'être condamné. Espérons que le projet Greendock soit stoppé.
La biodiversité doit être protégée. Ce projet la met en danger. Tout comme les riverains qui vont être exposés à une pollution accrue (pollution atmosphérique (dioxyde d'azote, particules fines et benzène), pollutions sonore et lumineuse). Ainsi, ce projet contrevient à la liberté fondamentale reconnue par le Conseil d’Etat à vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.
Pour conclure, j'ai vraiment l'impression que le département des Hauts de Seine, un des départements les plus riches de France, vient asphyxier les habitants, la faut et la flore de la Seine Saint-Denis.
Ce projet ne doit pas se faire. C'est aller contre l'histoire.
► Contribution n°281 Par Bridet Jean-François Déposée le 24 octobre 2025 à 11h13
Je suis Vice-président de la region Centre Val de Loire en charge de biodiversité et des rivières et membre du comité de bassin Seine-Normandie, c'est pourquoi je suis tres informé et sebsi le aix questions affectant l'environnement de mes concitoyens. En l'occurence je pense que tout nouveau deploiement d'infrastructures, notamment de stockage, devrait être interdit au nom de la préservation de l'ecosysteme terrestre qui permet le maintien de la vie humaine . Plus précisément et plus localement la creation d'entrepôts en bord de Seine va aggraver l'intensite des trafics routiers à proximité et empecher la renaturation qui doit etre engagée en bords de Seine pour preserver l'habitabilité de Gennevilliers dans un.avenir climatique instable. La santé et le bien-être des gennevillois tiendra de plus en plus au voisinage d'espaces de nature et d'écosystèmes sains. C'est pourquoi les sites fluviaux doivent etre desormais réservés à la restauration ecologique pour offrir demain à nos concitoyens et à leur descendance les "services fondés sur la nature". La santé et la beauté de la.nature sont plus essentiels et vitaux que les objets jetables et superflus et les emplous précaires apportés contenus par des entrepôts qui.ne sont que de futurs friches industrielles. Nous ne.pouvons llus agir comme si les limites planetaires n'existaient pas.
► Contribution n°297 Anonyme Déposée le 24 octobre 2025 à 13h06
Je suis préoccupée par ce projet et ses atteintes négatives à la zone Natura 2000 de l’Île-Saint-Denis. Je suis inquiète pour la biodiversité, avec la destruction des habitats d'espèces protégées que les travaux vont provoquer. Les arguments qui défendent le projet de cette plateforme logistique ne m'ont pas convaincue, d'autres aménagements peuvent être imaginés sans toucher aux berges de la Seine, comme utiliser le réseau ferroviaire sous-exploité. Je suis fondamentalement opposée au projet Greendock à Gennevilliers et je souhaiterais que des alternatives soient étudiées pour faire de la logistique réellement "GREEN"...
► Contribution n°299 Par MJ Laquoc Déposée le 24 octobre 2025 à 13h20
Le projet Green Dock provoquerait une forte augmentation de pollution aérienne, sonore, pollution lumineuse. Ce qui entraînerait une augmentation des pathologies physiques et mentales de la population vivant aux alentours. Or, comme vous le savez, prévenir coûte toujours moins cher que guérir.
Il menacerait la dégradation de l’écosystème local, nombre d’espèces protégées seraient menacées. Nous humains sommes dans cette biosphère, et serons obligatoirement et négativement impactés par ces perturbations, par ces destructions.
Le projet est présenté comme un projet fluvial, mais en réalité il sera routier à plus de 90 %.
► Contribution n°300 Par Loic Le Mignot Déposée le 24 octobre 2025 à 14h29
Défavorable.
La construction de cet entrepôt géant en zone urbaine dense et à proximité de la seule réserve naturelle de Seine Saint Denis, aurait des impacts conséquents :
- sur la biodiversité locale, de la réserve ornithologique située directement face à l'entrepôt
- sur la pollution urbaine, en raison du nombre énorme de camions quotidiens indiqués par les estimations, sur des artères urbaines au trafic déjà dense
- sur la qualité de vie des riverains, par la dégradation d'une des dernières rares zones "vertes" de la couronne parisienne.
L'approvisionnement de l'entrepôt se fera à 85% par camions, greendock n'a de "vert" que le nom. Il s'agit d'une opération de greenwashing pour justifier un entrepôt démesuré correspondant à un modèle économique dont la pertinence n'est pas avérée au vu des enjeux du 21e siècle.
Ce projet va frontalement à l'encontre des travaux de renaturation des berges de Seine entreprises depuis plusieurs années par les commune de l'Ile Saint Denis et d'Epinay sur Seine.
► Contribution n°316 Anonyme Déposée le 24 octobre 2025 à 16h42
Bonjour,
j’aimerais vous partager mon inquiétude quant à la construction de cet entrepôt.
Je suis audonienne, j’ai grandi à l’Ile-Saint-Denis, et je fréquente le club d’aviron Rowing Club presque quotidiennement. La tranquillité de ces berges, l’environnement doit être respecté. Cet entrepôt aura pour conséquences un flux de bateaux incessant, la Seine ne sera plus navigable de manière sécurisée pour nos avirons, et les berges seront polluées, c’est désastreux pour notre environnement.
Merci pour votre lecture.
Bien cordialement,
Jeanne, 24 ans
► Contribution n°323 Par Hut Jean Déposée le 24 octobre 2025 à 17h29
►
Je suis résident en Seine-Saint-Denis, travaillant comme ornithologue en Ile-de-France.
A mon avis, ce projet est néfaste pour la tranquillité des oiseaux sur les berges de Seine en général, et d'autant pour les espèces utilisant l'Ile-Saint-Denis comme habitat de chasse et de reproduction (Cormoran, Martin-pêcheur d'Europe, Bergeronnette grise etc...), et va nécserraiement induire des destructions d'habitats pour les espèces vivant déjà sur le site (berges, ripisylve...).
Je suis également inquiet de l'augmentation du flux logistique et du traffique routier que va nécessairement engendrer la construction de cet entrepôt géant, engendrant forcément une pollution accrue, particulièrement nocive pour les habitants des villes voisines de Villeneuve-la-Garenne et de l'Ile-Saint-Denis, pour la région en générale ainsi que des nuisances sonores pour les habitants et la faune vivant à proximité.
► Contribution n°324 Anonyme Déposée le 24 octobre 2025 à 17h33
►
Observations et réserves sur le projet Green Dock – Port de Gennevilliers
Dans le cadre de l’enquête publique, je souhaite exprimer mes vives préoccupations concernant le projet Green Dock, notamment en raison de ses impacts sur l’environnement et le cadre de vie des riverains.
1- Impacts environnementaux
Artificialisation des sols : construction massive sur 90 000 m², suppression d’espaces naturels.
Biodiversité menacée : proximité des berges de la Seine et zones Natura 2000, risques pour la faune et la flore locales.
Pollution fluviale et microclimatique : manutention de marchandises et surfaces bétonnées accentuent les risques de pollution et l’effet d’îlot de chaleur.
2 - Nuisances pour les riverains
Nuisances visuelles : bâtiment imposant de 30 m de hauteur et 600 m de longueur, dégradant la vue sur la Seine et le paysage urbain.
Pollution sonore et lumineuse : activités 24h/24, flux de camions, éclairage industriel.
Circulation routière accrue : saturation des axes locaux, risques pour la sécurité des piétons et cyclistes.
Dévalorisation immobilière : perte de valeur probable des logements voisins ou ayant une vue sur le projet.
3 - Risques techniques et urbanistiques
Exposition aux crues et aux inondations : site en bord de Seine, vulnérable face au changement climatique.
Pression sur l’urbanisme local : concentration d’activités logistiques, limitant les projets urbains diversifiés.
Mesures écologiques à suivre : panneaux solaires et récupération de chaleur nécessitent un suivi strict pour garantir leur efficacité.
Malgré ses ambitions écologiques, le projet Green Dock présente donc des impacts significatifs sur l’environnement et le cadre de vie des habitants : atteintes à la biodiversité, nuisances sonores et visuelles, congestion routière et dévalorisation immobilière. Nous demandons que ces impacts soient rigoureusement évalués et réduits avant toute approbation.
► Contribution n°325 Déposée le 24 octobre 2025 à 17h37
Contribution citoyenne – Projet Green Dock, Port de Gennevilliers
En tant que riverains et citoyens concernés, nous souhaitons partager nos inquiétudes majeures concernant le projet Green Dock, prévu en bord de Seine.
1- Sur l'environnement et la nature :
Le projet entraîne une grande artificialisation du sol, avec un bâtiment massif sur plusieurs hectares, réduisant les espaces naturels du port.
Les berges de la Seine et zones Natura 2000 se trouvent directement menacées, mettant en danger la faune et la flore locales.
Les activités logistiques augmentent le risque de pollution de l’eau, tandis que la concentration de béton et de surfaces industrielles contribue à un effet de chaleur urbain.
2 - Sur la qualité de vie des habitants :
La taille imposante du bâtiment crée une nuisance visuelle importante, dégradant la vue sur le fleuve et l’esthétique du quartier.
Les activités 24h/24 et le trafic de camions génèrent du bruit et une pollution lumineuse qui perturbent le quotidien des riverains.
Le projet va augmenter la circulation routière, compliquer les déplacements locaux et créer des risques pour piétons et cyclistes.
La présence d’une telle plateforme logistique risque de faire baisser la valeur des logements situés à proximité.
3 - De nombreux risques techniques et urbanistiques :
Situé en bord de Seine, le site est exposé aux crues et aux inondations, avec une vulnérabilité accrue face aux événements climatiques extrêmes.
La concentration d’activités logistiques limite les possibilités de développement urbain diversifié, au détriment de l’équilibre du territoire.
Les mesures écologiques annoncées (panneaux solaires, récupération de chaleur) nécessitent un suivi strict pour être réellement efficaces et réduire l’impact global.
Pour conclure, nous reconnaissons les ambitions écologiques du projet Green Dock.
Cependant, les risques pour l’environnement, le paysage et le cadre de vie des habitants sont significatifs. Nous demandons que ces impacts soient réévalués et strictement encadrés avant toute autorisation de construction. Dans le cas contraire, le projet doit être abandonné !
► Contribution n°326 Par PM Déposée le 24 octobre 2025 à 17h40
►
Nous, riverains et citoyens, exprimons notre forte inquiétude face au projet Green Dock.
Nature et biodiversité : construction massive en bord de Seine, menace directe pour les berges et les zones Natura 2000. Risque de pollution de l’eau et perte d’espaces naturels.
Cadre de vie : bâtiment imposant, dégradation visuelle du paysage. Nuisances sonores et lumineuses liées aux activités 24h/24 et au trafic de camions.
Circulation et sécurité : augmentation du trafic routier, saturation des axes locaux, danger pour piétons et cyclistes.
Valeur immobilière : présence d’une plateforme logistique industrielle risque de réduire la valeur des logements riverains.
Risques techniques : exposition aux crues et inondations. Mesures écologiques (panneaux solaires, récupération de chaleur) à vérifier dans la durée.
Nous demandons au pire que ces impacts soient strictement évalués et encadrés avant toute autorisation, afin de protéger l’environnement et le bien-être des habitants. Au mieux, nous souhaitons que le projet soit ABANDONNE.
► Contribution n°332 Par Le Caro Noémie Déposée le 24 octobre 2025 à 18h49
Plusieurs associations locales, engagées dans la protection de l'environnement et des habitants du territoire dénoncent ce projet qui porte atteinte à la qualité de vie des habitants (humains, faune et flore) de la boucle Nord de Seine et du nord de Paris. Le projet est hors sol et demande une surface démesurée (2 stades de France c'est énorme, et ça ne semble pas nécessaire). Il serait injuste que les efforts de préservation du caractère exceptionnel et de la richesse en faune et en flore des berges de Seine faits par les villes de l'Ile Saint Denis, la ville d'Epinay sur Seine et le département de la Seine Saint Denis, soient bafoués pour proposer un projet qui risque très fortement de mettre en péril les fragiles équilibres écologiques locaux.
Ce projet augmentera de manière significative le trafic dans ce secteur (déjà important), 85% du transport se fera in fine en camion. Ce trafic supplémentaire risque d'affecter toutes les villes voisines y compris Saint Ouen où je vis, et Villetaneuse où je travaille. Je laisse les avis critiques déjà faits en 2022 par un collectif d'associations en PJ ainsi que les pistes d'un contre projet. Il y a vraiment mieux à faire qu'un énorme entrepôt, qui nuirait aux espèces locales que l'on tente de protéger, et qui rajouterai de la circulation dans un territoire que les élus locaux et les habitants essaient désespérément de désaturer en pollution, trafic, bruit...
Documents joints : 68fbae1fec097_aviscritiquegreendock_collectifassociations.pdf (1.2MB)68fbae1fedbac_Pistes_contre_projet_greendock.pdf (0.2MB)
► Contribution n°350 (Web) Anonyme Déposée le 25 octobre 2025 à 00h11
GREENDOCK : UNE ÉTUDE D’IMPACT ERRONÉE !
1) Non prise en compte de la démolition dans l’étude d’impact
Dans son avis la MRAE écrit (piece-8-1-avis-de-l-autorite-environnementale, p. 16) :
« L'Autorité environnementale recommande d’actualiser l’étude d’impact en intégrant les démolitions, qui constituent une composante du projet… » conformément à l’article L.122-1 III du code de l’environnement
« lorsqu’un projet est constitué de plusieurs travaux, installations, ouvrages ou autres interventions dans le milieu naturel ou le paysage, il doit être appréhendé dans son ensemble, y compris en cas de fractionnement dans le temps et dans l’espace et en cas de multiplicité de maîtres d’ouvrage, afin que ses incidences sur l’environnement soient évaluées dans leur globalité »
Dans son mémoire en réponse, Goodman écrit (piece-8-2-memoire-en-reponse-a-l-avis-de-l-autorite-environnementale, p. 14) :
« Au cas présent, conformément à la convention d’occupation domaniale qui liait HAROPA PORT au précédent exploitant du site, même en l'absence du projet Green Dock, les bâtiments existants auraient été démolis. »
CE QUI EST TOTALEMENT FAUX !!!
Dans l’appel à projet d’Haropa port (p.5 document ci-joint) il est écrit:
« Le candidat est invité à préciser dans cette partie s’il souhaite ou non garder les ouvrages existants sur le site et comment ils les intègrent dans son projet d’implantation le cas échéant. Cette information n’est pas valorisée dans l’évaluation des candidats mais permettra à Ports de Paris de s’organiser avec le précédent amodiataire pour la démolition éventuelle des constructions. »
C’est donc bien le projet Greendock qui a nécessité la démolition de l’existant, Goodman ne souhaitant pas conserver et réhabiliter les anciens entrepôts. Cette démolition fait donc partie intégrante du projet et Goodman doit en comptabiliser les impacts sur la biodiversité et sur le bilan carbone.
Cette volonté de décorréler la phase démolition du reste du projet, conduit à sous-estimer nettement les incidences du projet sur l’environnement et à fausser les différents avis et autorisations. Goodman en choisissant un état initial post-travaux pour évaluer son projet biaise scandaleusement les études d’impacts.
C’est pourquoi la MRAE recommande également (piece-8-1-avis-de-l-autorite-environnementale, p.35) :
"L'Autorité environnementale recommande de quantifier précisément les incidences occasionnées par les travaux de démolition, notamment en termes de pertes d’habitats favorables pour les cortèges d’espèces concernées, et d’intégrer ces incidences à l’analyse globale du projet."
2) Prise en compte insuffisante des effets cumulés avec d’autres projets.
Le projet de « déconstruction de l’estacade des Mariniers et de création d’une base de loisirs nautiques » est situé à seulement 600m du projet Greendock, face également à la zone Natura 2000.
Dans le DDAE (annexe-5-volet-faune-flore-ei, p.230) Goodman présente ce projet de la façon suivante:
« Le projet a pour objectif la renaturation globale des berges en amont du pont d’Epinay, le confortement ou la restauration les berges à proximité. Un autre objectif sera de favoriser le développement de la vie piscicole et de l’avifaune »
Cette description faussée du projet, laissant croire à une véritable renaturation, omet étrangement la description des divers aménagements qui vont être réalisés, promenade haute, promenade basse suspendue, accès pêcheurs, artificialisation de 100m de berge avec la création d’un ponton de 200 m2, afin de développer les activités de loisirs nautiques. Il s’agira d’une transformation totale du linéaire de la Seine sur 500m, impactant très fortement le petit bras de la Seine et sa biodiversité.
Ce projet va cumulé avec Greendock de fortes pressions sur les écosystèmes aquatiques et sur la zone Natura 2000 qu’ils longent sur plus d’un kilomètre. De plus la concomitance de leurs travaux risquent d’aggraver les dérangements et les destructions d’habitats et d’espèces protégées, mettant en danger tout l’écosystème du site. Ces effets cumulés semblent ne pas avoir été pris en compte pour l’évaluation des incidences au titre Natura 2000.
Pourtant Goodman était au courant de ce projet de base nautique puisqu’il écrit (piece-0-3-prise-en-compte-de-la-concertation-dans-les-evolutions-du-projet-v2, p.4) :
« Pour garantir la compatibilité du projet avec la future base nautique située sur le petit bras de la Seine, toute circulation fluviale au départ ou à l’arrivée du site y sera interdite » Reglement_Appel_a_Projet_Haropa1.pdf
► Contribution n°399 Par Julie Déposée le 26 octobre 2025 à 15h31
Je m'oppose fermement à ce projet écocidaire.
Les berges de Seine sont un endroit privilégié pour que la faune et la flore puisse s'y abriter et s'y nourrir. Plusieurs espèces d'oiseaux y sont notamment protégés car en voie d'extinction. Ce projet colossal viendrait dénaturer le paysage, détruire l'habitat de nombreuses espèces et bouleverser cet écosystème qui est déjà fragile. C'est une aberration écologique et c'est encore une fois aux citoyens et aux citoyennes de devoir militer contre ce type de projet qui est un désastre pour les communs et l'intérêt général des riverains et toutes les espèces qui vivent sur ces berges.
Par ailleurs la construction de cet entrepôt géant impliquerait une densification de la circulation routière avec des centaines de camion qui feraient des aller retour chaque jour. Les effets négatifs sur la santé des particules fines est bien connu donc cela participerait à dégrader la santé des personnes qui vivent et travaillent au quotidien sur les abords de l'entrepôt, dont je fais partie.
Ce projet monstreux a des impacts négatifs indéniables sur la qualité de vie de tous les vivants humains et non-humains de ce territoire, ceux-ci ont été extrêmement bien documentés par des experts scientifiques, des écologues, des collectifs militants. Je ne comprends pas pourquoi la question se pose sachant que ce projet va à l'encontre du bien commun pour les intérêts économiques de quelques personnes.
► Contribution n°417 Anonyme Déposée le 26 octobre 2025 à 20h49
Le projet GreenDock, présenté comme une « plateforme logistique fluviale », n’est en réalité qu’un leurre : un gigantesque entrepôt de 90 000 m², long de 650 mètres et haut de 35 mètres, qui sera à plus de 90 % dédié au trafic routier. Une aberration, quand on sait que les berges de la Seine et les espaces naturels environnants sont déjà fragilisés par l’activité humaine.
Un projet destructeur pour la biodiversité
Les berges de la Seine abritent des écosystèmes précieux, notamment sur l’Île-Saint-Denis, classée en zone Natura 2000. Ce site accueille des espèces protégées, dont certaines sont déjà menacées par la fragmentation de leurs habitats. GreenDock aggraverait cette situation en détruisant des milieux naturels, en perturbant les corridors écologiques et en introduisant des nuisances supplémentaires (pollution lumineuse, bruit, pollution de l’air). Comment justifier la destruction d’un patrimoine naturel au profit d’un projet qui, sous couvert de « logistique durable », reposera massivement sur le transport routier ?
Des nuisances insupportables pour les riverains
La zone concernée est déjà saturée par le trafic. Ajouter un tel complexe logistique, c’est condamner les habitants à subir une dégradation de leur cadre de vie : augmentation des émissions de CO₂, bruit permanent, et une pollution visuelle qui défigurerait le paysage depuis le chemin de halage et les côteaux. La qualité de vie des riverains ne semble pas être une priorité pour les porteurs de ce projet.
Un avis environnemental accablant
La Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) a elle-même pointé du doigt les failles du projet, soulevant une vingtaine de points critiques qui remettent en cause sa légitimité. Comment ignorer un tel signal d’alerte ? Les études d’impact semblent minimiser les risques, mais les conséquences, elles, seront bien réelles et irréversibles.
Pour une alternative respectueuse de l’environnement
Plutôt que de sacrifier des espaces naturels et la tranquillité des riverains, pourquoi ne pas investir dans des solutions logistiques véritablement durables ? Des infrastructures fluviales et ferroviaires optimisées, des entrepôts de taille raisonnable intégrés dans des zones déjà urbanisées, ou encore des projets de renaturation des berges : autant d’alternatives qui prouvent que le développement économique n’a pas à se faire au détriment de l’écologie.
Agissons ensemble !
Ce projet ne doit pas voir le jour. Il est encore temps de faire entendre notre voix pour défendre la biodiversité, la qualité de vie des riverains et une vision cohérente de l’aménagement du territoire. Mobilisons-nous pour exiger l’abandon de GreenDock et pour promouvoir des solutions qui concilient enfin économie et respect de l’environnement.
► Contribution n°447 (Web) Par David Teixiera Déposée le 27 octobre 2025 à 12h29
Bonjour,
Habitant d’Argenteuil depuis de nombreuses années j’aimerais vous faire part de la difficulté qu’éprouve les habitantes et habitants de cette ville et ses alentours à avoir accès à des espaces de quiétudes et de nature. Les habitant.es de cette ville n’ont pas accès à la Seine, il n’existe qu’un petit tronçon récemment rénové qui permet de se balader près du fleuve.
Ce tronçon, véritable îlot de biodiversité, offre la quasi unique possibilité de se couper un instant de la ville et de pouvoir profiter des éléments naturels nous environnant.
Le projet Greendock viendra priver les habitant.es d’Argenteuil de cette dernière possibilité. Il viendra de façon constante apporter bruit et lumière dans un endroit encore calme. Ce projet détruira ce qu’il reste de paysage à cet endroit.
Greendock est un projet absurde venant ajouter des flux là où il serait nécessaire de les réduire. Quelles infrastructures environnantes ne souffrent-elles pas de congestion, de surcharge ?
► Contribution n°468 Par ANNICK DESCAMPS Déposée le 27 octobre 2025 à 17h57
avis très défavorable au projet de plateforme logistique green parc.
Ce projet porte gravement atteinte à la qualité environnementale et dans un espace de ville déjà très saturé. Il réduira encore plus la biodiversité installée depuis plusieurs années sur le rive et la qualité de vie de tout l'environnement urbain déjà très dense. Il fait d'ailleurs l'objet d'un avis très critique de la Mission régionale d'autorité environnementale qui a examiné le projet et a soulevé de nombreux points de conflits et de nuisances irréversibles. Il faut préserver le secteur Natura 2000 voisin du projet et sur le parc des Chanteraines et sur lesquels il aura un impact désastreux. Il est, en outre étonnant de ne pas localiser ce projet sur la partie du port autonome de Gennevilliers qui est affecté actuellement par des activités industrielles et est bien mieux relié aux infrastructures diverses. Il faut préserver cette espace de respiration et de nature urbaine de toutes pollutions et trafic supplémentaires, c'est vital pour les habitants des communes environnates et trouver une localisation moins nuisibles pour cet équipement. Ecoutons pour une fois les usagers
► Contribution n°469 Par Durand Quentin Déposée le 27 octobre 2025 à 18h18
Je dépose un avis défavorable au projet Green Dock.
Ce projet, bien qu'annoncé comme vertueux, présente plusieurs problèmes majeurs.
- Impact écologique sous-estimé : le site est en bord de Seine, à proximité d’une zone Natura 2000. Le bâtiment de grande hauteur modifiera le paysage et perturbera la faune. Le trafic routier accru entraînera bruit, pollution et nuisances.
- Écart entre les promesses et la réalité : la part du transport fluvial restera marginale. Les labels "verts" mis en avant ne compensent pas la logique industrielle et carbonée du projet.
- Faux dilemme sur la friche : "redonner vie" à un espace déjà artificialisé ne signifie pas forcément construire un entrepôt géant. On aurait pu imaginer des usages alternatifs, culturels, naturels ou sociaux, qui profitent davantage aux habitants et au vivant.
Je demande une réévaluation du projet, incluant de vraies alternatives d’aménagement et une transparence complète sur les impacts réels.
► Contribution n°494 Anonyme Déposée le 28 octobre 2025 à 08h24
Bonjour,
Les rives de la Seine en aval de l'Île-Saint-Denis, et tout particulièrement leur versant sud, sont un véritable poumon vert d'une beauté rare et d'un calme ressourçant pour les très nombreux riverains de la zone.
J'aime m'y promener ou y faire du sport, c'est pour cette raison que ce coin d'Île-de-France m'attire depuis des années.
C'est avec tristesse et indignation que j'ai appris un projet de destruction des berges au profit d'un centre logistique.
Ne laissons pas un projet d'un autre âge tuer nos petits commerces, et bétonner nos derniers espaces naturels dans une métropole étouffante.
Merci d'entendre la voix des riverains, et des oiseaux
► Contribution n°495 Anonyme Déposée le 28 octobre 2025 à 08h32
Bonjour,
Alors que nous venons de dépasser récemment la septième limite planétaire et que nous devons absolument revoir nos manières d'aménager le territoire, ce projet vient à son échelle, tel du sel sur une plaie, accentuer l'érosion du vivant en Haut de Seine.
Si ce commentaire peut sembler naïf, car " le développement économique doit passer par des projets d'infrastructures" il n'est en réalité pas viable de voir les choses ainsi. Car comme à chaque fois, ce genre de projets est d'un autre temps. Ici, le cas d'une plateforme logistique dite fluvial, mais à elle était pensé avec les enjeux énergétiques de demain ? Composé à 90% de route, pas sûr que cela soit vertueux comme projet.
Nous avons de plus en plus besoin d'espaces capables d'accueillir une biodiversité, il en va de notre survie.
Et qu'on ne vient pas dire que ce projet limite son impact sur le biotope grâce à la présence de 20 000 m2 de panneaux photovoltaïques ... Cela serait du beau greenwashing.
Belle journée
► Contribution n°510 Par Viviane de Clippele Déposée le 28 octobre 2025 à 12h05
Totalement opposée au gigantisme de ce projet = 647 m de long, 60m de large et 34 m de hauteur. Ce qui donne deux stades de France l'un à côté de l'autre comme le montrent les photos. Un flux de 2500T/Jour et principalement par camions . Quel est l'étude de marché qui justifie ces flux gigantesques ? Et il n'y aura que 22% de fluvial.
La vue depuis l'autre côté de la Seine est totalement barrée au vu de la hauteur bien plus importante , 34 m, que les bâtiments actuels. Quelle honte de dénaturer nos paysages !
Quel sera l'impact de l'artificialisation à outrance des berges en cas de crue de la Seine ? Ou l'eau va t'elle s'infiltrer ? Ce qui ne va faire qu'augmenter les risques pour la population aux alentours.
Sans parler de l'impact sur la zone Natura 2000, zone spéciale oiseaux, et le ZNIEFF de Type 2?
La MRAE a produit 19 recommandations ... C'est beaucoup.
Comment peut-on envisager un projet d'un tel gigantisme alors que nous nous devons de préserver notre environnement pour les générations futurs ? Y aura t-il de l'argent public mis dans ce projet ? J'imagine que oui... alors que l'on cherche des milliards d'économie et que nos hôpitaux manquent cruellement de moyens. En espérant que les Services de l'Etat vont arrêter le gigantisme de ce projet....
► Contribution n°523 Par Lucas Rosant Déposée le 28 octobre 2025 à 15h06
Bonjour,
En tant qu'habitant d'une péniche sur le fleuve à proximité, je ne peux être que contre l'implantation de ce monstre démesuré qui nous est proposé. Je ne suis pas assez qualifié pour remettre en question les aspects économiques de la "chose", même si je reste persuadé que l'impact local sera négatif, avec un surencombrement des voies et rues (un pont étant par ailleurs déjà inutilisable, et aucun travaux entamé), et surtout aucun effet palpable sur l'emploi et le taux de chômage des riverains, ce type de services (logistique de transport du dernier kilomètre) se satisfaisant le plus souvent d'employer des personnes en situation précaires, en termes de statuts ou situation (comme de nombreuses études récentes le montre), et ne profite que très rarement au tissu économique et social local.
Par ailleurs, parmi les effets néfastes d'une telle implantation, notons plus particulièrement les effets écologiques, avec la pollution du à l'explosion des transports (fluviaux et routiers) sur cette zone déjà congestionnée, la destruction de facto de la zone Natura 2000 située juste en face sur le bout de l'île, l'empreinte carbone d'une telle construction, la disparition déjà effective de la colonie de cormorans (leurs nids ayant été bouchés préventivement l'an passé) et surtout l'impossibilité future des riverains de profiter de la rivière, qui deviendra surchargée. Ainsi, le club d'aviron devra fermer, et tout autre activité sportive, de plaisance ou ludique sera devenue trop dangereuse avec la circulation intensive de navires, jours et nuits.
Aussi, pour ces raisons, et d'autres, je suis, comme mes voisins plaisanciers, totalement contre cette énormité écologique et économique, dont les destructions corollaires à sa construction et son exploitation seront irréversibles.
► Contribution n°532 Anonyme Déposée le 28 octobre 2025 à 17h02
La plupart des arguments avancés par Goodman tombent à l'eau une fois confrontés aux faits. Il faudrait ne pas tenir compte d'autres projets qui ont vu le jour avec le même type d'arguments pour ne pas s'arrêter un instant sur une chose : comment un bâtiment de 600m de long, 35m de haut, 50m de large ne va pas durant sa phase de construction puis d'usage impacter la zone natura 2000 qui se trouve à 50m !
Alors que l'IDF ne manque pas d'entrepôts quel est le besoin d'en créer un énième avec quelques arbres et des panneaux solaires en guise de couverture écologique. Le fret maritime ne va pas se développer grâce à l'arrivée de cet entrepôt et ce tout simplement parce que le type de matières transportées par voie fluviale et par poids lourds ne sont pas les mêmes.
Nous sommes malheureusement encore et toujours dans un projet qui vise une rentabilité max, au détriment des écosystèmes et des populations avoisinantes et dans le seul but de renforcer la position dominante d'un acteur privé.
A 6km du site de Goodman est déjà entamée la construciton d’un entrepôt logistique similaire de 70 000m2, le projet CONNECT dans le 17e arrondissement. Comment défendre l’utilité stratégique de ce projet lorsque ce n’est qu’un doublon inutile ?
Aux pouvoirs publics qui ont la capacité d'annuler ce non sens, agissez, ayez du courage et pensez plus loin que la durée de votre mandat !
► Contribution n°576 Par Victoire dumont Déposée le 29 octobre 2025 à 22h21
Je m’oppose au projet Greendock pour les raisons suivantes :
1. Gigantisme et artificialisation des sols
• Le projet prévoit une emprise d’environ 90 000 m² répartis sur quatre niveaux, soit un volume exceptionnel dans le contexte urbain.
• Bien que développé sur une friche logistique, l’ampleur du bâti (hauteur jusqu’à ~30-35 m, longueur ~600 m) risque de créer un effet de masse disproportionné dans le paysage.
• Cela va à l’encontre, selon moi, d’une urbanisation économe en foncier et respectueuse de l’échelle locale.
2. Impact sur la biodiversité et milieux naturels
• Le site se situe en bord de Seine, en regard direct de la zone Île‑Saint‑Denis, labellisée Natura 2000, abritant des espèces protégées comme le martin-pêcheur, le faucon crécerelle, le grand cormoran.
• L’Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) note que l’étude d’impact proposée est insuffisante, que le périmètre d’étude est trop étroit, et que les effets cumulés, notamment sur la trame verte/bleue, ne sont pas correctement pris en compte.
• L’ombre d’un bâtiment aussi volumineux, le bruit, la lumière, l’activité logistique intensive risquent de fragiliser durablement ce corridor écologique.
3. Nuisances d’exploitation et transports
• Bien que l’argument multimodal (fluvial + ferroviaire) soit mis en avant, des éléments du dossier montrent que la part du transport fluvial pourrait être très limitée (≈ 15 %) et que le recours majoritaire au transport routier resterait élevé.
• L’étude de flux interne du projet prévoit un trafic routier supplémentaire important (camions, utilitaires légers, rampes d’accès à 4 niveaux).
• Cette augmentation du trafic routier dans une zone déjà marquée par des contraintes de circulation et de pollution pose un risque concret pour l’environnement et la santé des riverains.
4. Cohérence avec les objectifs environnementaux
• Le promoteur présente le projet comme « bas-carbone », favorable à la loi Zéro Artificialisation Nette (ZAN).
• Mais l’autorité environnementale relève que les données manquent pour évaluer réellement le bilan carbone, notamment les destinations des marchandises, les modes de transport des employés, les alternatives.
• Il est problématique d’appuyer un projet de cette ampleur sans transparence suffisante sur ses impacts réels.
5. Pertinence environnementale des flux logistiques
• L’évaluation du projet ignore la nature des marchandises concernées.
• Un transport dit « vert » n’a de sens que si les flux transportés sont eux-mêmes cohérents avec les objectifs écologiques et de sobriété.
• Si les marchandises proviennent majoritairement d’importations à bas coût et fort impact carbone (ex. produits non essentiels fabriqués en Chine ou ailleurs), le bénéfice environnemental du transport fluvial ou électrique devient dérisoire, voire contre-productif.
• Il est donc indispensable que le dossier précise le type de flux envisagé, leur origine, leur destination, et leur utilité réelle au regard des politiques de relocalisation et de réduction des consommations matérielles.
Conclusion :
En l’état, je considère que le projet n’a pas démontré qu’il respecte pleinement les principes “éviter-réduire-compenser”, ni qu’il offre une alternative véritablement soutenable dans ce contexte.
Je demande :
• que l’autorisation de construire soit refusée ou suspendue jusqu’à ce qu’une étude d’impact complète et indépendante soit publiée et validée ;
• que le projet ne soit pas développé si c’est pour transporter des produits inutiles à forte empreinte environnementale et produites dans de mauvaises conditions sociales ;
• que les garanties sociales, environnementales et sanitaires soient formalisées dans un engagement contraignant avant toute validation.
► Contribution n°596 Par Pôle Ecolo Île-de-France Déposée le 30 octobre 2025 à 11h48
Le projet Green Dock, porté par le promoteur Goodman et par Haropa Port (établissement public, gestionnaire des ports de Paris, Rouen et du Havre), est immense : 647 mètres de long, 60 mètres de large et 34 de haut. Prévu pour 2027, les travaux sont actuellement en cours bien que la population locale et associative continue à protester.
Il y a quelques mois, la Mission Régionale d’Autorité Environnementale d’Île-de-France a rendu un avis très critique à l’égard du projet, de sa mise en œuvre et des objectifs affichés. Nous, élu·es du Pôle Écologiste, nous sommes exprimé·es de nombreuses fois à l’encontre de ce projet qui aura un impact direct sur les communes à proximité : Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne, Epinay-sur-Seine, l’Île-Saint-Denis, Argenteuil et Saint-Gratien.
Green Dock est une immense plateforme de réception, stockage, préparation et distribution urbaine logistique de la taille de deux Stades de France. Des centaines de mètres carrés seront consacrés au stockage de marchandises, à un quai de déchargement pour du report modal. Tout cela a un coût très élevé : au moins 150 millions d’euros. Certes, aucune subvention publique n’est prévue, mais la réduction des redevances domaniales envers Haropa induit inévitablement une baisse de revenus pour cet établissement public.
Soutien aux contestations des riverain·es et des associations
Les oppositions sont nombreuses, à la fois au sein de la population mais aussi du milieu associatif. Ces dernières années, des pétitions, rassemblements et contestations ont émané des Soulèvements de la Terre, d'Extinction Rébellion, Stop Green Dock… Ce ne sont pas les seuls à critiquer le projet, certaines instances régionales le font également. C’est le cas de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAe) d’Île-de-France dont les arguments sont peu ou prou les mêmes que les nôtres.
La dimension colossale du projet est un des premiers arguments de celles et ceux qui critiquent le projet. Étendue sur 6,5 hectares, la plateforme abrite également un bâtiment de plus de 90 000 m2 sur plus de 12 étages. Le projet est titanesque !
Les riverain·es à proximité subiront la pollution, avant tout sonore. Pendant toute la durée du chantier (au moins deux ans), “la circulation des camions et des barges pour l’évacuation des terres est prévue”, cela, d’après le pétitionnaire, engendrera des nuisances pour les habitant·es mais aussi pour la biodiversité présente dans la zone Natura 2000. Une fois les travaux finis, le bruit ne s’arrêtera pas pour autant, il sera alors occasionné par les allers-retours de camions, de voitures et de bâteaux de jour comme de nuit.
D’après les estimations de la MRAe, une fois en activité, la plateforme verra circuler plus de 1 000 véhicules légers, à peu près autant de véhicules utilitaires et plus de 400 poids-lourds. Les sources de pollution seront multiples : atmosphérique, lumineuse et sonore. Les habitant·es ne seront pas épargné·es, même entre 22h et 6h du matin.
Un désastre écologique et social
La construction d’une telle structure à proximité d’une zone Natura 2000 est une aberration écologique et pour la biodiversité. Cet espace est un couloir de migration pour les Grands Cormorans et un habitat naturel pour le Faucon-Crécerelle, le Martin-pêcheur d’Europe et le Pigeon Colombin. Ce sont des espèces protégées que la sanctuarisation de cette zone permettait, jusque-là, de préserver. La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) en a identifié d’autres qu’il est de notre devoir de protéger.
La dénomination Natura 2000 oblige l'État français à protéger la biodiversité présente sur le site. La Directive de l’Union européenne 92/43/CEE du 21 mai 1992 précise à propos du réseau Natura 2000 et des espaces consacrés : “Les États membres prennent les mesures appropriées pour éviter, dans les zones spéciales de conservation, la détérioration des habitats naturels et des habitats d’espèces ainsi que les perturbations touchant les espèces pour lesquelles les zones ont été désignées, pour autant que ces perturbations soient susceptibles d’avoir un effet significatif eu égard aux objectifs de la présente directive”.
La construction et la pérennisation de cet espace portuaire à quelques mètres à peine d’une zone consacrée va à l’encontre de cette législation et du devoir de protection des espèces. Cela engendrera aussi inévitablement une artificialisation, une bétonisation du sol, or cela va à contre-courant des objectifs du ZAN. Détruire des espaces naturels existants pour les remplacer par un entrepôt logistique, et une perte pour tout·es et en particulier pour les habitant·es des quartiers populaires à proximité. Priver de nature et d’espaces verts les habitant·es d’Epinay-sur-Seine ou de l’Île Saint-Denis conduit à dégrader leur cadre de vie et amplifier l’injustice environnementale.
Une véritable plateforme de report modal ?
Green Dock est présenté comme une plateforme de report modal qui permettra de développer le trafic fluvial et de réduire celui routier. Nous ne pouvons que contester cet argument malhonnête. Il permettra avant tout de faire circuler toujours plus de camions. La circulation de bâteaux représentera à peine 15% du transport de marchandises. Cela favorisera même la présence de camions, avec les milliers de véhicules qui circuleront chaque jour, dans la région alors que nous souhaitons désengorger les routes. Bien que le projet prétende défendre le trafic fluvial, seules 22% des marchandises (en tonnes-kilomètres par an) arriveront par bateau. Cela paraît finalement très peu, moins d’un quart des marchandises, pour un argument sans cesse mobilisé par les promoteur·ices.
Le transfert du trafic vers le rail est également insuffisamment pris en compte dans le projet. La MRAe souligne que l’objectif étant de construire une plateforme multimodale, qu’il est donc nécessaire de rechercher encore davantage “le potentiel report modal vers le fret ferré”.
Le projet est présenté comme décarboné, or, l’avis rendu par la MRAe demande au pétitionnaire à la fois de “quantifier précisément les émissions de gaz à effet de serre générées ou évitées par la mise en place de solutions exposées” et de “préciser la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique du projet”. En effet, malgré l’image verte défendue par le projet, nous manquons d’éléments probants attestants de la valeur écologique de Green Dock.
C’est pour toutes ces raisons que les élu·es du Pôle Écologiste s’opposent à l’aboutissement du projet et demandent son arrêt immédiat.
► Contribution n°609 (Web) Par François, Alain Déposée le 30 octobre 2025 à 17h04
En tant qu’élu de la ville de L’Île-Saint-Denis, je suis opposé à ce projet GreenDock.
Tout d’abord, cet immense entrepôt mettrait en danger notre zone Natura 2000 ainsi que notre réserve ornithologique naturelle située à la pointe nord de notre île, sans oublier les espaces rares qui y ont trouvé refuge.
Ensuite, la municipalité a la ferme intention de mettre en place deux sites de baignade sur le petit bras de Seine de notre île, en partenariat avec la base de loisirs nautiques implantée dans le village olympique. La construction de cet entrepôt, ainsi que le trafic fluvial qu’elle engendrerait, perturberaient grandement notre projet de réappropriation du petit bras de Seine par nos habitant·es.
Par ailleurs, il me semble que le port de Gennevilliers est bien assez vaste pour ne pas « saboter » les berges et leur très grande biodiversité.
La réserve ornithologique
► Contribution n°648 Par Gaudin, Antoine Déposée le 1 novembre 2025 à 16h08
Au-delà de tous les problèmes posés par la taille pharaonique prévue pour cet entrepôt (impact sur la zone Natura 2000 juste en face et ses espèces d'oiseaux protégées, impact sur le trafic et la pollution de centaines de véhicules en rotation chaque jour sur des axes routiers déjà saturés, impact sur le paysage et le cadre de vie et de loisirs des habitants du 93, etc.), les visuels proposés par Goodman pour représenter son futur entrepôt sont mensongers.
A partir des documents fournis par le promoteur lors des réunions de soi-disant "concertation" avec les riverains (en fait une pure opération de communication à sens unique, où Goodman promouvait son projet tout en décrétant que sa taille était non-négociable, et ne répondait à aucune question sérieuse posée), les associations de riverains et de défense de l'environnement, étonnées de voir qu'à l'image de nouveaux bâtiments de 35 mètres de haut avaient à peu près la même hauteur que les précédents bâtiments de 12 mètres de haut, ont élaboré une petite expérience.
Rendues sur le site, elles ont envoyé des ballons à hélium à la hauteur véritable de 35 mètres, démontrant ainsi deux choses :
- les vues d'architecte fournies par Goodman sont mensongères (nous avons sur ces vues l'image d'un bâtiment qui ne dépasserait pas 15 mètres de haut) ;
- l'impact visuel réel du bâtiment "Green Dock", s'il est autorisé, serait gigantesque, un véritable effet "muraille de Chine" en plein devant le chemin de Halage d'Epinay et d'Argenteuil.
1. Vue d'architecte erronée fournie par Goodman
2. Vue des bâtiments précédents, hauts de 12 mètres environ
3. Vue d'architecte de Goodman où les futurs bâtiments de 30 ou 35 mètres font la même taille à
4. Envoi de ballons à hélium à la hauteur véritable de 35 mètres de haut pour voir l'impact ve
5. Impact véritable du futur bâtiment comparé à ce qu'en montre la vue d'architecte
6. Autre vue avec les ballons à hélium envoyés à 35 mètres de hauteur
7. Même vue que la 6. avec impact visuel véritable du futur entrepôt
8. Troisième vue avec les ballons à hélium envoyés à 35 mètres de hauteur
9. Troisième vue avec impact visuel véritable du futur entrepôt
10. Quatrième vue avec les ballons à hélium envoyés à 35 mètres de haut
11. Quatrième vue avec l'impact visuel véritable du futur entrepôt 2
► Contribution n°653 Par Calmet, Marine Déposée le 1 novembre 2025 à 19h20
L’association Wild Legal, engagée pour la reconnaissance et la défense des droits de la Nature en France, émet un avis défavorable au sujet du projet Greendock.
Ce projet constitue une menace grave pour l’intégrité écologique et paysagère du fleuve. Situé en vis-à-vis direct d’une zone Natura 2000, il priverait d’ensoleillement un espace naturel sensible et perturberait la faune qui y trouve refuge, notamment les cormorans et les martins-pêcheurs, en contradiction avec les principes de non-artificialisation des sols et de restauration écologique inscrits dans le droit français et européen.
La Seine n’est pas une simple voie d’acheminement pour les marchandises. Elle est une communauté vivante, un écosystème nourricier dont la santé conditionne celle des 18 millions d’habitants de son bassin. Garantir ses droits fondamentaux – à exister, à s’écouler librement, à ne pas être polluée et à se régénérer – n’est pas une idée abstraite : c’est une exigence écologique et sociale. Le projet Greendock va à l’encontre de ces principes, en aggravant la pollution de l’air, la congestion urbaine et la déconnexion entre les habitants et leur fleuve.
Alors que les collectivités voisines développent des projets de promenades, de baignades et de restauration écologique, et que vient de se clore avant l’été une Convention citoyenne sur les droits de la Seine, Greendock tourne le dos à l’avenir du territoire. Le Port de Gennevilliers dispose déjà d’infrastructures adaptées au transport fluvial et ferroviaire : rien ne justifie de sacrifier les dernières berges naturelles à un modèle économique dépassé et à un développement priorisant les profits financiers en sacrifiant l’intérêt général et des générations futures.
Au nom des droits de la Seine et du droit de chacun·e à vivre dans un environnement sain protégé par l’article 1er de la Charte de l’environnement, Wild Legal appelle les porteurs à abandonner ce projet et à soutenir des aménagements respectueux du fleuve, de la biodiversité et des habitant-es. Préserver la Seine, c’est préserver notre destin commun.
► Contribution n°657 Par Bichet Simon Déposée le 1 novembre 2025 à 23h43
Bonjour,
Le projet Green Dock d'entrepôt logistique en Seine-Saint-Denis pose selon moi de graves problèmes techniques, écologiques et sociaux qui justifient une opposition ferme.
- L'entrepôt Green Dock prévoit une part de trafic fluvial très faible, sans garantie contraignante, tandis que la majorité du trafic se fera par la route, générant plus de 1 200 rotations de véhicules lourds par jour. Cela va fortement aggraver la saturation du réseau routier local et l’exposition des riverains à la pollution atmosphérique (PM10, PM2.5, NO2).
- L'emplacement choisi, à proximité d’une zone Natura 2000 sur l’Île-Saint-Denis, menace directement les écosystèmes protégés, notamment des oiseaux (martins-pêcheurs, cormorans, sternes) et des chauves-souris. Je parle en connaissance de cause, puisque j'ai travaillé comme coordinateur du site de Lil'Ô, friche industrielle sur L'île Saint Denis en zone Natura 2000.
- L'étude d’impact environnemental est jugée insuffisante par l’Autorité environnementale.
- Le projet se veut exemplaire sur le plan écologique en s’appuyant sur l’argument de l’implantation d’une toiture végétalisée, mais ce dispositif est dérisoire au regard du trafic routier généré et du bâtiment construit. Je connais là encore le sujet puisque je travaille actuellement à la décarbonation des activités de la Croix-Rouge.
En conclusion, ce projet représente un modèle dépassé, incompatible avec les enjeux contemporains de résilience urbaine, de préservation de la biodiversité et de santé publique en Seine-Saint-Denis. Département dont la population a davantage besoin d'une valorisation du territoire plutôt que de nouvelles infrastructures logistiques.
► Contribution n°680 (Web) Par GENERATION ECOLOGIE 92 Déposée le 2 novembre 2025 à 20h10
Génération Écologie 92 tient à exprimer une opposition ferme au projet GreenDock, incompatible avec les objectifs nationaux et régionaux de transition écologique et de santé publique.
Ce projet d’entrepôt logistique géant, porté par Goodman sur le port de Gennevilliers, s’inscrit dans une logique obsolète de croissance matérielle et d’intensification du trafic routier, alors que la Stratégie nationale bas-carbone et la loi Climat et Résilience appellent à réduire les émissions et l’artificialisation des sols.
Plusieurs points posent problème :
Atteinte à la biodiversité : absence d’étude complète sur la zone Natura 2000 située en face du site, absence d’analyse saisonnière des espèces, notamment avifaunistiques.
Incohérence avec les documents d’urbanisme : le SODD du port interdit les activités industrielles nuisibles en bord de Seine ; le PLU impose une intégration paysagère que le projet ne respecte pas.
Impact climatique et sanitaire : l’augmentation du trafic poids lourds, le fonctionnement 24 h/24 et l’éclairage permanent contredisent les objectifs locaux de qualité de l’air et de sobriété énergétique.
Caution verte trompeuse : la « ferme urbaine » prévue sur le toit relève d’une stratégie de communication, sans modèle économique ni cohérence écologique, alors que les activités sous-jacentes sont fortement polluantes.
Au-delà des aspects techniques, ce projet symbolise le déséquilibre démocratique des décisions d’aménagement : une fois de plus, les collectivités et les citoyens sont placés devant un fait accompli au nom d’un développement économique court-termiste.
Pour toutes ces raisons, Génération Écologie 92 demande à la commission d’enquête :
de rendre un avis défavorable au projet GreenDock et d’engager une réflexion régionale sur la reconversion écologique des zones logistiques en Île-de-France, orientée vers la sobriété foncière, la production locale et la préservation du vivant.
► Contribution n°681 Par Tarik Benkhader Déposée le 2 novembre 2025 à 20h42
Je pense qu'il faut arrêter de voir géant, ce qui ne profite jamais aux habitants. Je travaille dans la RSE, et j'ai des amis dans la logistique. Pour ces raisons je suis contre ce projet.
- social : on veut des vrais emplois dont on soit fièrs, pas des boulots pour machines payés au lance-pierre ! La lutte contre les inégalités (priorité ONU/objectifs de développement durable) passe en grande partie par du travail digne, ce qui est rarement le cas dans le domaine de la logistique. Et notre banlieue concentre ces inégalité sociales et environnementales !
- biodiversité en danger : les berges bétonnées sont déjà un gros problème écologique qui amplifient les inondations, mais du trafic qui sera principalement routier (85% d'après le projet) aura un grand impact de pollution sonore, particules, hydrocarbures (il y a toujours des fuites), dès sa construction !
On ne se rend compte des problèmes qu'une fois qu'on a perdu ce qui est essentiel, sans biodiversité, pas de santé !
- je rappelle qu'on boit l'eau de la Seine, et qu'il est impossible d'enlever tous les polluants à grande échelle.
Nous consommons donc tout un cocktail de polluants qui s'accumulent dans notre organisme : métaux, particules industrielles, caoutchouc des pneus, perurbateurs endocriniens (dont plastiques), et polluants éternels. Une grande partie des maladies "du siècle" proviennt de ces cocktails de polluants, causant maladies hormonales, immunitaires (allergies ou plus systémiques), cancers (augmentation fulgurante chez les - de 40 ans). Il est aussi reconnu que le bruit permanant est un grand facteur de stress, qui dégrade les fonctions immunitaires et neurologiques.
- les véhicules électriques n'améliorent pas tous ces problèmes, juste moins de bruit, mais l'impact écologiques est seulement déplacé : du minage de pétrole à celui des minéraux de plus en plus rares (donc consomment de plus d'eau et énergie pour extraction) de l'autre côté de la Terre. Le rail reste le meilleur transport pour les personnes comme pour les marchandises.
► Contribution n°683 (Web) Par BOURLIOT Marine Déposée le 2 novembre 2025 à 22h54
En tant qu'habitante de Villeneuve-la-Garenne, je considère que le projet Greendock n’a pas de sens au regard des enjeux écologiques, économiques et sociaux actuels...
Déjà qu'actuellement l'activité du port de Gennevilliers est intense et que la circulation est ultra dense sur cette zone, il est totalement impertinent d'en rajouter plus...
Beaucoup de greenwashing dans le projet, qui par nature contribue à l'augmentation du trafic et des flux qui sont sources de pollution. Il y a un paradoxe évident : on demande aux citoyens de faire moins de déchets, moins de distance, etc. mais parallèlement on envisage d’accroître le nombre de camions et de containers circulant dans la région. De plus, cette logique va à l’encontre de toute politique de souveraineté et de développement local. En effet, au lieu de favoriser notre autonomie, ce projet favorise la mondialisation, à laquelle nous sommes déjà trop tributaire. Nous avons vu les conséquences avec le Covid et les pénuries.
Au final, ce sont nous, les habitants voisins, déjà confrontés à des niveaux élevés de pollution de l’air et de nuisances sonores, qui en pâtiront le plus.
Avant de lancer de nouveaux projets qui ne répondent en rien aux besoins réels de la population locale, il serait plus pertinent d'améliorer l’existant. En parlant du transport, la priorité aujourd'hui devrait être notamment de répondre aux besoins en mobilité des habitants et des travailleurs locaux, notamment par la remise en service du pont de l'Ile-Saint-Denis et du tram T1.
Merci d'envisager des projets visent réellement à améliorer notre qualité de vie plutôt que des projets qui nuisent à notre santé et bien-être.
► Contribution n°687 Par Fouqueray, Timothée Déposée le 3 novembre 2025 à 10h19
Le projet d'entrepôt logistique constitue une menace directe pour la réserve naturelle des Grands Cormorans, un écosystème fragile à préserver. Non seulement ce projet est disproportionné par rapport aux besoins réels, mais il est aussi particulièrement préjudiciable pour la biodiversité locale. Situé dans une zone déjà saturée, il vient ajouter un poids supplémentaire à une région déjà sacrifiée pour répondre aux exigences de la capitale. La pollution acoustique, lumineuse et la rupture de la connectivité écologique (mur géant opposé aux zones de nidification nécessaire au cycle de vie des oiseaux) serait un véritable fléau pour la réserve, en plus d'entraîner un accroissement du trafic, déjà trop important. J'insiste particulièrement sur la hauteur excessive de l'entrepôt, trop proche de la Zone Natura 2000, qui menace directement l'habitat des Grands Cormorans, perturbant leur reproduction et leur migration.
► Contribution n°750 Par STEPHANE FLAUSS Déposée le 4 novembre 2025 à 14h28
Habitant de l’Île-Saint-Denis, je souhaite exprimer ma ferme opposition à la réalisation du projet Green Dock.
Ce projet soulève de nombreuses inquiétudes majeures, tant sur le plan environnemental que sur la qualité de vie des habitants des communes voisines.
1. Un impact environnemental considérable
Les travaux prévus, ainsi que le fonctionnement futur du site, entraîneront une dégradation durable de l’environnement local. Le chantier générera poussières, nuisances sonores et pollution atmosphérique qui affecteront directement la santé des riverains et la biodiversité.
2. Une menace pour la faune et les milieux naturels
L’Île-Saint-Denis et ses abords abritent une faune riche et variée, rendue possible par la proximité de la Seine et des espaces verts existants. L’augmentation du trafic routier et fluvial, ainsi que le bruit permanent lié à l’activité logistique, mettront en péril cet équilibre fragile.
3. Un projet en contradiction avec les enjeux climatiques
À l’heure où l’urgence climatique impose de réduire les émissions, de préserver les sols et de repenser nos modes de production, ce projet représente un non-sens environnemental. Plutôt que de favoriser la renaturation et la sobriété énergétique, il accentue la dépendance à un modèle industriel lourd et polluant.
4. Une aggravation des îlots de chaleur urbains
La création d’un vaste site bétonné sur une zone déjà fortement urbanisée contribuera à accentuer les phénomènes d’îlots de chaleur. Cela va directement à l’encontre des politiques locales et nationales d’adaptation au changement climatique.
5. Des nuisances durables pour les habitants
Pendant les travaux comme après la mise en service, le bruit, la pollution de l’air, et l’intensification du trafic dégraderont la qualité de vie des riverains de Gennevilliers, d’Épinay et de l’Île-Saint-Denis.
6. Un projet tourné vers le passé, pas vers l’avenir
Ce projet ne répond ni aux besoins actuels de protection de l’environnement, ni à la nécessaire transition écologique. Il illustre une vision dépassée du développement économique, au détriment des générations futures.
Conclusion
Pour toutes ces raisons, je demande l’abandon pur et simple du projet Green Dock.
Il est urgent de repenser l’avenir de ce territoire dans une logique de protection des écosystèmes, de sobriété énergétique et de respect des habitants.
La Seine et ses berges doivent être des lieux de vie et de nature, pas des zones industrielles supplémentaires.
► Contribution n°753 Par DIJON Pauline Déposée le 4 novembre 2025 à 16h32
"Greendock" est un projet d’entrepôt logistique XXL qui met en péril une des rares zones Natura 2000 de la banlieue nord, le long des berges de Seine, et qui menacera gravement la santé des habitant·es dans un territoire déjà beaucoup trop pollué.
Ce projet s’inscrit, en outre, dans l’expansion grandissante de zones logistique qui dévorent les terres françaises et franciliennes et sont escortées de cortèges toxiques sur le plan climatique, écologique et social.
Expansion sans fin des zones logistiques au détriment des territoires et de leurs populations.
Paysage défiguré, destruction annoncée des berges de Seine à Gennevilliers, menace pour la zone Natura 2000 de l’Île Saint-Denis et les promenades d’Épinay-sur-Seine, qui lui font face : ce projet d’entrepôt logistique vertical surdimensionné met en péril l’environnement humain et la biodiversité d’un large périmètre du nord parisien, déjà lourdement handicapé sur le plan environnemental.
Greendock va à rebours des mesures qui s’imposent désormais pour faire face aux conditions climatiques et à leurs conséquences.
Greenwashing et pollution :
Annoncé comme entrepôt fluvial, il s’agit en fait d’un entrepôt routier vertical.
Seul 15 % de trafic fluvial sont annoncés -au mieux-, tandis que plus de 1 200 rotations de camions/jour sont attendues dans une zone déjà polluée. Il faudra également compter avec les pollutions lumineuses et sonores, jour et nuit, qui affecteront gravement la faune locale de la zone Natura 2000.
Le secteur du transport de marchandises et de la logistique représente une part significative, 8 à 10%, des émissions mondiales de gaz à effet de serre (Institut Paris Région – Mai 2025) .
D’après les études de L’IPR, les estimations des émissions de CO2 de Greendock sont de 582 000 T de CO2 (sur 60 ans) voire 625 000 T si l’utilisation des barges est deux fois moindre que prévue pour l’aval (``50-10’’), ce qui est plus que probable.
En outre, la présence de véhicules électriques pour ravitailler le nord ouest parisien ne pourra compenser les émissions de CO2 des péniches à moteur diesel.
Menace sur la Zone Natura 2000
La biodiversité constitue l’une des dimensions majeures des problématiques environnementales des entrepôts.
Outre la pollution sonore et lumineuse déjà mentionnée, le gabarit démesuré de l’entrepôt (35 m de haut) impactera directement la Zone Natura 2000 de l’Ile Saint Denis qui lui fait face, à un petit vol d’oiseau. L’ombre portée du bâtiment impactera l’ensoleillement des fragiles flores et faunes.
Seule Zone Natura 2000, ce miraculeux écrin de nature en milieu urbano-industriel est une ZNIEF, une Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique.
Identifiée zone refuge pour les oiseaux, elle accueille les grands cormorans lors des migrations ainsi que le nichage des martin-pêcheurs et d’autres espèces protégées : faucons crécerelles et pigeons colombins.
Parmi la végétation, sept espèces végétales méritent une attention particulière en raison de leur rareté (Nepeta cataria, Dittrichia graveolens, Reseda alba, Artemisia annua, Fallopia dumetorum, Datura stramonium et Erysimum cheiranthoides).
Concertation inachevée, enquête tronquée
Dans le cahier des charges de la consultation, la proximité de la zone ZNIEFF n’a pas été mentionnée.
Aucune étude d’impact sur la ZNIEFF n’a été envisagée.
La faible prise en compte des impacts environnementaux, sur la biodiversité comme sur les habitant·es du territoire a été mise en lumière par l’Inspection Générale de l’Environnement et du Développement Durable dans son avis délibéré de juillet 2023
Enfin, la présence d’une Zone Natura 2000, à vol d’oiseau du projet, doit être prise en compte dans l’enquête environnementale
Emploi Washing – La création d’emplois annoncé est un leurre. Mal rémunérés et généralement précaires, ils sont destinés très vite à disparaitre avec la robotisation de l’empire logistique. L’argument ne tient pas la route.
Conclusion : Au vu des nombreux et majoritaires points négatifs relevés par les habitants, les associations, les collectifs constitués et les très sérieux organismes régionaux apartisan, au vu des éléments indispensables non pris en compte dans l'enquête environnementale, ce type de projet, à rebours de la réalité climatique, écologique et sociale de nos territoires, doit être refusé.
► Contribution n°764 (Web) Par Claire Lagrange Déposée le 4 novembre 2025 à 21h07
J’aimerais bien que les professionnels de la logistique et ceux de l’immobilier d’entreprise qui ont produit le projet Greendock parviennent à se mettre a la place des habitants et promeneurs de la rive d’en face du Port rien que quelques secondes.
Documents joints
• Document n°1
• Document n°2
• Document n°3
• Document n°4
• Document n°5
► Contribution n°777 (Web) Par Delamare Deboutteville Vinca Déposée le 5 novembre 2025 à 09h17
Avis très Défavorable, l'installation d'une importante plateforme logistique à cet endroit est un risque fort de dégradation pour la zone Natura 2000 toute proche, le droit à un environnement non pollué où existe de la biodiversité sera atteint.
Par ailleurs, les pollutions atmosphérique et sonore liées au passage incessant des camions sera une atteinte au bien être des riverains.
Cette plateforme va à l'encontre de toutes les recommandations pour notre avenir, afin de limiter le réchauffement climatique et préservé la biodiversité.
Enfin, le traitement des droits des salariés dans ces entrepôts (Amazon) est régulièrement pointé comme problématique voire illégal.
Document joint
• Document n°1
► Contribution n°781 (Web) Par Christelle PLUVINET Déposée le 5 novembre 2025 à 13h36
Monsieur le commissaire enquêteur,
Je crois que les inventaires n'ont pas été suffisant.
Le nombre de jour ne permet pas de détecter toutes les espèces, notamment lorsque plusieurs groupes d'espèces sont étudiés en même temps.
Je prends pour exemple l'oedipode turquoise, un criquet protégé en Île-de-France.
Les orthoptères (famille des criquets, sauterelles et grillons...) sont très mobiles, c'est à dire qu'ils sont capables de se déplacer loin à travers toutes sortes d'habitats.
Or, il a été observé dans le port de Gennevilliers en 2019, et sur lÎle-Saint-Denis, pointe ouest, en 2018 et en 2024.
Son habitat de prédilection est les milieux secs avec une végétation rase. Les friches logistiques lui conviennent bien (il a été observé en Essonnes, le long d'une darse de la Seine, dans un contexte similaire à Greendock).
Je demande donc à ce que les inventaires soient complétés, et que les enjeux naturalistes soient vraiment pris en compte.
En vous remerciant,
► Contribution n°784 (Mairie de l’Île St Denis- Annexe administrative) Par Fredou Déposée le 5 novembre 2025 à 14h42
Environnement 93
Demande concernant les avis manquants (CD 93)
Confirmation de la prolongation de l’enquête publique
Document joint
• Document n°1
► Contribution n°786 (Mairie de l’Île St Denis- Annexe administrative) par Pascale Mercier, Nicole Picovaut, Vincent Gerbier Déposée le 5 novembre 2025 à 14h50
Mouvement national de lutte pour l'environnement 93
Document joint
• Document n°1
► Contribution n°803 (Web) Par CHEVREAU Hervé Déposée le 6 novembre 2025 à 10h14
Bonjour,
En tant que maire d’Épinay-sur-Seine (ville située à proximité du port de Gennevilliers, sur l'autre rive de la Seine), je tiens à alerter sur le projet « Greendock », qui ne semble pas apporter de réponses adaptées aux enjeux écologiques et commerciaux actuels.
Ce nouvel entrepôt logistique de grande taille est prévu en bord de Seine, en face de la réserve naturelle de la pointe nord de L’Île-Saint-Denis. Avec ses six cents et quelques mètres de long, sa trentaine de mètres de haut et son ombre portée, il risque de perturber l’équilibre environnemental de cet espace protégé, remarquable par sa riche biodiversité.
Destiné à accueillir le transit de produits issus en particulier de la « fast fashion », cet entrepôt va réceptionner puis distribuer chaque jour plus de 2 500 tonnes de marchandises destinées à l’Île-de-France. Par conséquent, la circulation routière aux alentours du port de Gennevilliers va s’en trouver impactée, avec une hausse du trafic des camions et de la pollution atmosphérique qui en résulte.
Enfin, construire un tel entrepôt, c’est encourager les consommateurs à acheter sur internet plutôt que de se rendre dans un magasin près de chez eux. Si nous souhaitons collectivement changer les modes de consommation, nous devons nous orienter vers le commerce local plutôt que de bâtir une plateforme colossale qui servira uniquement de site d’aiguillage de produits à très bas prix venus du monde entier.
Hervé CHEVREAU
Maire d’Épinay-sur-Seine
Vice-président de l’EPT Plaine Commune
► Contribution n°804 (Web) Par Baudry Anne Déposée le 6 novembre 2025 à 10h32
Le projet Green Dock ne doit pas se faire tel quel, et surtout pas sur les berges de Seine.
En effet, la hauteur entraînera un ombrage important de la zone Natura 2000, ce qui est néfaste pour la biodiversité de la zone. L'Autorité environnementale le montre rigoureusement, alors que l'étude d'impact et la réponse à la MRAe sont erronées à ce sujet. En terme de paysage, le bâtiment, malgré les efforts architecturaux apportés, constituera une barrière visuelle dans le paysage, et physique pour la biodiversité. Malgré la promesse de renaturation des berges, la largeur entre le bâtiment, la route et le fleuve ne le permet pas, alors que le SRCE identifie un corridor. Les ancrages du ponton vont perturber les frayères à brochet. En terme d'impact carbone, malgré les péniches, l'absence de fret ferroviaire entraîne une très grande part des émissions carbone par le fret amont : le projet n'est pas "green".
Nous vivons une crise majeure, avec une vitesse d'extinction des espèces la plus élevée depuis l'origine de la vie sur Terre, la zone Natura 2000 doit être intégralement préservée, non dérangée, non ombragée. Les berges doivent être préservées, pour permettre la restauration des continuités écologiques.
C'était une erreur de proposer ce site à l'appel à projet, le propriétaire et le porteur de projet doivent avoir le courage de le reconnaître, et de repenser le projet autrement et ailleurs. "La plupart du temps, les erreurs de jugement peuvent être rectifiées. Quand on a le courage de reconnaître ses erreurs, on peut les rectifier" - Haruki Murakami, Kafka sur le rivage.
Soyez courageux, les citoyens proposent autre chose, écoutez les.
► Contribution n°813 (Web) Anonyme Déposée le 6 novembre 2025 à 14h08
Quel dommage d urbaniser encore et toujours plus dans des zones protégées et fragiles , alors qu'il faut garder à l esprit que la nature et la biodiversité sont indispensables à un lieu de vie agréable et sain... d autant qu'il existe déjà tellement de bâtiments non exploités avant d en construire de nouveaux...
Document joint
• Document n°1
► Contribution n°820 (Web) Par Redon Francis Déposée le 6 novembre 2025 à 18h41
Un grand merci à l’observation 816 qui permet de rappeler quelques points essentiels de l’observation 140 que cet « Anonyme » a oublié de mentionner.
1. La densification verticale en berges de Seine et le recours au fluvial avorté/extrèmement réduit dans ce projet, sont loin des atouts vertueux dont voudraient se parer Haropa Port et Goodman;
2. Cet entrepôt n’a aucune valeur ajoutée fluviale. La distribution des marchandises sur l’Île-de-France ne serait donc assurée qu’à 16%, alors que la part fluviale « amont » est de 23%.
Green Dock ne répond pas aux objectifs de développement du transport fluvial.
3. C’est à juste titre que la MRAe retienne, en guise de préambule de son avis, que « la réception des marchandises s’effectuera intégralement par camions » …
4. En phase opérationnelle l’utilisation des pontons de transbordement vers le fleuve ne sera pas exclusive aux occupants de Green Dock mais ouverte à l’ensemble des usagers du Port ; même si cette ouverture peut être considérée comme « louable », elle rend impossible l’amélioration du taux de report modal pour Green Dock, déjà insuffisant, et contredit sa raison d’être en bordure de Seine.
5. La capacité de distribution fluviale atteint d’ores et déjà ses limites avec ces deux pontons. Aucune possibilité d’extension ne peut être envisagée en berges de Seine. Les grandes orientations de décarbonation du transport et de report fluvial sont ainsi « bloquées» dès la construction de l’entrepôt : quid ainsi de la décarbonation du transport ?
L’emplacement choisi pour cet entrepôt est une erreur stratégique.
► Contribution n°833 (Web) Anonyme Déposée le 7 novembre 2025 à 12h06
- La demande de dispense espèce protégée de la DRIEAT n'est pas valorisée dans le dossier (lézart des murailles)
- L'impact des démolitions n'est pas quantifié et analysé
- La distance aux berges n'est pas assez significative pour permettre un habitat faunistique
- La MRAE identifie l'impact écologique du projet comme "très fort" en effet on y trouve 9 espèce de zone humide, 40 espèces d'oiseau (zone de chasse et de nidification) et 193 espèces végétales
- La MRAE identifie le risque de pollution comme "fort"
- La logique de "compensation" reste moins disante que la protection de l'existant car les mesures de suivi de la procédure "éviter, compenser, réduire" ne sont pas assez détaillées et leur mise en œuvre n'est pas garantie car moyens de contrôle sont faibles
- Le périmètre d'analyse de l'étude Faune Flore est trop restreinte ne s'étendant par suffisamment sur le site Natura 2000 à 75m
- La taille du bâtiment équivalente à 2 stade de France vient créer une véritable barrière écologique contraires aux logiques de continuités promues par les pouvoirs publics, elle créer aussi des ombres projetées très significatives
- Le nom du projet révèle du greenwashing grave
- Le mémoire en réponse à l'avis de la MRAE, ne semble pas proposer une prise en compte des recommandations formulées
- Les horaires des créneaux de permanences sont contraints
► Contribution n°836 (Web) Par Mastouri salim Déposée le 7 novembre 2025 à 13h11
Madame, Monsieur,
Le porteur de projet Goodman a présenté un dossier inexact sur beaucoup de points :
- l'étude sur l'existant avant travaux a exagéré la hauteur des anciens bâtiments qui n'étaient pas à 17 mètres mais bien plus bas au point le plus haut. En moyenne, la hauteur était très faible à moins de 7 mètres
- l'ancienne surface de stockage a été également très largement sur évaluée également pour faire croire à un changement mineur avec le gigantisme du projet Greendock
- l'étude d'impact environnementale n'a pas directement portée sur la zone natura 2000 contrairement à ce qui a été affirmé
- les projections du nouveau bâtiment est fantaisiste et ne correspond pas du tout à la hauteur prévue
- les projections sur la perte d'ensoleillement sont fausses
- les études sur les impacts sur la circulation routieres sont peu crédibles. Selon le porteur de projet, le va et vient des camions en entrée et en sortie n'impacterait pas la zone alors qu'elle est déjà saturée
- les études sur les nuisances sonores et en lumière tendent à déclarer un impact mineur alors que le site est prévu de fonctionner 24/7 avec des camions à 30 mètres de hauteur
-....
Cette liste n'est pas exhaustive et montre qu'au mieux ce projet n'a pas été travaillé suffisamment pour évaluer les réels impacts pour les riverains et sur la zone natura 2000 et au pire que les informations fournies sont volontairement erronées
► Contribution n°837 (Web) Par PETITJEAN Elodie Déposée le 7 novembre 2025 à 14h10
Bonjour. Je suis spécialiste en génie écologique. J’aimerais connaître les essences qui ont été retenues pour la restauration des berges. J’ai pu travailler dans le cadre du projet Bray-Nogent de VNF sur des mesures de compensation sur la Seine amont. La réflexion menée avec les associations de la Bassée a été particulièrement intéressante et fructueuse. La Seine n’a pas et n’aura pas de problématique majeure d’étiage dans le futur (en tous cas pas à cet endroit de son cours). En revanche, la ripisylve et les plantes aquatiques seront-elles aussi concernées par le réchauffement climatique (température de l’eau et température de l’air). Au vu de l’ambitieux linéaire concerné par cette mesure de restauration, il est important que les bureaux d’études qui travaillent avec Goodman travaillent non seulement sur des essences locales mais également sur des essences susceptibles de résister à des élévations de températures. Par ailleurs, la conception même de cette restauration à étage doit être pensée pour résister à des crues centennales et à des débits de pointe plus importants que ce que l’on a connu jusqu’à présent. J’aimerais savoir si ce critère de résilience face au changement climatique a bien été pris en compte. Ce secteur de restauration pourrait devenir un site pilote pour la Seine aval. Bien à vous.
► Contribution n°850 (Web) Par gauthier sophie Déposée le 7 novembre 2025 à 23h33
Avis global à l’enquête publique – Opposition absolue au projet “Green Dock”
Je formule un avis totalement défavorable au projet Green Dock, porté par la société Goodman France sur le port de Gennevilliers.
Ce projet, présenté comme une « plateforme logistique innovante et durable », relève en réalité d’un modèle industriel dépassé, climatiquement intenable, écologiquement destructeur, et socialement inutile.
Sa justification économique est non démontrée, son bilan carbone indémontrable, et ses prétentions environnementales mensongères.
1. Un projet sans nécessité ni étude de besoins
Aucune étude indépendante ne démontre que l’Île-de-France manque d’entrepôts ou que ce site réponde à un besoin logistique avéré.
Le dossier repose sur des hypothèses commerciales floues, sans client, sans flux identifiés, sans plan de desserte clair.
La MRAe elle-même l’a constaté : « Le dossier ne permet pas de connaître les origines et destinations des marchandises ni de juger du bilan carbone du projet. »
Le projet n’est pas justifié au regard des besoins du territoire, ni compatible avec les politiques publiques de sobriété foncière, réduction des flux et zéro artificialisation nette.
2. Un trompe-l’œil “fluvial” sans fondement technique
Le porteur affirme réduire les émissions grâce au transport fluvial. Or :
• la Seine amont n’est pas adaptée aux péniches de grand gabarit (1 000 à 2 000 tonnes maximum) ;
• le site de Gennevilliers est hors périmètre du projet du Canal Seine–Nord Europe ;
• les volumes annoncés (1 à 2 barges/jour) sont marginaux et ne remplacent pas le transport routier ;
• les flux fluviaux supposés se traduisent par une double manutention et pré/post-acheminement en camion.
Ce “volet fluvial” relève d’un effet d’annonce : il ne transforme pas la logistique, il l’enrobe.
L’impact carbone reste majoritairement routier, et donc inchangé.
3. Une artificialisation majeure des berges de Seine
Le projet bétonne plus de 6 hectares en bordure immédiate du fleuve, détruit des habitats piscicoles et alluviaux, fragmente un corridor écologique majeur et dégrade un site visible à grande distance.
Les “compensations” proposées (végétalisation de quelques mètres de berge, toiture sédum) sont symboliques et ne restaurent rien.
La MRAe reconnaît elle-même que ces mesures n’évitent pas les incidences résiduelles et doivent être révisées.
C’est l’aveu que le projet porte atteinte à la biodiversité sans bénéfice proportionné.
4. Une “végétalisation” de façade
La “toiture végétalisée” vantée par le promoteur est un alibi esthétique : 5 000 m² de sédums sur un toit de 92 000 m², soit à peine 6 % de surface.
Aucune strate arborée, aucun plan de gestion écologique, aucun suivi d’espèces n’est prévu.
Cette mince couche végétale n’a ni effet climatique, ni valeur écologique.
Elle est utilisée comme élément de langage pour masquer une infrastructure minérale massive.
C’est un cas typique de “greenwashing architectural”, incompatible avec les objectifs d’adaptation à +4 °C.
5. Un modèle logistique obsolète
Green Dock prétend répondre à la “logistique urbaine décarbonée”.
En réalité, il prolonge le modèle du tout-stockage pour le e-commerce, avec des flux motorisés massifs et une consommation foncière disproportionnée.
À horizon 2030–2050, les scénarios de transition (ADEME, I4CE, Institut Paris Région) prévoient :
• moins de flux, plus de mutualisation, réduction des surfaces logistiques,
• développement de hubs urbains de proximité et de la cyclologistique,
• politiques de sobriété et relocalisation.
Green Dock fait exactement l’inverse : il concentre les flux, renforce la dépendance au camion, et fossilise un modèle industriel voué à l’obsolescence.
6. Un projet climatiquement inadapté
Le projet ignore totalement les conditions à venir :
• étiages et crues de la Seine,
• canicules extrêmes (jusqu’à 50 °C possibles en IDF),
• stress thermique pour les salariés,
• risques énergétiques et hydrologiques.
Aucune étude d’adaptation n’est présentée, alors que la France a adopté le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3) pour un scénario à +4 °C.
Le projet ne s’y conforme pas, ni sur la conception du bâtiment, ni sur la gestion de l’eau, ni sur la sécurité du personnel.
7. Un symbole de dérive : le “greenwashing logistique”
Tout, dans ce dossier, relève du verdissement sémantique :
“bio-solaire”, “zéro émission”, “végétalisation”, “report modal fluvial”…
Mais aucune donnée ne confirme ces promesses.
Les quelques gains hypothétiques sont écrasés par l’impact du bâti lui-même, de ses flux, de ses réseaux et de son empreinte foncière.
Ce projet n’est ni vert, ni sobre, ni utile.
Il est inéquitable, incohérent, et contraire à l’intérêt général.
8. Position finale
Je m’oppose totalement, absolument et sans réserve au projet Green Dock.
Ce projet doit être rejeté dans son intégralité.
Il ne correspond ni aux besoins réels du territoire, ni aux engagements climatiques de la France, ni aux principes d’une transition écologique juste.
Il constitue une fausse solution qui détourne la logistique urbaine de ses objectifs : proximité, sobriété, mixité, résilience.
J’accompagne cet avis de trois contributions thématiques :
1. Le projet logistique monolithique et obsolète ;
2. L’absence d’étude de besoins et la tromperie sur le fluvial.
3. La végétalisation alibi et le greenwashing écologique ;
En cohérence avec l’avis de la MRAe, je demande à la commission d’enquête et à la préfecture de donner un avis défavorable et de refuser l’autorisation de ce projet.
Documents joints
► Contribution n°851 (Web) Par Portevin Marie-José Déposée le 8 novembre 2025 à 08h38
Le projet Greendock est une aberration écologique et urbaine. Comment autoriser la construction d’un entrepôt gigantesque au bord de la Seine, face à une zone Natura 2000, alors que l’urgence écologique n’a jamais été aussi pressante ?
Plaine Commune et Argenteuil ont investi dans la renaturation des berges pour offrir aux habitants un cadre de vie plus sain. Et l’on voudrait maintenant bâtir, juste en face, un entrepôt de la taille de deux stades de France ? Quelle incohérence !
Présenté comme un projet “vert”, Greendock n’est qu’un exemple de greenwashing. Le transport fluvial y sera marginal : ce sont surtout des centaines de camions supplémentaires qui viendront polluer l’air, le fleuve et la vie des riverains.
Ce projet menace la biodiversité, aggrave la pollution atmosphérique et sonore, et bafoue le droit fondamental à vivre dans un environnement sain.
Le département des Hauts-de-Seine ne doit pas asphyxier la Seine-Saint-Denis.
Greendock doit être arrêté.
► Contribution n°852 (Web) Par Portevin Bertrand Déposée le 8 novembre 2025 à 08h41
Le projet Green Dock, porté par la multinationale Goodman et soutenu par Haropa Port, prévoit la construction d’un entrepôt logistique géant sur le port de Gennevilliers, en bord de Seine. Ce bâtiment colossal de 600 mètres de long et 30 mètres de haut (l’équivalent de deux Stades de France) abriterait 90 000 m² d’entrepôts et 10 000 m² de bureaux.
1. Un projet inadapté et écologiquement dangereux
Sous couvert de “logistique intermodale”, Green Dock serait en réalité un entrepôt routier, puisque 85 % du transport s’effectuerait par camion. Le projet menace directement :
la zone Natura 2000 de l’Île Saint-Denis, réserve ornithologique majeure ;
la continuité écologique du fleuve et de ses berges ;
la qualité de l’air et le cadre de vie des habitants (pollution atmosphérique, sonore et lumineuse) ;
la circulation, déjà saturée dans une zone à faibles émissions.
Il contrevient aux principes du PLU du Port, qui impose une insertion paysagère harmonieuse, et à la liberté fondamentale de vivre dans un environnement sain reconnue par le Conseil d’État.
2. Une concertation publique insuffisante et opaque
La concertation a été jugée bâclée et non transparente :
le projet a été révélé tardivement, sans réelle information du public ;
les réunions ont surtout servi à promouvoir le projet, sans répondre aux questions posées ;
les études d’impact n’ont pas été communiquées malgré plusieurs demandes officielles.
Les associations dénoncent également une modification opportuniste du PLU ayant permis d’augmenter la hauteur maximale des bâtiments de 18 à 35 mètres, précisément pour rendre possible Green Dock.
3. Des études contestées et des alternatives ignorées
Les études présentées ont été jugées biaisées ou incomplètes (trafic, biodiversité, ensoleillement, pollution lumineuse). Les solutions alternatives, comme la réutilisation d’entrepôts existants ou des projets plus modestes, n’ont jamais été sérieusement envisagées.
Enfin, Haropa Port, établissement public, est accusé de manque de transparence pour n’avoir communiqué les documents administratifs qu’à la dernière minute.
Conclusion
Le projet Green Dock est perçu comme un symbole de greenwashing, contraire à l’intérêt écologique et social du territoire. Son gigantisme et son emplacement en font une menace majeure pour la biodiversité, la santé des habitants et le paysage des bords de Seine.
► Contribution n°855 (Web) Par Furé Patrice Déposée le 8 novembre 2025 à 11h40
Je suis habitant de Villeneuve-la-Garenne, qui plus est sur les quais de Seine (petit bras), côté quai d'Asnières entre le pont de l'Ile-Saint-Denis et le viaduc de l'A86. J'habite ici depuis 20 ans et j'ai pu observer visuellement les mouvements du fleuve, et notamment lors des crues de 2016 et 2018.
Ce projet à mes yeux comporte des faiblesses importantes:
- Déjà, il paraît complètement dépassé dans sa conception, avant même d'être construit. Le "big is beautiful" a montré ses limites et ressort plutôt d'une vision urbanistique des années 2000 que de 2030, année probable de sa livraison.
- Il est situé en bord de Seine à 50 mètres d'une zone Natura 2000. Ceci devrait suffire pour disqualifier le projet dans sa mouture actuelle. L'emplacement est particulièrement mal choisi, et cet entrepot n'a aucun besoin d'y être situé. Pourquoi ne pas avoir tenté de trouver d'autres parcelles sur le port de Gennevilliers, le long de darses déjà existantes ? La composante de transport fluvial du projet paraît faible et non contraignante au fil du temps. L'impact d'activité démarre à 15% du tonnage traité, mais n'évolue pas par la suite, dans les années suivantes. Si cette contrainte n'existe pas, c'est qu'il s'agit d'un projet captif qui pourrait être déplacé dans le port, sans nuire à la zone Natura 2000. Il existe suffisament de m2 disponibles dans le port de Gennevilliers pour accueillir l'activité.
- Le réseau routier autour du port n'est pas capable d'accueillir le trafic additionnel prévu, il est déjà saturé sur l'A86, sur le viaduc de l'A15. Les habitants des banlieues Nord de Paris sont parmi les plus mal lotis en termes de transports en commun. N'aggravons pas leur situation.
- L'activité en bord de Seine, avec cette estacade implantée sur le petit bras, va conduire à accentuer la navigation de gros bâtiments sur ce dernier, et alors même que ce bras de Seine accueille depuis toujours de nombreux habitants sur les péniches. Ce trafic supplémentaire de gros bâtiments risque de nuire fortement à la tranquillité des lieux.
- Visuellement, et sur toutes les images projetées, je suis effaré par l'effet "mastoc" des futurs docks, en comparaison de la taille du viaduc de Gennevilliers que nous voyons derrière et qui pour tout le monde, fait déjà figure de monstre de béton.
- Enfin, et malgré l'étude hydraulique produite en annexe, je reste sceptique quant à l'impact soit-disant nul que pourrait avoir un bâtiment de 600 mètres de long et 30 mètres de haut construit directement en bord de fleuve sur l'écoulement de la Seine en cas de crue. C'est un véritable mur qui se crée à l'endroit où les deux bras du fleuve se rejoignent.
Pour toutes ces raisons, je donne un avis négatif à la poursuite du projet GREEN DOCK sur son emplacement actuel.
► Contribution n°862 (Web) Par Legé, Romain Déposée le 9 novembre 2025 à 11h14
Je souhaite exprimer mon opposition au projet Greendock.
Malgré la communication du port et du promoteur autour d’un entrepôt « fluvial » et « vert », il apparaît que seule une faible part du trafic serait réellement acheminée par la voie d’eau. L’essentiel du transport resterait routier, générant chaque jour plusieurs centaines de rotations de camions supplémentaires. Ce déséquilibre remet en cause le caractère durable et la cohérence même du projet.
L’emplacement retenu pose également problème : situé en bord de Seine, sur une zone inondable et à forte valeur écologique, le site joue un rôle essentiel pour la biodiversité et la régulation des crues. L’implantation d’un bâtiment industriel de plus de 600 mètres de long et de grande hauteur est difficilement compatible avec ces enjeux environnementaux et avec les engagements de la collectivité en matière de transition écologique.
Au-delà de l’impact paysager, les conséquences pour les riverains seraient importantes : augmentation du trafic routier, pollution de l’air, nuisances sonores et visuelles, dégradation du cadre de vie. Ce type de plateforme logistique, par son ampleur, contribue à un modèle de développement qui accentue la pression urbaine sans réel bénéfice pour le territoire.
Enfin, plusieurs points du dossier d’enquête demeurent insuffisamment étayés, notamment sur la part effective du transport fluvial, les impacts cumulés du trafic et les alternatives de localisation.
Pour l’ensemble de ces raisons, je demande que le projet Greendock soit annulé et qu'un autre projet puisse émerger en cohérence avec les objectifs de développement durable, de de sobriété foncière, de préservation de la biodiversité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
► Contribution n°866 (Web) Par CHRISTELLE PLUVINET Déposée le 9 novembre 2025 à 13h24
Le projet GREENDOCK est-il vraiment souhaitable pour le territoire ?
Faut-il encore se demander si cet entrepôt profite à ses habitants, humains et autres qu’humains ? S’il augmente leur sécurité et s’il améliore leur santé ? Est-ce qu’il contribue vraiment à leur bien-être ?
Au-delà du surcroît indéniable de pollutions, de gaz à effet de serre et de nuisances qu’il entraîne, le projet Greendock s’affranchit de la prise en compte de l’élément primordial d’un territoire : ses habitants.
Le déroulé de la concertation en est la preuve.
Si la contestation est si vive parmi les habitants du territoire et au-delà, c’est bien parce que cet entrepôt ne leur apportera rien de bénéfique, bien au contraire. Il permet d’enrichir quelques déjà riches investisseurs extérieurs tout en proposant aux habitants des emplois précaires et hors sol.
Ce projet a détruit et prévoit de détruire encore de nombreux habitats accueillant une faune, une flore et d’autres organismes vivants spécifiques, certes ni rares ni protégés, voir inconnu, mais qui a su s’adapter à ce milieu perturbé et artificialisé. De fait, ces espèces le rendent vivant, fonctionnel, et l’intègre dans le territoire en lui rendant peu à peu ses fonctions écologiques : filtration de l’air, infiltration et filtration de l’eau, gestion des eaux de pluies, dépollution et aggradation du sol (fertilité !), accueil d’autres espèces (oiseaux, insectes…), régulation du climat…
La prise en compte des autres qu’humain, quand elle existe (uniquement pour les quelques espèces inscrites sur les listes d’espèces protégées), est insuffisante, inopérante voire inexistante. L’avis de la MRAE est suffisamment explicite sur ce sujet.
Ainsi, Greendock acte qu’il est plus important de pouvoir être livré en 24 h que d’améliorer la sécurité et la santé des populations locales ou d’accueillir des vivants autres qu’humains, capables de renaturer à eux-seuls cette parcelle – et de surcroît de maintenir le territoire habitable.
Car rendre cet espace aux habitants, humains et autres qu’humains, constituent sans doute la meilleure des solutions. Loin de la sanctuarisation du site, il s’agit de réfléchir – collectivement et localement – à une autre façon d’habiter le territoire, en s’alliant aux autres qu’humains et en s’intégrant au sein d’un maillage vivifiant et résilient.
Bien que s’étendant sur une surface limitée, un projet alternatif, issu d’une intelligence collective, locale, et prêtant une sincère attention aux autres qu’humains, visera à améliorer l’habitabilité et le cadre de vie du territoire, notamment :
- Par l’accessibilité pour les populations locales (en opposition à la privatisation par un grand groupe privé) et l’effervescence collective qui pourrait en découler ;
- Par le développement d’une activité qui répond réellement aux besoins de la population locale ;
- Par l’amélioration de l’habitabilité du territoire grâce à l’aggradation des fonctions écologiques du site : fertilité du sol, filtration des pollutions (sol, air, eau…), accueil de la biodiversité…
Ainsi, le projet Greendock, comme tant d’autres projets, résultent de l’entêtement de quelques organisations, publiques et privées, d’imposer au territoire une logique de marché, où les profits et la concurrence du marché mondial ignorent la réalité du territoire et le contexte local, et impose un projet hors-sol, délétère pour ceux qui habitent réellement ici, qu’il soit humain ou autre qu’humain.
► Contribution n°873 (Web) Par Amate Danielle Déposée le 9 novembre 2025 à 18h13
Non au projet Greendock
Je m’oppose pour plusieurs raisons au projet Greendock :
• Ce méga entrepôt (650m de long, 35m de haut, 50m de large) mettrait en danger une zone Natura 2000, située à 50m de là. Il s’agit d’une des zones de biodiversité les plus importantes du territoire métropole et la seule zone Natura 2000 d’Europe à être entièrement en zone urbaine dense. Elle accueille chaque année des dizaines d’espèces d’oiseaux protégés et est un maillon indispensable de la chaîne d’espaces naturels qui traverse la métropole. L’ombre projetée par ce gigantesque bâtimentl serait telle que la zone Natura 2000 serait privée de soleil en continu pendant l’hiver - et impacterait d’ailleurs également les habitants de la rive d’en face, à Epinay-sur-Seine. Comment imaginer qu’un projet d’une telle envergure puisse n’avoir aucun effet sur une zone protégée située à toute proximité ?
• Le transport par barges (moins émetteur en CO2) ne représenterait que 6 à 11% des volumes de marchandises transportées. Il s’agit donc en réalité d’un entrepôt géant pour camions qui aggraverait la circulation routière aux alentours du port de Gennevilliers avec une hausse du trafic des camions et de la pollution de l’air qui en résulterait.
• Goodman prétexte l’argument du fret fluvial pour réaliser un énième entrepôt routier alors que ce n’est pas ce qui manque autour de Paris, surtout en banlieue nord. De plus à 6 km du site de Goodman est déjà entamée la construction d’un entrepôt logistique similaire de 70 000m2, le projet CONNECT dans le 17e arrondissement. Comment défendre l’utilité stratégique de ce projet lorsque ce n’est qu’un doublon inutile ?
• Le site Greendock devrait faire venir 700 travailleurs pour une activité 7 jours sur 7, 24h sur 24. augmentant quotidiennement le nombre de personnes soumises à des niveaux de risques chimiques et industriels élevés, et ce contrairement à toutes les orientations règlementaires concernant les sites industriels Seveso : sont présents sur le Port de Gennevilliers plusieurs sites Seveso seuil haut.
J’espère que ces éléments retiendront l’attention de Madame la commissaire enquêtrice et des instances décisionnelles afin que ce projet ne voie pas le jour.
► Contribution n°877 (Web) Par section Ligue des Droits de l'Homme Saint-Denis Plaine Commune Déposée le 9 novembre 2025 à 19h04
La section de la Ligue des Droits de l'Homme de Saint-Denis Plaine Commune émet un avis défavorable à la suite de l'avis très réservé de la MRAE aux motifs que :
- ce projet exposera les salariés de l'entrepôt, et les habitants les plus proches, à des risques industriels potentiellement très dangereux et cumulés avec les autres risques industriels du port, ce qui constitue une atteinte disproportionnée au droit à un environnement sain qui justifie que ce projet ne se fasse pas. Le dossier rappele l'existence d'un dépôt pétrolier situé à 20 mètres au sud de la limite du terrain du projet, la proximité de l'oléoduc Trapil et de 7 établissements "Seveso seuil haut" dans un rayon de 1 km du projet. Aucune mesure du projet ne permet de garantir que les salariés de l'entrepôt et des alentours seront suffisamment et régulièrement protégés de ce danger. La mémoire de l'incendie de l'usine Lubrizol (classée Seuil seuil haut) du 26 septembre 2019 dans le quartier industrialo-portuaire de Rouen enseigne que ce projet ne devrait pas être autorisé vu le cumul de risques auxquels il expose.
- ce projet se situe dans une zone inondable au pied de la Seine. Le dossier indique que la submersion du projet est possible sous plus de 2 mètres d'eau à certains endroits en cas de crue identique à celle de 1910 et que le risque d’inondation par remontée de la nappe phréatique présente une sensibilité très élevée. La mesure d'évaluation de ce risque pendant la phase travaux (mise en place d'une station vigicrues) ou le retrait du bâtiment par rapport à la Seine sont largement insuffisants pour réduire ou compenser ce risque. Il n'est pas acceptable d'exposer les salariés et les habitants à ce risque élevé dans un contexte de dérèglement climatique.
- ce projet, qui devrait impliquer la rotation d'environ 2500 camions par jour une fois livré, va aggraver la médiocre qualité de l'air que respirent déjà les salariés et habitants du secteur. Le dossier précise que les recommandations de l’OMS sont dépassées pour le NO2, les particules fines (PM10 et PM2,5) et l’ozone dans l’ensemble de la zone d’étude. En phase travaux, les mesures de réduction de cette dégradation de la qualité de l'air (par une charte et arrosage) sont évaluées comme négligeables dans le dossier. Cette aggravation de la qualité de l'air, qui est un enjeu fort, porte atteinte au droit à vivre dans un environnement sain et justifie que ce projet ne soit pas autorisé.
- le dossier ne dit pas si le propriétaire ou le locataire du bâtiment, s'il est construit, respectera les droits des salariés. Or, le contexte du port de Gennevilliers fait douter de ce respect vu les trop nombreux accidents du travail et la répression subie par des délégué syndicaux (dans l'entreprise Geodis par exemple).
- l'ampleur du bâtiment porte une atteinte démesurée aux espèces faunistiques protégées (30 espèces d'oiseaux protégées notamment et 1300 m² d'habitat piscicole détruit).
- la construction de près de 11 000 m² de bureaux au sein de ce bâtiment interroge vu sa localisation très éloignée d'une station de transports en commun et la disponibilité de bureaux déjà existants, mieux placés et vides.
► Contribution n°880 (Web) Par Barban Olivier Déposée le 9 novembre 2025 à 19h46
Le futur entrepôt est situé à seulement 75 mètres du site Natura 2000 de l’Île-Saint-Denis, zone refuge crucial pour la faune ornithologique, dont les grands cormorans, martins-pêcheurs et sternes Pierregarin. Le projet risque d’interrompre un corridor de biodiversité et menace la trame noire et bleue du petit bras de la Seine, nécessaires à ces espèces.
J’ajoute que ce projet « pharaonique » entraînera la disparition d’un des derniers îlots de fraîcheur et de biodiversité en petite couronne parisienne, précieux en période de réchauffement climatique. Les objectifs de renaturation des berges de Seine sont sacrifiés au profit de l’emprise logistique.
Les études montrent que malgré sa façade « multimodale », plus de 85% des flux entrants et sortants du site seront assurés par la route, soit près de 1200 rotations de camions par jour. Cela aggravera la pollution de l’air, sonore et lumineuse en continu sur une zone déjà saturée et engendrera une augmentation des embouteillages, mettant en péril la santé des habitants et la faune locale.
Sur le plan humain maintenant, cet entrepôt fonctionnant 24h/24 il va génèrer une hausse du bruit et de la pollution lumineuse, avec des conséquences directes sur le sommeil, la santé mentale et le bien-être du voisinage.
Sur le plan visuel aussi, le gigantisme de la structure, qui s’élèvera sur près de 600 mètres de longueur et 30 mètres de haut, viendra altérer irrémédiablement le paysage du fleuve, visible d’Épinay-sur-Seine et Argenteuil. Il privera les promeneurs de leur cadre naturel et bouleversera les usages récréatifs des berges.
Enfin, l’augmentation du trafic lourd sur les voies locales, déjà saturées, multipliera les risques d’accident, de congestion, et détériorera davantage la qualité de l’air. De telles nuisances contredisent les ambitions affichées de transition écologique du territoire.
Conclusion : Green Dock incarne un modèle industriel obsolète, avec une certaine opacité dans son partenariat public/privé et une logique de surproduction et de surconsommation qui va à l’encontre des objectifs de protection du vivant et d’amélioration de la vie urbaine. Ce projet doit être suspendu et repensé de manière globale, en concertation réelle avec les riverains, les associations et les élus locaux pour garantir la survie des habitats naturels et le respect des habitants de Gennevilliers et des communes voisines. Je ne souhaite pas non plus qu’il masque l’arrivée d’un data center !
► Contribution n°886 (Web) Anonyme Déposée le 9 novembre 2025 à 22h58
En tant que chercheuse au MNHN, je suis opposée au projet de plateforme logistique « Green Dock » porté par la société GOODMAN au sein du Port de Gennevilliers, car ce projet est en contradiction avec la nécessité d’une transition écologique, afin d’enrayer le déclin de la biodiversité et le réchauffement climatique :
Menaces sur la biodiversité : cette plateforme, qui aura une très grande emprise au sol et une hauteur de 35m, est située à proximité d’une zone Natura 2000, qui accueille 15% de la faune aviaire d’Ile de France en hiver, dont 12 espèces d’oiseaux inscrites à l’annexe I de la directive Oiseaux (espèces qui font l’objet de mesures de conservation spéciales du fait de leur vulnérabilité, de leur rareté, de la spécificité de leur habitat…), qui nécessitent une demande de dérogation. Concrètement, la plateforme augmentera le trafic fluvial (avec dégradation des berges) et en hiver la zone Natura 2000 sera constamment dans l’ombre du bâtiment (rapport MRAe).
Emissions GES : malgré le recours au trafic fluvial (voir ci-dessus), l’activité de la plateforme entrainera une augmentation du trafic routier, notamment au moyen de poids lourds, ce qui aura pour conséquences une augmentation des émissions de gaz à effet de serre et polluants, ainsi que des nuisances sonores pour les riverains et la faune sauvage (sans compter que les travaux de construction seront également source de GES, pollutions diverses et nuisances sonores).
Alors que l’urgence écologique nous impose de ralentir, de diminuer nos consommations, de privilégier des circuits courts, mais aussi d’avoir un rapport plus empathique à la faune et à la flore, le projet Green Dock, malgré son nom trompeur, s’inscrit complètement à contre-courant de cette démarche.
► Contribution n°887 (Web) Par Oscar Déposée le 10 novembre 2025 à 05h44
Je souhaite exprimer mon opposition au projet Greendock prévu sur les berges de la Seine à Gennevilliers.
Ce projet d’entrepôt géant (650 mètres de long, 35 mètres de haut) soulève de fortes préoccupations environnementales et sociales.
1. Impact paysager et urbanistique :
Un bâtiment de cette taille, implanté sur une zone visible depuis Épinay-sur-Seine et l’Île-Saint-Denis, dénaturerait le paysage fluvial et créerait une barrière visuelle majeure le long de la Seine. Ce secteur devrait au contraire être valorisé pour ses fonctions écologiques et récréatives.
2. Nuisances sonores, lumineuses et atmosphériques :
L’activité logistique, les livraisons par camions et l’éclairage nocturne entraîneraient une dégradation de la qualité de vie pour les riverains, ainsi qu’une augmentation des émissions polluantes et du bruit.
3. Biodiversité :
Les berges de la Seine et l’Île-Saint-Denis accueillent une faune variée (poissons, oiseaux, petits mammifères). Les travaux et l’exploitation du site risquent de détruire ces habitats fragiles, alors qu’ils constituent l’un des derniers corridors écologiques du secteur.
4. Alternatives possibles :
Je demande que le projet soit revue en profondeur, notamment en réduisant la hauteur et la surface de l’entrepôt, en intégrant de véritables mesures de compensation écologique, ou en étudiant des sites industriels déjà urbanisés.
Pour ces raisons, je considère que le projet Greendock, tel qu’il est présenté, est incompatible avec les objectifs de transition écologique et d’aménagement durable du territoire.
Je demande donc au commissaire enquêteur et aux autorités compétentes d’émettre un avis défavorable au projet dans sa forme actuelle.
► Contribution n°904 (Web) Par Ybert Juliette Déposée le 10 novembre 2025 à 15h20
Je souhaite apporter ma contribution en tant que personne directement concernée par ce projet, puisque future habitante de l'île-Saint-Denis, en bordure de la Seine et du petit bras de Seine.
Je ne peux qu'exprimer mon extrême inquiétude face à ce projet, qui, au delà de perturber durablement notre qualité de vie et notre santé, va impacter la totalité des riverains des villes concernées et voisines et affecter irrémédiablement les nombreuses espèces d'animaux et de végétaux vivant dans la zone Natura 2000 de l'Île Saint Denis, à 75m du projet Greendock.
A la lecture des éléments du projet et de l'avis de la MRAe, je vois de nombreuses objections et inquiétudes vis-à-vis de ce projet, sur divers sujets :
La santé humaine, qui sera impactée irrémédiablement par la pollution engendrée, d'une part, par le chantier de construction (pendant 18 mois, tous les jours, et potentiellement la nuit) mais également de manière pérenne par une activité routière énorme (1200 camions par jour !) qui viendra s'ajouter à un schéma de circulation routière déjà saturé. Cette région est déjà particulièrement touchée par la pollution de l'air, car encadrée par des infrastructures routières majeures qui impactent la santé des riverains. Pourquoi ajouter à cette situation des milliers de camions, qui viendront impacter la vie de milliers de personnes ?
Que fera-t-on quand ces passages de camion créeront embouteillages (et donc plus de pollution), et accidents ? Comment protégera-t-on les personnes à mobilités réduites, les pétons, ou encore les cyclistes d'autant de camions sur les routes ?
Étant cycliste et amenée à utiliser cet itinéraire, je crains sérieusement pour ma vie face à des camions à visibilité réduite et au poids extrême qui ne feront qu'une bouchée des deux roues (scooters et motos inclus).
Les axes de Gennevilliers, Villeneuve la Garenne sont déjà saturés et provoquent des embouteillages fréquents, entraînant pollution de l'air, mais aussi pollution visuelle et sonore.
En outre, si la marchandise ne devait transiter que par bateau, le problème de la pollution reste le même. Cela amènerait une pollution sonore et visuelle constante, ainsi qu'un risque d'accident accru (par exemple, le pont de l’île Saint Denis est bloqué jusqu'à l'été 2026 suite à un incident, un bateau de croisière ayant percuté un poteau soutenant le pont. Si le trafic augmente considérablement, ce genre d'incident ne fera que progresser, impactant durablement la vie quotidienne des riverains).
La pollution sonore sera irrémédiable pour l'ensemble des riverains et habitants des berges, du côté 92 comme du côté 93.
- La MRAe le cite dans son avis sur le projet : la pollution visuelle sera bien présente, puisque le projet est bien trop grand pour se fondre dans le paysage.
Il est également en contradiction avec les défis de notre temps, notamment sur l'adaptation au changement climatique. A l'heure où les zones de fraîcheur deviennent vitales et où les berges sont des endroits prisés lors des épisodes de chaleur pour leur humidité, pourquoi envisager une emprise foncière énorme et priver les riverains d'une des seules zones de fraîcheur accessible dans la région ?
Par ailleurs, les communes alentours n'ont de cesse que d'aménager les berges de Seine au profit des habitants, afin d'en faire des zones de fraîcheur et de loisirs pour leur permettre de mieux vivre en ville.
Outre l'aspect vital pour les habitants, le risque d'inondation par crue semble avoir été sous estimé.
A l'heure du changement climatique, nous ne pouvons plus construire sans penser à l'exposition et la vulnérabilité des bâtiments. Il suffit d'utiliser certains outils reconnus (tels que R4RE / Bat Adapt) pour constater que la zone est sujette à un risque d'inondation par débordement non nul.
Ce projet va à l'encontre de tout ce qui a été réalisé jusqu'à présent, et de toutes les connaissances actuelles en termes d'adaptation et de changemennt climatique.
L'impact majeur sur la biodiversité : ce projet se situe en face d'une zone Natura 2000, véritable refuge pour des espèces protégées. L'île de France, et particulièrement le département du 93 où est situé cette zone, est en déficit structurel ; à la fois d'espaces verts et d'espaces de biodiversité.
En construisant un projet d'une telle envergure, c'est toute la trame écologique du 93 et du 92 qui sera impactée, dérangeant autant la vie de la faune et la flore (nuisances sonores, lumineuses, d’espace) que leurs migrations et habitudes.
Il faut absolument revoir l'ampleur du projet, et son emplacement.
A l'heure ou nous disposons de toutes ces informations sur les risques climatiques, pour la biodiversité, et pour la santé humaine de milliers de riverains sur tous les plans, il est criminel de poursuivre ce projet.
En tant qu'habitante de la zone, je vous prie de prendre en considération cet avis ainsi que les centaines d'autres appelant à minimiser à minimiser les risques pour notre santé et celle de nos enfants. Par ailleurs, nous souhaitant des berges vivantes, accessibles aux habitants, des quartiers où il fait bon vivre et ou chacun pourra trouver sa place.
Nous ne souhaitons pas vivre dans un univers fait de béton et d'infrastructures cachant et bloquant la nature, au milieu de milliers de camion.
Il est de votre responsabilité d'agir avant qu'il ne soit trop tard et que cette construction se paie au prix fort.
► Contribution n°926 (Web) Par Besné Anne Déposée le 11 novembre 2025 à 12h44
Je m'oppose fermement à ce projet d'entrepôt logistique disproportionné (600 m de long, 35 m de haut) par rapport à l'activité industrielle antérieure à cet endroit du port de Gennevilliers, déraisonnable et à contrecourant de la transition écologique, de la préservation des berges de Seine et des espaces naturels environnants. En un mot, ce projet n'est pas du tout "green" comme son nom l'indique :
1/ Contrairement à ce qui est prétendu, le transport de marchandises ne sera pas essentiellement effectué par voie fluviale mais par la route à hauteur de 80%, ceci aggravant une circulation déjà très dense dans ce secteur de Gennevilliers et la pollution qui touchera les villes d'Argenteuil et d'Epinay sur Seine en particulier
2/ Il se situerait à l'une de ses extrémités en face de la pointe de l'Ile Saint Denis , classée Natura 2000 et sera très néfaste pour les populations d'oiseaux très nombreux actuellement, notamment à cause du bruit et de l'éclairage artificiel généré par cette activité 24h/24 et 7j/7,
3/ Il se situerait principalement en face des berges de Seine d'Argenteuil en cours d'aménagement et occasionnerait de nombreuses nuisances pour les promeneurs, alors que les espaces naturels sont rares dans cette zone ainsi que pour les riverains des berges et des rues d'Argenteuil et d'Epinay sur Seine surplombant la Seine à cet endroit (bruit, pollution de l'air et pollution lumineuse) sans parler de la disparition d'un paysage remarquable peint parles impressionnistes de la fin du 19 ième.
► Contribution n°939 (Web) Par ROCHE-NOËL, Alphée Déposée le 11 novembre 2025 à 18h35
Qui n'a pas vu avec bonheur les cormorans perchés, l'hiver, dans les arbres du Nord-Ouest de l'Île-Saint-Denis ? Les sternes voleter autour de la pointe ?
Les associations écologiques l'avaient prédit, l'autorité environnementale régionale l'a confirmé : le monstrueux projet Green Dock aurait un impact majeur sur la biodiversité dans cette zone pourtant labellisée Natura 2000.
Partout dans le monde, les populations d'oiseaux disparaissent, à un rythme vertigineux, décimées par l'exploitation des ressources halieutiques, l'agriculture intensive, la destruction de leurs habitats, etc.
Faut-il poursuivre la fuite en avant ? Au nom de quelles valeurs ?
Sommes-nous condamnés à penser toujours plus grand, gros, « modal », au détriment du vivant, humain et non-humain ?
Le fait est qu'au point où nous nous trouvons, après avoir dégradé autant qu'il était possible notre environnement pendant des décennies, la raison devrait nous commander à toutes et tous de mettre le pied sur le frein et de nous demander, pour CHAQUE projet, en conscience, en honnêteté, si les impacts environnementaux - comme sociaux - ne sont pas supérieurs aux « profits » escomptés.
Ce que ni Haropa ni Goodman n'ont visiblement fait.
Il appartient dès lors au préfet et aux autorités compétentes d'en tirer les conséquences et de suivre en particulier l'avis de la MRAe, en ne faisant pas droit aux demandes de permis de construire et d'exploiter.
Il appartient à Haropa de retirer son projet actuel.
Après quoi il reviendra aux autorités publiques concernées - mairies, EPCI, etc. -, à la société civile engagée ainsi qu'aux citoyen.nes d'œuvrer à la renaturation des berges autour de l'Île-Saint-Denis.
Car il ne peut plus être seulement question d'agir « en défense » de l'environnement et de la biodiversité. Il convient à présent de leur « refaire de la place » dans nos villes et dans nos vies.
► Contribution n°943 (Web) Par PAPAGIANNOPOULOS Christos Déposée le 11 novembre 2025 à 19h21
PROJET GREENDOCK
CONTRIBUTION A L’ENQUETE PUBLIQUE
L’enquête publique concerne le projet de construction par la société GOODMAN d’un entrepôt colossal en bord de Seine.
La MRAe a émis 19 recommandations auxquelles GOODMAN a répondu par un mémoire de 80 pages critiquant vivement le rapport.
Si nous analysons les réponses, nous sommes d’avis que ces critiques sont émises à tort.
Nous ne pouvons pas analyser ici tout le dossier. Nous prendrons comme exemple les réponses aux 17e et 18e recommandations concernant le trafic et la part fluviale.
Le choix de ces deux recommandations a été fait car le poste des nuisances liées au trafic est un poste particulièrement important.
Le port cherche à se densifier et le trafic engendré par les nouvelles ou futures activités n’est pas pris en compte dans les calculs de l’entrepôt. C’est par exemple le cas de l’usine de méthanisation.
C’est encore le cas du projet de stockage pétrolier de la Société de gestion de produits pétroliers (société ESSO France) qui avance sans avis de la MRAe qui ne s’est pas prononcée sur ce nouveau projet, ses membres ayant démissionné quelques jours avant le dépôt de la demande d’avis du 29/7/2025.
La route principale du port est déjà extrêmement chargée par les très nombreux véhicules des activités
Commençons d’abord par la qualification ‘’d’entrepôt fluvial’’ qui a été inventée pour justifier cette construction en bord de Seine.
1. LA PART FLUVIALE
Il y a environ 2 ans, nous avions été invités par GOODMAN à une démonstration de transport fluvial aval.
Le promoteur a présenté une barge d’une capacité de 6 rotations par jour avec une charge potentielle d’une quinzaine de VUL (Véhicules Utilitaires Légers) pour chaque rotation.
Dans le cas d’une extrême optimisation, tant au volume qu’au poids, ces VUL partiraient avec une charge complète de 1 tonne chacun, soit 90 tonnes par jour.
Dans le mémoire en réponse à la MRAe, GOODMAN indique 8 rotations et 420 tonnes par jour (52,5 tonnes/rotation).
GOODMAN n’explique pas de quelle manière les 15 ou 16 VUL d’un poids total autorisé en charge (PTAC) de 3,5 tonnes pour chacun et d’une charge utile d’environ une tonne, pourraient transporter les 52,5 tonnes.
Bien que ce calcul reste un calcul sur papier, impossible à atteindre à notre avis, nous prendrons pour nos calculs une charge théorique maximale de 120 tonnes/jour ce qui est loin des chiffres donnés déjà et, qui furent optimisés à souhait lors de l’évolution de la contestation puisque sur la précédente présentation il s’agissait de 152 à 292 tonnes.
La part fluviale maximale (donc très) théorique à la sortie, bien que quasi impossible à atteindre dans la pratique, est de 120 tonnes, soit 5,7% de 2 100 tonnes par jour préconisées.
Quant à l’éventuelle réception des marchandises par le fleuve, la part fluviale est invérifiable à ce stade et la distance est donnée uniquement à vol d’oiseau alors que d’autres entrepôts se situent déjà plus près des zones de débarquement.
Actuellement le mode fluvial de transport en sortie, n’est pas utilisé par les usagers du port et la seule navette quotidienne ‘’ALPHA 01’’ d’IKEA atteint rarement 50% de charge.
La majeure partie du territoire servi est plus aisément accessible du port par la route que par le mode fleuve + route.
En effet, sur l’ensemble du territoire d’Ile de France, la partie proche du fleuve est très limitée et en dehors d’un trajet précis comme ‘’port - entrepôt IKEA’’, l’option fleuve + route s’avère très difficile à mettre en œuvre pour le dernier Km des petits colis et l’association de 2 modes perd sa nature vertueuse.
Quel est l’intérêt à effectuer 2 trajets (fleuve + route) pour servir par exemple le 18e arrondissement, le Blanc Mesnil, Bobigny ou encore la Garenne Colombes ?
Par ailleurs, le promoteur GOODMAN indique l’arrivée quotidienne à l’entrepôt de 2 568 tonnes et le départ de 2 100 tonnes car ‘’468 tonnes sont mises en stock à l’entrepôt’’ !!! (page 64 du mémoire en réponse).
GOODMAN a minimisé la quantité sortante, sans expliquer ce qu’il adviendra de ce stock.
Il ne peut y avoir un excédent de stockage de 468 tonnes par jour à l’infini. Les deux chiffres doivent être identiques.
Il s’agit là d’une absence totale de sérieux comme pour d’autres postes dans les 5 000 pages des rapports.
Il n’est pas à négliger non plus le fait que la partie du fleuve où se situeraient les pontons, constitue la partie la plus large et l’endroit où les bateaux de croisière français ou étrangers font demi-tour.
Cela a un coût pour le tourisme qui n’a pas été pris en compte.
2. LA DISTRIBUTION QUOTIDIENNE PAR LA ROUTE.
La réception quotidienne des marchandises s’effectue d’après le promoteur, au moyen de 204 camions, soit 408 mouvements 204 entrées et 204 sorties dont la moitié entre 22h et 6h d’un tonnage moyen de 12,58 tonnes par véhicule.
Il s’agit encore de chiffres bien optimisés.
La sortie de 1 980 tonnes en distribution (déduction faite de 120 tonnes théoriques du fluvial et de 468 tonnes lesquelles sans être distribuées s’accumuleront à l’infini dans l’entrepôt !), s’effectue selon le promoteur au moyen de 520 véhicules, ce qui correspond à une charge de 3,81 tonnes/véhicule.
L’entrepôt étant principalement un entrepôt du dernier Km, créé surtout pour les besoins du e-commerce en plein développement, la distribution se fera principalement par des VUL.
D’après notre enquête auprès des sous-traitants en messagerie du dernier Km, les VUL distribuant les petits colis sortent rarement chargés à plus de 200 kg par rotation transportant une centaine ou un peu plus de colis.
En appliquant cette donnée, nous arrivons très vite à plusieurs milliers de VUL par jour bien loin des calculs optimisés de GOODMAN.
En considérant le projet originel, les observations de la MRAE et le mémoire en réponse, nous constatons que la société GOODMAN n’a pas hésité à optimiser au fur et à mesure, les postes que de toute manière elle ne maitrise pas et qui dépendent des futurs locataires comme la part fluviale dont le calcul est totalement erroné et ceci même en appliquant ses propres données.
QUELQUES AUTRES DONNEES
Taille
Si l’entrepôt est représenté comme équivalent à 2 stades de France, il faut rappeler que sa surface, sans tenir compte des annexes (parking etc.), fait plus de 18 fois la surface de l’église N-D de Paris.
Plan Local d’Urbanisme (PLU)
Les PLU sont conçus pour mieux organiser les villes et leur tissu urbain dans le plus grand intérêt des habitants.
En principe, les projets doivent s’adapter au PLU ainsi élaboré de chaque ville.
Dans le cas de GREENDOCK, c’est le PLU qui a été adapté au projet.
Urbanisme
Si les nouveaux besoins du e-commerce exigent plus d’entrepôts, ceux-ci doivent se faire de façon équilibrée sur l’ensemble du territoire.
La dilution des entrepôts dans l’ensemble de l’espace du territoire servi est loin d’être contre-productive comme décrite dans les différents rapports.
La création de petits entrepôts permet une optimisation certaine car avec une bonne organisation aidée par les progrès de l’informatique, chaque entrepôt se trouvera plus près de la zone à desservir et Gennevilliers n’est pas en position de desservir de façon ‘’vertueuse’’ toute la région parisienne.
Environnement
Le projet fait face sur 400 m de longueur à une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), qui est en même temps une zone NATURA 2000 ainsi que l’unique zone non anthropique de la région Parisienne.
La grande hauteur du bâtiment impacte le petit bras de la Seine en le plaçant à l’ombre du soleil pendant 6 mois par an tout en l’éclairant la nuit et modifie les couloirs des vents et par conséquent le microclimat local.
Par ailleurs, le bâtiment crée une saturation optique et paysagère sur 652 m sur le bord opposé (chemin de Halage à Epinay-sur-Seine).
Rappelons ici l’article du L511-1 du Code de l’Environnement :
‘’Sont soumis aux dispositions du présent titre les usines, ateliers, dépôts, chantiers et, d'une manière générale, les installations exploitées ou détenues par toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l'agriculture, soit pour la protection de la nature, de l'environnement et des paysages, soit pour l'utilisation économe des sols naturels, agricoles ou forestiers, soit pour l'utilisation rationnelle de l'énergie, soit pour la conservation des sites et des monuments ainsi que des éléments du patrimoine archéologique.’’
Santé humaine et pollution
Les mesures de l’air déjà présentées ont été effectuées du côté opposé à la Seine proche de l’A86, soit en amont des vents dominants sud-ouest.
MRAe : ‘’Par ailleurs, la présentation du projet se limite au bâtiment logistique. Or, le projet porte sur la mise en œuvre d’une chaîne logistique qui dépasse la seule infrastructure située sur le port et dont les conséquences sont totalement éludées par le pétitionnaire. Par conséquent, l’analyse des incidences sur certains enjeux, notamment ceux liés au climat et à l’émission de gaz à effet de serre, est nettement tronquée et insuffisante’’
Le port de Gennevilliers engendre déjà une pollution très importante autant en microparticules (PM2,5 ou PM5) qu’en tout un éventail d’autres polluants extrêmement néfastes pour la santé humaine.
Cette pollution au milieu d’une grande agglomération est d’un autre temps où les industries se trouvaient au milieu des zones urbaines habitées.
Les personnes habitant en aval des vents dominants (Epinay-sur-Seine, Ile Saint-Denis, Argenteuil etc.) subissent déjà une pollution préjudiciable à la santé qui alourdit le budget de la Sécurité Sociale.
Il n’est pas inutile de rappeler ici que le département de la Seine-Saint-Denis, qui sera le plus impacté par le projet, fait déjà partie des départements les plus pollués de France.
Ne pas subir cette pollution constitue un droit fondamental émanant du 1er article de la Charte de l’Environnement :
Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.
Hormis les particules créées par la combustion des moteurs, les centaines de gros camions et pas seulement qui emprunteront chaque jour la descente circulaire de 270 m avec une pente particulièrement raide, engendreront avec leur freinage et à chaque trajet, plusieurs milliards de microparticules qui se disperseront dans l’atmosphère.
Rappelons que les microparticules suspendues dans l’atmosphère descendent vers le sol avec une vitesse moyenne de 1 m toutes les 7 heures.
Il faut considérer que chaque minute engendrera plusieurs mouvements d’entrées ou sorties de voitures pour véhiculer les quelques milliers de tonnes de marchandises par jour.
Il ne s’agit pas de réduire la quantité de tonnage car en dessous des chiffres annoncés, la rentabilité et la taille de cet entrepôt seraient remises en question.
EPILOGUE
Devant l’ampleur démesurée du projet, un mouvement spontané de contestation s’est levé de la part des habitants des communes environnantes, inquiets des conséquences qu’ils peuvent entrevoir.
Cependant l’ampleur réelle des conséquences est difficilement perceptible car comme l’a déjà indiqué à plusieurs reprises la MRAe le dossier malgré ses 5 000 pages est illisible par le public.
GOODMAN n’a pas hésité à plusieurs reprises à dissimuler l’ampleur du projet.
Lors de la réunion organisée par le promoteur, le projet a été présenté sous une échelle de 14 m de hauteur à la place de 35 m !
Il en est de même sur d’autres postes comme le très important poste du trafic, traité plus haut.
Le projet GREENDOCK malgré sa fausse modernité apparente et son nom, est un projet d’un autre temps, extrêmement néfaste pour la santé humaine, la nature et la faune environnante protégée.
Il ne devra en aucun cas se réaliser.
11/11/2025
Christos PAPAGIANNOPOULOS
ARCHITECTE DIPLOME PAR LE GOUVERNEMENT-URBANISTE
► Contribution n°945 (Web) Anonyme Déposée le 11 novembre 2025 à 19h49
Madame, Monsieur,
En tant que citoyenne vivant proche du projet greendock (93200) et personne mobilisée pour la protection environnementale et la justice sociale, je m'oppose à ce projet.
Greendock est un projet qui n'est plus conforme à nos intérêts et défis du 21e siècle. Cet aménagement territorial fait peser un risque trop lourd sur la biodiversité locale; qui plus est sur un territoire déjà très artificialisé et pollué. En plus d'être un risque élevé pour la faune et la flore locale, la réalisation de ce projet serait une injustice sociale pour les riverains.
En ce qui concerne le coût humain, en plus d'empirer le cadre de vie des locaux (pollution de l’air, pollution sonore et pollution lumineuse), ce projet ne répond pas à ma vision politique du bien-être au travail. Les conditions salariales de ce genre d'entrepôts détruit les corps et les esprits des travailleuses et travailleurs; en raison de conditions de travail difficiles qui alimentent un système de surconsommation et surproduction. Et ceux sur une planète avec des limites, sur des humains avec des limites, sur une biodiversité avec des limites et déjà suffisamment fragilisée... Voilà, la boucle est bouclée.
Ce projet n'est autant pas viable pour nous les être humains que pour tous les autres être non humains élémentaire pour le développement durable de la région et du pays. Des alternatives plus pertinentes sont possibles. Greendock ne représentent aucune de celles-ci. Je réitère donc mon refus de la réalisation du projet greendock.
► Contribution n°948 (Web) Par Pönitzsch Nathalie Déposée le 11 novembre 2025 à 22h24
Madame, Monsieur,
Je vous écris pour m'opposer fermement au projet Green Dock. Je suis habitante et thérapeute acupuncteur installée à L'Île-Saint-Denis depuis 2012.
Ce projet aura un impact direct et grave sur mon activité professionnelle.
L'augmentation du trafic de camions va provoquer des embouteillages permanents. Mes patients, souvent fragiles ou en situation de stress, auront le plus grand mal à me rejoindre car c’est déjà le cas aujourd’hui avec la fermeture du pont. Les retards et les annulations vont se multiplier, mettant en péril la continuité des soins que je propose et la viabilité de mon cabinet.
De plus, la pollution atmosphérique et sonore dégradra le cadre de sérénité nécessaire à mon travail.
Il est inacceptable qu'un projet soit autorisé alors qu'il va :
· Nuire à la santé publique (pollution, stress).
· Handicaper l'accès aux soins pour les habitants.
· Détériorer la qualité de vie de tous.
Je vous demande de rejeter ce projet.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Fait à L'Île-Saint-Denis, le 11 novembre 2025
► Contribution n°951 (Web) Anonyme Déposée le 12 novembre 2025 à 08h46
Je souhaite, par la présente, exprimer ma vive opposition au projet Greendock dans le cadre de l'enquête publique. Après avoir pris connaissance des documents soumis et pris le temps de réfléchir aux impacts environnementaux, sociaux et économiques du projet, plusieurs arguments me poussent à m'opposer fermement à sa réalisation.
Impact environnemental : Le projet Greendock menace de porter un coup sévère à l'écosystème local. L'implantation de ce projet dans une zone déjà fragile écologiquement risque de dégrader les habitats naturels, de nuire à la biodiversité et de provoquer des perturbations sur les écosystèmes marins et terrestres. Les études d'impact semblent minimiser ces risques et ne proposent pas de solutions réellement efficaces pour la préservation de la faune et la flore locales. De plus, l'augmentation de la circulation maritime et terrestre associée au projet entraînera une pollution accrue, tant sonore que chimique, sans garanties suffisantes de réduction des émissions polluantes.
Changement climatique et transition énergétique : Le projet Greendock semble aller à l'encontre des objectifs de la transition énergétique et de la lutte contre le changement climatique. En effet, il repose sur des infrastructures qui favorisent des pratiques industrielles polluantes, ce qui est incompatible avec les objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre que notre société doit atteindre pour limiter le réchauffement climatique. Il est impératif de privilégier des projets qui contribuent à la décarbonation et à l’adaptation aux effets du changement climatique, plutôt que de renforcer une économie basée sur des industries polluantes.
Perturbation des communautés locales : Le projet menace également les populations locales, qu'il s'agisse des résidents ou des travailleurs. La construction et l'exploitation de l'infrastructure Greendock entraîneront inévitablement une perturbation considérable des conditions de vie des habitants, notamment en termes de bruit, de circulation, et de sécurité. Il est préoccupant de constater qu'aucune mesure véritablement contraignante n’a été envisagée pour minimiser ces effets sur la qualité de vie des personnes vivant à proximité.
Manque de consultation et de transparence : La consultation publique sur le projet Greendock semble avoir été insuffisante et manquant de véritable transparence. Les informations diffusées au public sont parfois lacunaires, et il n’y a pas eu une véritable prise en compte des préoccupations soulevées par les citoyens. Un projet de cette envergure doit faire l’objet d’une concertation véritable et exhaustive, impliquant tous les acteurs concernés, notamment les riverains, les associations environnementales et les experts en urbanisme durable.
Alternatives possibles : Il existe de nombreuses alternatives plus durables à ce projet. Au lieu d’implanter un projet industriel d’envergure, il serait possible d’investir dans des solutions respectueuses de l’environnement et centrées sur la transition énergétique, comme des projets d’agriculture urbaine, d’énergie renouvelable, ou d’infrastructures vertes. Ces initiatives pourraient non seulement créer des emplois mais aussi améliorer la qualité de vie des habitants, tout en étant compatibles avec les enjeux écologiques et sociaux actuels.
En conclusion, le projet Greendock représente un pas en arrière dans la transition écologique et est porteur de nombreux risques pour l’environnement, la santé publique et les communautés locales. Je demande donc l’abandon de ce projet et la mise en place d’une nouvelle consultation plus transparente et inclusive, afin de réfléchir à des alternatives réellement durables et respectueuses de notre environnement et de nos concitoyens.
Je vous remercie de prendre en compte cette contribution dans l’évaluation du projet.
► Contribution n°962 (Web) Anonyme Déposée le 12 novembre 2025 à 12h06
Bonjour,
Quel est l’intérêt de ce canal « Nord Seine Europe » ?
Les voies navigables existantes sont déjà sous fréquentées, ou beaucoup plus pertinentes en terme de kilométrage et temps de parcours, pour des chargements plus importants, comme c’est le cas pas l’axe Paris-Le Havre.
De plus, il a déjà été démontré que la création de ces mega axes fluviaux ne répondent pas à la promesse de desengorgement du trafic routier : ils sont soit complémentaires quand il s’agit de granulat ou matériau (approvisionnement des plateformes) soit incompatibles avec le fluvial quand il s’agit d’un autre type de fret (colis). L’exemple du main-Danube n’est qu’un des nombreux échec de ce type de projet qui ne sont pas compréhensifs des dynamiques existantes ou de l’intérêt général.
Un canal mal-dimensionné, ne servant l’intérêt que de quelques uns, et tout ça à quel prix ?
3000 hectares de terrains naturels et agricoles consommés.
78 millions de m3 excavés
35 millions de m3 d’eau stockée
Un village scindé en deux
300 espèces protégées avec des zones de compensations risibles
Le tout pour à minima 10 milliard d’euro d’argent public ?
Ce projet doit cesser.
► Contribution n°964 (Web) Par Redon Francis Déposée le 12 novembre 2025 à 14h31
Un certain nombre de pièces manquent dans le dossier d’enquête publique.
Pour la bonne information du public ils doivent être joints aux documents associés à l’étude d’impact.
Voir pièce jointe
Document joint
► Contribution n°974 (Mairie de l’Île St Denis- Annexe administrative) Par Catherine MANGEOT Déposée le 12 novembre 2025 à 16h55
- Risques/Zone Natura 2000 : éclairages, bruit
- Risques liés au bâtiment prévu sur les plans (longueur, hauteur)
- Risques liés au flux de camions : entrée/sortie
- Pourquoi en bord de seine/berge, pourquoi pas dans les zones prévues
- Risque flux fluvial
- Eau de la seine, zone de baignade, zone de loisirs nautiques
- Pourquoi ne pas se servir du ... , il existe des rails abandonnée.
Je suis médecin généralistes: risques pour la santé des habitants, pollution, asthme, insuffisance respiratoire, allergie
- Risque / santé des travailleurs, métier de la logistique sont les plus pourvoyeurs de pathologies professionnelles après le BTP (bâtiment)
- Risques santé travailleurs du bâtiment
- Qualité de vie des habitants
Document joint
• Document n°1
► Contribution n°984 (Web) Par THIEBAUT Audrey Déposée le 12 novembre 2025 à 20h34
SYNTHESE : Opposée au projet :
Le projet Green Dock présente au moins deux non-conformités évidentes aux prescriptions impératives du Cahier des prescription architecturales, paysagères et environnementales (CPAPE) du port de Gennevilliers : elles ont trait à l’emprise au sol (1) et à la hauteur du projet (2).
En outre, les externalités négatives, pour la plupart supportées par des territoires extérieurs au département et à la commune d’implantation du projet, sont remarquablement sous-évaluées (3).
Enfin, l’on peut douter de la pertinence du projet au regard de ses prétentions affichées en matière de d’innovation logistique et d’attrait économique (4).
Il est renvoyé, pour justificatifs des observations ci-dessus, aux quatre fichiers joints aux présentes, à savoir ma contribution détaillée et 3 pièces annexes, qui sont partie intégrante de ma contribution à l'enquête publique.
► Contribution n°985 (Web) Par CLARAC Philippe Déposée le 12 novembre 2025 à 20h43
Je suis contre la construction de GREENDOCK, celle ci représenterait une mise en péril de la faune et la flore de L'Île Saint Denis, tout particulièrement dans sa partie nord à considérer comme un espace naturel (Zone Natura 2000) à protéger. Y vivent depuis des années des cormorans, des martins-pêcheurs, ainsi que des cygnes, des canards sauvages, des poules d'eau, des hérons...
De plus ce projet serait catastrophique pour la pollution de l'air déjà bien présente en banlieue nord, vecteur de maladies respiratoires et de surmortalité.
Documents joints
2 cormorans de l'Île Saint Denis
► Contribution n°995 (Mairie de l’Île St Denis- Annexe administrative) Par Lorette Dorgan Déposée le 13 novembre 2025 à 08h15
Merci de prendre en compte les éléments en pièce jointe.
Document joint
• Document n°1
► Contribution n°996 (Mairie de l’Île St Denis- Annexe administrative) Par Sonia FaymanDéposée le 13 novembre 2025 à 09h18
Merci de prendre en compte les éléments en pièce jointe.
Document joint
• Document n°1
► Contribution n°997 (L'Atelier Vert Seine à Épinay sur Seine) Par Christos PAPAGIANNOPOULOS Déposée le 13 novembre 2025 à 09h21
Merci de prendre en compte les éléments en pièce jointe.
Documents joints
► Contribution n°1003 (Web) Par BLOUIN Mélanie Déposée le 13 novembre 2025 à 09h34
Nous avons emménagé à L’Ile Saint-Denis pour pouvoir profiter de la nature tout en restant en banlieue proche de Paris. C’est un endroit privilégié sur la Seine avec son grand parc, sa réserve naturelle et sa proximité avec le parc des Chanteraines. Nous nous émerveillons quotidiennement de la vie sauvage que nous voyons, de la présence des cygnes sur la Seine, des grands cormorans qui font sécher leurs ailes au soleil, des demoiselles bleues qui nous rendent visitent, des oiseaux migrateurs qui passent au dessus de nos têtes…
Le projet Greendock menace toute cette vie qui nous plaît tant. Il n’a que faire de la réserve Natura 2000, espace de bio diversité très rare en banlieue nord et déjà fragile de par son emplacement dans un milieu très dense, très urbanisé. L’ombre, le bruit et la pollution de l’air que l’entrepôt créerait seraient mortifères pour la faune et la flore sauvage. Une étude (cf rapport MRAE p35) a déjà montré la disparition, suite aux démolitions des anciennes infrastructures, de 10 espèces de l’avifaune remarquable depuis 2022, sur le site même!
Un bâtiment aussi haut, aussi long, aussi près de la Seine, avec les pollutions atmosphériques, visuelles , sonores, d’ombres, de trafic routier liées à son exploitation seraient un vrai préjudice pour le cadre de vie et la santé des habitants de l’Ile-Saint-Denis, d’Epinay-sur-Seine, d’Argenteuil, de Gennevilliers et des communes voisines.
Le compte rendu de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale est effarant concernant la non étude et non prise en compte de la faune, de la flore et des habitants pour ce projet qui se prétend écologique.
Il est tout sauf cela. Il utilise très peu le transport fluvial, ne prévoit pas de transport ferroviaire (ils ont même détruit des voies ferrées préexistantes !), il ne prend pas en compte l’aménagement des berges prévues par l’Ile Saint-Denis, Epinay et Saint-Ouen. La pratique de l’aviron, du kayak et du canoë sur ce petit bras de la Seine serait rendue dangereuse. Alors que l’on recommence à se baigner dans la Seine à Paris, on en priverait les banlieusards.
Le port de Gennevilliers est très grand, un projet moins haut et plus éloigné des berges est possible.
Cet entrepôt ne permettrait qu’à des multinationales de s’enrichir, sur le dos des riverains et du climat. A l’heure du réchauffement climatique, c’est inadmissible ! Il ne faut absolument pas qu’il soit construit !
► Contribution n°1007 (Web) Anonyme Déposée le 13 novembre 2025 à 10h17
Bonjour,
Je travaille dans le port de Gennevilliers et je viens en transports en commun.
Quand on finit à pied, on manque déjà de se faire renverser par des camions qui vont trop vite ou ne voient pas les piétons.
Sans oublier qu'on subit la poussière soulevée par la circulation qui pique les yeux, l'arrosage des piétons par les véhicules en temps de pluie...
Pas mal de plateformes logistiques sont actuellement installées dans le coin, ainsi que des plateformes de traitement ou autre qui impliquent des camions.
Il y a beaucoup de trafic dans le port, je pense que le flux de Green dock ne ferait qu'accentuer le danger et impacter la qualité de l'air de la zone.
Selon le sens du vent, les premiers impactés seraient les habitants de la zone Natura2000 en face. Ils seraient aussi coupés dans leur migration par la taille du bâtiment.
En ce sens, je suis défavorable au projet.
En tant que dépollueuse des sols de profession, je suis néanmoins favorable à la revalorisation d'une friche industrielle. Mais pour ce projet, il faudrait revoir la taille et l'impact écologique/urbain à la baisse.
► Contribution n°1011 (Web) Anonyme Déposée le 13 novembre 2025 à 12h26
Avis DEFAVORABLE concernant le projet «Greendock» à Gennevilliers
Etudiante et jeune active nouvellement arrivée en Ile-de-France, j'ai été frappée par l'ampleur de l'urbanisation dans cette région. Voyant se dessiner un nouveau projet de grande infrastructure à proximité d'une zone Natura 2000, et qui affecterait cette dernière par l'ombre de l'entrepôt, je ne peux que m'opposer à ce projet délétère. La MRAe a également souligné les multiples effets négatifs de ce projet sur l'environnement, la biodiversité et la santé.
C'est un projet d'entrepôt assurant le commerce international, si défavorable à notre climat, qui serait soutenu, sans même de garantie de soutien aux bateliers de la Seine.
Je ne voudrais pas que mes parents, mes amis ou mes enfants travaillent dans un tel entrepôt, devenant des humains-machines accomplissant des tâches aliénantes dans un environnement privé de toute respiration et de tout espace de nature. D'autres projets peuvent voir le jour, et assurer des emplois pérennes et épanouissants.
Je demande donc à la société Goodman de retirer son projet et au maire de Gennevilliers de prendre ses responsabilités vis-à-vis des générations présentes et futures, et de ne pas autoriser la construction de ces entrepôts dénommés de manière si fallacieuse (et fâcheuse) «Greendock».
► Contribution n°1014 (Web) Par Séverine FAUBEAU Déposée le 13 novembre 2025 à 13h22
Il y aura des choix à faire, aussi bien en terme environnemental qu'en terme d'emplois. On voit que la qualité et la rémunération des emplois n'est pas la priorité (voir le doc sur Amazon envoyé ds une autre contribution) et non plus l'environnement (cf. Ici le doc sur la réserve ornithologique) qui sera bousculé par la construction et la logistique qui se mettra en place autour de cet entrepôt multimodal. L'effet Green, a moins de démontrer le contraire, est aujourd'hui un leurre. SF
► Contribution n°1015 (Web) Anonyme Déposée le 13 novembre 2025 à 13h33
Ce projet écocide ne doit pas se faire pour de multiples raisons.
Ne citons même pas la logique d'accélération marchande visant à transporter toujours plus de marchandises dans des délais toujours plus courts alors qu'il est connu que pour contrer les dérèglements climatiques et fascisations du monde il vaudrait bien mieux revenir à des modes de consommation locaux dont les échangent se font au sein de territoires par mode de consommation douce.
Je m'appuie ici sur les argumentaires des collectifs riverains dont je partage en tout aspect le point de vue.
Premièrement, le désagrément que causera les multiples allers retours de camion en termes de pollution locale et globale, mais aussi en terme de pollution sonore et l'encombrement des routes pour les riverain.es accentue les inégalités socio-territoriales que subissent déjà les populations habitant à proximité ; ceci est d'autant plus exaspérant que le projet se cache sous une façade écologique.
Évidemment, construire un mega entrepôt de 4 étages et de la taille du Titanic (deux fois le stade de FRance, c'est monstrueux !), ce n’est pas « écologique », même si 10% des marchandises sont transportées par bateau, que des arbres sont plantés à côté et que son toit est couvert de panneaux solaires...
On sait notamment que l'impact sera désastreux en terme d'ombre portée, de destruction d'habitats, de pollution de tout type pour la faune et la flore locale, notamment celle de la zone natura 2000 située juste en face où niche entre autre la plus grande population de cormorans d'île de france.
Bien sur, pour construire cet entrepôt il faudra des quantités monstres de sable, de ciment, d'acier d'eau et d'autres matériaux dont l'extraction, l'exploitation, le transport sont très peu écologiques, sans parler de leur faible durée vie et leur pollution en fin de vie même démanteler.
Ce projet bien évidemment, profite aux grandes entreprises qui se rince de profits abondants en exploitant une main d'oeuvre de plus en plus précarisée. Encore une fois, les plus puissants se gavent et la planète se porte de plus en plus mal.
Bon la liste est encore longue mais aller voir les propositions de contre-projet des collectifs riverains qui valent le coup, et épargnez nous SVP un nième projet écocidaire inutile et imposé.
► Contribution n°1027 (Web) Anonyme Déposée le 13 novembre 2025 à 18h03
Le projet présenté porterait des atteintes graves et pérennes à l'environnement.
1/ par les émissions de gaz à effet de serre liées à sa construction et son exploitation
- directes, avec une très importante structure en béton, un matériau particulièrement émissif de CO2.
- indirectes, via le fret, qu'il soit fluvial, automobile ou aérien, sur lequel il repose; ainsi que par les mobilités des salarié.es du site, l'entretien et l'alimentation en fluides du bâtiment etc.
- induites, en s'inscrivant dans une logique de croissance infinie des échanges de marchandises et de services,
- par son message, en occultant cet impact climatique en s'habillant de vert (cf. greenwashing du nom du projet).
Rajouter du béton au béton, du fret au fret, des achats aux achats, nous éloigne toujours plus de nos engagements internationaux (Accord de Paris de 2015) et européens (Pacte Vert). C'est une impasse. Construire une impasse de la taille de deux stades de France est un exploit dont on se passera.
Au demeurant, comme l'a souligné l'Autorité environnementale, le projet (au mépris de la réglementation) ne mesure pas l'ensemble de ces impacts climatiques.
Enfin, l'empreinte carbone dans la durée, c'est la dépendance aux énergies fossiles. L'énorme bilan carbone présumé (faute de complétude sur ce point) du projet reflète l'extrême exposition de son business-plan à la hausse des prix du pétrole, du gaz et des matériaux en général. Au niveau de dette publique et privée atteint par la France, peut-on se permettre de faire une erreur économique aussi lourde ?
2/ par ses effets sur la biodiversité
Le site retenu appartient à la trame verte et bleue régionale. Il est fragile, sensible et rare, dans une zone de l'Île-de-France appauvrie en réserves de biodiversité et en espaces naturels, et particulièrement impactée par le recul de celle-ci.
Comme l'a relevé l'autorité environnementale, le choix d'implantation contrevient aux engagements environnementaux du port de Paris-Gennevilliers (schéma d'orientation et de développement durable)
- par son site et ses modalités d'implantation (berge à préserver, qui ne l'est pas avec le projet)
- par ses choix par ailleurs non étayés (poursuite de l'artificialisation des sols), les alternatives présentées étant d'ailleurs arbitraires et mal cadrées.
► Contribution n°1030 (Web) Par Dubois Anne Déposée le 13 novembre 2025 à 19h27
Bonjour, cette enquête révèle que le Port de Gennevilliers s’étend sans tenir compte de son environnement et des riverains. Il n’y a aucune vision globale des impacts de la pollution et de la circulation sur les voisins. Le port et ses organismes de tutelle agissent comme s’ils étaient seuls au monde. La construction de ce gigantesque entrepôt actif 24h/24 et 7j/7 en face d’une zone protégée, sans la prendre en compte, témoigne malheureusement d’un manque de vision et de maîtrise de la part de l’acteur public Haropa Port. Il ne peut agir comme un prédateur sur les zones voisines, d’autant plus qu’il s’agit d’un acteur public. La concession octroyée à Goodman, acteur privé, ne peut justifier un dédouanement de ce dernier. Le port a certainement pris l’habitude de se déployer sans se soucier des conséquences, aidé par la municipalité de Gennevilliers, dont les habitants ne sont pas concernés par la croissance exponentielle du port, car totalement excentrés. La démarche de territoire servant revendiquée par le maire de Gennevilliers ne peut être entendue lorsque ses voisins vont souffrir de cette servitude. Chers commissaires, merci de tenir compte de la vie autour du port et Monsieur le Préfet, de mettre un terme à cette situation. Le développement du port est certainement nécessaire, mais pas uniquement en remplissant des cases vides par opportunisme ou facilité avec des appels d’offres pour des concessions du territoire public. Haropa Port doit revoir un plan global afin de ne pas devenir un prédateur, mais un partenaire du développement économique. D’autres zones moins préjudiciables et plus adaptés existent sur le port si ce genre de bâtiment doit exister.
► Contribution n°1033 (Web) Par INTRIERI, Stefano Déposée le 13 novembre 2025 à 21h14
Bonjour. Le projet « Green Dock » me voit ABSOLUMENT CONTRAIRE pour deux raisons :
1. en tant que habitant une ville limitrophe, je ne suis certainement pas le seul à constater la présence déjà quasi-permanente de bouchons sur le réseau autoroutier et automobile « général » notamment en proximité de la Seine : l’inévitable augmentation exponentielle de la circulation de gros poids lourds (par exemple sur l’A 86 et l’ A 15, sans oublier les autres routes autour de la merveille architecturale prévue…) pourra difficilement améliorer une situation déjà gravement saturée, tant sur le plan de la fluidité et de la sécurité de la circulation que sur celui de la pollution atmosphérique et sonore.
2. en tant que simple citoyen vivant sur cette Terre, dans le moment historique actuel (qui voit le problème du réchauffement climatique s’inviter de plus en plus fréquemment dans les débats) il me semblerait beaucoup plus sensé d’essayer de reporter sur rail le maximum possible du transport longue distance afin de pouvoir utiliser des véhicules beaucoup plus petits et moins polluants seulement pour la « logistique du dernier kilomètre ». Il serait ainsi possible d’utiliser aussi la nuit le réseau ferroviaire et la surface intéressée par ce projet pourrait être utilisée pour y créer un grand « poumon vert » en complément des parcs déjà existants aux Chanteraines, à l’Île-Saint-Denis ou -plus loin- à La Courneuve et à l’Île-Marante. Construire un bâtiment aussi monstrueux dans ses dimensions et aussi dévastateur dans les inévitables nuisances de toute sorte qu’il ne pourra manquer de provoquer n’a mes yeux rien de particulièrement « Green » : la prétendue vertu verte du projet se révèle en toute sa véritable nature de simple argument de communication n’ayant le moindre fondement réellement écologique.
En vous en souhaitant une bonne réception et dans l’espoir que ce projet « Green Dock » soit vite effacé de nos cauchemars, je vous remercie pour l’attention que vous porterez à cette contribution.
► Contribution n°1035 (Web) Anonyme Déposée le 13 novembre 2025 à 21h35
Avis défavorable au projet Green Dock
Je souhaite exprimer un avis défavorable au projet Green Dock à Gennevilliers.
Si un projet d’entrepôt peut être implanté sur le port de Genevilliers il aurait dû faire valoir des arguments environnementaux loin des promesses annoncées :
1. Modernisation d’infrastructures vétustes
Il est certain que les installations logistiques actuelles sont anciennes et ne répondent plus aux besoins contemporains en matière de capacité, de performance énergétique et de sécurité.
Le projet Green Dock pour sa part s’entend, grossièrement, à cacher ou évacuer les impacts environnementaux concernant les riverains, la biodiversité, le lit mineur de la Seine.
2. Importance stratégique pour une région capitale de 12 millions d’habitants
L’Île-de-France est l’une des plus grandes zones de consommation d’Europe. Pour assurer un approvisionnement régulier et fiable, il est essentiel de disposer de plateformes logistiques adaptées. Le projet Green Dock en bord de Seine accentue les déséquilibres mesurés chaque jour concernant la destruction de la biodiversité, le recul de la décarbonation, la destruction des paysages, l’édification de nouvelles barrières sannihilant les continuités écologiques nécessaires à la survie du vivant.
3. Promotion du report modal vers le fluvial
Le projet s’appuie sur les atouts du port de Gennevilliers, favorisant le transport fluvial plutôt que le tout-routier.
Le port de Gennevilliers s’étend sur près de 15 km de darses et de quais adaptés au transport fluvial. Goodman se borne à marteler que 300 mètres de pontons sont plus favorables au report fluvial que l’utilisation rationnelle de darses mal rentabilisées.
Les associations et habitants affirment de leur côté avec juste raison que ces dispositions sont apparentées à une pure politique de greenwashing.
4. Réduction des nuisances liées à des installations anciennes
Il est annoncé que cette structure moderne, mieux isolée, paysagée et respectant les normes environnementales actuelles est préférable aux bâtiments vieillissants qu’elle remplace. Elle permet une meilleure maîtrise.
Les perspectives paysagères proposées par les contre-projets démontrent une dégradation flagrante aussi bien pour la biodiversité que pour le cadre de vie des riverains des berges d’
Epinay-sur-Seine et Argenteuil. Les photos évaluant les nouvelles perspectives sont révélatrices de ces nuisances bien cachées par le porteur de projet.
L’impact des nuisances sonores et des nuisances liées à l’éclairage sot particulièrement laxistes.
5. Dynamisation économique locale
Il est annoncé que le projet génèrera des emplois directs et indirects, tout en renforçant l’activité du port de Gennevilliers, qui joue un rôle clé dans la logistique francilienne.
Concernant l’emploi Goodman ne précise pas la création d’emplois par rapport au simple transfert, comme pour DB-Schenker.
En résumé, Green Dock constitue une régression majeure qui tend à promouvoir un projet présenté pompeusement comme un « incubateur d’innovations multimodales pour la logistique de demain »
► Contribution n°1039 (Web) Anonyme Déposée le 13 novembre 2025 à 22h23
Madame, Monsieur les Commissaires enquêteurs,
Je souhaite exprimer mon opposition au projet Green Dock pour les raisons suivantes, fondées sur les impacts identifiés et sur les insuffisances du dossier présenté.
⸻
1. Un accroissement prévisible et insuffisamment encadré du trafic routier
Le dossier met en avant un report modal vers le fluvial et le ferroviaire, mais ces engagements restent indicatifs et aucun objectif chiffré, vérifiable et contraignant n’est établi.
En l’absence de garanties, la majorité des flux entrants et surtout sortants reposera sur la route.
Le secteur de Gennevilliers – Villeneuve-la-Garenne – L’Île-Saint-Denis connaît déjà :
• une saturation chronique du réseau (A86, RD7, franchissements Seine),
• des nuisances liées aux poids lourds.
Le projet aggravera cette situation, au détriment de la qualité de l’air, de la sécurité et du cadre de vie des habitants.
⸻
2. Un impact sanitaire sous-estimé
Les communes concernées figurent parmi les territoires franciliens les plus exposés aux pollutions cumulées.
Le projet prévoit des activités générant des émissions supplémentaires de NOx, particules fines et nuisances sonores.
L’étude d’impact ne comporte pas d’évaluation suffisamment robuste de :
• l’exposition réelle des habitants à proximité immédiate,
• l’effet cumulatif avec les infrastructures existantes,
• les conséquences pour les publics sensibles (enfants, personnes âgées, populations déjà fragilisées).
Dans ce contexte, valider un équipement intensif en flux routiers revient à renforcer un risque sanitaire avéré.
⸻
3. Un bâtiment de très grande ampleur à l’impact paysager majeur
Le volume du bâtiment envisagé — hauteur importante et longueur de plusieurs centaines de mètres — constitue un front bâti industriel continu en bord de Seine.
Il modifiera durablement la perception du paysage, en contradiction avec :
• les objectifs de revalorisation des berges,
• les projets de renaturation engagés,
• les orientations d’aménagement visant à reconnecter les habitants à la Seine.
L’intégration paysagère proposée apparaît insuffisante au regard de l’échelle du projet.
⸻
4. Une atteinte possible aux continuités écologiques
Le site se situe à proximité de zones naturelles sensibles et d’un corridor écologique majeur le long de la Seine.
Le projet entraînera :
• un accroissement de l’éclairage nocturne,
• des nuisances sonores,
• un va-et-vient permanent de véhicules.
Ces éléments sont incompatibles avec les objectifs de préservation de la biodiversité locale, notamment pour l’avifaune et les espèces liées au linéaire fluvial.
Les mesures compensatoires proposées sont limitées, peu détaillées et ne permettent pas de garantir la non-régression des milieux.
⸻
5. Une contradiction avec les orientations territoriales
Le territoire porte depuis plusieurs années des stratégies ambitieuses en matière :
• de qualité de l’air,
• de mobilité durable,
• de renaturation des berges de Seine,
• de valorisation des espaces publics.
L’implantation d’un entrepôt logistique de très grande échelle, reposant majoritairement sur le transport routier, contrevient à ces orientations et risque d’entraver les efforts engagés par les communes et par la Métropole.
⸻
6. Des retombées locales limitées
Le projet met en avant des créations d’emplois, mais :
• leur nombre n’est pas garanti,
• il s’agit majoritairement d’emplois peu qualifiés,
• aucune obligation d’embauche locale n’est précisée.
Les habitants supporteraient l’essentiel des nuisances sans bénéfice socio-économique clairement établi.
Conclusion
Compte tenu :
• de l’insuffisance d’engagements contraignants sur le transport non routier,
• de l’impact sanitaire potentiellement élevé,
• de l’atteinte aux paysages et à la biodiversité,
• et des contradictions avec les politiques locales d’aménagement durable,
je demande que le projet Green Dock soit révisé en profondeur, ou à défaut, qu’il ne soit pas autorisé en l’état.
Je vous remercie de prendre en considération la présente observation.
► Contribution n°1053 (Email) Par Audrey Thiébaut Déposée le 13 novembre 2025 à 15h48
Objet : Complément Contribution n° 984- Demande de prise en compte du CPAPE du port de Gennevilliers
Madame la Présidente,
Dans le prolongement de ma contribution (n° 984) à l'enquête publique relative au projet GREEN DOCK sur les berges de Seine du port de Gennevilliers, je vous demande de bien vouloir, dans l'exercice des pouvoirs qui vous sont conférés par le Code de l'Environnement, interroger la société Goodman France, porteuse du projet, sur la prise en compte dans son projet du Cahier des prescriptions paysagères, architecturales et environnementales (CPAPE) du Port de Gennevilliers.
En effet, l'appel à projets, qui n'est pas joint au dossier d'enquête mais que vous trouverez ci-joint, se réfère expressément au CPAPE du port de Gennevilliers et prescrit que les projets soumis doivent en respecter les dispositions.
Si l'avis de cadrage de la MRAe de 2023 se réfère brièvement au CPAPE du port de Gennevilliers, son avis délibéré d'avril 2025 n'en fait plus aucune mention et in fine, le CPAPE n'est pas joint au dossier d'enquête. Sauf erreur, la société Goodman France ne le mentionne pas comme document de référence dont le projet doive tenir compte.
Et de fait, vous constaterez, à la lecture du CPAPE (consultable avec le lien suivant : https://www.calameo.com/books/00134416537f6dbff65de ou en pièce jointe à ma contribution déposée sur le registre dématérialisé), qu'il prescrit, pour la hauteur du bâti, une limite de 30 mètres maximum et, pour l'emprise au sol du bâti, une limite à 60 % maximum de la surface totale de la parcelle.
Le projet Green Dock ne respecte manifestement pas ces limites.
D'avance, je vous remercie des suites réservées aux présentes.
Je vous prie de croire, Madame la Présidente, à l'assurance de ma parfaite considération,
Audrey Thiébaut
Documents joints
• Document n°1
• Document n°2
► Contribution n°1072 (Web) Par Firan Carmen Déposée le 14 novembre 2025 à 14h41
Je souhaite exprimer mon opposition au projet Greendock, dont l’impact environnemental, social et territorial me semble incompatible avec les enjeux de transition écologique et de respect des habitants. Voici mes arguments :
- Le projet se présente comme une solution de « décarbonation » du transport de marchandises grâce au fret fluvial. Or, les barges ne représenteraient que 6 à 11 % des volumes transportés, le reste étant acheminé par camions. Cela veut dire qu'en réalité, Greendock n’est qu’un entrepôt routier supplémentaire, alors que la région en compte déjà de nombreux.
- Le bâtiment, de 650 mètres de long et 35 mètres de haut, serait implanté à 50 mètres d’une zone Natura 2000, unique en Europe par sa localisation urbaine.
Cette zone abrite de nombreuses espèces protégées et joue un rôle essentiel pour la biodiversité. Le projet provoquerait des nuisances sonores, lumineuses et visuelles importantes, ainsi qu’une perte d’ensoleillement pour la zone et les habitants de la rive opposée. De plus, l’activité 24h/24 prévue pour environ 700 employés se déroulerait à proximité immédiate de sites Seveso seuil haut, exposant les travailleurs à des risques industriels élevés.
- Rien ne justifie la construction d’un entrepôt de cette ampleur dans une zone déjà saturée d’infrastructures logistiques.
Un projet similaire, le CONNECT, est en cours à seulement 6 km. Cette redondance interroge sur la nécessité réelle de Greendock.
Par ailleurs, les communes voisines, directement concernées, n’ont pas été consultées, ce qui contrevient aux principes de concertation publique.
Conclusion
Sous couvert d’écologie, le projet Greendock apparaît avant tout comme une opération de rentabilité privée, au détriment de l’environnement, de la biodiversité et de la qualité de vie des riverains.
Je demande en conséquence que le permis de construire soit refusé tant que l’absence d’incidence sur la zone Natura 2000 et sur la santé publique n’aura pas été clairement démontrée.
► Contribution n°1076 (Web) Par Aurélien Fache Déposée le 14 novembre 2025 à 15h51
Dans le cadre de l’enquête publique relative au projet Greendock, je souhaite formuler un avis défavorable à sa réalisation et je demande que le permis de construire soit refusé. Voici mes arguments :
1. Un projet au bénéfice écologique non démontré
Le promoteur présente ce projet comme une solution de décarbonation du transport de marchandises grâce à l’utilisation du fret fluvial. Cependant, les barges ne représenteraient qu'environ 10% des volumes transportés, le reste continuant de dépendre du transport routier. En réalité, il s’agit donc d’un entrepôt routier supplémentaire, comparable à ceux déjà présents en Île-de-France.
2. Des risques environnementaux et humains significatifs
Le projet prévoit un bâtiment de 650 mètres de long, 35 mètres de haut et 50 mètres de large, situé à seulement 50 mètres d’une zone Natura 2000.
Cette zone constitue l’un des derniers refuges de biodiversité en milieu urbain dense, accueillant de nombreuses espèces protégées d’oiseaux et de mammifères.
La construction et l’exploitation du site entraîneraient des nuisances importantes (bruit, lumière, ombres portées, trafic accru) et une dégradation durable du milieu naturel.
Par ailleurs, le fonctionnement prévu 24h/24 et 7j/7 pour environ 700 travailleurs dans une zone comportant plusieurs sites Seveso seuil haut expose le personnel à des risques industriels élevés, contraires aux orientations réglementaires en vigueur.
3. Une utilité publique contestable
Le caractère d’utilité publique du projet n’est pas démontré.
De plus, les communes voisines, directement concernées par les impacts du projet, n’ont a priori pas été consultées dans sa phase de conception, ce qui pose question quant à la transparence du processus.
En l’état, le projet Greendock apparaît davantage comme une opération immobilière à visée privée que comme une initiative d’intérêt général. Ses bénéfices environnementaux sont minimes, tandis que ses impacts négatifs écologiques, sociaux et urbains sont majeurs.
► Contribution n°1077 (Web) Par Claude Samson Déposée le 14 novembre 2025 à 16h05
Enquête publique Green Dock
Contribution Afilog
14 novembre 2025
AFILOG est l’association qui rassemble les acteurs de l’immobilier logistique et industriel pour favoriser une logistique compétitive, responsable et durable ; bénéfique pour l’environnement et pour l’économie ; au service des territoires.
Avec ses 25 ans d’existence et 130 membres publics et privés, le réseau œuvre chaque jour pour promouvoir un immobilier logistique au service de la souveraineté économique de la France et du développement équilibré des territoires.
AFILOG souhaite rappeler que la logistique est une activité altruiste au service de toutes les autres. Les entrepôts organisent les flux de marchandises, réduisent les coûts pour les entreprises et les particuliers en concentrant les stocks dans des lieux optimaux, et permettent à un territoire de retrouver une attractivité.
Nous adressons cette contribution pour appuyer le projet Green Dock qui est, selon l’avis des membres formalisé par une délibération du Conseil d’Administration, une opération de logistique urbaine exemplaire.
Voici les raisons qui nous amènent à cette position.
I. Un projet stratégique pour la filière et la compétitivité
- Son implantation au port de Gennevilliers, zone d’activités économique par excellence, avec une connexion directe à la Seine, en fait un exemple emblématique de logistique urbaine fluviale et démontre la faisabilité de la multimodalité.
- L’ambition d’atteindre 20 % de distribution par voie fluviale dès la mise en service, et 40 % à l’horizon 2040, démontre la volonté forte de décarboner les flux tout en réduisant la congestion routière.
- La profession milite pour l’optimisation de l’usage du foncier, en mobilisant en priorité des friches, en maximisant les capacités constructives d’un site et en cherchant des formes immobilières plus denses (verticalité). Ce sont des engagements de la Charte des engagements réciproques signée entre l’Etat et Afilog en juillet 2021.
- https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/la-charte-dengagements-performance-environnementale-economique-limmobilier
II. Une plateforme logistique au service de la métropole, de ses habitants et de ses travailleurs
Green Dock contribue directement à la sécurisation des chaînes d’approvisionnement et au maintien d’une logistique de proximité, indispensable au bon fonctionnement économique de la région capitale.
L’approvisionnement du cœur de la métropole ne peut se faire uniquement en se basant sur des entrepôts situés en dehors de ce cœur. Chaque territoire doit assumer au moins en partie ses besoins logistiques.
Or, sans le développement de plateformes urbaines de qualité et de proximité comme Green Dock, la logistique du cœur de la métropole parisienne sera externalisée vers la périphérie voire vers les régions limitrophes. Il y va ici de la justice et de l’équité entre les territoires.
Envoyer la logistique loin du cœur de ville est aussi un enjeu social : cette plateforme créatrice d’emplois est située de manière à limiter les trajets des salariés, toutes qualifications confondues. Le cœur de ville ne peut être dédié uniquement à des emplois de « cols blancs » et doit pouvoir proposer des emplois à tous les niveaux de qualifications, ce que propose Green Dock.
Dans le contexte géopolitique que traverse la France et l’Europe il est important de se doter de capacités logistiques de proximité, pour faire face à toute situation de crise. Un sous-équipement logistique d’un territoire peut se payer cher en cas de crise majeure.
III. Une plateforme conciliant insertion paysagère et sobriété foncière
Moderne, performante et connectée aux grands flux métropolitains, implantée sur une friche industrielle, Green Dock valorise l’existant tout en limitant l’artificialisation des sols. Surtout dans un contexte de tension foncière et immobilière, l’absence de disponibilités immobilières et foncières frappe les grands bassins économiques français, aggravant les difficultés des entreprises à se développer, à embaucher et à se moderniser.
- L’attention portée à l’intégration paysagère et à la production d’énergie renouvelable (toitures photovoltaïques) traduit une évolution profonde du secteur logistique, aujourd’hui engagé dans la transition écologique.
- Le projet Green Dock s’aligne avec les principes du Guide du paysage AFILOG 2025, notamment en ce qu’il intègre dès sa conception une approche d’insertion paysagère renforcée : la dimension multimodale et urbaine du site permet de limiter l’artificialisation des sols et de privilégier la reconversion d’un site existant. De plus, les équipements sont envisagés pour être conçus selon les fiches thématiques du guide (aires végétalisées, haies champêtres, toitures végétalisées) et ainsi atteindre une qualité d’aménagement paysager conforme aux exigences d’AFILOG. Enfin, l’ambition de créer un site logistique moderne, respectueux de son environnement et porteur d’une image positive pour la filière logistique, rejoint l’esprit même du guide qui entend faire des plateformes logistiques des lieux intégrés dans leur milieu.
AFILOG considère que ce projet représente une avancée concrète vers une logistique à la fois efficace, responsable et respectueuse des territoires. Il témoigne de la volonté partagée des acteurs publics et privés de construire, collectivement, des infrastructures adaptées aux besoins économiques tout en répondant aux attentes environnementales et sociétales.
AFILOG considère qu’il répond pleinement aux objectifs nationaux de report modal, de souveraineté, de décarbonation du transport de marchandises et de sobriété foncière, et appelle à une reconnaissance pleine et entière de sa contribution positive à l’économie francilienne et à la vie de ses habitants.
► Contribution n°1082 (Web) Anonyme Déposée le 14 novembre 2025 à 17h37
En tant que citoyenne, je suis contre ce projet. En particulier pour les raisons environnementales citées ci-dessous :
Le projet de construction d’un entrepôt géant portera atteinte à une zone Natura 2000, réserve ornithologique distante de quelques dizaines de mètres, au niveau de l’Ile St Denis comme l’a fait remarquer en avril 2025 la MRAE (Mission Régionale d’Autorité Environnementale) qui met en cause par bien des aspects le sérieux du dossier. Cette instance reconnue régionalement et nationalement a fait 19 remarques et recommandations pour la modification du projet initial. La LPO Ile de France qui fait référence sur le plan de l’ornithologie a pris position contre ce projet. Ce secteur relève également de la “trame bleue” définie par le SDRIF-E, essentielle à la préservation de la biodiversité, et bénéficie d’un classement ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique)
Sur le volet émission de gaz à effet de serre, avec un flux de plus de 2 500 véhicules par jour :
dont au moins 400 poids lourds dont la moitié de 22h à 6h, 1040 véhicules utilitaires, 1050 véhicules légers du personnel et des visiteurs. Les routes et autoroutes du coin déjà chargées n’en seront pas fluidifiées et les émissions de GES pas diminuées ! A15, A86, RN315 notamment. A ce flux s’ajoutera celui lié au nouveau méthaniseur dont la mise en service est prévue pour 2027 et qui traitera 50 000 tonnes/an de déchets alimentaires, transportés par bennes et camions (environ 40 par jour selon les promoteurs).
Quant à la pollution dont fait état la MRAE, elle est contredite par Goodman dans les réponses qu’il donne (ni pollution environnementale, ni sonore, ni émission de CO2, ni pollution atmosphérique…).
Tout est maitrisé ! Peut-on croire que les pollutions, bien réelles, s’arrêteraient au Port, à l'instar du nuage de Tchernobyl, et ne pourraient pas impacter les villes alentours et ses habitants qui vivent déjà dans une zone particulièrement polluée ! Green Dock renforcerait les injustices sociales, en concentrant encore davantage les emplois précaires dans ce territoire, tout en exposant les habitants à un trafic routier massif et à des activités polluantes (malgré certaines précautions) affectant leur santé. Inégalités environnementales et inégalités sociales se conjuguent : nos populations parmi les plus modestes respirent déjà un air -suffisamment- chargé en particules fines liées au trafic automobile sans avoir envie d’en respirer plus !
► Contribution n°1118 (Web) Par Association La Seine n'est pas à vendre Déposée le 15 novembre 2025 à 19h56
Concernant le projet Green Dock, après avoir examiné les documents fournis dans le dossier d'enquête publique nous demandons de revoir la proposition architecturale du bâtiment et son implantation sur la parcelle, de compléter les éléments fournis sur les simulations d'écoulement des eaux et de procéder à une étude approfondie des effets induits sur le biosystème du fleuve.
Document joint
► Contribution n°1129 (Web) Par Fargier Tristan Déposée le 16 novembre 2025 à 15h05
Je donne un avis défavorable au projet GreenDock.
Ce projet prévoit la construction d’un entrepôt logistique géant : 600 mètres de long, 35 mètres de haut, sur 17 hectares, dans le port de Gennevilliers. Présenté comme innovant et écologique grâce à quelques panneaux solaires, il s’agit en réalité d’un projet écocidaire qui rendra la vie des habitant·es de la Seine-Saint-Denis toujours plus difficile.
Derrière l’image verte, on trouve surtout plus de 1 200 rotations de camions par jour, 24 h/24, pour seulement 15 % de trafic fluvial. La banlieue nord est déjà saturée d’entrepôts et d’autoroutes : depuis deux siècles, notre territoire sert de cour arrière à la capitale, cumulant pollution, bruit et béton.
Les bords de Seine sont des espaces de fraîcheur et de respiration essentiels.
Juste en face du site, la zone Natura 2000 abrite une biodiversité exceptionnelle : oiseaux, insectes, flore des berges. Le chantier et l’activité prévue menacent cet équilibre fragile. Lors de la préparation du site, plus de 300 nichoirs d’oiseaux ont déjà été bouchés à la mousse expansive : un geste brutal pour l’écosystème local.
Ce type de projet ne répond pas à nos besoins : il ne sert ni les habitants, ni l’emploi durable, mais uniquement les intérêts des grands groupes logistiques et des promoteurs. La logistique représente déjà plus de 2 millions de m² d’entrepôts construits chaque année en France, au détriment des sols et de l’air que nous respirons. Les conditions de travail dans ce secteur restent, de plus, souvent indignes. GreenDock n’apportera ni emploi de qualité, ni amélioration du cadre de vie. Il accentuera les nuisances, la pollution et la destruction du vivant. Pour toutes ces raisons, je demande qu’un avis défavorable soit rendu à ce projet.
► Contribution n°1133 (Web) Par Marie Jo Creusy Déposée le 16 novembre 2025 à 16h46
Qualifier cet entrepôt de fluvial me paraît mensonger que ce soit en amont ou en aval
- toutes les marchandises arrivent par camion entre la darse où ils seront livrés et Greendock"
Si on a besoin d'un entrepôt fluvial il devrait être positionné sur une darse
- La description du transport fluvial vers le lieu de livraison final :
Charger sur des barges de petits véhicules ou des vélo-cargos pour remonter la Seine de Gennevilliers jusqu'au Port de la Bourdonnais au pied de la Tour Eiffel avec passage des écluses à Suresnes va prendre plusieurs heures. Et on ne peut appeler cela "le dernier kilomètre"
Habitant à l'Île-Saint-Denis nous pouvons témoigner de la réalité du transport fluvial. En terme de coût ce sont les quantités transportées (gravats containers céréales etc ) qui compensent la lenteur du transport.
Ce sont donc des livraisons par camion qui vont majorer les pollutions actuelles:
(bruit routier alors que nous subissons celui de l'aéroport du Bourget etc )
L'enquête a débuté le 15 octobre où nous avons reçu une alerte HYDROS nous rappelant que nous vivons en zone inondable.
Comment construire un tel bâtiment avec deux étages de parkings en sous sol (soit deux fois 12 000 m² ) qui s'ajoutent aux 90 000 m² en surface dans une zone exposée et les conséquences que cela pourrait avoir pour le territoire juste en face
Un dernier aspect non abordé dans les documents
Ce bâtiment sera un jour obsolète.
Nous subissons aujourd'hui les conséquences des activités du siècle passé sur notre ville
-Radio-activité sur le site"Charvet"
-Friche industrielle pendant des années des entrepôts du Printemps
-Et déconstruction actuelle des entrepôts des Galeries Lafayette (avec de l'amiante)
Je m'oppose donc à la construction de cet entrepôt.
► Contribution n°1135 (Web) Par Gaudin, Antoine Déposée le 16 novembre 2025 à 17h42
Analyse critique du mémoire en défense de Goodman (27 juin 2025)
Recensement des problèmes, lacunes et déformations contenues dans le mémoire en défense relatif au projet Green Dock, en réponse à l’avis de la MRAE du 23 avril 2025.
1. Absence persistante d’analyse sérieuse des alternatives
Goodman écarte toute étude de variantes :
- Aucun scénario d’implantation alternative n’est étudié ;
- Aucune réflexion sur un dimensionnement plus modeste ni sur la réutilisation d’entrepôts existants dans le port ;
Cette absence contredit les recommandations explicites de la MRAE.
2. Minimisation des impacts sur l’environnement
- Les effets sur la zone Natura 2000 voisine demeurent négligés, bien que le bâtiment longe cette zone sur 400 mètres ;
- Le Grand Cormoran, espèce protégée et présente en grand nombre en période d’hivernage, reste écarté des préoccupations ;
- Les trames verte, bleue et noire sont évoquées de manière formelle mais sans mesure concrète ;
- La pollution lumineuse est minimisée, alors que la proximité avec un site ornithologique justifierait une approche précautionneuse.
- Contrairement à ce qu'affirme Goodman dans son mémoire, l'étude d'impact Biodiversité présentée par Goodman aux associations n'impliquait pas la zone Natura 2000.
L’absence de mise à jour sérieuse de l’étude d’impact et la présentation erronée des informations confirment une volonté de dissimulation.
3. Dénégation de l’impact paysager réel
- Comme lors des réunions de "concertation", Goodman continue de produire des photomontages obsolètes ou orientés, sous-estimant volontairement la masse du bâtiment et ses effets.
- La MRAE, à juste titre, a proposé une comparaison avec le Stade de France, uniquement pour illustrer le rapport longueur/hauteur, et non l’emprise au sol : Goodman feint de ne pas comprendre cette mise en perspective.
- Le mât du Stade (50 m) n’était pas pris en compte dans la comparaison, ce qui rend la défense de Goodman absurde et hors-sujet.
Il s’agit toujours d’un édifice hors d’échelle pour ce site, et Goodman n'indique aucune intention d'en modifier les proportions pharaoniques, source des problèmes les plus importants posés par le projet.
4. Surévaluation de la dimension fluviale
- Le projet continue d’être présenté comme logistique fluvial et même potentiellement ferroviaire, alors que :
• 85% des flux sont prévus par la route, chiffre inchangé depuis l’origine ;
• Le directeur du port de Gennevilliers, lors d’une réunion de concertation, a déclaré explicitement que la part ferroviaire serait de 0 % – cette mention a ensuite été supprimée des comptes rendus ;
• Aucun plan crédible n’est présenté pour augmenter la part fluviale, qui, de l'aveu même du promoteur lors des réunions de concertation, reste limité et indépassable pour des raisons logistiques (temps de manoeuvres et chargement des péniches).
Le projet reste un entrepôt routier massif, fluvial uniquement sur le papier.
6. Évitement des critiques centrales de la MRAE
- Goodman ne répond pas aux demandes suivantes :
• Nouvelle étude de biodiversité actualisée et circonstanciée ;
• Évaluation sérieuse des impacts cumulés avec d’autres projets du port ;
• Compléments sur les nuisances nocturnes, désormais déclarées dans les normes admises alors que le promoteur reconnaissait un dépassement lors des réunions de concertation.
Le mémoire tente de détourner le débat en remplaçant les analyses exigées par du vocabulaire marketing.
7. Abus de langage vert et habillage rhétorique
- Le texte multiplie les termes : “façade vivante”, “toiture végétalisée”… de petites touches de vert sans aucun rapport réel avec les enjeux écologiques du site ;
- Ces dispositifs sont symboliques, sans rôle de compensation ou d’intégration écologique crédible ;
- L’idée que la zone Natura 2000 recevra une "lumière indirecte et des reflets" en hiver, avancée pour nier l’impact d’ombrage, est scientifiquement absurde :
• L’étude d’ensoleillement a été réalisée avec une mauvaise inclinaison du soleil ;
• Il suffit de se rendre sur le site pour vérifier que la zone Natura 2000 ne recevra quasiment pas de soleil en hiver, ce qui est crucial pour l’avifaune.
On frôle ici le détournement de méthode scientifique à des fins de communication ("greenwashing").
8. Incompatibilités réglementaires non traitées
- Aucune mention des documents de planification impactés : SDRIF, SRCE, SCoT, SDAGE, et PLUi des Boucles Nord de Seine ;
- Le projet repose sur une modification ponctuelle du PLU, imposée contre l’avis citoyen (70% d’opposition) ;
- Pas d’analyse de la compatibilité juridique avec la protection des zones Natura 2000 (articles L.414-1 et suivants du Code de l’environnement).
La sécurité juridique du projet est fragilisée par ces omissions volontaires.
9. Concertation : manipulation manifeste et présentation mensongère
Goodman affirme que la concertation fut « satisfaisante » et que toutes les questions auraient été « Répondu ». Cette affirmation est en contradiction totale avec les faits :
- De nombreuses questions sont restées sans réponse : sur les espèces protégées, les flux, la pollution lumineuse, l’insertion réelle du bâtiment, l’alternative ferroviaire, les scénarios d’implantation ;
- Plusieurs associations ont écrit à Goodman et Haropa pour dénoncer :
• L’incomplétude du processus de concertation ;
• L’absence de réponses sur des points essentiels ;
• La présentation malhonnête et biaisée du projet, notamment lors des réunions publiques ;
- Il a fallu saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) pour obtenir :
• L’appel d’offre de Haropa ;
• Les projets concurrents ;
• Les documents transmis étaient caviardés, rendus inutilisables ;
- Contradictions flagrantes :
• Lors des réunions, le promoteur a admis un dépassement des normes de bruit nocturne, mais son mémoire affirme désormais qu’il n’y aurait aucun dépassement.
La concertation a été un outil de validation, non de débat, ce qui rend particulièrement cynique la revendication de Goodman d’un processus « exemplaire ».
Conclusion générale
Le mémoire en défense de Goodman est un document de communication stratégique et non de réponse environnementale. Il évacue les critiques majeures, dissimule les risques, détourne le vocabulaire réglementaire et masque l’échec démocratique du processus de concertation.
Document joint
► Contribution n°1136 (Web) Par CASTRO Déposée le 16 novembre 2025 à 18h11
À l’attention du Commissaire enquêteur,
Je soussignée Aude Castro, habitant Epinay sur Seine, et je précise, non sur les rives de la Seine mais pas très loin, souhaite formuler les observations suivantes concernant le projet d’entrepôt logistique Goodman de 90 000 m², Gennevilliers sur LES BERGES du Port.
Procédure et concertation & Conformité réglementaire et transparence
C’est par le plus grand des hasards que nous avons appris le projet de construction. Sur notre insistance, il a été alors programmé des réunions « concertations », proposées par Haropaport et Goodmann. Sans à priori initiaux, je me suis rendue à plusieurs d’entre-elles. Je comprends très bien l’importance de disposer d’un port stratégique proche de la capitale, mais aussi pour la ville de Gennevilliers, d’en récupérer les redevances financières d’exploitation.
Cependant, cette construction est loin des habitations de la ville de Gennevilliers, mais très proche de celle d’Epinay sur Seine et de l’île Saint Denis.
Ce qui m’a plus choqué, c’est que sur chaque sujet, des présentations très peu fiables, voire truquées, non représentatives (les photographies présentées pour un bâtiment de 35 M de haut initialement, arrivant à la même hauteur de celle des constructions qui étaient existantes de 18M). La démonstration en a été faite lors de présentations à M. Le Maire P Leclerc.
De même les études d’impact sur la Zone Natura 2000, mais aussi sur le bruit, la lumière etc.
Les entreprises ont été missionnées par le porteur du projet. Il me semble que cela manque indéniablement d’indépendance. Ils sont peu (trop peu encore) sur ce secteur et ne peuvent que valider les besoins de ceux qui les rémunèrent, sinon, ils n’auront plus de prescription. A titre d’exemple, l’étude sur les oiseaux s’arrête en septembre, avant la période de migration des cormorans et autres espèces.
Les chiffres produits ne sont jamais les mêmes : lors de ces concertations, nous étions entre 800 et 1200 Véhicules par jour, dans le dernier document d’information au public, page 9, nous sommes à 200 camions et 400 véhicules.
Difficile aussi de disposer de cout : Page 11, ce projet de 200 Md’€ dont 32 M pour la « démarche d’intégration paysagère et environnementale ». J’ai cherché un peu dans les documents remis sur ce sujet dans l’enquête publique, je trouve alors un projet à hauteur de 150M d’€. Déjà une économie de 50 M entre 2 documents. Et il n’est pas indiqué ce que représente les 32M (peut être pour le cout mis en œuvre concernant les obligations d’assainissements, sécurité etc… c’est le minimum attendu !
Nuisances et qualité de vie
• Augmentation attendue du trafic routier, générant pollution, nuisances sonores et dégradation du cadre de vie, alors que toutes les communes fournissent des efforts (et des budgets en conséquence) pour renaturaliser les berges. Pour quelles soient redonnées aux riverains, le plus souvent piéton ou chemin sportif, quel intérêt alors d’avoir un immense entrepôt juste en face, générant un trafic ininterrompu.
• L’activité prévue 24h/24 et 7j/7, même avec une éventuelle pause nocturne, risque d’aggraver les nuisances pour les riverains. Pour cela, nous constatons que les enquêtes indiquent que : comme nous sommes à saturation, un peu plus ne se sentira pas. (Je le dis avec mes mots. Pourtant rien que la réouverture de la piste C1 du Bourget génère un bruit supplémentaire ayant amené à des contestations importantes. Alors les camions en plus déportant de la circulation sur nos ponts est déjà insupportable, et selon les vents, nous entendons très bien l’autoroute A15 et A86. Et cela sans parler des émissions de CO².
• La lumière artificielle de l’entrepôt est incompatible avec les recommandations de limitation de la pollution lumineuse (voies vertes, bleues, noires).
• Le projet prévoit un bétonnage important pour créer un nouveau quai de déchargement côté Seine et accentue l’impact écologique. Encore du béton dans l’eau. Le port dispose déjà des darses à l’intérieur du port pour cela. Il nous semble inutile de prendre encore une emprise sur l’eau. Et tout cela pour 1 à 2 péniches par jour. Il n’y a en réalité, pas de report multimodal, si c’estait le càs, il aurait alors été préférable de remettre en œuvre du fret ferroviaires, voire même évoqué, développer des trams d’approvisionnement vers Paris.
Alternatives et pertinence du projet
• Il existe déjà plus de 78 000 m² d’entrepôts à louer dans un rayon de 3 km, ce qui remet en cause la nécessité de construire un nouvel entrepôt de cette ampleur.
• Il serait plus pertinent de rénover les entrepôts existants à l’intérieur du port plutôt que d’artificialiser de nouveaux espaces en bordure de zones Natura 2000 et d’habitations.
• Le projet, présenté comme multimodal, semble surtout répondre à des intérêts immobiliers plus que logistiques.
• Il est toujours plus onéreux de rénover que de construire du neuf. Beaucoup de grands entrepôts ont du mal à louer leurs surface disponibles, certaines entreprises convertissent une partie de leur parc immobilier pour mettre à la location. Et là, nous aurons une nouvelle construction, et que vont devenir les anciens entrepôts des principaux opérateurs qui envisagent de s’implanter dans « Green Dock ». De nouvelles friches industrielles ?
Je n'ai pas fini de lire la réponse de Goodman (80 pages ) à l'avis de la MRAE. Pour autant j’y retrouve les mêmes terminologies de langage : à chaque fois « les éléments étaient bien présents dans leurs enquêtes » et je confirme que ce n’est pas le cas, et qu’il a fallu batailler très fort pour avoir des informations. Véritablement aucune transparence.
Conclusion : Au regard des impacts négatifs et des incertitudes soulevées, je demande que le projet soit reconsidéré ou modifié afin de préserver l’environnement, la qualité de vie de riverains. Je propose à la Ville de Gennevilliers et du Port de reconsidérer leur projet, voir de le déporter au centre du Port.
► Contribution n°1137 (Web) Par Gaudin, Antoine Déposée le 16 novembre 2025 à 18h18
Le promoteur du projet "Green Dock" s'enorgueillit du processus de "concertation" qu'il a proposé aux riverains et aux associations de protection de l'environnement en 2022.
Vous trouverez ci-dessous l'avis critique de l'association Protection Berges de Seine et du collectif Stop Green Dock, adressée au préfet des Hauts de Seine dans un courrier daté du 12 juillet 2023, qui témoigne de la façon dont cette soi-disant "concertation" a été réellement perçue par les riverains et les associations.
"Nous tenons à vous alerter sur la nocivité du projet d’entrepôt logistique géant nommé « Green Dock » dont l’implantation est annoncée en bord de Seine le long du port de Gennevilliers. Nous souhaitons dénoncer, pour un projet d’une telle ampleur, les insuffisances de la concertation publique préalable menée par son promoteur, la multinationale australienne Goodman, et par son commanditaire, l’établissement public Haropa Port.
(...)
2. Observations sur le processus de concertation et son déroulement
- Sur l’initiative de la « concertation ». Les représentants de Goodman et du port ont d’abord opéré en catimini, et c’est après avoir appris par hasard l’existence du projet que nous avons alerté nos élus afin d’obtenir des réunions en urgence, juste avant la date initialement annoncée pour le dépôt du permis de construire, à l’origine en décembre 2022.
- Sur la forme des réunions, 5 en tout. Pour les deux premières, le format choisi consistait uniquement à dérouler une présentation flatteuse du projet, format peu propice à accueillir les questions des associations et des citoyens.
- Sur l’absence de réponse à nos questions, car il ne fut apporté quasiment aucune réponse, la plupart pouvant se résumer à « On vous le dira plus tard », ou « On vous communiquera les études ». De fait, ces études ne nous ont jamais été communiquées.
C’est peu dire que ce processus de « concertation » n’a pas permis de dissiper ce diagnostic défavorable, ni d’éclaircir les nombreuses incertitudes qui entourent le projet quant à son impact réel sur la biodiversité, le trafic, le paysage, la santé publique.
Cette concertation aura néanmoins été utile sur deux aspects. D’abord, elle a confirmé que la plupart des emplois prétendument créés par « Green Dock » seraient en fait des relocalisations d’emplois existant ailleurs, et pour certains, amenés à disparaître au fur et à mesure que se perfectionneraient les technologies d’automatisation à l’intérieur des entrepôts.
Ensuite, elle a permis de mettre au jour un élément que la communication médiatique des promoteurs, opportunément axée sur le « fluvial vertueux », avait tendance à recouvrir : c’est en réalité une infime minorité des marchandises de l’entrepôt, en amont comme en aval, qui transiteront par le fleuve. « Green Dock », s’il se fait, sera avant tout un gigantesque entrepôt routier.
Il apparaît in fine que c’est bien le gigantisme du bâtiment qui, conjugué à sa localisation, seront la source de tous les problèmes. Mais l’une et l’autre chose ayant été toujours présentées comme des « invariants » du projet, sur quoi pouvait-on réellement « se concerter « ?
3. Observations sur le contenu des échanges
Lors de ces réunions, des résultats d'études très insuffisants ont été présentés :
- des études trafic non fiables, avec des véhicules qui partiraient quasiment pleins, alors que ce n’est jamais le cas dans les entrepôts dits « du dernier kilomètre » ;
- des études inexactes sur la perte d’ensoleillement en hiver pour la berge Nord et la zone Natura 2000 avec une mesure d’inclinaison du soleil erronée ;
- une étude de pollution nocturne réalisée dans des conditions très discutables : non prise en compte des phares des camions, occultation du fait que le projet produit une lumière puissante et perturbante toute la nuit sur les berges nord de Seine et la zone Natura 2000 et concluant à une faible augmentation de la pollution lumineuse par rapport à l’existant qui dépasse les normes autorisées ;
- des études biodiversité très insuffisantes : non prise en compte de la zone Natura 2000 en face de la parcelle de l’entrepôt, observations effectuées en dehors de la période d’hivernage des Grands Cormorans ;
- des photo-montages du futur entrepôt sujets à caution : sa hauteur y paraît quasiment la même que celle des bâtiments existants, alors que dans les faits il sera 2,5 fois plus haut ;
A chaque réunion, nous avons demandé que les études nous soient communiquées, afin de pouvoir en vérifier la méthodologie et les résultats. En vain. A ce jour, rien ne nous a été envoyé, malgré nos demandes officielles réitérées. Bref, les promoteurs ont joué la carte de l’opacité.
Au cours du processus, toutes nos tentatives de discuter des caractéristiques structurelles de l’entrepôt et des autres solutions possibles et potentiellement plus vertueuses pour le transit des marchandises en région parisienne (entrepôt de taille plus raisonnable à cet endroit, priorité à l’exploitation des 75.000m2 d’entrepôts libres dans le port et sur la commune de Gennevilliers) ont été écartées : ont-elles jamais été sérieusement considérées par Haropa Port ?
Les seuls amendements très ponctuels proposés par Goodman censés améliorer le projet à la suite de nos remarques l’ont en fait empiré : déplacer la ferme urbaine à l’est du bâtiment revient à en rehausser la structure, pourtant dangereuse pour les oiseaux (serres vitrées) juste devant la réserve ornithologique ; et construire des murs anti-bruit devant les rampes à poids-lourds pour pallier l’explosion des limites légales de nuisances sonores la nuit augmentera encore la hauteur du bâtiment, sans parler de son esthétique.
Enfin, nous vous alertons sur le fait que les représentants de l’établissement public Haropa Port ont longtemps refusé, malgré nos quatre demandes officielles (avec RAR), de nous communiquer copie des- éléments juridiquement communicables d’analyse des six projets retenus (description sommaire des offres, critères de notation, PV du jury). Nous n’avons reçu des documents que le 4 février, soit très peu de temps avant la date annoncée pour le dépôt du permis de construire.
Un établissement public comme Haropa Port, dont le but est d'être au service de l'intérêt général, ne devrait-il pas pouvoir communiquer de façon plus transparente avec les citoyens ?
(...)
Antoine GAUDIN, président de l’association Protection Berges de Seine
pour le collectif Stop Green Dock
Les associations signataires : Coordination Eau Île-de-France, EducEcolo, Environnement et Patrimoine Asnières-sur-Oise, Epinay + Seine, Groupe national de surveillance des Arbres ISD, Halage, L’Essoreuse, Le Jardin du Figuier, Les Amis du Port Sisley, L’Île Vivante, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement 93 Nord-Est Parisien, Naturellement Nanterre, Péniches à la folie, Protection Berges de Seine"
Document joint
► Contribution n°1138 (Web) Anonyme Déposée le 16 novembre 2025 à 18h18
Je suis défavorable à ce projet, qui va à l’encontre des réels nécessités sociales et environnementales actuelles.
C’est une nécessité de préserver les quelques espèces naturels qu’il reste dans nos environnements urbains pour assurer également notre qualité de vie en ville : éviter davantage de pollution de l’air, de pollution sonore… Ce qui détruit les zones de vie naturelles, nuit aussi grandement à nos milieux périurbains. Car la construction d’un entrepôt d’une telle ampleur sur une zone classée Natura 2000 sera néfaste pour la faune et la flore locale, notamment les différentes espèces d’oiseaux qui y vivent. Même dans une vision humano-centrée, ce projet montre a quel point les grosses industries n’ont que faire des populations locales qui devront subir l’appauvrissement de leur qualité de vie.
N’oublions pas le mensonge, ou du moins la dissimulation des enjeux réels de ce projet dans la communication faite autour par les intéressés : un projet de développement d’un commerce fluvial ? Pourtant il sera bien plus largement routier par l’acheminement, le transport des marchandises jusqu'au site, participant à sursaturer un trafic alentour déjà surchargé voire saturé.
Côté risques environnementaux, ce qui est présenté comme « une légère augmentation des vitesses » du cours de la Seine dans certaine zones sur l’étude d’impact du dossier, a en réalité de réels impacts pour le vivant dans ces zones. De même ce qui est présenté comme d’infimes montées des eaux pour d’infimes zones « 5 à 10 cm sur une portion de 5 mètres », est une étude à l’instant et très partielle, qui ne prend pas en compte la globalité du projet dans lequel s’inscrit cet entrepôt et ne présente aucune échelle de durée, d’enjeux à longs termes. On peut s’attendre à une dérégulation du cours et donc des crus. Les risques d’inondations sont réels.
Dans cette « étude d’impact » présentée par les porteurs de projet :
- P.512 : « il n’y a pas à priori de contact direct et/ou indirect entre les populations riveraines et les produits dangereux (Déchets Industriels Dangereux), ceux-ci ne font pas l’objet d’une évaluation des risques sanitaires plus approfondie (les déchets ne sont pas retenus comme source de danger pour les populations environnantes) » : peut-on se baser sur des « à priori » concernant la santé des habitantes et habitants alentours ? Et bien entendu sans parler de l’impact sur la faune et la flore alentours…
Dans cette même étude, dire que les « activités du site seront en cohérence avec les objectifs du plan climat et la loi sur la transition énergétique », est du pur greenwashing éhonté. Nous savons toutes et tous que les mesures gouvernementales ne sont pas assez strictes et en adéquation avec l’urgence environnementale réelle. S’engager à respecter une « baisse des rejets de gaz à effet de serre » est de la pure politique et du jargon administratif. Quoi de mieux pour les réduire que ne pas construire ce projet inutile, si ce n’est au surenrichissement d’une poignée de gros industriels qui se moquent bien de l’état de la planète et de la qualité de vie de la population ?
L’avis de l’Autorité Environnementale permet justement de bien voir les limites de cette étude d’impact pour le moment. Il pointe des incohérences et des manques d’analyse globale du projet dans lequel s’inscrit Green Dock, et recommande une étende élargie et approfondie des réels risques et impacts.
Est aussi pointé l’absence d’étude de marché justifiant la nécessité d’un tel entrepôt, d’une si grande envergure : une preuve de plus de cette tentative de dissimulation par greenwashing de la réelle volonté et du projet global de saturation du marché ultra capitaliste. Est ce vraiment nécessaire ? Quels emplois seront créés et sur quelle durée ? Pour qui, et dans quelles conditions ? Des emplois encore précarisant avec des conditions de travail abusives ?
Si un tel projet est adopté, peut-on croire qu’il sera le seul et non le premier d’une longue liste s’inscrivant dans le développant du méga canal Seine-Europe ? C’est le projet global qui devrait nous être présenté et non l’individualisation de la construction de ce bâtiment, comme l’élargissement du canal Seine-Europe lié à cette construction. C’est nier la réalité et soutenir la dissimulation de considérer ce projet de manière isolée.
Nous pourrions investir cet espace de bien d’autres manières respectueuses de l’environnement et de la vie des populations locales.
NON à Green Dock !
► Contribution n°1139 (Web) Par Gaudin, Antoine Déposée le 16 novembre 2025 à 18h38
En tant que président de l'association Protection Berges de Seine et coordinateur du collectif Stop Green Dock jusqu'en 2023, je tenais à rajouter à ma contribution précédente (n°1137) le fait suivant, au sujet du processus de "concertation" avec les riverains et les associations, présenté comme "exemplaire" par Goodman et Haropa Port.
Bien loin de la transparence annoncée, Haropa Port a refusé, malgré nos multiples demandes par envoi recommandé, de nous fournir les pièces administratives-clés qui permettaient de comprendre le processus d'appel à projets et les critères ayant abouti, parmi les différents projets concurrents, à la sélection du projet "Green Dock" de la multinationale australienne Goodman.
Nous avons été obligés de saisir la CADA (dont l'avis est en pièce jointe) pour avoir accès à ces documents, qui nous sont parvenus excessivement caviardés (à titre d'exemple, veuillez vous reporter à la pièce jojnte "Green Dock - Socio-environnemental biffé").
On y apprend toutefois (voir le document en pièce jointe intitulé "Rapport biffé") :
- que l'appel à projet ne faisait aucune mention de la présence d'une zone Natura 2000 en plein face à la parcelle du futur entrepôt (on comprend dès lors pourquoi Goodman ne l'avait pas inclus dans ses études environnementales initiales, et pourquoi il a proposé un bâtiment dont les dimensions sont incompatibles avec la préservation de cette zone).
- que le projet de Goodman était le plus pharaonique de tous les projets présentés.
- et que, selon les termes mêmes de l'auteur de ce rapport pour Haropa Port : "aucun des projets immobiliers présentés ne semble en mesure de contractualiser des engagements de trafic fluviaux fermes sur la totalité de la durée de convention signée".
Documents joints
► Contribution n°1140 (Web) Par CASTRO Déposée le 16 novembre 2025 à 18h42
Déjà lorsque j’habitais Asnières sur Seine je venais régulièrement me promener sur les berges d’Epinay avec ma fille et maintenant avec mon petit-fils
Maintenant habitant d’Epinay j'ai du mal à concevoir la nouvelle folie des hommes à vouloir tout construire
Le pont d'épinay est déjà saturé de circulation et je vois difficilement avec un entrepôt géant à côté de chez nous comment pour cela pourrait s'améliorer
Nous étions encore protégés avec les arbres de la zone Natura 2000 qui doit être, il me semble, respectée
Nous faisons tout pour sauvegarder 2 hérissons dans notre jardin, les gens construisent des « maisons à insectes »…. il semble qu'il n'en soit pas de même pour sauvegarder des oiseaux qui sont déjà en voie de disparition sur la zone Natura 2000.
Nous luttons un petit peu tous les jours dans notre éducation pour expliquer qui n'est pas forcément utile d'acheter sur des grosses plateformes tel que Temu et Shein et qu'il vaut mieux développer un petit commerce de ville.
Pour autant ce que vous proposez me semble disproportionné et surtout que cette activité portuaire pourrait être gérée à l'intérieur du port et non sur les berges.
Malgré une présentation certes raffinée dans le document d'information au public il me semble que ce projet est déjà d'un autre temps. Pour cette raison et pour bien d'autres encore je m'oppose au projet présenté par l'entreprise Goodman.
► Contribution n°1141 (Web) Par Gaudin, Antoine Déposée le 16 novembre 2025 à 18h44
C'est la copie d'un des nombreux envois en RAR demandant que l'on nous transmette des documents essentiels, comme l'appel à projet et le rapport d'analyse sur les différents projets présentés.
Le collectif Préservation Berges de Seine dont fait partie la Coordination EAU Île-de-France, s’est adressé à l’établissement public Haropa Port pour réclamer une nouvelle fois le rapport d’analyse des sept projets candidats à l’occupation de la parcelle dévolue au projet Green Dock de la multinationale australienne Goodman, ainsi que leurs dossiers de candidature (voir courrier ci-dessous).
« Ce message officiel s’adresse à vous et aux autres représentants de l’établissement public Haropa Port.
Il émane de la coordination d’un collectif de 12 associations de défense de l’environnement mobilisées contre le projet d’entrepôt géant mal nommé « Green Dock » (35 mètres de haut, 600 mètres de long, fonctionnement 24h/24, au minimum 85% des marchandises transitant par les routes) que la multinationale australienne Goodman entend édifier à même les berges de Seine, en lisière de la zone naturelle protégée et réserve ornithologique d’intérêt majeur de l’aval de L’Île-St-Denis, sur un terrain administré par Haropa Port.
Au nom de ce collectif, et avec les élus et les journalistes qui suivent ce dossier, auxquels vous déclarez dans plusieurs articles que vous jouez « la carte de la transparence » avec les citoyens et les associations préoccupés par ce projet, je me permets de revenir vers vous, pour vous refaire la demande de nous communiquer le rapport d’analyse des sept projets candidats à l’occupation de la parcelle, ainsi que les dossiers de candidature afférents.
Pour rappel, les représentants d’Haropa Port présents aux réunions de « concertation » avec les associations, se sont engagés à nous fournir ces documents. Notre première demande officielle avait été refusée au motif que « la convention d’occupation du domaine public n’avait pas encore été signée avec Goodman » (je cite la justification donnée par M. Berbain, directeur général délégué de la Direction territoriale de Paris, dans le courriel de refus que nous a adressé M. Lucas Macle, juriste auprès de la direction judiciaire d’Haropa Port le 28 octobre 2022, voir pièce jointe). Or, entre temps, la convention en question a été signée : https://www.haropaport.com/fr/publication-de-decision/avis-dattribution-de-convention-doccupation-du-domaine-public-fluvial-0 Plus rien ne s’oppose donc a priori à ce que vos services nous communiquent les dossiers des sept projets candidats à l’appel publié par Haropa Port, ainsi que le rapport d’analyse afférent.
Il s’agit de la quatrième relance que nous vous faisons à ce sujet, et nous commençons à nous demander pour quelles raisons ces documents ne peuvent nous être communiqués par vos services.
Est-ce que l’attribution de ce gigantesque marché à l’entreprise Goodman serait de nature à entraîner la suspicion ?
Est-ce que l’examen des autres projets serait de nature à contredire les déclarations publiques de M. Jean Plateau, directeur du port de Gennevilliers et représentant d’Haropa Port, selon lesquelles tous les projets candidats avaient le même gigantisme (éminemment problématique dans le cas qui nous occupe), alors même que l’appel à projet ne comportait aucune incitation au gigantisme et à la surdensification ?
Est-ce que le fait d’avoir sélectionné le projet pharaonique de la multinationale australienne Goodman pour une construction en lisière d’une réserve ornithologique place Haropa Port dans une position délicate, cet établissement public ayant parmi ses missions la préservation de la biodiversité sur l’axe Seine ? Comment en effet vanter à grands coups de vidéos officielles l’intérêt de préserver les Grands Cormorans et les Martins Pêcheurs d’Europe (https://www.youtube.com/watch?v=D7TZMbnVVeE), et dans le même temps, commanditer en lisière sud de leur nichoir, une muraille de Chine industrielle de 35 mètres de haut, en verre, avec des serres sur le toit, éclairée 24h/24, les nuisances sonores d’un défilé permanent de poids lourds sur une rampe de 25 mètres de haut, qui va couper leurs trajectoires de vol, perturber leur tranquillité, et les priver du soleil en hiver ?
Au cours du processus de « concertation », les représentants de la multinationale australienne Goodman nous ont communiqué des données trafiquées (nombre de camions quotidien sous-estimé, vues d’architecte mensongères, etc.) et nous ont sciemment barré l’accès aux études qu’ils avaient diligentées, ne nous permettant donc pas d’en vérifier la méthodologie et les résultats. Cela n’est pas surprenant de la part d’une entreprise privée, dont le but est la recherche du profit maximal par tous les moyens. Mais est-ce qu’un établissement public comme Haropa Port, dont le but est d’être au service de l’intérêt général, ne devrait pas pouvoir communiquer ouvertement avec les citoyens français regroupés en association ? Nous faudra-t-il saisir la CADA et l’association Anticor afin d’obtenir les documents que nous demandons ?
Nous vous serions gré d’accéder à notre demande, et de nous communiquer le rapport d’analyse des sept projets candidats à l’occupation de la parcelle, ainsi que les dossiers de candidature afférents.
Ou, au moins, de répondre à notre message, en clarifiant votre position quant à cette demande.
En vous remerciant, bien cordialement,
Antoine Gaudin
(pour le collectif Préservation Berges de Seine) »
► Contribution n°1159 (Web) Par Anquez Marie Déposée le 17 novembre 2025 à 08h55
Le projet Greendock m'inquiète profondément à plus d'un titre.
Au-delà du fait qu'il est le symbole d'un gigantisme et d'un "je m'en foutisme" hors d'âge, il aurait un impact très fort sur la biodiversité (faune et flore), particulièrement en portant son ombre sur le parc, et en contribuant à bétonner les berges. Sur ce dernier point, l'amélioration continue de la qualité de l'eau de la Seine est une très bonne nouvelle, il serait dommage de contribuer à reculer. Les rivières gagneraient à être considérer comme des espaces publics communs et partagés, plutôt que comme des autoroutes. Sur le point précédent, je suis particulièrement sensible à une action d'école dehors dont bénéficient des enfants de L'Ile-Saint-Denis, qui vont toutes les semaines au parc avec un ornithologue qui les accroche au vivant. Vous trouverez ici le CR de ses séances : https://aire-educative-bellil.blogspot.com/2025/11/40eme-seance-7-novembre-2025.html. Qu'enseigner à ces enfants, quel message d'espoir leur transmettre, s'ils assistaient à la construction d'un bâtiment géant qui mettrait "leur" parc dans le noir et qui aurait pour conséquence de détruire le vivant qu'ils ont appris à connaître, nommer, et donc protéger ?
Pour l'usagère du parc et habitante de L'Ile-Saint-Denis que je suis, c'est également très douloureux : destruction du vivant, primeur de l'hyper consommation, mépris du territoire, destruction d'une bulle de nature, mise en danger de la réserve de la pointe nord, augmentation de la pollution routière.
Enfin, le port de Gennevilliers a énormément d'entrepôts vacants. En lien probablement avec l'état du fret fluvial français, en grande difficulté, que l'Etat essaie de relancer par la construction du canal Seine Nord Europe, pour tenter de concurrencer les ports belges et hollandais. Néanmoins, la Cour des Comptes a publié un rapport très critique à l'égard de la gestion de VNF, pointant de très gros retard d'entretien (https://www.ccomptes.fr/fr/publications/lentretien-des-voies-navigables-lexemple-de-vnf). Le réseau n'est pas prêt à accueillir un trafic fluvial soutenu. C'est donc bien certainement en camion que seront acheminées les marchandises.
J'avoue avoir vraiment du mal à imaginer que ce bâtiment advienne, car sa construction est résolument tournée vers le passé, ou en tout cas il obère le futur irrémédiablement.
► Contribution n°1166 (Web) Par PICQUART Nicole - LNLE 93 Déposée le 17 novembre 2025 à 12h52
Les conséquences environnementales du projet
Dans le document intitulé « prise en compte de la concertation dans l'évolution du projet » (pièce 0.3), la société Goodman dit que « les mesures sur la biodiversité ont été élaborées en concertation avec le CD93 (gestionnaire de Natura 2000) ... ». Or le dossier soumis à la concertation du public comporte une absence de pièces notable, comme l'avis du CD93 en relation avec la préservation de la zone Natura 2000 et de la Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de L’Ile Saint-Denis, l'avis des communes de Seine-Saint-Denis impactées par le projet, notamment Epinay-sur-Seine et L’Ile Saint-Denis, l'Etablissement public territorial de Plaine Commune.
Lors de notre visite le 29 octobre 2025 à la permanence de la commissaire-enquêtrice de L’Ile Saint-Denis, il nous a été notifié que les communes limitrophes allaient être consultées, ainsi que les EPT et les Conseils Départementaux du 92, 93 et 95.
Il nous semble important en introduction de cet avis de mentionner le décalage existant dans le processus de concertation puisque ces avis auraient dû être demandés antérieurement à l'ouverture de l'enquête publique actuelle et portés à la connaissance de tous en même temps que l'ensemble des pièces du dossier.
La société Goodman affirme que son projet est exemplaire à tous points de vue et qu'il n'aurait aucun impact sur la zone Natura 2000 de L’Ile Saint-Denis. Elle cherche ainsi à démontrer dans son mémoire en réponse à la MRAe, dans une attitude tout à fait irrespectueuse vis-à-vis de l'institution, que les préconisations émises à l'encontre du projet par la MRAe n'auraient aucun fondement. Pourtant l'autorité environnementale s'appuie sur des faits concrets posant des enjeux fondamentaux quant à la biodiversité, l'environnement, le paysage, le cadre de vie, la santé humaine et la préservation du vivant.
Avec ses 647m de long, ses 60m de large et ses 34 ou 35m de haut, à quelques mètres des berges de Seine, il semble évident que c'est une énorme muraille qui sera construite si ce projet aboutit. Pour ce qui est de l'intégration du projet dans le paysage, les images du dossier de l'étude d'impact (pièce 3.2), notamment les perspectives 07 et 09 (pages 356 et 360), montrent de réelles conséquences pour les habitants d'Epinay-sur-Seine avec l'occultation pure et simple de la vue actuelle qu'ils ont sur Paris. Contrairement à ce que veut nous faire croire la société Goodman dans le chapitre « l'intégration paysagère du projet Green Dock dans le site existant », avec son choix architectural et l'harmonie de ses façades, il s'agit là bel et bien d'une évolution de la structure paysagère et de sa qualité pour les riverains pouvant aller vers une « saturation visuelle ».
Le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France Environnemental (SDRIF-E) met l'accent sur l'aménagement de cadres de vie désirables. « Beaucoup de sites paysagers d'importance se situent dans des espaces d'intérêt écologique majeur, qu'il importe de protéger »... Pour améliorer les paysages dégradés « il s'agit d'abord de s'appuyer sur la restauration d'espaces de pleine terre et de zones aquatiques et humides indispensables à l'adaptation au changement climatique et à la préservation de la biodiversité, pour recréer des continuités écologiques et paysagères fonctionnelles »... Et dans ce paysage naturel la Seine a « un rôle primordial pour apporter la nature dans la ville, la rafraîchir et offrir un cadre propice aux activités récréatives : promenades sur les berges, sports nautiques, canotage, pêche à la ligne, et prochainement baignade dans une eau suffisamment pure et dans des couloirs sécurisés »...
Le projet Green Dock risque de porter un coup important à la création d'une base de loisirs et de baignade sur le petit bras de Seine, souhaitée par la commune de L’Ile-Saint-Denis. Ce lieu, même s'il ne sera pas utilisé pour l'acheminement des marchandises par barges, est aujourd'hui un espace sportif et de loisirs pour les clubs de canoës – kayaks. L'activité incessante prévue par le projet Green Dock risque de transformer la qualité de cet espace tranquille en un espace impossible et beaucoup moins désirable.
Il est par ailleurs problématique que dans les plans et schémas régionaux et locaux, la société Goodman ne fasse référence qu'au PCAET du territoire Boucle Nord de Seine, sans mentionner celui du territoire de Plaine Commune directement impacté par le projet.
L'étude faite sur l'ensoleillement est un exemple du manque de rigueur scientifique dans les ombres portées et les conséquences qu'elles impliquent. La société Goodman cherche à démontrer la non-existence d'impact sur les co-visibilités : « le bâtiment ne sera quasiment pas à l'origine de perte d'ensoleillement pour les riverains ou la zone Natura 2000 (très légèrement en hiver) ». L'utilisation du « quasiment pas » est intéressante car elle signifie une volonté de minimiser les impacts liés à la perte d'ensoleillement, pour les humains comme pour la faune et la flore.
Les simulations établies d'un côté par la MRAe et de l'autre par un informaticien spécialisé en géographie proche du Collectif Préservation des Berges de Seine, montrent que d'octobre à février, soit pendant 5 mois, les riverains d'Epinay-sur-Seine et la pointe aval de L’Ile-Saint-Denis, où se situe la zone Natura 2000 et particulièrement la zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF), interdite au public pour protéger des espèces remarquables comme les grands cormorans, subiront une perte d'ensoleillement importante en fonction de l'heure de la journée. La diminution de la lumière naturelle sera extrêmement dommageable pour les espèces animales protégées, pour la flore, mais aussi pour les espèces piscicoles.
La perte d'ensoleillement, mais aussi la mise en place d'un ponton flottant de 120m de long sur 9m de large, pourraient entraîner une diminution de la température de l'eau du petit bras de Seine et une modification de son écosystème. Dans ces conditions les habitats piscicoles et les herbiers aquatiques pourraient grandement souffrir du projet. C'est ce que démontre par ailleurs le document intitulé Analyse des effets du projet et mesures associées et son chapitre 4.6.4 sur les Impacts résiduels sur habitats piscicoles, avec une destruction d'environ 2000m² due au ponton et à son exploitation.
Le projet Green Dock n'aurait aucune incidence sur la zone Natura 2000 située à moins de 50m, et de ce fait le sujet est quasiment inexistant dans l'étude d'impact. La MRAe a émis des réserves par rapport aux travaux de démolitions des bâtiments existants qui ont déjà perturbé de nombreuses espèces d'oiseaux dont les incidences ne sont pas quantifiées : bruit, vibrations, poussières, éclairage la nuit.
Selon la société Goodman et ses simulations numériques quant aux nuisances lumineuses (étude d'impact lumière), l'environnement lumineux serait un enjeu modéré et tout à fait négligeable pour la zone Natura 2000, mais l'étude d'impact lumière fait état de « perturbation probable pour la faune nocturne ». On nous dit que les bureaux seront éteints à 18 h ! C'est une pure spéculation car les clients des entrepôts ne sont pas encore identifiés, et tout à fait improbable dans un complexe logistique qui devrait fonctionner 24h/24h !
La phase chantier risque de détruire d'autres espèces dont l'habitat se situe dans l'emprise du projet : oiseaux, reptiles, petits mammifères, insectes, mais aussi les poissons (29 espèces recensées) en plus des herbiers aquatiques évoqués plus haut.
Il faut rappeler que le petit bras de la Seine est utilisé par les chauves-souris la nuit pour chasser les insectes. Le fonctionnement 24h/24h des entrepôts, générant une pollution lumineuse intense, un accroissement du trafic des camions au plus près de la Seine avec l'utilisation du ponton flottant, et des nuisances sonores nouvelles, ne pourront avoir qu'un impact fortement nuisible sur ces animaux nocturnes. Par ailleurs l'écholocation utilisée par ces mammifères volants risque d'être également très perturbée par la muraille de 35m de haut du projet d'entrepôt.
Les nuisances sonores, qu'elles soient en phase démolition (un peu plus de 24 mois), en phase travaux ou exploitation, ne semblent pas affecter les habitats naturels selon la société Goodman et l'analyse faite en septembre 2023. Pourtant des enjeux très forts existent sur le plus grand réservoir de biodiversité et les deux corridors écologiques existants sur ce territoire, qui pourraient mettre en péril une partie des 93 espèces d'oiseaux remarquables, surtout en période de reproduction.
Le bruit est un facteur omniprésent dans notre environnement actuel, qui a des effets importants sur la santé. Le cumul des effets négatifs sur la faune protégée de L’Ile-Saint-Denis est à notre avis très difficile à évaluer dans les conditions actuelles, avant chantier et avant fonctionnement. Tout est sujet à projections sans base concrète, et surtout sans prendre la mesure des êtres vivants doués de sensibilité que sont les animaux.
Construire des nichoirs à oiseaux et des micro-habitats est sans aucun doute en conformité avec la loi en matière de mesures de compensation, mais ces mesures paraissent grandement insuffisantes pour la conservation de la biodiversité et d'un écosystème très fragile comme celui de la zone Natura 2000. Les différentes espèces d'oiseaux ont besoin de calme et de conditions spécifiques pour vivre et se reproduire. Ce projet Green Dock à quelques mètres de la zone Natura 2000, qui génère de nombreuses nuisances sonores et visuelles, des poussières, un accroissement du trafic routier, des périodes de perte d'ensoleillement, des pollutions lumineuses, n'est absolument pas compatible avec les conditions nécessaires à la préservation de son environnement. Cela va à l'encontre des objectifs posés par le PLUI de Plaine Commune : « gérer ces espaces de façon durable pour l'accueil des espèces à enjeux sur le long terme ». C'est aussi ce que démontre l'autorité environnementale dans le rapport de suivi de l'installation de ces nichoirs en phase démolition, dont la majorité n'aurait pas été utilisée au cours de l'année 2024.
Tout ceci rend plus que douteuses les mesures de compensation que la société Goodman dit vouloir mettre en place pour préserver l'environnement écologique. Comme la chaîne logistique n'est pas définie à ce jour, qu'on ne sait absolument pas le type de clients qui s'installeront sur le site, son fonctionnement et l'analyse des conséquences qui en découleront sur l'environnement et la santé, les analyses et études du dossier restent pour le moins sujettes à discussion.
Le MNLE 93 s'oppose à ce projet de méga entrepôt logistique à cet endroit et dans les conditions prévues par la société Goodman, parce qu'il le considère néfaste à la préservation de l'environnement et du vivant.
Document joint
• Document n°1
► Contribution n°1167 (Web) Par Pascale Déposée le 17 novembre 2025 à 13h08
Les questions de la circulation posées par le projet : Fret, transport fluvial, routier. Le dernier kilomètre
C’est un document de 5200 pages dont nous devons prendre connaissance pour nous faire une opinion, positive si possible, sur cet entrepôt Green Dock !
C’est donc un entrepôt faisant appelle à la mise en place d’un trafic multimodal parfaitement bien étudié afin de n’entraîner aucune conséquence environnementale suivant les différents trafics, routier, ferré, et fluvial nécessaire à son bon fonctionnement. Il s’appuie également sur le PCAET des boucles de la Seine.
L’Ile Saint-Denis et donc la zone Natura 2000 sont sur le territoire de Plaine Commune. Le projet doit respecter le PCAET de Plaine Commune.
Suivant la pièce 2.2 Maitrise foncière, technique et financière du dossier :
Il est précisé page 7 que « Goodman France a vocation à être titulaire du titre d’exploitation sollicité … Pour le reste, une fois construit, les entrepôts sont loués à un ou à plusieurs tiers locataires sous contrat de bail commercial. » Il s’agit donc bien d’entrepôts multi-locataires pouvant « accueillir la plus large gamme de produits possible dans les quantités maximales susceptibles d’être stockées »
Goodman France assurera certes une garantie pour l’administration en l’occurrence HAROPA Port. Les utilisateurs sont à ce jour inconnus. Le projet est donc bâti uniquement sur des hypothèses, hypothèses qui se limitent par ailleurs, comme le souligne la MRAe dans son avis n°3, sur le seul bâtiment logistique dans le périmètre du seul port de Gennevilliers.
Un document type charte comme celui référencé page 104 avec la ville de Paris aurait pu être joint au dossier permettant de s’assurer du respect des engagements pris par Goodman France par les futurs utilisateurs de l’entrepôt.
De nombreux éléments tentent de prouver que le projet répond au cahier des charges d’HAROPA Port d’un secteur du transport décarboné grâce au report multimodal (Page 12 de l’étude d’impact) tant pour le fret amont qu’aval, de la route vers le fleuve. Ainsi une infrastructure fluviale serait déployée et l’utilisation du terminal à containers du port de Gennevilliers favorisée. En page 683 de l’étude d’impact le bâtiment est décrit comme plateforme multimodale liée à l’usage de la voie d’eau.
Mais en fait tout repose sur la bonne volonté des futurs locataires. En cela, la page 313 décrivant les deux différents schémas possibles routier et fluvial, avec pour ce dernier une distance de fin de parcours indiquée de 2km, d’approvisionnement en PL électriques, sont très explicites. Un troisième schéma concernant une logistique ferroviaire est même proposé. Mais « cette variante n’ayant pas été identifiée par les exploitants pressentis, elle n’a pas donné lieu à une prise en compte dans l’étude d’impact du projet. »
Les distances indiquées de 2 et 3km sont à vol d’oiseaux. En fait les kilomètres à parcourir en PL se rapprochent plus de 4 et 5km.
Les PL sont par hypothèse électriques. Rien ne l’oblige. Les calculs de la pollution en particules fines due par l’usure des pneus sont totalement erronés.
Face à l’investissement, il aurait été facile de réhabiliter les voies afin d’acheminer les marchandises de la darse n°6 vers le méga entrepôt.
Le mode ferroviaire est de fait inexploité par des exploitants soi-disant inconnus mais pressentis
Le projet a été retenu pour sa proximité immédiate à la Seine, permettant de déployer une solution logistique fluviale du dernier kilomètre, basée sur le déploiement d’une infrastructure de ponton au droit du site projet. Or, les voiries existantes du port de Gennevilliers ont les dimensions nécessaires pour les entrepôts logistiques (page 395)
Les deux pontons liés au projet n’ont pas lieu d’être. Il suffit d’utiliser la darse n°6
Aucune indication n’est donnée sur la provenance des marchandises stockées. L’objectif poursuivi à travers le projet Green Dock est de fixer un maximum de flux logistiques in situ au plus proche de la zone dense et travailler ainsi sur le dernier kilomètre. Cette notion de dernier kilomètre est inexacte pour ce projet. De plus, des vélos cargos, généralement moyens de transport justement assurant le dernier kilomètre, peuvent être chargés sur les barges.
La notion de dernier kilomètre doit être explicitée par rapport à la provenance des marchandises et leur destination finale.
Alors que le projet se veut être innovant sur un apport majeur de circulation et d’accessibilité fluviale, il suffit de 10 pages (73 à 82) dans les annexes 8 et 9 pour l’expliquer. Contre 73 pages (1 à 72) pour démontrer qu’il n’y aura pas d’impact ou très faible par augmentation de la circulation routière sur le site. Le fret fluvial est bien secondaire et ce n’est qu’un prétexte pour justifier l’implantation de ce méga entrepôt ici. La décarbonation est justifiée par le fait qu’il y aurait des barges, moins émettrices en CO2. Mais celles-ci ne représenteront que 6 à 11% des volumes de marchandises transportées. Le mode de transport fluvial nécessite des nombreuses ruptures de charges, qui dans le contexte capitalistique de recherche de moindre cout est loin d’être accepté par les investisseurs. Sa rentabilité n’est pas étudiée et rien n’indique que les futurs locataires seront intéressés.
Le cout économique des ruptures de charges entre barges/camions/VU/VL/vélos cargo doit être explicité.
Le projet dépasse la seule infrastructure située sur le port. Il ignore ainsi les conséquences de la chaine logistique sur une géographie plus vaste. Mais, peut-être, parce que justement comment mesurer les conséquences d’une exploitation inconnue ? La notion de dernier kilomètre doit être explicitée.
Le comptage du trafic fluvial qui sert de repère 0 pour l’étude date de 2019 et, de plus, d’une période, 8 juillet à 15 septembre, où nous pouvons penser que le trafic est réduit pour cause de vacances et donc de moindres activités. Le fret fluvial a dû se développer depuis si nous en croyons les projets soumis à enquêtes publiques ces dernières années. En comparaison nous avons deux pages de comptage du trafic routier dans la zone du port. Il aurait donc été tout à fait possible d’avoir des éléments actualisés sur le comptage des barges.
La période d’étude est à revoir et doit être complétée par une étude de l’ensemble du fret existant sur la Seine.
Deux schémas expliquent le trafic fluvial sortant et rentrant page 79 de l’annexe. Il apparait un seul ponton et non deux comme décrit dans la note technique sur les schémas. La cinématique d’accostage présentée est donc fausse. Par ailleurs, il est précisé que les barges repartant peuvent desservir en particulier par vélos cargos Paris. Or la cinématique sortante présentée ne part que dans un seul sens. Comme cela est également indiqué dans les deux schémas des pages suivantes.
La cinématique doit être refaite avec les deux pontons et représentée la circulation amont et aval.
Il n’y aucune explication sur la vitesse des barges et donc les éventuels remous impactant inévitablement les berges coté méga entrepôt et surtout sur la pointe de l’ile Saint-Denis et donc la zone Natura 2000. Par ailleurs, pour garantir la compatibilité du projet avec la future base nautique située sur le petit bras de la Seine, toute circulation fluviale au départ ou à l’arrivée du site y sera interdite.
Une étude spécifique sur les remous provoqués par les barges lors de leur départ – arrivée aux pontons doit être effectuée, cette étude portant sur le petit bras de la Seine également pour assurer toute la sécurité aux activités sportives liées à la base nautique.
Suivant la page 6 de la note de présentation non technique, le ponton serait mis à disposition des autres entreprises présentent sur le port. Aucun chiffre prospectif n’est indiqué quant à l’utilisation complémentaire de ces 2 pontons à l’activité de ce méga entrepôt. Comme aucune prospective de l’utilisation des quais existants dans la darse n°6 par ce méga entrepôt n’est donnée.
Une étude croisée en particulier sur les conséquences de l’utilisation des deux pontons du projet sur la zone Natura 2000 doit être réalisée.
Page 50 de la notice de présentation non technique, un surplus de 74m² serait attribué aux vélos visiteurs. Nous ne pouvons qu’apprécier ce surplus. Cela va dans le sens du développement de la circulation douce. Or, page 45 : L’établissement ne recevra pas de public. A qui s’adressent les 74 m² supplémentaires ?
La page 516 de l’étude d’impact s’attache à la : Monétarisation des couts collectifs liés à la pollution atmosphérique et à l’effet de serre. Il est quasi impossible d’appréhender cette monétarisation pour le profane.
Les remarques faites en préalable (page 512) excluent de nombreux objets dont on peut interroger la pertinence dans un site où plusieurs entreprises sont classées Seveso. La nature des marchandises composant les stocks est aujourd’hui totalement inconnue puisque les utilisateurs sont totalement inconnus. Donc Goodman a pris pour hypothèse l’absence de marchandises dangereuses pouvant être entreposées sans pour autant indiquer comment la nature de ces marchandises peut être appréciée.
Le périmètre d’étude apparait toujours circonscrit au projet dans le port et s’attache principalement à la circulation. L’augmentation du trafic liée au projet serait de 10%. Mais la provenance de ces PL n’est toujours pas connue et interroge donc sur les éventuelles conséquences sur la circulation hors port déjà saturée. A plusieurs reprises dans les documents, le flux routier (poids lourds, VU, VL) est rappelé. On ne peut attendre que cette augmentation de flux routier ne concerne que le port. Les PL, VU, VL, viennent de quelque part et non du seul périmètre du port.
L’annexe 8 consacre de nombreux schémas d’aménagement des différents carrefours pour améliorer la circulation sur le port et démontrant ainsi que des travaux simples permettraient de répondre à d’éventuels difficultés de circulation. Mais aucun schéma d’aménagement de carrefours qui pourraient nécessiter des travaux de reconfiguration n’est envisagé au-delà du port comme l’entretien de l’ensemble des voiries extérieures et intérieures au port.
L’impact de ce méga entrepôt doit être étudié plus largement sur les voies nationales, départementales, communales utilisées par les PL s’y rendant.
La monétarisation doit être clairement et largement étendue afin de prendre en charge les aménagements nécessaires pour assurer la fluidité de la circulation en dehors du port. Elle doit également estimer l’entretien de l’ensemble de ces voiries afin que rien ne soit supporté par les collectivités territoriales traversées.
Concernant les mobilités routières, les usagers de Green Dock seront équipés, au plus tard en 2030, d’une flotte de véhicules de distribution urbaine exclusivement zéro-émissions.
Quels sont les moyens que Green Dock se donne pour assurer cette flotte zéro émissions ?
L’augmentation des véhicules électriques quel qu’ils soient a été appréhendée entre 2027 et 2050 et donc les installations électriques du site devant y répondre (page 43). Mais rien n’est prévu pour les vélos cargos. Et il n’y aura pas d’augmentation des points pour les vélos. Cela est en contradiction avec le surplus de m² prévu dès le départ qui laisse croire à une prise en compte du développement des mobilités douces.
L’installation électrique pour les vélos cargos doit être décrite.
Les points de livraison pour les vélos doivent être augmentés.
Ce projet Green Dock se veut avant-gardiste, exemplaire car il ferait appel à un système multimodal exceptionnel utilisant les différents modes de transports existants et principalement le fluvial. Mais de nombreuses lacunes, incertitudes, contradictions dans les documents, partiellement relevées ici, existent.
Le MNLE 93 NEP s'oppose à ce projet de méga entrepôt logistique à cet endroit et dans les conditions prévues par la société Goodman parce qu'il ne met pas en œuvre un système véritablement multi modal pouvant préserver l'environnement et le vivant.
Document joint
► Contribution n°1175 (Web) Par Tonnelat Stéphane Déposée le 17 novembre 2025 à 16h36
Le projet d'entrepot Greendock se présente comme une solution écologique au transport logistique en développant le fret fluvial. Pourtant, les documents du projet n'annoncent pas les chiffres indiquant le ratio de transport fluvial par rapport au transport routier. Ils n'indiquent pas non plus comment les marchandises seraient transportées entre le port et l’entrepôt et entre l’entrepôt et les destinations finales. Les documents n'indiquent pas non plus si les marchandises qui transiteraient par cet entrepôt seraient destinés à une consommation locale, auraient une origine locale, ou seraient simplement en transit entre une origines et une destination tous deux éloignés. Je ne vois aucun intérêt à intégrer du transit de grande distance au cœur de l'agglomération et je ne comprendrais pas une multiplication des camions dans l'Ouest parisien à cause de cet entrepôt. Les documents ne disent pas non plus si l’entrepôt accueillera des matières dangereuses, probabilité forte étant donné la présence de zones Seveso dans le port.
Il me semble que ces informations et ces chiffres sont indispensables pour évaluer l'impact écologique de l’entrepôt sur la logistique. S'il s'agit d'un entrepôt de distribution sur des lignes de distribution éloignées, ces transport seront créateurs d’émissions de gaz à effet de serre non seulement inutiles mais dangereuses pour le respect des engagements climatiques nationaux et régionaux.
Par ailleurs, en ne mentionnant pas la quantité de camions induits par le chantier, puis par le fonctionnement de cet entrepôt, le dossier ne permet pas d'estimer les pollutions pour les riverains en terme de bruit et de particules dangereuses pour la santé.
Enfin, le bâtiment aurait des conséquences néfastes et interdites sur la faune et la flore protégées, notamment celle contenue dans la zone natura 2000 juste en face. La hauteur de 30m prévue plongera la zone dans l'ombre, les bruits des camions dérangeront les animaux et les remous des barges abimeront les berges de la zone Natura 2000.
En tout état de cause, il parait que le projet Greendock n'est pas prêt à recevoir une autorisation environnementale comportant des dérogations à la dégradation de la qualité de la vie des riverains et de la destruction d'espèces protégées.
Les emplois promis sont loin de justifier une raison impérative d'intérêt public majeur. Par ailleurs, les solutions alternatives n'ont pas été considérées. Il conviendrait de présenter au minimum deux sortes d'alternatives: 1- une alternative à la satisfaction des besoins logistiques par d'autres modes de transports et de stockage ainsi que par l'évitement de transport inutiles
2- une alternative à la construction de l’entrepôt par report des flux sur d'autres lieux moins risqués pour l'environnement.
Sans ces données et études complémentaires, je ne vois pas comment des dérogations à la loi sur les espèces protégées, ou sur l'eau, pourraient être accordées.
Bien cordialement
► Contribution n°1179 (Web) par maunier guillaume Déposée le 18 novembre 2025 à 11h58
Bonjour
je trouve scandaleux ce projet. C'est un projet faussement écologique et destructeur pour la Seine. Stop.
-Coût public disproportionné
Le projet mobilise plusieurs milliards d’euros d’argent public alors que les priorités régionales (santé, mobilités du quotidien, rénovation énergétique, écoles, eau potable) sont insuffisamment financées.
-Risque de dérive financière
Les grands projets d’infrastructures en France connaissent souvent des dépassements importants du budget initial (exemples : EPR, LGV, JO, tunnels). Il existe un risque fort de surcoût sans garantie de rentabilité économique.
-Artificialisation massive des sols
La construction du canal nécessite l’artificialisation de milliers d'hectares, ce qui va à l’encontre des objectifs nationaux de Zéro Artificialisation Nette (ZAN) et de reconquête de la biodiversité.
-Destruction d’écosystèmes et milieux humides
Le tracé impacte des zones naturelles, agricoles, corridors écologiques et zones humides jouant un rôle essentiel dans la régulation de l’eau, la biodiversité et l’adaptation au changement climatique.
-Un modèle basé sur le transport de masse plutôt que la proximité
Le projet soutient un modèle logistique international de long parcours alors que les politiques climatiques recommandent de relocaliser, raccourcir et décarboner les flux, pas de les massifier.
-Bénéfices incertains pour le développement local
Les emplois annoncés sont majoritairement temporaires, liés au chantier, et les bénéfices économiques pourraient surtout profiter aux plateformes logistiques et multinationales, pas aux territoires traversés.
-Impact sur l’agriculture
Des terres agricoles fertiles seront détruites ou fragmentées, diminuant la souveraineté alimentaire locale et augmentant la vulnérabilité des exploitants concernés.
-Dépendance accrue à la logistique et au commerce mondial
Le projet accompagne la montée en puissance des importations et exportations longue distance, notamment de produits manufacturés, plutôt que de favoriser les circuits courts et l’économie territoriale.
-Incertitudes liées au changement climatique
Les besoins en eau du canal pourraient entrer en concurrence avec les usages agricoles, industriels et domestiques, surtout lors de sécheresses et pénuries hydriques de plus en plus fréquentes.
-Alternatives déjà existantes ou moins impactantes
Les infrastructures logistiques ferroviaires et fluviales existantes peuvent être modernisées, optimisées ou électrifiées à moindre coût, avec moins de dégâts environnementaux.
► Contribution n°1180 (Web) Par Florence Déposée le 18 novembre 2025 à 12h02
Opposition au projet Greendock
Je m'oppose fermement au projet Greendock dans sa version actuelle. Ce projet semble avant tout être une opération spéculative, répondant davantage à des considérations financières qu’à des besoins réels. Aucune entreprise ne s’est encore engagée à l’exploiter, ce qui soulève de gros doutes sur la viabilité et la pertinence de cette initiative.
Avec ses 35 mètres de hauteur, le projet est incompatible avec l’environnement, notamment la zone Natura 2000, qui mérite une protection renforcée.
De plus, le volume de camions prévu (un camion toutes les minutes, 24h/24) est insoutenable pour l’île et ses infrastructures déjà fragilisées.
Bien que le dossier soit bien documenté et que l’idée du transport fluvial mérite d’être explorée et développée, ici, ce volet est sous exploité et sous étudier, encore plein d’incohérences. La dimension innovante et écologique de ce projet reste insuffisante. Le projet manque de qualité en termes d’intelligence urbaine et ne répond pas aux enjeux actuels du territoire.
Pour ces raisons, je m'oppose catégoriquement à ce projet dans sa forme actuelle qui va à l’encontre des possibilités de bien vivre de notre territoire.
► Contribution n°1181 (Web) Par Diallo Francoise-Bonthe Déposée le 18 novembre 2025 à 12h23
Ce projet va à l’ancienne de ce que l’on veut mettre en place sur nos berges: —des points de baignade au quartier Nord ( par exemple au quartier Thorez) comme ceux ils sont en prémisse au quartier sud ( ecoquartier)
—Des lieux de calme et d’observation de la nature et des oiseaux grâce à l’espace Natura 2000et autres espaces verts le long du fleuve.
Cette entrepôt de logistique, aura un impact sur la concentration de la circulation des hommes, voitures et transports de toute sorte dans un environnement deja dense et saturé.
Économiquement il serait bénéfique, en France, pour toutes les régions d’étaler, de distribuer les zones d’activité et non de concentrer pour s’apercevoir des années plus tard des difficultés à tout démanteler.
Nous sommes dans une époque où il faut tout remettre à plat et non continuer dans une optique de concentration qui nous montre aujourd’hui que ce n’est pas viable au vu des démantèlements qui laissent un région appauvri e et des personnes démunies.
Oui il faut revenir à une économie mesurée.
► Contribution n°1182 (Web) Par GAULIER Jean Marc Déposée le 18 novembre 2025 à 12h45
Je souhaite rappeler en introduction la nécessité absolue de développer le transport fluvial comme mode alternatif de logistique urbaine durable.
En remplacement d’une friche anthropisée ce projet de renouvellement urbain portuaire est exemplaire en ce qu’il revendique avec justesse son positionnement territorial, environnemental et économique.
Ce projet est un exemple pertinent de projet de paysage, (le paysage tel que défini par la convention européenne du paysage du conseil de l’Europe en 2000 ratifié par la France en 2000) comme perception du territoire par les populations (et donc concerté et co-construit), comme résultante de toutes nos actions sur le territoire et de leurs qualités d’équilibres entre les enjeux environnementaux, sociaux et économiques.
Ce projet présentant une forme d’équilibre entre les enjeux économiques, sociaux et environnementaux, il en résulte donc un paysage de qualité.
Ce projet de paysage portuaire nous parait particulièrement qualitatif en trois points.
1- C’est un projet qui restaure le paysage existant en réduisant et compensant les impacts portuaires.
• Le projet, recycle des emprises portuaires existantes sans consommer ni anthropiser de nouveaux fonciers.
• Le projet change la perception du port en filtrant les vues et en exprimant ses ambitions paysagères.
• C’est un projet de décarbonation fondé dans la logistique du dernier kilomètre idéalement positionné en limite métropolitaine, et indissociable du bord de Seine.
2- Cette nouvelle économie portuaire répond aux enjeux environnementaux en inventant une nouvelle forme urbaine de transition.
• En empilant les fonctions plutôt qu’en les étalant, il préserve le foncier tout en inventant une nouvelle forme urbaine portuaire.
• En produisant un bâti bas-carbone innovant, intégrant une production photovoltaïque d’autoconsommation.
• En développant un îlot urbain, intimement inséré dans son milieu, pensé comme support de biodiversité, de gestion alternative des eaux pluviales et de restauration des berges.
3- Il créée une façade architecturale qui exprime son rapport à la Seine et revendique fièrement sa dimension portuaire.
• Par un bâtiment symbole, qui comme les grands docks portuaires des siècles passés (au Havre par exemple), affirme et revendique la dimension portuaire du territoire.
• Par un bâtiment monument de l’économie de la transition environnementale qui s’insère par un rythme architectural séquençant la façade portuaire.
• Par une architecture d’échelle territoriale, linéaire et sériel, à l’image de grands bâtiments s’adressant sur les fleuves, comme la cité internationale à Lyon, ou d’une autre façon au ministère des finances à Paris.
Ce projet démontre que l’économie portuaire, assumée, sincère et vertueuse, contribue à la qualité des paysages en proposant des réponses sociales et environnementales équilibrées.
Cette démarche paysagère est pertinente en ce qu’elle contribue à l’intérêt général qui doit nous faire conserver impérativement des ports en milieu urbain pour servir positivement nos villes et leurs paysages.
► Contribution n°1190 (Web) Par M-Ange Huchet Déposée le 18 novembre 2025 à 22h14
Avis défavorable parce qu'il s'agit d'un entrepôt routier et non fluvial, faisant l'objet d'un greenwashing éhonté, et qu'il n'y a pas besoin de plus de camions et d'émissions de GES dans notre pays (et encore moins dans ce département).
Le projet Greendock, par son appellation même, est trompeur : il communique sur une installation fluviale (ou maritime) qui serait donc écologique et vertueuse (dans le domaine du transport et de la logistique).
Après analyse des documents produits, je peux affirmer que ce sous-entendu est faux et donc que la communication est mensongère.
1) Il ne s'agit pas d'un entrepôt faisant grandir le transport fluvial
Le projet de Greendock est celui d'un entrepôt routier et non fluvial. Les chiffres, maintes fois rappelés, proposés par Goodman lors des réunions en début de projet en 2022, annoncent "jusqu'à 15%" de transport fluvial. Ces 15% sont déjà peu ambitieux, car le report des flux de marchandises vers des modes massifiés de transport de fret est une condition de la Stratégie Nationale Bas Carbone et de tous les objectifs de décarbonation nationaux et internationaux. En outre, ils ne concernent que les flux sortants, et plafonneraient à 10% ou 11% dans un premier déploiement (cf chiffres de la pièce 3.4, annexes 8 et 9). En outre, ces flux sont indicatifs et ne sont pas un engagement, car les futurs locataires de Greendock affichés sont pressentis mais non engagés et qu'aucune obligation de part modal fluviale ne leur sera imposée (communication Goodman, corroborée par le fonctionnement de "location" des emplacements proposé pour le projet).
Goodman expose que l'entrepôt "s'appuie sur le vecteur fluvial pour le fret amont et l'acheminement des marchandises" (p.18 de la présentation non technique pièce 1.1) puis précise que Greendock sera bien approvisionné par mode routier, "s'appuyant sur le vecteur fluvial via le terminal conteneur" (p.23).
En effet, l'approvisionnement sera routier, et il y a très peu de chance qu'il soit fluvial en amont car cela ne serait pas rentable économiquement.
Le terminal conteneur est situé à 2.3 km à vol d'oiseau du projet d'entrepôt, à 4km par la route. Approvisionner par barge impliquerait donc 2 ruptures de charge (=changement de mode de transport donc de véhicule) pour pouvoir entrer au stockage de Greendock. Si on prend en compte que Greendock sert aux opérations de distributions en zone urbaine (Paris ou couronne), il faudra donc que la marchandise soit chargée de nouveau, avant d'être livrée. On comptabilise 4 opérations de manutention entre le port de Gennevilliers et la destination finale (Paris).
Si jamais la marchandise est livrée par barge dans Paris, il faut compter un chargement sur un véhicule de distribution (VU ou vélo cargo) puis un chargement dans la barge (Ro-ro avec un véhicule déjà chargé, ou bien sous forme de colis qui sera chargé sur petit véhicule sur un quai de Paris). On totalise alors 6 opérations de manutention sur ces mêmes 15 ou 20 km (Gennevilliers-Paris).
Chaque rupture de charge implique en général pour les transporteurs des coûts (opérations de manutention, temps nécessaire, nombre d'acteurs…) et des risques (détérioration, litiges…). Pour que celle-ci soit utile et rentable, il faut qu'elle permette un gain (économique, de temps, voire environnemental). Ce n'est pas le cas sur 20 km, encore moins sur 4 km, pour intégrer dans la chaîne un transport massifié (les barges) qui nécessite du volume et de la distance.
Je me permets donc d'affirmer que le nombre de ruptures de charge envisagé pour intégrer le mode fluvial aux approvisionnements de Greendock n'est pas rentable et n'aura donc probablement aucune réalité ; il s'agit d'un effet d'annonce pour justifier l'appellation "Dock" et la localisation en bord de Seine.
Quant à la distribution, on devine que le fret aval fluvial doit pouvoir être envisagé ("permettant le déploiement d'activités de logistique fluviale du dernier km", avec un schéma flou de flux autour des pontons - p.18 pièce 1.1) mais aucune précision, ni même étude n'est conduite.
Pour un projet fluvial, il n'y a étonnamment peu d'information sur l'aspect fluvial, à part des "hypothèses de développement", qu'il s'agisse :
- De l'impact sur les flux fluviaux : nombre de barges, circulation, manœuvres - réalistes car le schéma proposé page 7 de l'annexe 9 montre une manœuvre qui semble difficile à réaliser selon des mariniers interrogés - d'autant plus qu'elle n'a pas été actualisée avec les 2 pontons proposés mais n'en montre qu'un.
○ Si l'essentiel du projet est le développement du fluvial, l'actualisation de cette étude (reléguée en annexe) n'est-elle pas primordiale ?
- De l'organisation de ces flux : pré-post acheminement, avec un périmètre peut-être plus pertinent que l'enceinte de Gennevilliers (cf. p 8-9 de l'annexe 9).
○ Si l'objectif de l'entrepôt est de faciliter la livraison du dernier kilomètre, en particulier grâce au fluvial, est-ce que l'étude ne mérite pas un peu plus que 2 schémas sans hauteur de vue et cantonné aux 3 rues qui sortent de la route du bassin n°6) ?
- Des précisions sur la chaîne de distribution en zone urbaine : "sur des quais de déchargement" : où ? Lesquels ? Pour desservir quelles zones ?
Dire que le déploiement de bornes de recharges (devenant obligatoire dans la plupart des sites devant accueillir des véhicules, même les immeubles d'habitation) va "au-delà des avantages environnementaux associés au report modal de la route vers le fleuve" (p.23) montre à quel point les ambitions environnementales de Goodman pour Greendock sont faibles.
2) L'entrepôt n'est pas multimodal et ne s'appuie pas sur le ferroviaire
Contrairement à ce qui est affirmé (p. 48 pièce 1.1), il est impossible que Greendock s'appuie sur le transport ferroviaire.
Tout d'abord; il n'y a aucune voie ferrée viable autour de l'entrepôt. Une remise en état du réseau ferré portuaire ne semble pas envisagée dans les projets d'Haropa.
Ensuite, l'utilisation hypothétique du terminal à conteneurs (où il y a effectivement un faisceau et des trains en circulation) soulève les mêmes interrogations concernant les ruptures de charge que l'approvisionnement en fluvial : distant de 4 km par la route, il implique un transfert des marchandises par camion et 2 ruptures de charges.
Enfin, l'arrivée de marchandises par voie ferrée à destination de Paris (ou environ) pourrait plutôt se faire par le terminal de La Chapelle, cette cour marchandise destinée à amener le fret ferroviaire aux portes de la métropole.
Il me semble pertinent de faire ici un rappel des caractéristiques de ce projet pour comparer et relativiser les annonces autour de Greendock.
La gare de fret ferroviaire de La Chapelle (18e arrondissement de Paris) est un autre projet censé concourir aux objectifs de report modal du transport de marchandises vers des modes massifiés plus vertueux (le train) :
- Inaugurée en grande pompe en 2018 ; a coûté 80 millions d'euros => il y a eu beaucoup d'effets d'annonce sur "la plus grande cour marchandise de France", "la plus moderne", "la plus urbaine"… Comme Greendock est censé être "le plus durable", "le plus automatisé", "le plus gros d'Europe", etc.
- Pas un seul train n'y est arrivé depuis
=> Le report modal n'est jamais acquis, il ne suffit pas de produire des infrastructures ou des entrepôts, aussi énormes soient-ils, pour que cela se produise.
- Le travail sur le report modal a été effectué à la marge, sur des leviers qui ne sont pas suffisants (réduction de la fiscalité sur les volumes arrivés, construction d'infrastructure nouvelle en bout de chaîne), sans prendre en compte la chaîne logistique en entier
=> C'est un risque pour Greendock, qui n'est pas inclus comme un grand entrepôt dans une chaîne existante d'un logisticien ou d'un industriel, mais qui est proposé à la location d'entreprises qui ne sont que des maillons d'un chaîne logistique mondiale. Le risque d'un entrepôt énorme qui resterait à moitié vide est grand par rapport aux gains et aux enjeux mis en face (impacts écologiques, naturels, de santé et d'émissions de GES).
Par ailleurs, et après avoir beaucoup parlé du report modal, il est nécessaire de rappeler que, lors d'une réunion sur les aspects de trafics, Goodman a précisé que les flux à destination et sortant de Greendock seraient nouveaux (création de flux) et ne permettraient donc pas de transférer des flux existants (ce qui serait un réel report modal).
L'affirmation de la "multimodalité intrinsèque du projet [devant permettre] de rendre les solutions de transport fluvial compétitives pour les futurs utilisateurs de la plateforme" (p.23) est donc exagérée, si ce n'est frauduleuse.
► Contribution n°1191 (Web) Anonyme Déposée le 18 novembre 2025 à 23h03
Il faut rappeler en introduction la nécessité absolue de développer le transport fluvial comme mode alternatif de logistique urbaine durable.
Dans un port de plus de 400 hectares les emplacements adaptés sur les 15 kilomètres de darses sont particulièrement organisés pour cette logistique qui n’a pas sa place en bord de Seine, le projet Green Dock ne peut se targuer de « renouvellement urbain portuaire » alors qu’il n’est que destructeur de berges qui doivent préserver le lit mineur de la Seine.
Ce projet est un exemple caractéristique d’un paysage détruit parce que saturé, alors que tous les documents d’urbanisme (SCOT, SDRIF) ou chartes (SODD, CPAPE) tentent de le préserver.
Ce projet de paysage n’a de portuaire que le nom : .
1- C’est un projet qui anéantit le paysage existant en réduisant à zéro toutes les perspectives du grand paysage.
• Le projet, recycle des emprises portuaires existantes sans consommer ni anthropiser de nouveaux fonciers, mais anéantit une biodiversité fragile en berge de Seine et sur le site Natura 2000 à seulement 70 mètres des pontons en organisant en particulier une noria permanente de camions qui resteront toujours aussi polluants .
• Le projet change la perception du port et celle du grand paysage en obstruant toutes les vues depuis le chemin de halage, comme depuis les coteaux d’Epinay-sur-Seine.
• C’est un projet qui n’entre pas dans les perspectives de décarbonation en continuant à assurer la distribution de marchandises à plus de 85% par la voie routière.
2- Cette nouvelle économie portuaire veut répondre aux enjeux environnementaux qui lui sont propres en inventant des formes urbaines qui ne peuvent avoir leur place sur ces espaces.
• En empilant les fonctions plutôt qu’en les étalant, le foncier est préservé mais le choix a été fait de ne pas mesurer à son juste niveau l’impact sur la biodiversité, les riverains, qui lui, est maximisé..
• En intégrant une production photovoltaïque d’autoconsommation, on couvre à peine 13% de la consommation électrique de l’entrepôt.
• En développant un îlot urbain démesuré, on conçoit une verrue totalement déconnectée du milieu urbain proche, qui n’est organisée que pour être en complète contradiction avec la renaturation des berges et les difficiles préoccupations de protection de la biodiversité sur le site Natura2000 de l’Ile-Saint-Denis.
3- Il créée une façade architecturale qui exprime clairement son rejet de la Seine et revendique de manière explicite une revendication financière affirmée.
• Par un bâtiment symbole, qui affirme et revendique le mépris de l’environnement.
• Par un bâtiment monument en opposition avec les préconisations architecturales du Port.
• Par une architecture d’échelle intersidérale qui n’a même pas essayé de mesurer son impact sur un milieu urbain proche que Gustave Caillebotte avait trop bien décrit en 1888.
Ce projet démontre que l’économie portuaire, proposée par Green Dock est à l’opposé des attendus du paysage qui attend des réponses sociales et environnementales équilibrées.
La démarche proposée par Green Dock n’a jamais intégré un aspect paysager pourtant attendu sur l’interface Ville-Port de Haropa Port et ne peut que prétendre qu’à répondre à l’intérêt particulier de Goodman, plutôt qu’à une contribution à l’intérêt général.
Document joint
GDock Caillebotte
► Contribution n°1199 (Web) Par Drot Victor Déposée le 19 novembre 2025 à 14h00
Ce projet, par son gigantisme, son implantation et sa conception est source de nombreuses pollutions et nuisances (sonores, visuelles, atmosphériques, etc) qui mettent en danger l'écosystème fragile du fleuve, ainsi que la faune et la flore de la réserve naturelle située sur la pointe nord de L'Île-Saint-Denis, à quelques mètres en face du projet. Plus largement, le projet impacte la zone natura 2000 qui intègre le parc départemental de L'Île-Saint-Denis, la réserve naturelle et les berges de Gennevilliers, Epinay sur Seine et L'Île-Saint-Denis. Autant d'effets conséquents et néfastes dans un territoire qui dispose déjà de peu d'espaces verts et où la biodiversité lutte continuellement pour survivre.
De plus, par son gigantisme, le projet vient saturer un paysage déjà dense et dure à vivre pour les habitants au quotidien. Plusieurs études scientifiques réalisées ces vingt dernières années, ont établi que les personnes vivant dans un territoire pauvre en espaces verts ont plus de chance de développer de l'anxiété, de la dépression, de la bipolarité, de l'anorexie… Plus largement, il est établi de longue date que l'urbanisme a un impact direct sur notre santé mentale. En l'espèce, le projet "Green Dock" aura évidemment des impacts négatifs en oblitérant une partie du paysage et en réduisant l'ensoleillement.
Par ailleurs, s'il est tout à fait logique et légitime que le port de Gennevilliers développe son activité portuaire dans le respect de sa destination et pour permettre le développement de l'activité économique source d'emploi, ce développement doit se faire dans le respect de son environnement. Ainsi, le projet "Green Dock" apparaît comme largement décorrélé des activités premières du port jusqu'à le dénaturer, tout en ayant un impact très négatif sur son environnement.
Là où l’entreprise Goodman met en avant la logistique fluviale attachée au projet "Green dock", il est très surprenant de voir qu'il n'est nullement envisagé l'utilisation des darses du port fluvial de Gennevilliers dans ce projet, mais qu'il est prévu la création de pontons ex nihilo donnant directement sur le fleuve en face de la réserve naturelle de L'Île-Saint-Denis. Le projet se place ainsi a contrario de la destination et de l'organisation même du port. Un port en effet, qu'il soit maritime ou fluvial, est pensé et construit pour accueillir et gérer les activités dans son sein tout en maîtrisant les effets négatifs par le biais de son organisation. C'est le fondement même d'un port. En quoi, dès lors, Goodman justifie-t-il la mise en place de pontons en périphérie du port ? Pontons qui vont créer une activité fluviale (chargement de camions sur les péniches) sur le fleuve même, en dehors du port, à proximité directe de la zone natura 2000 et de la réserve naturelle. Cette implantation est ainsi absurde à plus d'un titre.
Par ailleurs, le gigantisme du projet, source de nombreuses nuisances, ne s'explique pas du fait de son activité de transport fluvial, mais par l'activité première du projet : la logistique routière ( et non fluviale). La logistique fluviale repose sur le transport de conteneurs ou de matières (BTP, déchets, etc). En l'espèce, il s'agit d'accueillir des activités de logistiques routière de type transport de colis comme ceux d'Amazone (qui nécessite une gestion rapide pour répondre à la demande). Dès lors, en quoi ces activités de logistique routière nécessite d'être installées dans un port qui doit avant tout donner à accueillir des activités en lien direct avec le fleuve. Le projet "Green dock" apparaît ainsi de plus en plus comme une opportunité foncière pour le groupe Goodman avant de répondre à la destination portuaire du lieu.
Pour toutes ces raisons, je souhaite que le projet soit retiré et retravaillé dans le respect de son environnement direct (réserve naturelle, zone natura 2000, biodiversité, riverains, habitants du territoire) ainsi que dans le respect de l'organisation et de la destination du port de Gennevilliers.
► Contribution n°1209 (Web) Par Vincent Déposée le 20 novembre 2025 à 12h15
L'exploitation des entrepôts et la réindustrialisation
Les pages 428 et 430 de l’étude d’impact décrivent ce que doit être la logistique de demain : un projet avant-gardiste. Selon le chapitre 2.1. Genèse et intérêt du projet, page 35, Green dock y répondrait parfaitement. Mais ce projet s’appuie sur un paradigme : la mutation nécessaire de la logistique devant répondre aux besoins sociétaux et environnementaux. Paradigme qui n’a jamais fait l’objet de débat avec la population comme cela aurait pu être fait lors de l’élaboration du SDRIFe ou mené par la CNDP ou encore par HAROPA Port qui vient de lancer en parallèle une enquête publique à laquelle faute de temps il sera impossible de répondre.
Le projet Green Dock, porté par Goodman (fournisseur d’infrastructures essentielles), retenu par HAROPA Port (établissement public d’Etat) présente certains avantages puisque multimodal, ce qui relève des compétences du port de Gennevilliers.
Nous pouvons apprécier certains aménagements pour répondre à l’effort énergétique, apprécier des sous-sols pouvant amortir une éventuelle crue de grande ampleur, une modernité dans l’architecture.
L’entrepôt Green Dock peut apporter une modernisation du port de Gennevilliers et des emplois. Pour autant, n’ayant pas lecture des éventuels locataires, nous émettons quelques craintes quant à des délocalisations d’entreprises existantes, voire une compétitivité dévastatrice. Nous nous interrogeons sur l’avenir d’entreprises ou de services déjà existants, comme cette barge logistique du dernier kilomètre sur le canal de Saint-Denis. En subira-t-elle les conséquences ? Y aura-t-il une répercussion ou une transformation du premier marché de produits frais de Rungis ?
Plusieurs options sont avancées, comme l'électroménager ou autres objets de tous les jours, mais là encore nous ne disposons pas d'élément comparatif pour apprécier l’utilité, l’emplacement du projet et le devenir du déjà existant.
Les schémas et documentations de construction de Green Dock, disponibles pour tous, sont parfois difficiles à lire vu le nombre de pages, ou bien certains caractères ou encore les échelles employées.
La documentation nous permet certaines compréhensions sur les obligations et réglementations liées à l’environnement : ZAN, récupération et recyclage de l’eau, zone de fraye, véhicules électriques…
Nous constatons et regrettons que le projet Green Dock ne développe pas l'utilité ferroviaire pour répondre à l'arrivage ou à la distribution des consommables en plus du fluvial.
Nous apprenons que les voies ferrées existantes disparaîtraient avec la remise à nue du terrain à la charge financière de HAROPA Port du fait de la disparition de l’ancien locataire du site. Ces travaux éloigneraient ce mode de transport de l’entrepôt.
Nous espérons que les frais de démolition ne sont pas de l'argent public et ne le deviendront pas.
D’autres points interrogent. Nous sommes sceptiques sur l’entretien des véhicules. S'il est stipulé qu’il n’y aura pas de zone de nettoyage des véhicules sur l'entrepôt, rien ne nous permet de visionner le lieu d’entretien et de réparations pour des vélos ou des barges qui nécessitent aussi des substances polluantes. Rappelons que Green Dock ne disposerait pas de bac de récupération d'hydrocarbure ou autre produit toxique.
Peut-on se féliciter à partir d’un oubli de soumettre ce projet à la création d'emplois supplémentaires dans une zone d’entretien encadrée pour répondre à cela ?
La présentation du dépôt de logistique dit “ le dernier kilomètre” ne nous projette pas dans une distribution proche du dépôt Green Dock, hormis le tout camion, puisque aucune piste cyclable existante ne mène au dépôt. Il y a même des interdits pour des raisons de sécurité. Là encore nous ne pouvons que nous interroger sur le lieu choisi.
La volonté de Green Dock de végétaliser se concentre sur le devant de la Seine et serait ainsi barrière pour les entreprises voisines émettant des poussières, des odeurs, source de grande circulation polluante en particules fines. Il est impossible de savoir si cette « barrière » serait suffisante. Serait-elle suffisante pour assurer les obligations des entreprises locataires sur les risques sanitaires des salariés bureaux et entrepôts ?
L’entrepôt fonctionnera 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, en fonction de roulement de 1, 2 ou 3 fois 8h annoncé, les conditions de travail sont peu décrites. La hauteur d’étage laisse penser qu’elle est insuffisante pour faire appel à de la technicité de pointe telle que des élévateurs, existante dans les entrepôts classiques et évitant ainsi les tâches répétitives de charges lourdes provoquant des troubles musculo-squelettiques (TMS), représentant 87 % des maladies professionnelles en France. Il n’y a peu voire pas de restauration possible dans l’environnement proche.
L'importation de produits toxiques ou polluants semble mise à l'écart mais toujours sans connaître les entreprises qui seraient utilisatrices de ce très grand entrepôt alors que bien souvent ces entrepôts font appel à une grande variété de sociétés pour permettre un fonctionnement maximal.
Ainsi, la création de 700 emplois serait bénéfique mais reste floue en particulier le nombre et l’organisation des camionneurs puisque les utilisateurs sont inconnus. Quelles seront les niveaux de qualifications demandées, quelle sera l’organisation du travail recherchée, les locaux sociaux mis à disposition seront-ils suffisants ?
STEF, société de transport et frigorifique de produits frais et surgelés, serait un éventuel locataire. Pour autant rien ne nous permet d'apprécier les obligations d'aménagement de l'entrepôt pour recevoir des denrées alimentaires.
Aucune indication n’est apportée sur l’emplacement éventuel des moteurs de réfrigération nécessaires. Seront-ils en façade, en toiture auquel cas l’architecture vantée de l’entrepôt perdrait de son esthétique ?
Ces moteurs dégageraient de la chaleur, feraient du bruit en continu. Aucune étude n’est réalisée pour permettre de juger des conséquences inévitables sur le réchauffement climatique et les impacts sur la biodiversité. Aucune étude n’est écrite en matière d’hygiène et de sécurité tant sur les produits entreposés que, encore ici, sur la santé des travailleurs.
Ceva Logistics, professionnel du fret et de la logistique internationale, pourrait être locataire du projet Green Dock. Si les échanges internationaux sont évidents nous pouvons tout de même espérer que les premiers kilomètres soient aussi pour eux une priorité écologique. La société allemande DB Schende serait peut-être liée à Green Dock et apporterait des garanties financières et professionnelles. L’encadrement financier peut apporter une garantie de fonctionnement mais aucun document ne permet d’en appréhender le besoin.
Cela est en contradiction avec l’indication que Green Dock France a les capacités financières d’assurer la totalité du projet appuyé par le groupe Green Dock (pièce 2-2 : maîtrise foncière technique et financière). L'aménagement du territoire est remis en cause aujourd'hui avec l'installation de ces grands entrepôts de stockage qui remplacent d'anciennes petites exploitations qui possédaient leur lieu de stockage. Leur installation se fait toujours plus près des grandes agglomérations, ayant des incidences majeures sur la vie des populations et l’organisation des salariés.
Les contributions de l'enquête publique, comme les différentes rencontres publiques, portent un regard essentiel sur notre environnement et notre qualité de vie. Les peintres impressionnistes comme Berthe Morisot et Albert Sisley n'ont pas manqué de nous faire apprécier la beauté que nous offrent la Seine et les espaces verts de ses berges. Le port de Gennevilliers, fort d'une activité avec plusieurs milliers de salariés, nous porte à faire le trait d'union entre le fonctionnement du port et celui de la ville, à prendre en compte l'environnement de la vie des salariés et des familles, et à préférer sur ce site l'aménagement d'un lieu reposant, culturel, sportif, d'information et de convivialité. Ne pourrait-on pas imaginer la création d'un comité citoyen pour mener ces réflexions et créer un espace faisant ce lien ?
Pour ces raisons nous émettons un avis défavorable sur ce projet Green Dock
► Contribution n°1210 (Web) Par Eugénie PONTHIER Déposée le 20 novembre 2025 à 12h52
De Eugénie Ponthier, adjointe au Maire d’Epinay-sur-Seine et Conseillère territoriale Plaine Commune
Madame, Monsieur,
Le projet Greendock est une plateforme de logistique de trente mètres de haut, près de cinquante mètres de large et plus de six cents mètres de long s’étendant directement sur la rive de la Seine, face à la pointe de l’Île-Saint-Denis et aux berges d’Épinay-sur-Seine et d’Argenteuil. Il est très difficile de se représenter physiquement un tel bâtiment : son emprise équivaut à deux Stades de France placés côte à côte. C’est bien cette échelle vertigineuse qui s’imposerait face à nos paysages de Seine.
Dans le cadre de la rénovation urbaine, nous désenclavons, réhumanisons les grands ensembles, réduisons les hauteurs pour une meilleure échelle de perception sur la ville. L’entrepôt présenté par Goodman est à rebours des pratiques que nous avons adoptées avec l’ANRU. D’ailleurs, le quartier d’Orgemont en balcon sur la Seine, habité par 14.000 personnes, doit-il demain regarder sur un entrepôt de logistique alors qu’aujourd’hui il regarde sur Paris ?
Greendock, c’est la face cachée du commerce en ligne : un univers de plateformes, de livraisons constantes et de stockage démesuré, dont les coûts écologiques et humains sont considérables. Tandis que des moyens financiers publics importants sont mobilisés pour redonner vie à nos centres-villes comme le projet centre-ville vivant à Epinay en partenariat avec la Métropole du Grand Paris, le développement d’infrastructures comme Greendock accélère un modèle de distribution énergivore et socialement injuste.
Se questionner sur nos modes de consommation est devenu indispensable si l’on veut bâtir une ville plus juste et plus durable, celle à laquelle nous aspirons toutes et tous. Faut-il continuer à encourager un modèle globalisé qui détruit les emplois locaux et épuise la planète ? L’exemple révélateur de la polémique actuelle autour de Shein est parlant : des produits vendus à bas prix qui ne respectent pas les normes européennes, une chaîne d’approvisionnement reposant sur des conditions de travail indignes, parfois assimilables à de l’esclavage, et la commercialisation de produits strictement interdits en France. Ces dérives illustrent l’absurdité d’un système économique qui se coupe des réalités locales et compromet durablement nos engagements environnementaux.
Nous ne remettons pas en question la vocation industrielle du port de Gennevilliers, qui constitue un atout régional majeur. Mais cette vocation doit s’exercer dans le respect des territoires riverains, de leurs habitant.e.s et de leurs projets, comme Haropa le promeut dans ses documents cadres. L’activité portuaire a toute sa place, dès lors qu’elle s’intègre à son environnement, qu’elle limite ses nuisances et qu’elle apporte une plus-value réelle à son voisinage. Ici, le gigantisme, la localisation, le faible usage du fleuve in fine et les impacts du projet Greendock menacent directement cet équilibre.
À Épinay, nous défendons une autre vision : celle d’un territoire qui respire, où l’activité économique se développe au service du cadre de vie, non contre lui. Depuis des années, notre équipe municipale s’engage pour retrouver le lien entre la ville et la nature, pour restaurer la biodiversité, apaiser les circulations carbonées, accentuer les mobilités actives, penser des espaces partagés et durables. J’en veux pour preuve le dernier projet de renaturation des berges que nous sommes en train de conduire, entre le pont d’Epinay et Argenteuil, intitulé Nature 2050, aidé par la Métropole du Grand Paris.
Voir un tel projet venir dégrader ces efforts, que ce soit par la pollution de l’air, le bruit, la dégradation des milieux naturels ou la défiguration du paysage, est profondément inacceptable.
La crise climatique frappe désormais ici, dans nos villes et nos territoires. La biodiversité s’effondre. Protéger le vivant, réduire nos pollutions et retrouver du sens dans nos façons de produire et consommer est une urgence collective.
La MRAE a remis un rapport montrant que la copie de Goodman devait être reprise dans son entièreté. Suivons cette direction.
Nous devons inventer d’autres équilibres, d’autres logiques, capables de concilier développement économique, santé publique et respect du vivant. C’est à cette condition seule que nous pourrons construire un avenir commun, durable et désirable.
Au regard de l’ensemble de ces éléments, des réunions que j'ai eues avec les Préfets des Hauts-de-Seine et de la Seine-Saint-Denis pour faire valoir l'opposition de la Ville d'Epinay-sur-Seine au projet Greendock, des courriers que le Maire d'Epinay-sur-Seine a adressés aux Préfets, à Monsieur le Maire de Gennevilliers, et parce que chaque Spinassienne et chaque Spinassien mérite de vivre dans un cadre sain, respirable et adapté aux enjeux climatiques, je m’oppose à l'autorisation d'exploiter et à la délivrance du permis de construire du projet Greendock.
► Contribution n°1235 (Web) Par Baty Jean Marie Déposée le 20 novembre 2025 à 16h40
Green Dock Un projet inacceptable
Faire le choix du développement économique, moderniser et mieux localiser les entrepôts est nécessaire. Est-ce le cas avec le projet HAROPA port – la multinationale Goodman - Green dock sur le port de Genevilliers . C’est un projet destiné, en partie, à une population parisienne plus ou moins aisée, adepte du e-commerce, des achats en ligne et de la livraison à domicile. Sera-t-il vraiment le "transport du dernier kilomètre" remplaçant avantageusement des entrepôts plus lointains ou bien contribuera-t-il à renforcer l'envahissant et antisocial phénomène Amazone mortel pour le commerce de proximité ?
Comment parler de "port multimodal" quand seulement 15% du trafic induit sera fluvial, les 85% restant alourdissant l'encombrement des routes par de nouveaux camions.
Et pourtant, il existe sur le port des voies ferrées qui pourraient contribuer au ferroutage (remorques sur wagons) mais celles-ci sont menacées de destruction. Ce projet renforce le "tout camion", dans un secteur d'Île-de-France déjà saturé et pollué.
Pour répondre aux cris d'alerte des chercheurs du GIEC face aux catastrophes environnementales, au risque de millions de réfugiés climatiques et appliquer réellement les choix de la COP 21 de 2015 au Bourget, il est indispensable d'utiliser en priorité les transports décarbonés (fluvial, ferré, vélo cargo pour les livraisons).
Ce bâtiment pharaonique est démesuré : 90 000 m2, 600 m de long, 35 m de haut en bord de Seine ! Il ne serait pas sans conséquence sur la biodiversité, sur la continuité et la tranquillité écologique pour la faune (53 espèces) et la flore. La trame environnementale, bleue, verte et noire (bruit et lumière nocturne) serait ainsi affectée. C'est une menace directe pour la zone Natura 2000 et la réserve ornithologique de l'Ile-St-Denis. L'impact sur un îlot de fraîcheur si indispensable face au dérèglement climatique serait important. C'est l'opposé des objectifs d'intérêt général, d'insertion urbaine et paysagère annoncés. Le partage avec les activités de loisirs, de promenade risque d’être remis en cause.
Pour toutes ces raisons j’émet un avis défavorable à ce projet
► Contribution n°1240 (Web) Par Baux Morgane Déposée le 20 novembre 2025 à 17h36
Bonjour,
Je suis habitante du nord de l’Ile Saint-Denis et je m’oppose au projet GreenDock. En effet, ce projet ne semble pas tenir compte des communes environnantes, en particulier celles du département de Seine Saint-Denis (93), pourtant situées juste à côté de la zone concernée.
- Green Dock serait situé juste en face de la zone Natura 2000, à la pointe de l’Ile Saint-Denis : en plus de dégrader les berges, les activités diurnes et nocturnes nuiraient à la faune de cette partie de l’Ile hébergeant des espèces protégées. Cela ne devrait pas être rendu possible. Les zones comme celle-ci sont rares, elles doivent être protégées.
- Le projet GreenDock augmenterait de manière significative le trafic de camions et de poids lourds, ce qui augmenterait la pollution de l’air dans cette zone qui est déjà extrêmement polluée. Les propositions telles que : une partie du transport des marchandises se ferait par voies fluviales ou le parc automobile en sortie de plateforme serait électrique… ne sont que des réponses partielles à ce problème qui est majeur. La plupart de l’activité se ferait avec des véhicules circulant à l’énergie fossile (ceux qui arrivent et ceux qui circulent à l’intérieur de la plate forme). Et cela en plus du trafic préexistant. C’est une question de santé publique. C’est grave, nous habitons dans ces zones là, nous y élevons nos enfants.
- La taille hors échelle humaine de ce projet aurait pour conséquence une dégradation du paysage. Le ré-amménagment des berges ne devrait pas aller dans ce sens, mais faire de ces lieux de vie et de promenade des lieux plus naturels, plus agréables. Tout simplement.
Le projet est une atteinte à notre qualité de vie : pollution sonore, pollution lumineuse, pollution de l’air, trafic routier augmenté alors que le réseau est déjà saturé... Il semble être d'une grande injustice sociale.
Le parc départemental de l’Ile Saint-Denis et les chemins de halages sont pour ma part de petits oasis dans lesquels je me promène quotidiennement et où je viens me ressourcer dans un département qui n’est pas toujours facile à vivre. Le projet semble porté par des personnes déconnectées de nos réalités qui ne prennent pas en compte le fait qu’il y a tout autour de réels lieux de vie. L’avenir devrait être d’améliorer notre cadre de vie, notre santé en aménageant les berges en ce sens. Pas de construire de gigantesques projets qui ne sont pas à échelle humaine, et qui sont polluants juste à côté de chez nous.
Je suis allée me renseigner lors d’une des permanences à la Mairie de Villeneuve la Garenne. J’ai pris connaissance des modifications apportées au projet mais je continue à penser que ce projet ne doit pas voir le jour. Les propositions qui ont été faites me semblent être des détails et ne pallient pas aux problèmes majeurs évoqués plus haut.
Je comprends que le projet GreenDock répond à un appel à projet et j’essaye d’imaginer la façon dont il a été pensé mais on nous parle de “solutions novatrices pour réduire les coûts logistiques et améliorer la compétitivité du secteur du transport de marchandises” (cf site de Green Dock) et -outre le fait que le développement de ces pratiques peut être questionné, nous parlons, nous, de besoins vitaux, de respect des espèces protégées, et de santé publique. Pour moi il n’y a pas de doute sur ce qui est le plus important. Un projet d’une si grande ampleur et avec un tel impact environnemental ne devrait pas voir le jour, qui plus est si près de nos zones d’habitation.
► Contribution n°1244 (Web) Par Eliane Déposée le 20 novembre 2025 à 20h28
Green dock est un projet logistique présenté comme de la logistique fluviale avec une rotation de plus de 2500 trajets de véhicules, essentiellement routier (à 90%) occasionnant :
. Pollution de l'air (responsable d'un décès sur dix en Ile de France)
. Pollution sonore
. Pollution lumineuse.
Ce projet se situerait face à là zone Natura 2000 de l'Ile St Denis, seule zone Natura 2000 urbaine en Europe, abritant de nombreuses espèces d'oiseaux, dont une des deux zones dortoirs de cormorans en Ile De France.
La hauteur de 35 m sur une longueur de 650 m mettrait la zone Natura 2000 dans l'ombre, les lumières 24h sur 24 et le bruit de la rotation des camion mettrait l'écosystème en péril.
Aucune analyse sur les conséquences sur l'environnement et la santé n'a été faite. La MRAE émet de sérieux doutes quant à la possibilité de renaturer les quelques mètres de berges prévus dans le projet (avis n°APJIF-2023-019-23/04/2025}.
Pourquoi cet emplacement ? Il y a plusieurs darses au port de Gennevilliers sous exploitées. Mais le projet ne dit rien de l'utilisation de quais, car ce projet n'indique pas quelles entreprises et quelles activités seraient prévues. C'est un projet blanc, ayant comme seul but une financiarisation immobilière.
Le port est déjà un port sans bateaux vaste parking à containers qui n'embarquent pas sur des bateaux, mais sur des camions
Il est urgent de repenser le port et ses activités qui respecterait l'environnement, la santé des salariés, une cohérence avec l'eau, le chemin de fer (remise en état des rails) avec un projet alternatif qui privilégierait les biens essentiels et la cohabitation avec le vivant.
En vous remerciant d'avoir écouté une habitante de l'Ile St Denis attachée à sa zone Natura 2000 et le parc départemental.
► Contribution n°1244 (Web) Par Eliane Déposée le 20 novembre 2025 à 20h28
Green dock est un projet logistique présenté comme de la logistique fluviale avec une rotation de plus de 2500 trajets de véhicules, essentiellement routier (à 90%) occasionnant :
. Pollution de l'air (responsable d'un décès sur dix en Ile de France)
. Pollution sonore
. Pollution lumineuse.
Ce projet se situerait face à là zone Natura 2000 de l'Ile St Denis, seule zone Natura 2000 urbaine en Europe, abritant de nombreuses espèces d'oiseaux, dont une des deux zones dortoirs de cormorans en Ile De France.
La hauteur de 35 m sur une longueur de 650 m mettrait la zone Natura 2000 dans l'ombre, les lumières 24h sur 24 et le bruit de la rotation des camion mettrait l'écosystème en péril.
Aucune analyse sur les conséquences sur l'environnement et la santé n'a été faite. La MRAE émet de sérieux doutes quant à la possibilité de renaturer les quelques mètres de berges prévus dans le projet (avis n°APJIF-2023-019-23/04/2025}.
Pourquoi cet emplacement ? Il y a plusieurs darses au port de Gennevilliers sous exploitées. Mais le projet ne dit rien de l'utilisation de quais, car ce projet n'indique pas quelles entreprises et quelles activités seraient prévues. C'est un projet blanc, ayant comme seul but une financiarisation immobilière.
Le port est déjà un port sans bateaux vaste parking à containers qui n'embarquent pas sur des bateaux, mais sur des camions
Il est urgent de repenser le port et ses activités qui respecterait l'environnement, la santé des salariés, une cohérence avec l'eau, le chemin de fer (remise en état des rails) avec un projet alternatif qui privilégierait les biens essentiels et la cohabitation avec le vivant.
En vous remerciant d'avoir écouté une habitante de l'Ile St Denis attachée à sa zone Natura 2000 et le parc départemental.
► Contribution n°1252 (Web) Anonyme Déposée le 21 novembre 2025 à 11h18
La région IDF se bétonnise de plus en plus, et on voit le peu de nature disparaître au profit de projets qui vont engendrer de la pollution et de la nuisance.
Les ICPE sont classées pour une raison, dans quel monde peut on croire que ce projet est compatible avec la protection de l'environnement? Le travail des associations et même celui des collectivités avec les plans, schémas et zonages démontre que cette zone est primordiale pour la biodiversité dans une région déjà sous tension. Ce projet est complètement en contradiction avec ces espaces qui indiquent un fort intérêt écologique, et de manière générale avec les enjeux du changement climatique. Il ne s'agit pas juste des dimensions de la plateforme en tant que telle qui sont faramineuses, plus de 30m de hauteur, plus de 600m de long... Le lieu choisi n'est absolument pas compatible avec ce format.
Et en dehors de ce format monstrueux, il faut prendre du recul sur les futures conséquences : augmentation du trafic routier alors que la zone est pourtant saturée, émission de polluants et de CO2 par cette augmentation de traffic, et en conséquence une baisse de la qualité de l'air pour les habitants (+ augmentation des pathologies et diminution de l'état de santé général), pollution lumineuse et sonore pour les habitants et la biodiversité sur place. Toutes les conséquences prévisibles sont catastrophiques. Vous ne trouverez aucune étude d'impacts ou d’évaluation environnementale qui concluera sur une absence d'impact sur l'environnement. Les conclusions scientifiques sont là et nous alertent.
Au passage, inutile de se cacher derrière les fameuses mesures ERC : aucune compensation ne peut reconstruire à équivalent un espace détruit qui existait depuis des années. En dehors du fait que ça soit logique, c'est surtout scientifique (https://journals.openedition.org/developpementdurable/12032) .
Et pour finir, dernière petite touche d'ironie avec un superbe exemple de greenwashing en nommant ce projet "Green dock". A part peindre le sol vert il n'y a rien de vert dans ce projet.
Quel honte.
► Contribution n°1258 (Web) Par Hamman, Suzelle Déposée le 21 novembre 2025 à 13h12
Bonjour,
J'aimerais vous partager mon grand étonnement vis à vis du projet qui est aujourd'hui évalué. En effet ce projet gigantesque dans ses dimensions et dans les flux qu'il va générer, est en énorme contradiction avec l'endroit dans lequel il compte s'installer : à proximité d'une zone naturelle abritant de nombreuses espèces protégées et dans une zone résidentielle humaine déjà impactée par le transport routier en direction de Paris.
Ce projet répond-il à une volonté des habitant·es de ce territoire ?
Il me semble que ce projet a été monté en toute discrétion par des acteurs privés, sans inviter à la table des négociations des riverains ou élus locaux. Il va pourtant grandement impacter le cadre de vie de ces riverains : la destination des flux étant plus large que l'île-saint-Denis et environs, ce projet ferait du territoire de l’île-saint-denis un simple lieu de transit qui serait impacté pour les autres par les nuisances et pollutions. Notons que c’est souvent le cas pour les territoires de banlieue parisienne qui accueillent déjà énormément d’entrepôt de ce type. Quel est le bénéfice de celui-ci ? Répond il a un besoin autre que celui d’accroitre le profit et la compétitivité de grands acteurs de la logistique ?
Ce projet entre de plus en contradiction avec des projets d'aménagement des berges portés localement, et qui bénéficierait vraiment au cadre de vie des habitant·es.
Peut-on vraiment argumenter que ce projet n'aura pas d'incidence sur les espèces protégées locales ?
Il n'est pas possible d'argumenter honnêtement que les espèces protégées de la zone natura2000 qui se trouvent à seulement quelques mètres de la construction ne vont pas être impactées par ce projet. Si la zone est administrativement découpée ainsi, ces espèces sont mobiles, et partageraient la même eau et le même air que celui de l’entrepôt Greendock. Or le projet de l’entrepôt qui intensifiera les flux routiers de la zone (un maximum de 10% seulement du volume transporté emprunterait les voies fluviales), intensifiera avec lui toutes sortes de nuisances environnementales (son, air, particules).
L'évaluation des impacts sonores du projet par exemple a-t'elle été réalisée aussi sur des fréquences sonores inaudibles pour les humains (ultra-sons nécéssaire au déplacement des chauves-souris etc) ?
Ce projet est-il vraiment un projet d'intérêt général ?
Dans un monde où de nombreux scientifiques et organismes (GIEC, ADEME) alertent sur l'urgence d'adapter nos modes de consommation , je ne comprends pas qu'un tel projet puisse être jugé bénéfique. Ce projet a pour but d'augmenter le volume et la cadence de biens de consommation (le principal client de Goodman étant Amazon), et en ce sens il semble répondre plutôt à une volonté de compétitivité de certains acteurs de la logistique qu'à des besoins exprimées par les populations locales. Y-a t'il un fondement utilitaire à ce projet ? Le bénéfice d'usage a t'il été évalué et qualifié et mis en regard avec les impacts négatifs d'un tel projet ?
Je ne cautionne pas l’utilisation décomplexée que ces entreprises feraient d’un territoire qui est celui d’humains et de non-humains et dont ils ne peuvent pas faire l’usage en ne pensant qu’à leur intérêt. Les acteurs de ce projet proposent d’altérer un environnement de vie qui ne leur appartient pas.
► Contribution n°1259 (Web) Par Patrick Duval Déposée le 21 novembre 2025 à 14h16
Introduction
Ayant été alertés par des voisins, je me suis intéressé à ce projet, en tant qu’ancien chargé de mission sur la Ville durable au ministère de la Recherche et de l’Innovation.
J’ai donc participé aux réunions du collectif Préservation des berges de Seine depuis sa création, puis à celles organisées ensuite par Haropa Port dans le port de Gennevilliers sur le projet Green Dock de Goodman.
Sensibilisé aux problèmes environnementaux, dont ceux induits par le développement urbain et leurs impacts sur le réchauffement climatique, la biodiversité et le développement social, j’ai pu me rendre compte des biais – intentionnels ou non – existants dans les présentations de Goodman, m’amenant à souhaiter m’opposer à ce projet tel qui nous a été présenté.
Un projet paradoxal
Un promoteur australien – 2,3 G$ de revenu net en 2024 et 85,6 G$ d’actifs mondiaux – qui est déjà installé au Havre et à Rouen chez Haropa Port dans le cadre du développement de l’Axe Seine souhaite investir dans le Port de Gennevilliers dans la construction d’un entrepôt de passage de dimensions exceptionnelles par rapport à l’existant dans la région – 600 m de long x 28 m de hauteur - en lieu et place d’anciens entrepôts désaffectés depuis de nombreuses années dont la hauteur ne dépassait pas 14 m et la longueur de quelques dizaines de mètres.
Actuellement – cf. COP 30 – un consensus citoyen et gouvernemental international prône la protection de l’environnement non encore dégradé par l’anthropisation et la consommation toujours croissante actuelle, via un développement industriel responsable et raisonné.
Or ce projet, tel qu’il nous a été présenté, s’inscrit à l’encontre de ces préconisations.
En effet, il se situe en bord de berge de Seine, face à une rive opposée – le fleuve a à cet endroit a une largeur d’environ une centaine de mètres - en finalisation de restauration après des années d’amélioration en termes de biodiversité et d’aménités paysagères et naturelles, et surtout, vers l’amont, il se dresse à moins de 50 m de la pointe ouest de l’Île Saint-Denis où se trouve la première zone naturelle protégée et interdite d’accès depuis des décennies – Natura 2000 et ZNIEFF type 1 #110030009– en aval de Paris.
L’étude d’impact sur l’environnement qui nous a été présentée chez Haropa Port était incomplète et biaisée par le fait qu’elle n’avait pas été réalisée sur toute l’année et surtout limitée à… la zone de construction du projet, puisque l’accès au site protégé de la pointe aval de l’Île Saint-Denis n’était pas accessible !
Une étude non exhaustive réalisée en vidéo par la biologiste Jeanne Commode - à regarder à l’adresse suivante https://www.youtube.com/watch?v=w6TeY2mAUFg - montre toute la richesse biologique de la zone menacée par le projet Green Dock.
Documentaire auquel j’ajoute en pièce jointe une capture d’écran que j’ai réalisée en octobre dernier, en matinée pendant 6’ avec l’application Merlin Bird ID qui reconnaît les chants d’oiseaux. Celle-ci montre la richesse ornithologique de la zone de jardins du coteau en rive droite de la Seine près du Pont d’Epinay. Cette liste ne montre bien sûr pas les oiseaux qui n’ont pas chanté pendant ces 6’, mais qu’on observe régulièrement, comme les cygnes, cormorans, canards, sternes, pics, hérons cendrés, pigeons, chardonnerets, geais des chênes, étourneaux et autres corneilles. La ZNIEFF de la pointe de l’île, à quelques centaines de mètres en aval du pont d’Epinay, a fortiori, en abrite au moins autant.
De plus, les simulations d’impact visuels de l’ensemble du bâtiment présentées en réunion chez Haropa Port étaient faussées par une réduction d’échelle de presque 2, ce qui n’a pas échappé aux personnes présentes dont un architecte.
Sur le plan du trafic, le projet prévoit une augmentation de la circulation de plusieurs dizaines de camions par jour dans le port (le transport par voie fluviale ne représenterait que 15 % de son activité), dont les accès sont déjà saturés par son trafic portuaire habituel et par le fait qu’ils se font par des axes majeurs très fréquentés de la région parisienne (A86, A15, Pont d’Epinay).
Enfin, il est prévu que son activité soit permanente, jour et nuit.
Voici les arguments qui me font m’opposer à ce projet :
- Dès le départ, ce projet a montré son biais de « green washing ». Il n’a bien sûr rien de « vert ». Outre les présentations tronquées citées plus haut et la minimisation de ses impacts sur toute la zone concernée, il était prévu d’installer sur sa toiture, en plus des panneaux PV habituels sur ce type de bâtiments, un jardin potager qui aurait baigné dans la pollution du port. Ce projet de jardin semble avoir été abandonné depuis.
- Sa hauteur et sa longueur hors normes auront un impact sur les trajets de vol des oiseaux actuellement présents dans la zone protégée et sur les berges proches boisées et restaurées de la Seine.
- Actuellement, la pointe protégée de l’Île Saint-Denis est cartographiée en vert (<45 dBA - 2022) par Bruitparif. C’est l’endroit le plus calme de la zone avec le coteau de la rive droite qui lui fait face.
L’éclairage et les bruits nocturnes liés à une activité H24 de Green Dock à 50 m de distance de la ZNIEFF, seraient incompatibles avec le repos et la récupération des animaux présents et le confort des habitants en vis à vis du bâtiment, que ce soit sur les bords de Seine ou bien en hauteur, dans le quartier d’Orgemont en voie de développement.
- En période sèche, la poussière soulevée par l’activité et le trafic des poids lourds dans le port est importante et se dépose à des centaines de mètres aux alentours de celui-ci en fonction de la direction du vent. Cet inconvénient cesse la nuit. Donc l’activité de cet entrepôt perpétuera ce phénomène H24 en période sèche et accroîtra l’exposition du voisinage aux particules fines. (D’où aussi l’incohérence avec le projet de jardin potager sur le toit dans un endroit déjà assez pollué – cf. cartes de Airparif).
Ma proposition
Étant bien conscient que le port de Gennevilliers est un endroit industriel qui existe depuis longtemps et qu’il ne peut qu’évoluer dans la cadre des normes modernes environnementales, et qu’il existait déjà des entrepôts désaffectés là où est prévu ce projet, je propose de modifier celui-ci afin qu’aucune partie impactée ne soit victime de nuisances nouvelles :
- 1. Réduire la hauteur du bâti à celle de l’existant (une quinzaine de mètres) et scinder le bâtiment en plusieurs parties afin de laisser des espaces de plusieurs dizaines de mètres entre les bâtiments résultants de cette scission.
- 2. Limiter la période d’activité (bruit, luminosité, poussière) de l’entrepôt à celle des industries déjà installées dans le port (Véolia, Derichebourg, Trapil, DSV, etc.), soit hors nuit et dimanche.
- 3. Ou bien déplacer l’entrepôt dans une zone disponible plus près du centre du port, près de Gennevilliers bien que cela ne réduira ni l'empoussièrement, ni le trafic portuaire, mais protégera la zone protégée et les berges de Seine d'une dégradation qui les irait à l'encontre des efforts de réhabilitation réalisés dans les dernières décennies.
- 4. Si mes propositions semblent nuire au projet de Goodman, la réduction de capacité proposée pourrait être compensée par une installation complémentaire sise dans le projet déjà validé et débuté de développement des 100 ha du port Seine Métropole Ouest de Conflans-Sainte-Honorine, géré aussi par Haropa Port.
Merlin_Bird_ID_21102025_Martin_Pecheur
► Contribution n°1262 (Web) Par EPT Plaine Commune Déposée le 21 novembre 2025 à 15h45
L’EPT Plaine Commune constate plusieurs limites au dossier présenté à l’enquête publique :
- Les atteintes à la biodiversité sous-estimées :
Le périmètre d’étude pour l’état initial de l’environnement trop restreint ne reflétant pas la sensibilité du site : Les études fournies tendent à démontrer que le projet n’a pas d’impact notable sur la pointe Nord de L’Ile-Saint-Denis, zone classée Natura 2000 et ZNIEFF de type 2. Ces études s’appuient sur un état initial de l'environnement limité à l’emprise du projet, alors même que le projet se situe à 75 m d’une zone Natura 2000. Ce biais méthodologique ne permet pas ni de qualifier les enjeux environnementaux pour le projet, ni de mesurer pleinement les incidences environnementales du projet sur la Zone Natura 2000 et sur la ZNIEFF.
Plaine Commune demande l'actualisation des études sur un périmètre cohérent au titre de la protection Natura 2000 de la pointe nord de L’Ile-Saint-Denis.
L’implantation du projet et les mesures de compensations ne sont pas compatibles avec le projet de renaturation des berges de Seine porté par le SAGE : Le SAGE dispose que les documents d’urbanisme doivent permettre la restauration des berges de Seine en imposant un retrait minimum de 15m de l’implantation de toute imperméabilisation. Cette bande d’inconstructibilité n’est pas respectée par le projet Green Dock, puisque devant la façade du bâtiment située à 17.51m des berges se trouve une voie pompiers de 6m de large.
Bien que ces dispositions ne soient pas opposables directement au projet, Plaine Commune demande de revoir l’implantation du projet Green Dock afin de préserver au maximum une bande non imperméabilisée de 15m à compter des berges de la Seine afin de permettre leur renaturation.
Il est à souligner que la “renaturation de la berge Nord” est également un engagement pris par Goodman à l’issue de la concertation. Ce changement serait donc cohérent avec la volonté affichée.
- La destruction d’habitats piscicoles d’enjeux écologiques forts par les pontons : L’aménagement du ponton induit la destruction d’habitats piscicoles d’enjeux écologiques forts, rares en Ile-de-France, sur une surface résiduelle de 1 300m2. Cette destruction fait l’objet d’une compensation, par la restauration des herbiers et la renaturation des berges sur une longueur de 420 ml (mètre linéaire). L’efficacité des mesures de compensations, notamment au regard des espèces protégées, est difficilement appréciable au regard de l’emprise disponible très étroite entre les berges et la voie pompier, d’une part, et en l’absence de dérogation espèce protégée, d’autre part. Le projet Green Dock a bénéficié d’une dispense au titre de la législation relatives aux espèces protégées. Or il est de jurisprudence constante, qu’en matière d'espèce protégées, ne peuvent être prises en considération que les mesures d’évitement et de réduction. Ainsi, en l’absence de dérogation et au regard des informations fournis dans le dossier soumis à enquête, il n'est pas possible d’apprécier concrètement l’efficacité des mesures de compensations mises en œuvre en matière de protection des espèces concernées dans leur aire de répartitions naturelle.
De plus, les mesures de suivis proposées, bien que nécessaire, ne permettrons pas de prévenir ces atteintes, uniquement de les identifier voir de les compenser une fois ces dernières survenues.
Plaine Commune demande que le pétitionnaire se soumette, volontairement, à la procédure de demande de dérogation au titre de la législation des espèces protégées afin que l’absence de perte nette en matière de biodiversité soit consacrée.
- Les enjeux d’un chantier long, complexe et de grande ampleur : Certaines informations sur la phase chantier semblent manquer au dossier. En effet, bien que la description de la phase chantier figure à plusieurs reprises dans le dossier soumis à enquête, ces éléments ne font pas apparaître les emprises prévues par la base de chantier, et par les installations techniques (grues, etc.). Rendant ainsi difficile l’appréciation de l’impact sur l’environnement de ces dernières.
De plus, la durée estimative des travaux annoncée par Goodman est de 24 à 28 mois. Cette durée semble relativement faible au regard, de l’ampleur et de la complexité reconnue d'un tel projet et cela bien que la construction hors-site (préfabrication d’une majorité d’éléments structurels) soit maximisée.
Si les travaux ont une durée limitée et seront conduits selon une charte chantier propre avec le suivi d’un.e écologue, leurs impacts négatifs sur la faune et la flore peuvent être considérables et irréversibles. Plaine Commune demande, des précisions sur la phase chantier : localisation de la base chantier, nombre et circuits des camions, nombre et localisation des grues, conditions mises en place pour s’assurer de la mise en place de la charte chantier propre par l’ensemble des prestataires....
- L’absence de réponses suffisamment précises et scientifiquement argumentées dans le mémoire en réponse à la MRAE sur les enjeux de biodiversité, ne permettent pas de soulever les limites du dossier.
- L'atteinte au paysage des berges de Seine :
Si le projet propose des évolutions architecturales, le paysage des berges de Seine demeure détruit par un bloc monolithique de grande envergure. Il marque une rupture très nette dans le paysage, venant définitivement fermer l’horizon jusque-là ouvert sur la Seine et au-delà. Cela impact notamment l’ambitieux projet de renouvellement urbain du quartier Orgemont qui a érigé l’ouverture vers Seine comme l’un de ses principes directeurs.
Plaine Commune demeure ouvert aux projets de densification du port de Gennevilliers, mais demande que les projets respectent le paysage des berges de Seine.
- Un dossier rendant difficile l’accès à l’information par le public :
Le dossier d’enquête publique du projet Green Dock est un dossier aussi dense que complexe. Cette complexité a par ailleurs motivé la prolongation de 14 jours de la durée d’enquête.
Les résumés non-techniques permettent difficilement d’apprécier les impacts du dossier : Les résumés non-techniques constituent bien souvent, l’unique porte d’entrée pour le public profane. En l’espèce, certaines imprécisions voire inexactitudes dans ces pièces rend l‘accès à l’information difficile ou peuvent induire en erreur.
Ces imprécisions et inexactitudes rend l’accès à l’information difficile pour le public entravant ainsi sa capacité à se prononcer utilement sur le projet et ses impacts.
Plaine Commune demande l’organisation d’une exposition itinérante explicative et une réunion publique ainsi qu’un document pédagogique explicatif à destination du grand public, à la suite de l’actualisation des études demandées par l’EPT Plaine Commune.
- Des engagements à préciser :
A la suite de la concertation préalable, l’entreprise Goodman a pris des engagements afin d’améliorer le projet. Certaines mesures demeurent malgré tout à préciser afin d’en apprécier l’apport.
Peuvent notamment être cités :
L’interdiction de circulation sur le petit bras de la Seine : il est indiqué que l’application se fera par “application de l’interdiction par le maître d’ouvrage aux preneurs” et que cette mesure “sera suivie par Goodman”. Ces informations ne permettent en l’état d’apprécier, ni les modalités de mises en œuvre de cette interdiction (et par conséquent leur efficacité), ni la durée de cette interdiction.
Plaine Commune demande l’assurance (modalités de contrôle, etc.) et un engagement ferme sur l’interdiction de circulation sur le petit bras de la Seine sur la durée de l’exploitation, soit 60 ans.
La transformation des flottes routière et fluviale en zéro émission : Il est indiqué dans le dossier que la transition des flottes routière (horizon 2030) et fluviale (horizon 2035 ou 2045) sera imposée par Goodman dans le cadre des baux commerciaux. Le dossier en l’état, ne fait mention d’aucune mesure préalable (accompagnement, sensibilisation, etc.) à destination des partenaires afin de garantir le respect de ces échéances, ni des mesures contraignantes liés aux baux.
Plaine Commune demande, à ce que soient détaillées, les mesures préalables d’accompagnement et de sensibilisation ainsi que les mesures contraignantes permettant de garantir le respect des projections en matière de transformation des flottes routière et fluviale zéro émission afin que puisse être apprécié leur effectivité.
En conclusion, Plaine Commune, territoire engagé pour la Nature, est résolument engagé à la préservation de la diversité biologique et du patrimoine naturel de son territoire. Accueillant un site Natura 2000, Plaine Commune veille à assurer la survie à long terme des espèces et des habitats particulièrement menacés, à forts enjeux de conservation en Europe, et encourage la prise de conscience collective des enjeux écologiques, conformément à la Directive européenne. Le site Natura 2000 appartient au multi-sites de Seine-Saint-Denis, seul multi-sites Natura 2000 de l’Union Européenne situé intégralement en zone urbaine dense. Plaine Commune fait ainsi la démonstration que les collectivités, même urbaines, ont un rôle majeur dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité.
Compte tenu de la localisation du projet, en bord de Seine, corridor écologique d’intérêt régional inscrit au Schéma régional de cohérence écologique et à la Trame verte et bleue de Plaine Commune, à 75 m de la pointe Nord de L’Île Saint-Denis, secteur classé en zone Natura 2000 et ZNIEFF de type 2 ;
A la lecture du dossier d’enquête publique relative au projet Green Dock complexe et imprécis qui ne permet pas de se prononcer sur la compatibilité du projet Green Dock avec les objectifs de conservation des habitats et des espèces du site Natura 2000 ;
Compte tenu que le résumé non technique complexe, imprécis et l’absence de réponses suffisamment précises et argumentées du mémoire en réponse à la MRAE, ne garantissent pas l'accès à l’information et ne permettent pas à la population de se prononcer ;
C’est pourquoi Plaine Commune émet un avis défavorable. Etablissement Public Territorial Plaine Commune Délibération n° CT-25/4462
► Contribution n°1267 (Web) Par Lavignotte Stéphane Déposée le 21 novembre 2025 à 17h36
Le projet de Greendock est prévu en face de la zone Natura 2000 du nord de l'Île Saint-Denis. Sa construction va causer un préjudice important à cette zone naturelle protégée. Elle va produire des bruits, des lumières et un trafic de péniches qui sera néfaste pour la tranquilité de de la faune. De plus par sa hauteur, elle fera porter son ombre sur cette zone Natura 2000 ce qui aura des conséquence pour la végétation comme pour la faune.
Le projet se positionne sur le petit bras de la Seine. Or, alors que c'est le grand bras qui est prévu pour la circulation des péniches, le petit bras est un espace de loisir, en particulier d'activités nautiques récréatives qui seront mises en danger. Notre banlieue nord est déjà défigurée par les entrepôts et les activités industrielles, ce petit bras ne peut-il pas être épargné ?
Ce qui est transporté par les péniches sera ensuite mis sur des camions. Cela signifie que cela va encore accentuer le trafic des camions dans ce secteur qui est déjà saturé de circulation et de pollution.
Pour toutes ces raisons, je m'oppose au projet Greendock.
► Contribution n°1277 (Web) Anonyme Déposée le 22 novembre 2025 à 14h15
Je suis en désaccord avec le projet Greendock : j'habite avec ma famille à l'île Saint Denis, nous sommes dans un secteur déjà très urbanisé et post industriel, nous tenons à cœur de conserver un environnement plus naturel pour nos enfants. Aussi, je vais courir dans le parc départemental et je traverse la Seine pour courir vers Villeneuve et jusqu'au parc des chanteraines. Tout cela reste les derniers bastions de nature dans un environnement très pollué : pollution atmosphérique avec la circulation automobile, l'autoroute, pollution sonore avec les voitures , pollution visuelle avec les lumières du Quartz et les zones post industrielles... Ajouter une immense zone industrielle fluviale créant 1 luminosité aux abords du parc départemental, avec la zone naturelle protégé Natura 2000 me semble une aberration pour toutes ces raisons. J'ai le sentiment que l'on met toujours chez les plus pauvres et dans des quartiers déjà très abîmés ce genre de projet... surtout que les communes comme Saint-Denis, l'île Saint Denis et Saint-Ouen cherchent à réouvrir la Seine pour les habitants ! Merci de votre écoute attentionnée
► Contribution n°1281 (Web) Par Elise Languin Déposée le 22 novembre 2025 à 19h43
Cette contribution est présentée par le COMITÉ JEAN VILAR, dont le bureau a approuvé le contenu, sous le nom de la secrétaire de cette association, Madame Elise LANGUIN.
Document joint Contribution_enquete_Greendock- Comite_Jean_Vilar
► Contribution n°1294 (Web) Par Anne Bernard Déposée le 23 novembre 2025 à 15h2
Quelques observations à propos des contributions consultées
La contribution -n° 1103 met à mal l’avis de la MRAe. Selon cette personne, il serait en contradiction avec les orientations générales de la MRAe qui « prône, pour la logistique, la densification des plateformes, leur relocalisation en cœur d’agglomération, leur implantation sur des friches industrielles »
C’est oublier que dans son avis sur le projet Green Dock la mission régionale analyse un projet précis.
Ce n’est pas parce qu’un projet s’implante sur une friche industrielle plutôt que sur des terres agricoles qu’il est nécessairement vertueux. Encore faut-il qu’il s’intègre dans son environnement, qu’il soit correctement dimensionné pour cet environnement et l’usage qui sera fait de ses entrepôts.
Tous les entrepôts ne constituent pas des barres infranchissables obturant la vue de quartiers d’habitation entiers.
Outre ses dimensions physiques, il peut être surdimensionné par rapport aux besoins logistiques futurs de la région Ile de France (surdimensionnement économique). Les futurs locataires de ces entrepôts sont-ils connus ? Il peut aussi être surdimensionné par rapport à la voirie d’accès etc.
A contrario, on se demande si l’auteur de la contribution 1103 n’a pas quelque intérêt caché à la mise en œuvre de ce projet. Dans cette hypothèse, il serait plus correct d’annoncer la couleur et, à défaut de se nommer, annoncer qu’on a quelque intérêt à remettre en cause un avis qui ne plait pas.
L’avis très réservé de la MRAe sur le projet Green Dock dérange. Mais attend-on d’une autorité environnementale qu’elle acquiesce à tout ? Si c’était le cas, elle n’aurait aucune utilité.
Plusieurs contributions anonymes se disent en faveur du projet. On en a une «salve » autour de l’avis 1077. Il aurait été préférable qu’ils se nomment (comme le fait la contribution 1085) ou qu’ils donnent au moins leur lieu de résidence. On verrait s’ils sont impactés.
La contribution 1085 parle d’une structure moderne et sobre. C’est un point de vue mais cela ne dit pas grand chose de l’intégration du projet dans son environnement.
L’auteur de la contribution 1077 au moins parle ouvertement. Il agit en faveur de Afilog, association destinée à promouvoir la logistique.
C’est une démarche tout à fait légitime. Nous allons pouvoir débattre.
Ce monsieur qualifie le projet d’ « opération de logistique urbaine exemplaire ». Voilà qui va plaire à Goodman, moins aux habitants des bords de Seine à Epinay sur Seine, eux qui vont avoir l’entrepôt géant comme unique horizon.
Voyons un peu ses arguments
1) Argument économique et commercial
Il faut des entrepôts : « Un projet stratégique pour la filière et la compétitivité ». La France en a besoin, le port de Paris en a besoin. C’est à peu près ce qui est dit.
Sans doute, mais n’y a-t-il pas près de 80 000m2 d’entrepôt à 3 km ? La nécessité de doubler ce volume est-elle démontrée ?
2) Argument social en faveur du confort des Parisiens et de l’emploi
« Une plateforme logistique au service de la métropole, de ses habitants et de ses travailleurs ».
Ce serait un enjeu » social » d’implanter un entrepôt « loin du cœur de ville ». C’est affirmer que cet entrepôt, indispensable selon se concepteurs, ne doit pas gêner les Parisiens. Mais le promoteur se soucie-t-il de boucher l’horizon des Spinassiens, de les incommoder par le va-et-vient incessant des camions ? Cette ville moyenne d’Epinay-sur-Seine (53000h) n’est pas aussi dense que Paris mais elle est quand même très dense (plus de 1100h/km2). Laissons les quartiers aérés de la ville le rester.
Quant aux emplois ("travailleurs"), c’est souvent le miroir aux alouettes. 700 emplois : pour combien de temps si certains espaces de l’entrepôt restent vacants ? Seront-ils occupés majoritairement par des habitants des villes voisines ?
Il y avait des entrepôts? Utilisons l’espace pour le même usage mais plus intelligemment. Ce qui est trop gros n’est souvent pas beau et souvent peu rentable et dommageable à ‘homme (F. Schumacher Small is beautiful).
3-Argument écologique ou pseudo-écologique
L’argument vantant la « sobriété foncière » du projet n’est pas davantage convaincant. Le promoteur a calibré son projet sur une friche existante. Mais il pourrait fort bien utiliser les deux tiers de la friche, ou la moitié et rendre le reste à la nature. Tant que le dimensionnement économique global n’est pas plus précis, on ne peut parler de sobriété foncière.
Quant à l’insertion paysagère, on ne peut parler d’insertion paysagère quand on érige une muraille monolithique séparée de la Seine par un quai ou trottoir de 4 m. La végétation sur le toit n’est qu’un habillage.
Comme habitante de Chatou, commune riveraine de la Seine, je peux comprendre que les habitants des communes voisines du projet se trouvent lésés par ce projet grandiose. Suivre l’avis de la MRAe semble sage.
Je n’aimerais pas me promener en bord de Seine à Chatou et voir un menhir couché de béton et de verre me priver de la vue de l’autre rive.
Repensez votre projet.
► Contribution n°1300 (Web) Par France insoumise Epinay sur Seine Déposée le 23 novembre 2025 à 18h36
STOP au projet écocide Greendock
Par La France insoumise – Epinay-sur-Seine
Le projet Greendock est un mauvais projet à plusieurs titres : il dégradera la qualité de l’air et du cadre de vie, renforcera une spécialisation économique défavorable au territoire, portera gravement atteinte à la biodiversité, et aggravera les risques liés à la Seine et aux inondations. Pour toutes ces raisons, il doit être rejeté.
1) Un impact lourd sur la qualité de l’air et le cadre de vie
L’entrepôt logistique prévu entraînera une augmentation importante du trafic de poids lourds dans nos villes, notamment à Epinay. Ce surplus de camions aggravera les embouteillages déjà fréquents, accélérera la dégradation des routes — dont les réparations seront à la charge des collectivités — et accentuera la pollution atmosphérique.
À Epinay, des axes comme l’avenue de la République enregistrent déjà une qualité de l’air préoccupante. L’augmentation du trafic routier rendra la situation encore plus critique pour la santé des habitants et la qualité de vie du territoire.
2) Un projet économiquement défavorable au territoire
Greendock renforce la spécialisation historique de la Seine-Saint-Denis : un territoire au service de Paris, dédié à la logistique et au stockage. Cela va à l’encontre d’un développement économique diversifié dont nous avons besoin, orienté vers les filières d’avenir : construction durable, énergies renouvelables, économie circulaire.
De plus, les emplois générés par ce type d’entrepôts sont souvent précaires : peu qualifiés, physiquement éprouvants, majoritairement liés aux activités de commerce en ligne, avec peu de perspectives d’évolution. Cette dynamique ne permet ni l’ascension sociale ni une amélioration durable des conditions de travail.
Enfin, le projet émane d’un investisseur - Goodman -en lien avec Haropa, dont les priorités sont orientées vers les grandes métropoles (Paris, Rouen, Le Havre), au détriment des autres territoires.
3) Un projet destructeur pour la biodiversité
La construction de l’entrepôt implique la destruction d’une partie de la zone Natura 2000, qui abrite notamment des espèces d’oiseaux protégées. Cela, à lui seul, devrait conduire à l’abandon du projet.
Sur le plan scientifique, les experts internationaux (IPBES) alertent sur l’effondrement de la biodiversité et recommandent aux pouvoirs publics de renoncer à ce type d’aménagement fortement destructeur. Sept des neuf limites planétaires ont été dépassées : persister dans des projets comme Greendock est contraire aux exigences de transformation écologique.
Sur le plan légal, la compatibilité du projet avec la directive européenne « Habitats » reste incertaine. Sans preuve claire de conformité, il ne devrait pas être autorisé.
Enfin, la biodiversité n’est pas seulement une question réglementaire : c’est un choix de société. Cela suppose de reconnaître que l’humain doit partager l’espace avec d’autres espèces et préserver les derniers espaces naturels. Détruire ces zones fragiles nous éloigne d’un avenir soutenable.
4) Un risque aggravé pour la Seine et les inondations
Le projet prévoit un bâtiment gigantesque de 600 mètres de long et 35 mètres de haut construit en bord de Seine, sur un site en risque d’inondation élevé. De nombreux travaux prévus dans et au bord du fleuve sont soumis à l’autorisation préfectorale, notamment au titre de la loi sur l’eau, qui n’a pas encore été délivrée — et pour cause : les risques sont considérables.
En cas d’inondation, l’ensemble du site serait submergé, mettant en danger les travailleurs et risquant la dispersion de produits stockés dans la Seine. Lors de la décrue, les polluants pourraient être charriés vers le fleuve, aggravant la contamination de l’eau et perturbant l’écosystème aquatique.
La destruction annoncée des ripisylves — ces arbres et végétations en bord de cours d’eau —, pourtant intégrées au site Natura 2000, augmenterait encore le risque d’inondation. Ces végétations jouent un rôle essentiel : elles stabilisent les sols, absorbent une partie des crues et protègent les berges.
5) Conclusion : un projet inutile, dangereux et contraire à l’intérêt général
Greendock est un grand projet inutile :
- écocide, car destructeur de biodiversité et de milieux naturels ;
- économiquement inadapté, car renforçant une spécialisation dépassée ;
- socialement discutable, en raison de la précarité des emplois créés ;
- dangereux, au regard des risques d’inondation et de pollution.
Nous demandons donc aux autorités publiques de stopper immédiatement la mise en œuvre de ce projet et d’engager une véritable réflexion tournée vers un développement écologique, durable et respectueux du territoire.
► Contribution n°1301 (Web) Par isabelle Déposée le 23 novembre 2025 à 19h05
Je m’oppose à la construction de cet entrepôt pour 3 types de motifs, d’égale importance.
1- Entrepôt de logistique géant : donc circulation de camions géante également (2 500 par jour) de même que la pollution de l’air et sonore (sans parler de la dégradation des routes et rues, avec les réfections payées par nos impôts et non par Greendock).
L’argument de l’emplacement nécessaire sur le port est fallacieux : d’une part, il est annoncé moins de 10 % du trafic en fluvial, d’autre part il est gravement déraisonnable de transformer la Seine en autoroute comme certains s’en félicitent déjà (sans oublier que à Paris c’est dépollution et baignade, mais pour la banlieue jusqu’à l’estuaire c’est pollution XXL).
La logistique, c’est quoi ? permettre de faire circuler toujours plus de marchandises inutiles venues du monde entier ? on a vu avec Shein comment fonctionnent ces plateformes. Ce modèle économique qui contribue à nous précipiter vers un réchauffement climatique invivable sera dépassé mais il nous restera les territoires bétonnés pour les profits de quelques-uns.
2 – L’emploi : la multinationale Goodman va louer cet entrepôt à des sous-traitants, ce qui risque fort d’entraîner des emplois précaires, des conditions de travail dégradées – et en général les emplois dans le secteur de la logistique, de plus en plus nombreux, correspondent souvent à ces caractéristiques, pénibles, précaires et mal payés, avec utilisation massive de l’intérim à la place d’emplois en CDI.
Peu à attendre, donc, côté création d’emplois.
3 – la zone Natura 2000. La richesse et la diversité de cette zone est amplement démontrée – on peut mettre au crédit de ce projet monstrueux de nous avoir fait découvrir tous ces oiseaux près de chez nous !
Il est aussi évident que l’ombre portée par ce nouveau bâtiment, ainsi que le bruit, détruiront cette zone, sa taille dépassant largement les bâtiments déjà existants.
La catastrophe climatique dont on voit de plus en plus les effets, devrait faire prendre des décisions allant à l’opposé de ce mode de consommation et de circulation des marchandises. Il est urgent d’arrêter d’augmenter la circulation de camions, de redonner une grande place au fret ferré, dans le service public.
Par ailleurs j’ai entendu l’argument que construire cet entrepôt XXL dans une zone déjà bétonnée éviterait d’en construire plus loin sur des terres agricoles : c’est faux il en pousse partout autour de la région parisienne, puisque c’est porteur de profits pour les gros investisseurs immobiliers…
► Contribution n°1302 (Web) Par Christin Catherine Déposée le 23 novembre 2025 à 19h15
En tant que voisins directs de ce projet démesuré d'un autre temps, et qui ose s'appeler "Green" dock, nous protestons contre ce greenwashing sensé endormir les riverains...
Lesquels ont tout à y perdre en termes de pollution et de dégradation des conditions de vie :
- privatisation d'un grand linéaire de berges de Seine, (on ferait mieux d'y installer un parc qui constituerait une respiration bienvenue dans ce quartier trop industriel déprimant)
- dégradation du cadre de vie
- aggravation des flux de circulation et de la qualité de l'air avec la multiplication de gros camions très polluants
- ceci au profit d'importation de marchandises au long cours.
Le transport fluvial en tant que tel peut être un moyen de transport plus vertueux que le transport routier, soit, mais s'il reste à taille humaine via des péniches de dimensions raisonnables transportant des matériaux et marchandises locaux, à stocker sur des aires à taille humaine afin de ne pas privatiser outrageusement les berges de Seine, et avec une livraison finale au moyen de vélos cargos par exemple.
Laissons la Seine respirer et rendons-la aux habitants !
► Contribution n°1309 (Web) Par Sophie Déposée le 24 novembre 2025 à 08h50
Greendock
Je m’oppose à la construction de cet entrepôt.
Premièrement, cet entrepôt de logistique géant va entraîner un accroissement de la circulation de camions (2 500 par jour), une augmentation de la pollution de l’air et du bruit, ainsi que la dégradation des routes et rues, avec les réfections payées par l'argent public (nos impôts) et non par Greendock.
Même si l'augmentation du trafic fluvial est intéressante pour diminuer la circulation de poids lourds sur les routes, il n'est pas raisonnable de transformer la Seine en "autoroute". En effet, transformer les infrastructures portuaires pour acheminer toujours plus de marchandises est une aberration à l'heure du dérèglement climatique. Le modèle économique du "toujours plus" qui contribue à nous précipiter vers un réchauffement climatique invivable est dépassé.
Deuxièmement, le secteur de la logistique se distingue par l'emploi massif de sous-traitants, de précaires, d'intérimaires, mal payés, aux conditions de travail dégradées et ainsi que par un ratio emploi/surface occupée très mauvais. Donc pas grand chose à attendre côté création d'emplois.
Troisièmement, le projet va empiéter sur la zone Natura 2000 dont la richesse et la diversité sont amplement documentées. Est-il besoin d'insister sur cet aspect destructeur de biodiversité à l'heure où celle-ci est gravement atteinte et menace la vie humaine du la planète ? Le projet comporte trop d'impacts négatifs sur la persistance des espèces qui y vivent.
Pour résumer, la catastrophe climatique dont les effets sont de plus en plus visibles et délétères, devrait pousser à prendre des décisions qui vont à l’opposé de ce mode de consommation et de circulation des marchandises. Il est urgent d’arrêter d’augmenter la circulation de camions, de redonner une grande place au fret ferroviaire, dans le service public. Le modèle des plateformes géantes telles Greendock n'est plus viable.
► Contribution n°1314 (Web) Par Boussange Nicolas Déposée le 24 novembre 2025 à 12h55
Je m’oppose à la construction de cet entrepôt pour 3 types de motifs, d’égale importance.
1- Entrepôt de logistique géant : donc circulation de camions géante également (2 500 par jour) de même que la pollution de l’air et sonore (sans parler de la dégradation des routes et rues, avec les réfections payées par nos impôts et non par Greendock).
L’argument de l’emplacement nécessaire sur le port est fallacieux : d’une part, il est annoncé moins de 10 % du trafic en fluvial, d’autre part il est gravement déraisonnable de transformer la Seine en autoroute comme certains s’en félicitent déjà (sans oublier que à Paris c’est dépollution et baignade, mais pour la banlieue jusqu’à l’estuaire c’est pollution XXL).
La logistique, c’est quoi ? permettre de faire circuler toujours plus de marchandises inutiles venues du monde entier ? on a vu avec Shein comment fonctionnent ces plateformes. Ce modèle économique qui contribue à nous précipiter vers un réchauffement climatique invivable sera dépassé mais il nous restera les territoires bétonnés pour les profits de quelques-uns.
2 – L’emploi : la multinationale Goodman va louer cet entrepôt à des sous-traitants, ce qui risque fort d’entraîner des emplois précaires, des conditions de travail dégradées – et en général les emplois dans le secteur de la logistique, de plus en plus nombreux, correspondent souvent à ces caractéristiques, pénibles, précaires et mal payés, avec utilisation massive de l’intérim à la place d’emplois en CDI.
Peu à attendre, donc, côté création d’emplois.
3 – la zone Natura 2000. La richesse et la diversité de cette zone est amplement démontrée – on peut mettre au crédit de ce projet monstrueux de nous avoir fait découvrir tous ces oiseaux près de chez nous !
Il est aussi évident que l’ombre portée par ce nouveau bâtiment, ainsi que le bruit, détruiront cette zone, sa taille dépassant largement les bâtiments déjà existants.
La catastrophe climatique dont on voit de plus en plus les effets, devrait faire prendre des décisions allant à l’opposé de ce mode de consommation et de circulation des marchandises. Il est urgent d’arrêter d’augmenter la circulation de camions, de redonner une grande place au fret ferré, dans le service public.
Par ailleurs j’ai entendu l’argument que construire cet entrepôt XXL dans une zone déjà bétonnée éviterait d’en construire plus loin sur des terres agricoles : c’est faux il en pousse partout autour de la région parisienne, puisque c’est porteur de profits pour les gros investisseurs immobiliers…
► Contribution n°1315 (Web) Par FNE 92 Déposée le 24 novembre 2025 à 14h04
La Zone Natura 2000 de l’île Saint-Denis est un site sensible pour la préservation et la valorisation de la biodiversité où vivent 16 espèces menacées, à protéger absolument. FNE 92 condamne le fait que l’aménagement des berges de Seine ne soit traité par l’entreprise Goodman que comme une contrainte de compensation de la construction de pontons, alors que le Port de Gennevilliers possède 6 darses prévues à cet effet. La construction du bâtiment de logistique Greendock (longueur 600 m, hauteur 35 m, en bord de Seine, à 75 m du site Natura 2000, opérationnel 24h/24, 7j/7) vient fracturer la continuité du principal corridor écologique de Gennevilliers qui se prolonge au-delà d’Epinay. Ce POINT DE RUPTURE va à l’encontre des engagements environnementaux décrits dans tous les documents d’aménagement territoriaux des Hauts-de-Seine, de la MGP et de la Région. FNE 92 demande de reculer de 15 à 20 mètres l’implantation du projet pour favoriser la végétalisation des berges et le retour de la biodiversité. FNE 92 condamne la hauteur du bâti qui représente une source majeure de collisions pour les pour les insectes, les chauves-souris et les oiseaux et un facteur certain de destruction de la biodiversité faune et flore en créant une ombre projetée sur l’ensemble de la berge nord du site. FNE 92 demande de revoir le fonctionnement 24/24 heures de l’entrepôt pour que le site ne soit pas éclairé toute la nuit et éviter l’éclairage nocturne continu causé par les phares des camions. FNE 92 déplore également que le document de Stratégie Nationale de Biodiversité (SNB) ne soit pas pris en compte dans l’étude d’impact environnemental. De plus, Le Schéma régional de cohérence écologique (SRCE) de 2013, qui a servi de référentiel aux études d’impact environnemental, est aujourd’hui obsolète.
Pour toutes ces raisons, détaillées dans le document joint, FNE 92 donne un avis DEFAVORABLE sur la demande de délivrance du permis de construire de la plateforme de logistique de l’entreprise Goodman à Gennevilliers. AVIS_BIODIVERSITE__Projet_Greendock_FNE92__211125.pdf (4.5MB)
► Contribution n°1318 (Web) Par Thomases Sara Déposée le 24 novembre 2025 à 14h54
Le projet serait écologique car il permettrait la décarbonation des flux de fret. Cette décarbonation ne repose que sur le fait qu’au lieu de n’accueillir que des camions polluants, il y aurait également des barges, moins émettrice en CO2. Mais celles-ci ne représenterons que 6 à 11% des volumes de marchandises transportées.
Sans cet argument du fret fluvial, il parait absurde de construire ce mega entrepôt en bord de Seine. Pire encore, si ce n’est qu’un énième entrepôt routier, ce n’est pas ce qui manque autour de Paris, surtout pour les banlieues nords. Nous voyons bien que Goodman prétexte une innovation pour simplement construire un bâtiment inutile de plus
Ce mega entrepôt mettra en danger une zone Natura2000, située à 50m de là. Il s’agit d’une des 10 zones de biodiversité les plus importante de tout Paris, et de la seule zone Natura 2000 d’Europe à être entièrement en contexte urbain dense. Elle accueille chaque année des dizaines d’espèces d’oiseaux protégés, dont 300 cormorans, et est un maillon indispensable de la chaîne d’espaces naturels qui traverse la métropole.
S’il est nécessaire d’améliorer l’organisation du fret routier en Ile-de-France, pour réduire les embouteillages et la pollution, ce sont toujours les mêmes territoires servants qui portent le poids de toute une économie mondialisée. Ce projet vise à concentrer tous les effets néfastes du secteur à un endroit, dans une zone résidentielle et proche d’une zone protégée.
Ce n’est pas en détruisant les derniers bastions de biodiversité pour y construire des entrepôts géants prétendument « propres » que nous lutteront contre le carnage écologique déjà bien entamé aujourd’hui. Une bombe en matériaux recyclés n’en est pas moins mortelle ou plus éthique.
Si le maire PCF de Gennevilliers, Patrice Leclerc, l’a pendant un temps ardemment soutenu, il conditionne aujourd’hui la délivrance du permis de construire à la démonstration de l’absence d’incidence du projet sur la zone Natura 2000. Comment imaginer qu’un projet d’une telle envergure puisse n’avoir aucune effet sur une zone protégée situé à 50m ? Cela n’empêche pas Goodman de déborder d’inventivité pour trouver 1000 manières de tordre le cou à la réalité. Ainsi, selon les mots du promoteur, Greendock « serait un écran protecteur évitant la propagations des nuisances du reste du port »...
Les mairies de l’Ile-Saint-Denis et d’Epinay-sur-Seine ont seulement découvert le projet suite à des plaintes de riverains, eux même informés par Goodman du futur projet. Alors qu’elles sont parmi les premières concernées, les communes voisines de Gennevilliers n’ont donc jamais été associées au projet. Celui-ci est par ailleurs contradictoire avec d’autres projets locaux, comme la rénovation du quartier d’Orgemont, accueillant 13 000 habitants juste en face de Greendock, ou l’installation d’un site de loisir.
► Contribution n°1329 (Web) Par Redon Francis Déposée le 24 novembre 2025 à 16h46
Vous trouverez ci-joint notre analyse de l'étude de l'impact sonore de Green Dock sur l'environnement,qui doit être considérée aussi bien opaque qu'incomplète 2025_11_21_GreenDock__Avis_E93_Bruit.pdf (0.8MB)
► Contribution n°1333 (Web) Par MOULIN Thierry Déposée le 24 novembre 2025 à 17h18
Pour moi, ce projet « Green-Dock » ne doit pas voir le jour et cela pour plusieurs raisons :
Sur les aspects environnementaux :
La préservation de la zone Natura 2000, j’avoue n’être pas directement impacté.
Pour les Gennevilloises et les Gennevillois, et malgré son nom, le port de Gennevilliers c'est de l'autre côté de l'autoroute. Si nous n’avons rien à y faire, nous n’y allons pas et ce que nous en connaissons ce sont ses infrastructures visibles depuis le viaduc de l’autoroute A15 quand nous l’empruntons. Néanmoins, je suis sensible à la préservation de la nature, avec l'idée de rendre à celle-ci ce que la révolution industrielle lui a pris. Alors que partout, les collectivités s’évertuent à rendre les berges de la Seine accessibles aux promeneurs, aux sportifs etc.… pourquoi en est-il autrement ici ?
Un espace planté par exemple aurait le mérite de masquer les installations portuaires, de favoriser la biodiversité, d’offrir un territoire étendu aux animaux qui peuplent la zone Natura 2000. Pourquoi le port de Gennevilliers ne participerait-il pas à l'effort collectif pour améliorer les berges de Seine ?
Tout au contraire, le projet Green-Dock, tourne autour du développement d'activités mercantiles générant du profit. Et cela ne va occasionner que pollutions et nuisances.
En dehors du gigantisme du projet présenté, les activités qui s’y installeront avec plus de 2 500 véhicules par jour, 400 poids lourds et plus de 1000 véhicules utilitaires pour la livraison dite du dernier kilomètre, et même si ceux-ci sont annoncés zéro émission, nous en subissons déjà aujourd’hui les désagréments : trafic surchargé, stationnement anarchique souvent en pleine rue ou sur les pistes cyclables etc. Inévitablement, pour aller du port de Gennevilliers à Paris, l’axe de circulation passe obligatoirement par les zones les plus habitées de notre ville.
Je ne vois aucun intérêt à l’implantation de tels entrepôts car si pour certains avec la spéculation foncière et le développement d’activités mercantiles ils ne génèrent que profits, pour d’autres dont je suis, ils n’engendrent que nuisances et désagréments.
L’édification de cet entrepôt n’a en réalité qu’un objectif : satisfaire les intérêts de ceux qui développent une société où la surconsommation est privilégiée, et cela à n’importe quel prix. C’est une vision de la société que je rejette.
C’est pourquoi je m’oppose à la construction de Green-Dock.
► Contribution n°1337 (Web) Par ALOISIO Louis Déposée le 24 novembre 2025 à 19h40
Non à l’entrepôt XXL Green Dock au Port de Gennevilliers !
Merci Madame la commissaire enquêtrice d’avoir répondu à diverses questions lors de notre rencontre du 14 novembre en mairie. Depuis, le conseil municipal de Gennevilliers a émis le 19 novembre un « avis réservé en l'état des informations dont dispose la Ville. » faisant notamment référence aux recommandations très critiques de la Mission Régionale d'Autorité Environnementale en Ile-de-France » Avis réservé seulement mais qui mériterait de toute évidence un avis opposé comme l’ont exprimé les maires d’Epinay et de l’Ile Saint-Denis.
En effet, en avril 2025 la MRAE avait conclu son étude ainsi : « Cette chaîne logistique est insuffisamment définie et ses conséquences sur l’environnement et la santé humaine ne sont pas analysées, notamment en ce qui concerne sa contribution aux dérèglements climatiques par l’émission de gaz à effet de serre » Et encore : « le projet est susceptible d’occasionner des incidences majeures sur les berges, sur la zone Natura 2000 et sur la qualité de vie des riverains du site. Il doit être revu pour éviter et réduire ces incidences ».
La MRAE a démontré que ce projet de construction en berge de Seine porterait atteinte à la zone Natura 2000, réserve ornithologique distante de quelques dizaines de mètres. Cet avis s’est vu confirmé d’ailleurs par la LPO Ile de France (Ligue de Protection des Oiseaux) qui fait référence en la matière.
Comme je l’ai signalé à Mme la commissaire enquêtrice, la DRIEAT (Direction Régionale et interdépartementale de l’Environnement de l’Aménagement et des transports) sollicitée par la MRAE pour une étude sur les ombres projetées par Green Dock a constaté une différence très importante entre ce que Goodman annonçait, « un impact négligeable des conditions d’ensoleillement sur Natura 2000 sans incidence sur la faune et la flore » et la réalité.
Bien d’autres affirmations de Goodman sont contredites une à une :
Sur le plan du trafic routier ce sont plus de 2 500 véhicules par jour qui vont transiter dont au moins 400 poids lourds, 1040 véhicules utilitaires, 1050 véhicules légers, sur des axes routiers déjà très chargés.
Au contraire sur le plan fluvial, le projet qui promettait de concerner de 15% à 21% de marchandises transportées, selon le promoteur, se limitera en fait à moins de 10% d’après la MRAE. Ce qui laissera bien plus de 80% de marchandises transportées par la route.
Comment dans ces conditions Goodman ose-t-il dans sa réponse à la MRAE garantir ni pollution environnementale, ni pollution atmosphérique ? Peut-on croire que les pollutions seraient à ce point négligeables et n’impacteraient ni l’environnement ni les villes alentours dont 6 concernées par l’enquête : Gennevilliers, Epinay , l’Ile St Denis, Villeneuve, Argenteuil, St Gratien…et leurs habitants qui vivent déjà dans une zone saturée !
Ce projet d’entrepôt démesuré répond à un concept qui réduit le Port de Gennevilliers à un territoire servant, mis à disposition de territoires servis de la métropole du Grand Paris, à la disposition d’entreprises nationales et multinationales, excluant toute possibilité d’envisager pour les berges d’autres destinations, où la nature compterait ou pour le moins serait respectée. Non à Green Dock !
Louis Aloisio
► Contribution n°1364 (Web) Anonyme Déposée le 25 novembre 2025 à 10h15
Nos territoires sont sujets à de multiples pollutions liées en premier lieu aux transports routiers. Quand va-t-on penser un aménagement plus respectueux du territoire ?
– La santé humaine et environnementale à un coût énorme pour nous et encore plus pour nos descendants. Nous voyons déjà trop de maladies respiratoires ou cardiovasculaires, de prise de risques routiers comme environnementaux. Nous voulons aujourd’hui arriver à un environnement plus sain et moins consommateurs d’énergie.
– Nous aspirons à une réduction de l’emprise de la logistique, pour revenir aux biens essentiels, avec sobriété et adaptés aux besoins de notre territoire.
Aussi, je m’oppose avec fermeté à ce projet d’entrepôt en pleine trame verte et bleue, loin de toute darse accueillant les péniches venues de la Seine ou de l’Oise, et devant engager à nouveau des travaux sur berge et sur le petit bras de Seine au détriment de la renaturation proposée par la trame verte et bleue de la Région et portée par l’État.
► Contribution n°1371 (Web) Par Comité Plaine Tempête Déposée le 25 novembre 2025 à 12h12
Contribution du comité Plaine Tempête (Soulèvements IDF Banlieue Nord)
Depuis deux ans, nous nous opposons au projet d’entrepôt Greendock, aux côtés des autres membres de la coalition Stop Greendock. En mai 2024, nous avons participé à l’organisation d’une manifestation qui a rassemblé 2000 personnes et de nombreuses organisations (voir le communiqué de presse en pièce-jointe 1).
En nous appuyant sur le rapport de la MRAE publié en avril 2025, nous identifions ce projet comme étant :
- Climaticide : avec un flux annoncé de 2500 véhicules/jour, il va contribuer à renforcer les émissions de gaz à effet de serre ainsi que les pollutions atmosphériques sur un territoire déjà lourdement touché.
- Ecocidaire : la taille du bâtiment ainsi que sa proximité au fleuve vont gravement impacter les berges de Seine et perturber la viabilité des trames bleues, vertes et noires associées. Sa proximité avec la pointe de L’Île-Saint-Denis met en péril la seule Zone Natura 2000 de la banlieue parisienne dense, seule zone de ce type en Europe (au sein d’un milieu dense).
- Inégalitaire : alors que des projets de baignade sont prévus au cœur de Paris, la banlieue nord reste cantonnée au rôle de « territoire servant », devant accueillir les activités polluantes, leurs externalités négatives (bouchons) ainsi que les emplois dégradés qu’elles suscitent.
Nous considérons que le promoteur Goodman n’a pas répondu de façon satisfaisante à l’étude indépendante de la MRAE. Sur les points saillants que nous avons identifiés (voir pièce-jointe 2), le promoteur se contente de critiquer ou de contourner les avis de l’Autorité Environnementale.
Nous souhaitons plus largement condamner les déclarations de Goodman France qui a contacté le Maire de Gennevilliers après publication de l’avis de l’Autorité Environnementale en estimant que « l’avis exagère et que c’est fait avec de mauvais chiffres » (article Reporterre du 2 juin 2025). La position de Philippe Arfi, directeur général de Goodman France, consistant à dire que « Green Dock n'aura aucune incidence sur la zone Natura 2000 » est de fait une négation de l’expertise conduite par les services de l’État (article Les Echos du 27 mai 2025). Dans son mémoire en réponse à l'avis de l’Autorité Environnementale, Goodman France s’autorise même à discréditer la MRAE en qualifiant d’ « opinions » les études indépendantes qui ont été conduites. De son côté, le promoteur ne se gêne pas pour citer sans précision une « contre-étude universitaire » qu’il a lui-même commanditée et financée (l’article intitulé : « Bilan des émissions de gaz à effet de serre d'un projet d'entrepôt urbain : Green Dock à Gennevilliers »).
En discréditant les autorités compétentes et en niant les expertises indépendantes, Goodman France démontre une inaptitude à participer sereinement au débat public.
Nous voulons souligner plus particulièrement trois points, eux-aussi mis en avant par le rapport MRAE, qui nous semblent particulièrement importants :
- Le modèle d’implantation prévu (un promoteur louant à des sous-traitants) ne permet pas d’identifier les activités qui seront déployées, ni d’en mesurer les impacts réels. Cela concerne les types de flux prévus, les moyens de transports correspondant ainsi que les emplois nécessaires. La documentation fournie par le promoteur mentionne seulement des clients possibles, sur une partie du site seulement (3 clients envisagés sur 4 emplacements disponibles). Ce point doit absolument être éclairci par le promoteur.
- Les impacts sur l’ensoleillement de la Zone Natura 2000 ne sont pas traités sérieusement. Le rapport MRAE soulignait déjà les insuffisances des études conduites et proposait une étude sérieuse et indépendante. Le promoteur doit se référer à cette étude et proposer des solutions concrètes plutôt que de proposer de nouvelles études pour contourner le problème.
- Les alternatives au projet Greendock proposées par le promoteur ciblent des projets éloignés de la métropole, ceci afin de valoriser une construction en milieu portuaire. Cet éloignement discrédite le sérieux de ces alternatives : s’il s’agit bien d’un projet de logistique urbaine, les alternatives proposées doivent elles aussi être urbaines. Nous considérons que des alternatives doivent être proposées sur le territoire du Port de Gennevilliers et notamment à proximité des darses, c’est-à-dire en lien avec les infrastructures pensées pour l’implantation d’une logistique fluviale ambitieuse.
Enfin, nous souhaitons rappeler dans quel cadre s’effectue le débat démocratique concernant ce projet, depuis ses débuts. Le projet Greendock a été révélé grâce aux riverain·es qui ont appris par hasard son existence. Il a été présenté comme un projet de logistique fluviale alors qu’il est très majoritairement routier. Il était censé favoriser la renaturation des berges de Seine, alors que les constructions s’approchent à 4 mètres de l’eau. Il était censé protégé la biodiversité, alors qu’il la privera de lumière. Cette approche des grands projets industriels, fondée sur la rétention d’informations puis sur la présentation d’éléments trompeurs, nous semble représentatif de ce qu’il faut absolument éviter en matière de débat public. Plaine_Tempete_Synthese_MRAE_Greendock_VF.pdf (1.1MB)
► Contribution n°1372 (Web) Par Magne, Alice Déposée le 25 novembre 2025 à 12h19
Madame, Monsieur,
Je dépose un avis défavorable au projet GREENDOCK, en raison de ses impacts écologiques majeurs et insuffisamment évalués.
1. Une artificialisation massive en limite immédiate d’un site Natura 2000
Le projet bétonne fortement un secteur jouant un rôle essentiel de zone tampon avec un réservoir de biodiversité Natura 2000.
Dans un département déjà très carencé en espaces naturels, une telle artificialisation est difficilement compatible avec les objectifs de Zéro Artificialisation Nette et la préservation des continuités écologiques de la Seine.
2. Absence d’étude d’incidence Natura 2000 sérieuse
Le dossier ne présente ni étude d’incidence conforme, ni démonstration robuste de l’absence d’impact significatif sur le site Natura 2000 voisin.
Cette carence est majeure, alors que la réglementation impose une analyse approfondie des effets directs, indirects et cumulés.
3. Sous-évaluation des enjeux due à un périmètre d’étude trop restreint
L’analyse se limite presque à l’emprise du projet, ignorant les corridors écologiques, les zones d’influence réelle et la sensibilité du contexte.
Ce cadrage réduit mécaniquement les enjeux et minimise les impacts.
4. Des conclusions d’impact peu crédibles
Les niveaux d’impact sont présentés comme faibles ou maîtrisables, sans arguments solides ni inventaires suffisamment complets.
Les justifications apparaissent fragiles au regard de la localisation du projet.
Conclusion
En l’état, le projet présente des impacts significatifs non pris en compte de manière satisfaisante.
Je demande la réalisation d’une étude d’incidence Natura 2000 complète, l’élargissement du périmètre d’analyse et l’examen d’alternatives réduisant l’artificialisation.
Avis défavorable.
► Contribution n°1378 (Web) Par Claire Fiquet Déposée le 25 novembre 2025 à 12h50
Non à l’entrepôt XXL Green Dock au Port de Gennevilliers !
Apres avoir soutenu le projet le maire de Gennevilliers et le conseil municipal ont emis un avis réservé sur ce projet
Depuis, le conseil municipal de Gennevilliers a émis le 19 novembre un « avis réservé " suite aux recommandations très critiques de la Mission Régionale d'Autorité Environnementale en Ile-de-France ». Les maires d’Epinay et de l’Ile Saint-Denis et nombre d’associations se positionnent contre ce projet écocide.
La MRAE avait conclu son étude ainsi : « Cette chaîne logistique est insuffisamment définie et ses conséquences sur l’environnement et la santé humaine ne sont pas analysées, notamment en ce qui concerne sa contribution aux dérèglements climatiques par l’émission de gaz à effet de serre » Et encore : « le projet est susceptible d’occasionner des incidences majeures sur les berges, sur la zone Natura 2000 et sur la qualité de vie des riverains du site. Il doit être revu pour éviter et réduire ces incidences ».
La MRAE a démontré que ce projet de construction en berge de Seine porterait atteinte à la zone Natura 2000, réserve ornithologique distante de quelques dizaines de mètres. Cet avis s’est vu confirmé d’ailleurs par la LPO Ile de France (Ligue de Protection des Oiseaux) qui fait référence en la matière. Pour ce espace protégé une atteinte grave à sa pérennité par les nuisances sonores, éclairage de nuit et ombre dans la journée.
Pour les populations un impact négatif sur nos conditions de vie a contrarion de ce qu’affirment les promoteurs :
Sur le plan du trafic routier ce sont plus de 2 500 véhicules par jour qui vont transiter dont au moins 400 poids lourds, 1040 véhicules utilitaires, 1050 véhicules légers, sur des axes routiers déjà très chargés.
Au contraire sur le plan fluvial, le projet qui promettait de concerner de 15% à 21% de marchandises transportées, selon le promoteur, se limitera en fait à moins de 10% d’après la MRAE. Ce qui laissera bien plus de 80% de marchandises transportées par la route.
Comment dans ces conditions Goodman ose-t-il dans sa réponse à la MRAE garantir ni pollution environnementale, ni pollution atmosphérique ? Peut-on croire que les pollutions seraient à ce point négligeables et n’impacteraient ni l’environnement ni les villes alentours dont 6 concernées par l’enquête : Gennevilliers, Epinay , l’Ile St Denis, Villeneuve, Argenteuil, St Gratien…et leurs habitant.es qui vivent déjà dans une zone saturée !
Ce projet d’entrepôt démesuré répond à un concept qui réduit le Port de Gennevilliers à un territoire servant, mis à disposition de territoires servis de la métropole du Grand Paris, à la disposition d’entreprises nationales et multinationales, excluant toute possibilité d’envisager pour les berges d’autres destinations, où la nature et les conditions de vie des populations seraient respectées.
Non à Green Dock !
Claire Fiquet
► Contribution n°1398 (Web) Par Maël DIEYE Déposée le 25 novembre 2025 à 17h43
Analyse critique du projet GreenDock
Le projet GreenDock, tel qu’il est présenté pour le port de Gennevilliers, soulève de nombreuses préoccupations environnementales, sanitaires, sociales et démocratiques. Ce projet dépasse largement le périmètre de l’enquête publique et menace non seulement la qualité de vie des riverains, mais aussi les engagements nationaux en matière de transition écologique.
1. Impacts environnementaux et sur la biodiversité
o Le projet GreenDock, tel que porté par Goodman sur le port de Gennevilliers, présente un risque sérieux pour la biodiversité : l’entrepôt logistique XXL (plusieurs centaines de mètres de long) face à la zone Natura 2000 et ZNIEFF (type 1 n° 110030009 Pointe aval de l’Ile-Saint-Denis) sur les berges de l’Île-Saint-Denis.
Source : Assemblée Nationale+2La Relève et La Peste+2
o Sous couvert de “logistique verte” et de multimodalité (fluvial, routier), le projet promet que seulement 15 % des flux se feront par voie d’eau, selon l’Autorité environnementale, ce qui rend peu crédible l’argument écologique. Source : Environnement 93
o La taille de l’entrepôt et le trafic routier induit (notamment des camions) risquent d’engendrer des émissions polluantes importantes (particules, NO₂…), aggravant la pollution locale et fragilisant encore plus les milieux naturels riverains.
2. Santé publique, qualité de l’air et décès prématurés
o L’Ile de France connaît déjà un lourd tribut en matière de santé lié à la pollution : environ 7 900 décès prématurés par an pourraient être évités si les concentrations en polluants étaient ramenées sous les seuils recommandés par l’OMS. Source : Airparif+1
o La DRIEAT Ile de France alerte que ces polluants (PM, NO₂, O₃) provoquent des maladies graves (cardio-vasculaires, respiratoires, cancers, troubles du développement chez les enfants) et nuisent à l’espérance de vie. Source : Drieat Ile de France
o En autorisant un projet logistique de cette ampleur sans une réduction significative du transport routier local, les pouvoirs publics (préfecture, mairie) assument un risque accru pour la santé des riverains.
3. Enjeux de surconsommation et modèle linéaire
o Green Dock vise à centraliser et fluidifier la logistique des marchandises, notamment via le e-commerce. Or, cela peut encourager la surconsommation : plus d’entrepôts géants, c’est davantage de stocks, davantage de flux, et un modèle de consommation “toujours plus” qui va à l’encontre de la sobriété.
o Ce modèle s’inscrit dans une économie linéaire (production, transport, consommation) plutôt que dans une économie circulaire réellement optimisée. Même si des “toits verts” ou des panneaux photovoltaïques sont annoncés (d’après le bilan de concertation), cela ne compense pas nécessairement l’impact structurel massif du projet. Source : green-dock.com
4. Collusion entre projets (méthaniseur PAPREC et extension SOGEPP)
o Le projet de biométhanisation porté par PAPREC sur le port est lié au Syctom / Sigeif, avec une unité prévue pour traiter 50 000 tonnes de biodéchets et produire du biométhane. Source : HAROPA PORT+1
o Bien que ce projet soit présenté comme “vert”, il existe des critiques : certains craignent que le digestat (résidu après méthanisation) ne soit pas de qualité maîtrisée et qu’il soit épandu sur des terres agricoles, ce qui peut poser des problèmes écologiques. Source : mnle.fr
o Par ailleurs, l’extension par SOGEPP incluant des cuves pétrolières, allant totalement à l’encontre des principes de transition écologique, pourrait accroître le risque de pollution accidentelle. Le chevauchement des projets : logistiques + déchets + énergie sur le même site renforce le “greenwashing” qu’une vraie transformation écologique des pratiques.
5. Limites planétaires – Club de Rome
o Selon le rapport “Les Limites à la Croissance” (Club de Rome, Meadows et al., 1972), la croissance économique illimitée dans un monde aux ressources finies est insoutenable. Source : Wikipédia+1
o Le modèle que représente Green Dock (grosses infrastructures logistiques, flux massifs de marchandises, consommation accrue) sont complètement en contradiction avec ces alertes sans cesse réactualisée. Il repose sur une croissance de la demande et des ressources, sans prendre suffisamment en compte les plafonds écologiques (émissions, terres, biodiversité, santé, sol).
o Continuer à promouvoir des projets “toujours plus gros” revient à repousser (voire ignorer) les limites planétaires, au risque de provoquer des effondrements locaux (biodiversité, qualité de vie) ou de renforcer des externalités négatives (pollution, santé). Cela s’inscrit dans un modèle de “soutenabilité faible” (où la nature est subordonnée à l’économique), plutôt que dans une soutenabilité forte qui valoriserait intrinsèquement le capital naturel. Source : creg.ac-versailles.fr
o Le Club de Rome appelle, dans ses actualisations, à repenser le développement : pas seulement via la technologie, mais à travers des transformations profondes des systèmes économiques, des modes de vie, de consommation et des rapports à la nature. Les Rencontres Économiques
Or Green Dock priorise la “croissance logistique” sans refondation systémique.
6. Emploi, précarité et automatisation
o L’entrepôt logistique, même s’il crée des emplois, pourrait faire appel à des emplois peu qualifiés, précaires, exposés aux risques (manutention, transport, bruit, pollution). Les unités locales syndicales du 93 et du 92, se sont elles-mêmes opposés aux projet GreenDock.
o De plus, le secteur de la logistique tend de plus en plus vers l’automatisation (robots, IA), ce qui pourrait réduire les emplois humains— un entrepôt “du futur” sera un entrepôt autonome sans humain, comme Amazon qui remplace des travailleurs par des machines.
o Ce double problème (employés précaires + automatisation) soulève une forte question sociale : est-ce une véritable opportunité d’emploi durable ou une externalité sociale négative déguisée en “progrès” ?
7. Biais de l’enquête publique / autorisation environnementale (ICPE)
o Bien que dans le respect légal, l’enquête publique est biaisée : puisque le dossier ICPE est au format “enregistrement”, par conséquent le périmètre de consultation ne couvre que les communes dans un rayon d’1 km autour du site, et non l’ensemble de l’emprise foncière du port. Cela exclus des villes et donc des habitants affectés par les nuisances (bruit, pollution, trafic) situées un peu plus loin soit de leurs domiciles, soit de leurs lieux de travail, qui seront pourtant impactées par le trafic ou les émissions, si un tel projet voit le jour.
o Cette limitation du périmètre de l’enquête réduit la participation démocratique et la prise en compte des populations les plus concernées ou vulnérables.
o Par ailleurs, si plusieurs projets (Green Dock, biométhanisation PAPREC, extension SOGEPP) se cumulent sur le même territoire, mais sont présentés séparément, la fragmentation administrative masquent les effets cumulés (trafic routier, émissions, santé), ce qui affaiblit la portée de l’évaluation environnementale.
8. Responsabilité des pouvoirs publics
o La préfecture des Hauts-de-Seine et la mairie de Gennevilliers ont une responsabilité forte : non seulement dans l’évaluation des impacts sanitaires et environnementaux, mais aussi dans la garantie de la sincérité de ces projets.
o En autorisant une telle infrastructure sans s’assurer que les alertes des riverains, des associations environnementales et des experts (ex. Autorité environnementale) soient pleinement prises en compte, ils pourraient compromettre la santé publique.
o De plus, une absence d’information claire (projet de méthaniseur ou projet de cuve d’hydrocarbure) ou de mobilisation citoyenne effective pourrait mener à une “acceptabilité sociale” de façade, alors que les conséquences réelles (pollution, trafic, santé) sont lourdes.
En avis global
• Le projet Green Dock est, à bien des égards, incompatible avec des objectifs de développement durable à long terme, s’il reste ancré dans un modèle consumériste, linéaire, et de croissance massive.
• Il présente des risques environnementaux élevés (biodiversité, pollution), des enjeux de santé publique non négligeables (émissions, trafic), et une responsabilité démocratique forte qui semble pour l’instant insuffisamment assumée dans l’enquête publique.
• En s’appuyant sur les différentes COP, le GIEC ou bien encore le Club de Rome et des limites planétaires, ce projet fait partie du problème structurel d’un système qui ne remet pas en question son modèle logistique et de consommation, mais au contraire le renforce.
• Enfin, la collusion entre projets (logistique + méthanisation + possible extension pétrolière) indique que les décisions d’aménagement ne sont pas si indépendantes, et qu’un projet isolé ne peut pas être évalué sans considérer ces synergies (ou ces cumuls de risque).
1. Un projet en contradiction avec les limites planétaires comme dénoncées par les travaux du Club de Rome dont certains sont déjà pour plusieurs au-delàs des seuils de sécurité.
Dans ce contexte, multiplier les entrepôts logistiques, les flux routiers et l’artificialisation des berges va :
• accroître la consommation d’énergie et les émissions,
• aggraver la pollution atmosphérique,
• accentuer la pression sur les milieux naturels du secteur de Gennevilliers, déjà lourdement industrialisé,
• soutenir un modèle de surconsommation, incompatible avec la planification écologique.
2. Une dégradation prévisible de la qualité de l’air et de la santé publique avec l’ajout de projets connexes, notamment :
• le méthaniseur industriel projeté par PAPREC,
• l’extension de SOGEPP incluant de nouveaux réservoirs d’hydrocarbures.
Cette triple dynamique va saturer davantage le réseau routier, (de Bezons à Saint-Denis) l’un des secteurs les plus congestionnés d’Ile de France autour de l’A86.
Or la pollution atmosphérique constitue déjà un fléau sanitaire majeur, responsable en France de dizaines de milliers de décès prématurés chaque année. Cela revient à aggraver la situation sanitaire de populations déjà plus exposées que la moyenne.
3. Biodiversité menacée et artificialisation supplémentaire
Les berges et friches industrielles du secteur de Gennevilliers abritent des espaces dont protégés par la loi comme la pointe aval de l’Ile Saint-Denis permettant :
• la circulation de la faune,
• l’infiltration des eaux,
• des continuités écologiques.
Le projet Green Dock induit :
• un remblaiement massif,
• une bétonisation accrue,
• une perturbation durable des sols,
• des nuisances sonores et lumineuses nocives pour la biodiversité locale.
Dans un contexte national où l’artificialisation doit diminuer drastiquement (objectif ZAN), ce projet constitue un contre-sens.
4. Des emplois précaires et menacés par l’automatisation
Les emplois logistiques créés sont souvent :
• peu qualifiés,
• pénibles,
• exposés à des risques sanitaires et de sécurité,
• faiblement rémunérés,
• et surtout hautement automatisables.
Ce secteur évolue vers une déshumanisation rapide du travail.
Rien ne garantit que GreenDock créera des emplois durables.
L’argument économique apparaît donc fragile et potentiellement trompeur.
5. Une collusion problématique entre projets industriels
Il est indispensable de souligner que GreenDock, PAPREC et SOGEPP sont cumulativement impactant.
• PAPREC projette un méthaniseur industriel présentant des risques d’odeurs, d’explosivité et d’augmentation des flux de déchets.
• SOGEPP souhaite étendre ses capacités avec de nouvelles cuves pétrolières, en renforçant le risque industriel majeur. GreenDock pris dans cet ensemble, entraînent :
• une intensification des trafics,
• une augmentation des risques industriels,
• une détérioration globale du cadre de vie,
• un effet cumulatif non évalué correctement.
Il existe ici une collusion de projets, chacun présenté isolément afin d’en minimiser les impacts, alors que leur interaction réelle multiplie les nuisances.
6. Une enquête publique biaisée (ICPE à enregistrement)
L’enquête publique liée à GreenDock est fortement contestable :
• Le classement en ICPE à enregistrement limite l’étude aux communes situées dans un rayon d’1 km autour de l’emprise du projet, et non de l’emprise totale du port de Gennevilliers, ce qui exclut de nombreuses communes pourtant directement impactées par les flux.
Ce biais géographique fausse :
• la participation du public,
• la représentativité des avis,
• la sincérité du processus démocratique.
La MRAE (Mission Régionale d’Autorité Environnementale) a précisément souligné ces insuffisances, notamment :
• le manque d’analyse sur les effets cumulés,
• l’insuffisante prise en compte des nuisances à l’échelle du territoire,
• le manque d’alternatives,
• l’évaluation trop faible des impacts sur la qualité de l’air et les milieux naturels.
L’avis de la MRAE vient donc renforcer le caractère très incomplet du dossier.
Conclusion résumée : un projet incompatible avec la santé publique, l’écologie et de justice sociale qui ne répond ni aux besoins réels du territoire, ni aux impératifs écologiques, ni aux exigences de santé publique.
Il contribue à un modèle obsolète : celui d’une logistique accrue, d’une surconsommation matérielle et d’une mise sous pression des infrastructures urbaines et sanitaires.
Les pouvoirs publics – préfecture des Hauts-de-Seine, mairie de Gennevilliers, autorités environnementales – portent une responsabilité majeure : protéger les habitants, garantir la transparence démocratique et assurer la cohérence des politiques écologiques.
► Contribution n°1400 (Web) Par Elise Fontcuberta Déposée le 25 novembre 2025 à 17h46
La LPO Île-de-France est une association qui œuvre pour la préservation de la biodiversité et des milieux naturels. Nous collaborons avec des acteurs publics et privés afin que les projets d’aménagement intègrent pleinement les enjeux environnementaux et soient respectueux du Vivant.
Le projet Green Dock a retenu notre attention, en raison de sa proximité avec plusieurs zones sensibles comme la Zone Natura 2000 « Sites de Seine-Saint-Denis » ou l’Espace Naturel Sensible du Parc Départemental des Chanteraines. Il est à noter que la LPO IDF suit et réalise des inventaires naturalistes pour connaître et suivre les populations sur le parc départemental de l’Île Saint Denis depuis 2010. Le suivi s’est étendu à la pointe ouest depuis 2020.
Ainsi, notre avis est défavorable à la mise en œuvre de ce projet. Sa proximité avec un site naturel précieux, l’ampleur des travaux et les impacts cumulés sur la biodiversité ne permettent pas d’assurer la protection des milieux et des espèces locales, et rendent ce projet incompatible avec les objectifs de préservation environnementale de la région. Avis_LPO_IDF_Greendock.pdf (4.7MB)
► Contribution n°1401 (Web) Anonyme Déposée le 25 novembre 2025 à 17h59
Ce projet, présenté sous le nom de Green Docks, est une aberration totale au regard des objectifs affichés dans le nouveau PLUI de Plaine Commune. Alors que ce dernier interdit à des habitants installés depuis des décennies de construire une simple maison familiale de 50 m² d’emprise au sol sur leur propre terrain un projet de vie modeste et durable il autorise dans le même temps le bétonnage massif de 90 000 m² d’espaces naturels essentiels. Comment justifier une telle contradiction ?
Les promoteurs qualifient ce projet d’« innovant » et de « vert ». En réalité, il n’a de green que le nom. Par sa démesure, cet entrepôt représente un danger majeur pour la biodiversité des berges et pour la zone Natura 2000 de l’Île-Saint-Denis, qui abrite de nombreuses espèces protégées. Il entraînera un défrichage brutal d’un espace naturel rare, irremplaçable dans une zone déjà saturée par l’urbanisation. C’est une destruction irréversible d’un patrimoine écologique précieux.
Ce projet va en plus créer un véritable front bâti continu, qui détruira les coteaux et leur paysage naturel. Ce front industrialisé viendra étouffer l’ouverture paysagère du fleuve, transformant un espace écologique et visuel stratégique en une barrière de béton. Le grand paysage sera sacrifié : depuis la rive opposée du fleuve, depuis le chemin de halage et depuis les coteaux, la vue sera écrasée par une masse industrielle démesurée, totalement incompatible avec les promesses de valorisation du cadre de vie.
À cela s’ajoute un impact sanitaire dramatique : plus de 1 200 rotations de camions par jour, 24h/24, générant pollution atmosphérique, pollution sonore et pollution lumineuse, dans une zone déjà au bord de l’asphyxie. Comment prétendre protéger la santé publique tout en autorisant un tel niveau de nuisance ?
Cette incohérence réglementaire est intenable. On impose aux particuliers des restrictions extrêmes au nom de l’écologie interdiction de construire quelques mètres carrés tandis qu’on ouvre grand la porte à un projet industriel dont la seule logique est financière. Où est l’équité ? Où est la cohérence politique ? Où est la crédibilité écologique ?
Ce projet est absurde, injuste et destructeur. Il trahit les engagements publics, piétine la biodiversité, aggrave la pollution, détruit les paysages et dégrade durablement le cadre de vie des habitants. La protection de l’environnement ne peut pas être un principe à géométrie variable, utilisé contre les plus modestes et contourné pour les intérêts économiques les plus puissants.
Si les règles environnementales ont un sens, elles doivent s’appliquer à tous. Sinon, elles ne sont qu’un outil injuste qui discrédite complètement la parole publique et détruit la confiance citoyenne. contribution_EP_25_nov.pdf (1.3MB)
► Contribution n°1416 (Web) Par Association EVA (p.o. LEFEBVRE Frédéric) Déposée le 25 novembre 2025 à 22h44
Environnement et cadre de Vie à Argenteuil (EVA) - association loi 1901 créée en 2000
Avis d’EVA sur le projet Green Dock
La société Goodman veut réaliser en berge de Seine, face à Argenteuil (chemin de halage), à Epinay et à la réserve ornithologique de l’Ile-Saint-Denis), « un immense entrepôt logistique d’environ 647 mètres de long sur 60 mètres de large et jusqu’à 34 mètres de hauteur, destiné à la réception, à l’entreposage et à la réexpédition de produits de grande consommation, avec un flux de plus de 2 500 tonnes par jour . [Ces] dimensions importantes (…) correspondent à deux stades de France posés l’un à côté de l’autre », selon la synthèse de la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAE).
Nous pensons, avec la MRAE, que ce projet « doit être revu pour éviter et réduire [ses] incidences [qui seraient, dans son état actuel] majeures sur les berges, sur la zone Natura 2000 [réserve ornithologique] et sur la qualité de vie des riverains du site ».
Le site comprenait déjà des entrepôts, qui ont été récemment détruits par Haropa Port, et il s’agit donc d’un terrain nu. Son emplacement dans le port en fait un terrain tout indiqué pour des activités logistiques, notamment de la réception ou expédition par voie fluviale, comme le projet l’envisage.
En revanche, nous estimons que :
1- La hauteur du bâtiment projeté est excessive : elle barre le paysage, est dommageable à l’ensoleillement des berges en automne-hiver (comme le montrent les simulations faites par l’architecte paysagiste de l’Etat), et elle est inadaptée à une activité de réception, stockage et expédition de pondéreux, ce qui aurait toute sa place dans le port.
En effet la construction d’entrepôts à plusieurs étages a un coût très élevé : « ‘On estime que plus l'on monte dans les étages plus les coûts de construction avoisineront 1 800-1 900 €/m2 (rampe incluse) tandis que pour un bâtiment n'excédant pas le R+1, le coût de construction se situera plutôt autour de 1 400 €/m2’, avancent les auteurs de l’étude de CBRE » citée par le magazine Plateformes ; ils poursuivent : « ‘Dans l'échantillon de projets analysés, la plupart des bâtiments accueillent en étage des locaux avec des standards se rapprochant davantage de l'activité que des standards logistiques (ou entre les deux) : les charges au sol sont rarement supérieures à 3 tonnes/m2 et la hauteur sous plafond en moyenne 30 % inférieure à la hauteur du rez-de-chaussée’ » (28 mars 2024, https://plateformes-magazine.com/articles/pourquoi-les-entrepots-a-etages-ont-de-lavenir-en-france-sous-conditions). C’est le cas du projet, avec ses « hauteurs de stockage bien inférieures aux entrepôts classiques. En effet, les niveaux de stockage du projet (R+1 et R+3) permettent un stockage en rack sol+2, à une hauteur maximale de 6,20m, tandis que les niveaux de distribution (RDC et R+2) présentent une hauteur maximale de stockage de 4,70m. », selon le dossier. Cela évoque une activité de distribution de petits colis, similaire au projet de la société Eurovia 16 à Ensisheim (Alsace), 189000 m2 sur 4 étages.
2- Le caractère « multimodal » revendiqué pour le projet est mal avéré :
• La voie ferroviaire préexistante a été supprimée ; à l’inverse, sur le projet d’entrepôt à 2 étages « Connect » de Prologis, à l’extrémité nord de la ZAC Clichy-Batignolles, « le bâtiment doit intégrer un quai destiné aux trains de marchandises au rez-de-chaussée, d’une longueur utile de 150 mètres (…) en parfaite cohérence avec le PLU bioclimatique, le SDRIF E, la Ville de Paris et la Région ayant toutes deux rappelé la nécessité de conserver des sites multimodaux dans la ville. » (selon le site associatif https://petiteceinture.org/une-ligne-davenir/prologis-connect-base-logistique-batignolles/).
• La position de l’entrepôt en berge de Seine (et non en bord de darse) interdit la réception directe par bateau (« péniche ») ; le site immédiatement voisin, de 6,5 hectares, utilisé par la CEMEX pour stocker des gravats sur terrain nu, aurait permis une telle réception.
• Les intentions d’expédition fluviale de marchandises par bateaux légers depuis un ponton flottant semblent superficielles, et le « doublement » de ce ponton, annoncé comme suite à la concertation avec les associations locales, n’engage à aucune utilisation. Alors que ce ponton ne permettra l’embarquement que de véhicules roulants ou de caisses mobiles (pièce 1.1, page 18), Goodman annonce à terme « environ 16 barges en plus par jour sur le réseau fluvial (16 émissions et 16 réceptions par jour) pour un équivalent de 180 véhicules utilitaires en moins sur le réseau routier » (pièce 1.1, page 54) : ces chiffres semblent d’une part extrêmement optimistes et peu étayés, d’autre part bien au-dessous des « 22% » des flux également annoncés par Goodman.
• Nous notons que l’autre entrepôt à étages sur Gennevilliers, pionnier en France, Paris Air² Logistique (livré en 2018), n’a pas, à notre connaissance, concrétisé sa promesse de « bimodalité, à savoir son accès par des voies routières ou fluviales » (source : même article de Plateformes Magazine).
3 - Plus largement, le caractère écologique revendiqué pour ce projet baptisé « Green Dock », relève du greenwashing ; ainsi :
• Les toitures végétalisées annoncées sont à faible valeur pour la biodiversité : il aurait été préférable de laisser un large espace naturel en berge de Seine. L’annonce de Goodman, suite à la concertation (pièce 0.3 du dossier), sur la « renaturation de la berge Nord », est ambigüe : s’il s’agit de l’aménagement de la berge Nord de la Seine, en rive droite, face au projet, celui-ci a été largement engagé par les communes d’Argenteuil et Épinay, et c’est une des raisons de s’inquiéter si ces espaces « reverdis », visant la promenade et les loisirs autant que l’accueil de la biodiversité, font face à un « mur » comme celui prévu par Goodman.
• Le ponton, surtout doublé, impactera les frayères présentes sur cette berge (il en « détruira 2000 m2 » selon les indications de nos partenaires d’Environnement 92).
• Le site fonctionnant 24h/24, avec un flux de réception de camions de nuit, la pollution sonore pourrait être significative, malgré les meures d’insonorisation (et de limitation de la pollution lumineuse) annoncées par Goodman.
Pour l'association : Frédéric LEFEBVRE, co-président
► Contribution n°1419 (Web) Par Pigeon, JacDéposée le 26 novembre 2025 à 06h59
Défavorable au projet
Gigantisme en bord de Seine : la bonne logique voudrait que ce bâtiment logistique se situe à l’intérieur du port, près d’une darse, au plus près de l’arrivée des barges remontant la Seine (le terminal à conteneurs). Si vraiment l’objet du projet était bien de favoriser l’arrivée des marchandises en remontant la Seine, s'entend. Hors, tout montre dans ce projet que ce sont les camions qui sont envisagés. Sa construction face à L’Ile Saint Denis et Epinay nécessitera le transport par camions des conteneurs débarqués sur une darse du port ! C’est plus que paradoxal pour un projet d’Haropa port et qui se prétend à vocation fluviale !
La position du port de Gennevilliers est en contradiction avec ses propres documents cadres qui nous ont été présenté dès les premières réunions d’information. Le choix d’implanter un bâtiment gigantesque en limite du périmètre du port et en bord de Seine est une provocation pour les villes alentour. Le chemin de halage côté Epinay est un lieu de promenade et de détente pour les habitants. La présence de la zone Natura 2000 sur L’Île Saint Denis aurait aussi dû faire réfléchir. Le port de Gennevilliers est-il seul au monde ? Dans un désert et sans voisins ?
Le projet a aussi été présenté comme vertueux puisqu’il annonce favoriser le fluvial et même le ferroviaire. Or, le projet a débuté en détruisant les voies ferrées qui existaient au bord de la Seine le long des anciens bâtiments. De toutes façons, les chiffres donnés sont 15% fluvial. (au maximum), 0% ferroviaire, donc 85% poids lourds !
Autre preuve, les 35 000 m² de parking souterrain, demandés à Goodman par le port pour les poids lourds et autres 3,5T.
Le trafic PL (poids lourds) sera concentré la nuit pour l’approvisionnement des activités de distribution avec des conséquences néfastes pour les riverains, tant du bâtiment lui-même que des accès. Donc un périmètre de nuisance grand pour cette banlieue.
► Contribution n°1427 (Web) Par Tavernier Annie Déposée le 26 novembre 2025 à 10h00
Je suis contre ce projet qui présente un ensemble d’impacts négatifs majeurs notamment environnemental..
Par sa taille, son implantation et sa conception, le projet génère un cumul de pollutions sonores, visuelles, atmosphériques et lumineuses qui menace directement l’écosystème du fleuve et de la réserve naturelle et de la zone Natura 2000 de L’Île-Saint-Denis, un espace déjà fragile où faune et flore peinent à survivre.
Les berges de Gennevilliers, Épinay-sur-Seine et L’Île-Saint-Denis constituent l’un des rares corridors écologiques du territoire ; y ajouter un entrepôt massif revient à affaiblir un patrimoine naturel qui manque déjà cruellement dans cette zone fortement urbanisée.
Le projet implique un nouveau bétonnage au bord de l’eau, alors même que des installations existent déjà dans le port, pourquoi ne pas utiliser ces installations ? En fonctionnant 24h/24, la pollution lumineuse dépasserait largement les seuils recommandés pour les “voies vertes, bleues et noires”, essentielles aux déplacements des espèces protégées.
Dans un contexte de crise de la biodiversité, l’idée de construire un entrepôt géant au contact direct d’une zone Natura 2000 me paraît complètement absurde et à l’encontre des efforts réalisés pour préserver la biodiversité et des communes alentours, notamment Epinay sur Seine où je vis. Cette commune valorise depuis de nombreuses années les berges de Seine pour offrir à ses habitants des espaces naturels où l’on peut pratiquer du sport et se détendre. Personnellement, j'apprécie beaucoup ce cadre et aime à me promener jusqu'à Argenteuil par les berges. Autoriser ce projet reviendrait à se moquer des riverains et des collectivités locales qui œuvrent à un meilleur espace de vie en anéantissant tous ces efforts . Qui aura envie de se rendre sur les berges où la biodiversité aura désertée et pour respirer quel air ?
Effectivement, j'ai bien conscience que ce projet entraînera une hausse importante du trafic poids lourds et utilitaires, aggravant pollution atmosphérique, bruit, congestion et émissions de CO₂.
Enfin, la Mission Régionale d’Autorité Environnementale d’Île-de-France est sans ambiguïté au sujet de Greendock :
– la chaîne logistique est mal définie ;
– les impacts sur l’environnement et la santé humaine sont insuffisamment analysés ;
– l’analyse des effets climatiques et des émissions de gaz à effet de serre est “tronquée et insuffisante”.
Un tel niveau de critique de la part d’une autorité indépendante montre que le projet ne respecte pas les exigences minimales d’un développement cohérent et soutenable.
A l’heure où les grandes plateformes chinoises de e-commerce envahissent notre pays, le gouvernement français tente de résister et envisage de taxer les petits colis, aussi autoriser un tel projet est contradictoire. La COP 30 vient de se terminer mais nous rappelle qu'il est indispensable d'envisager un nouveau mode de consommation, plus sobre pour faire face au changement climatique. Cet entrepôt est d'un autre siècle, à terme, il est voué à l'échec en promouvant une consommation irresponsable.
Pensons également à nos centre ville qui ont du mal à survivre, personnellement, je veux vivre dans une ville vivante avec des commerçants et non des dépositaires de colis.
Au vu de tous ces éléments, je suis contre le projet Grendock qui compromet mon cadre de vie ainsi que celui de mes enfants. Je souhaite qu’ils vivent dans un territoire agréable, pas à côté d’un entrepôt sur des axes envahis par des camionnettes de livraison et où la pollution atmosphérique est acceptable.
Il est encore temps d’éviter un désastre écologique et humain et il est de votre responsabilité de le faire.
Annie TAVERNIER
► Contribution n°1436 (Web) Par Françoise Quérité Déposée le 26 novembre 2025 à 12h11
Je m'oppose totalement à ce projet et je vais développer pourquoi :
Historique du projet
Nous avons eu connaissance du projet Greendock de façon fortuite en juillet 2021. Nous n'avions pas eu l'information par voie de communication localement. Goodman et les porteurs du projet ont ensuite engagé des échanges. Devant le gigantisme du projet, des citoyens se sont tout de suite alarmés, persuadés qu'un entrepôt de cette énorme ampleur aurait obligatoirement des répercussions sur l'environnement, le tissu urbain alentour, les habitants... Lors des premières réunions de concertation, les acteurs de Goodman n'avaient pas de réponse aux questions soulevées par les participants relatives aux impacts sur l'environnement du projet que ce soit au plan écologique, humain..., laissant penser que ces aspects n'avaient pas été pris en compte à ce stade. Au fil de ces réunions, Goodman a commencé à élaborer ses argumentaires et a fait évoluer son projet très à la marge en modifiant un peu la façade, végétalisant les berges et modifiant certains détails techniques (panneaux anti-reflets...).
Mais fondamentalement , la taille du projet et l'ampleur de l'activité visée n'ont absolument pas été remis en cause, rendant le projet en l'état inacceptable.
Quels sont les objectifs de ce gigantesque projet ?
Les besoins de ce type d'entrepôt, avec ce dimensionnement, ne sont pas établis. Existe-t-il des études de besoin justifiant de sacrifier l'environnement proche du projet pour d'hypothétiques besoins ? Le principe Multimodal est intéressant mais la part du fluvial annoncée fluctue et dans tous les chiffres énoncés demeure mineure, et incertaine. Les entreprises occupant l'entrepôt ne sont pas connues de façon sûre et changeront dans le temps, de nombreuses incertitudes demeurent quant à leur activité et la façon dont elles la mettront en œuvre, générant des inquiétudes sur leurs impacts.
L'impact environnemental et ses répercussions sur le cadre, la qualité de vie et la santé et la biodiversité
Il en va de la préservation d'un espace dans la proximité du projet, qui présente de nombreux atouts écologiques : la Seine, des berges de Seine restées naturelles, des corridors écologiques (d'après le SRCE), la réserve Znieff zone Natura 2000 de la pointe de l'île Saint Denis... Comment imaginer que 500 à 600 camions supplémentaires chaque jour, roulant jour et nuit, générant, avec l'activité de l'entrepôt, de la pollution lumineuse, du bruit supplémentaire au bruit existant dans le port... de la pollution CO2, poussières dégradant encore la qualité de l'air... n'auront pas d'impacts. Les études réalisées par Goodman sont imprécises, pas toujours compréhensibles, voire tronquées afin de minimiser ces impacts....Par exemple, l'étude d'impact réalisée par Goodman sur l'environnement porte uniquement sur une zone rapprochée qui ne prend pas en compte la zone Natura 2000 de la pointe de l'île Saint Denis.Or , cette zone protégée a été créée car elle abrite le Martin pêcheur d'Europe, qui figure sur la liste rouge des espèces menacées, considéré espèce vulnérable car ses effectifs ont considérablement chuté depuis 20 et dans les 10 dernières années. Il est essentiel de protéger ses habitats. Elle constitue également un dortoir de plusieurs centaines de grands cormorans, protégés eux aussi.
La hauteur et la longueur du bâtiment vont engendrer un perte d'ensoleillement par les ombres projetées, minimisée par Goodman. Une étude de la Drieat montre clairement en décembre, une ombre projetée sur la pointe de l'île Saint Denis toute la journée, modifiant aussi les températures, ce qui aura des conséquences sur les milieux qui accueillent les espèces protégées de la zone natura 2000, entre autres.
Les impacts de Greendock, s'il se faisait, doivent être étudiés en corrélation avec les impacts d'autres projets de développement du port comme l'extension des dépôts d'hydrocarbures, l'usine de méthanisation et d'autres peut-être dont je n'ai pas connaissance. L'addition de toutes ces nuisances interroge le développement du port qui se trouve aujourd'hui dans un secteur très urbanisé donc quels impacts pour les habitants et ceux qui y travaillent...Ce projet risque de ruiner les efforts des élus locaux d'Epinay et de l'île saint Denis qui s'efforcent d'améliorer, avec des résultats, la qualité de vie des habitants dans un département, la Seine Saint Denis, déjà touché par de multiples problèmes. D'ailleurs, ces élus, ainsi que Plaine commune, entre autres, sont opposés au projet.
L'impact paysager
Un bâtiment de 600 m de long, de 31 m de hauteur va forcément impacter le paysage pour Epinay sur Seine situé en face. Alors que la ville mène depuis des années une politique pour améliorer le cadre de vie de ses habitants et ceux qui y travaillent ou s'y promènent, avec des effets très positifs, Greendock s'il se faisait porterait une atteinte grave et irréversible sur la qualité de vie de ces personnes auxquelles on peut associer les habitants d'Argenteuil, de l'île Saint Denis. Greendock a présenté des simulations visuelles fausses minimisant la hauteur de l'entrepôt ( à 14 m environ) . De nouveaux visuels ont été élaborés mais qui tendent à rendre le bâtiment "joli" dans le paysage. Sa taille en tissu urbain, au milieu des zones d'habitation sera une atteinte à la qualité de vie.
Qu'est ce qui justifie l'implantation de l'entrepôt en bord de Seine alors qu'il sera à plus de 2 kms du point de débarquement par le fluvial ? Pourquoi ne pas utiliser les darses ? et avec quel dimensionnement en fonction des besoins?
L'ensemble de ces impacts portera atteinte à la qualité de vie donc à la santé des personnes.
L'activité de l'entrepôt
La recommandation N° 18 de l'autorité environnementale stipule :"Revoir , préciser de façon intelligible les prévisions de part modale du transport fluvial et routier en tonnage/an pour les marchandises qui arrivent et qui partent."En l'état, les chiffres avancés (estimations!) donnent :
Flux amont : 2568 tonnes par jour dont 1968 tonnes par la route (des centaines de camions supplémentaires certainement sans pouvoir les chiffrer précisément) et 600 tonnes sur barge par le fluvial, auquel il faut ajouter le flux des camions pour transporter les marchandises de leur point de débarquement jusqu'à Greendock dans le port.
Flux aval : 2100 tonnes par jour dont 1680 par la route et 420 tonnes par le fluvial. Ces chiffres sont invérifiables. De plus, comment stocker chaque jour 468 tonnes dans l'entrepôt à l'infini; Ces marchandises devront bien ressortir à un moment donné. Comment faire confiance aux arguments de Greendock qui sur divers aspects a biaisé les données.
Les études d' impacts doivent prendre en compte l'intégralité de la chaîne logistique alors que les éléments présentés par Goodman se limitent de façon réductrice au seul entrepôt. D'autre part, la nature des véhicules utilisés ne peut pas être définie de façon certaine à ce stade alors qu'elle aura des conséquences différentes en termes de pollution (thermiques ou électriques). Cette activité supplémentaire dans une zone avec un trafic déjà saturé et en pleine ville générera augmentation de la pollution, du bruit, des nuisances lumineuses, et pour quel besoin. Le fluvial estimé ne dépassera pas 20% d'après les estimations et sera sûrement moindre.
Pour toutes ces raisons, je suis opposée au projet Greendock. J'ai encore beaucoup d'interrogations quant à la démarche des porteurs de projet. Je crains des répercussions désastreuses pour notre environnement de vie à un moment où nous devons prendre soin du vivant et de notre santé. Ce projet s'inscrit dans un modèle de développement qui n'attache pas suffisamment d'importance à ce principe fondamental.
► Contribution n°1438 (Web) Par Michel Savy Déposée le 26 novembre 2025 à 12h50
A mon avis, l'appréciation du projet relève d'une vision large. Celle du besoin de capacités d'entreposage pour la desserte des agglomérations répondant à plusieurs objectifs et surmontant plusieurs contraintes :
- la logistique est indispensable à la production, distribution, consommation, évacuation et traitement des déchets dans tous les territoires.
- l'insertion de la logistique dans le territoire est plus difficile, mais indispensable, dans les grandes agglomérations denses : pénurie de foncier logistique en général, dans l'agglomération parisienne en particulier (concurrence d'autres usages) et d'autant plus que l'on s'approche du cœur de l'agglomération (expulsion de la logistique dans les périphéries lointaines).
- tous les logisticiens recherchent des emplacements pour le dernier kilomètre. Le site disponible à Gennevilliers est à cet égard exceptionnel pour organiser une desserte locale la plus courte possible (sinon, le dernier kilomètre à partir d'un site de lointaine périphérie mesure quinze kilomètres voire davantage)
- dans un contexte de pénurie d'immobilier logistique (très faible taux de vacances) : il faut des capacités supplémentaires bien situées.
- la construction en hauteur limite la consommation d'espace
- on constate un vieillissement du parc logistique, ne satisfaisant plus aux normes, notamment environnementales : rénover, reconstruire selon les exigences actuelles
- réutiliser autant que possible des friches industrielles, surtout si elles sont bien desservies par des infrastructures de transport efficaces
- développer les modes de transport alternatifs à la route (fer, voie d'eau) et donc préserver les sites embranchés ou bord à quai pour les activités logistiques (et non des bureaux, des logements, etc. qui gâchent les spécificités du site)
- massifier les réceptions et les envois (ce que ne permet pas la dispersion de la logistique en de multiples installations de petite taille) pour utiliser les modes lourds
- des localisations multiples ou des localisations éloignées du cœur d'agglomération se traduisent une augmentation du coût direct de transport et des effets externes : la congestion, émissions de gaz à effet de serre, pollutions et autres nuisances (insécurité, bruit). Diffusion des nuisances sans disposer des moyens de les atténuer.
- la fragmentation de la logistique restreint les bénéfices de la "plateformisation" : équipements et services partagés pour les entreprises (entretien des parties communes, installations de manutention intermodale, fourniture d'énergies bas carbone, traitement mutualisé des déchets, gardiennage, sécurité incendie avec une équipe de pompiers H24, etc.) et pour les salariés (organisation de transports collectifs ou d'autopartage adaptés aux horaires spécifiques, restaurants interentreprises, médecine du travail, pôle de formation et de recherche d'emploi, etc.).
C'est à l'échelle de l'Ile de France et selon des objectifs d'une politique de logistique durable que s'apprécie l'opportunité de ce projet, pertinent à cet égard.
Michel Savy
professeur émérite à l'Ecole d'Urbanisme de Paris et à l'Ecole des Ponts et Chaussées
► Contribution n°1441 (Web) Par ALIX Christian Déposée le 26 novembre 2025 à 14h09
Environnemental , vous avez dit ?
Un projet qui ne respecte pas l’environnement ni la santé humaine ni la santé du vivant non humain
Un manque d’une réelle prise en compte, intégration de ce projet dans le développement harmonieux de la commune de Gennevilliers, ni des communes voisines dont les habitants, les riverains peuvent attendre autre chose qu’un gros cube de 600x60x35.
Ce projet se déclinant en, d’une part, la démolition d’une friche non anthropisée pendant des dizaines d’années et, d’autre part, la construction d’un monstre de béton. Artificialisant ses alentours
A la lecture des études d’impact qui se sont limitées soit à la démolition, soit à la construction de l’entrepôt, il n’y a pas eu de véritable analyse et donc d’évaluation des impacts sur les espèces présentes ou qui avaient colonisées en considérant l’ensemble du projet (démolition + construction entrepôt). Alors que des inventaires réalisés par des naturalistes en avril 2024 ont pu démontrer la richesse de cet espace et de ses environs, au-delà du site « Natura 2000 », au bout de l’île saint Denis : ce site va être lourdement, gravement impacté par ce gigantesque bâtiment dont la hauteur sera de 3 à 4 fois supérieur à la hauteur de la friche à son plus haut. Une 40aine d’espèces menacées et/ou protégées y ont été observées. Que vont-elles devenir ?
D’autant plus qu’il y a des incertitudes sur l’emprise réelle de l’artificialisation par rapport à ce qui a été annoncé dans la présentation du projet.
Elles auront déjà été perturbées par les travaux durant la phase de démolition et de préparation du terrain. Quand on dit perturbées, des tentatives de destruction ont eu lieu (par exemple l’oiseau domestique).
Ce projet qui se voulait être un projet « respectueux de la biodiversité » n’en a pas démontré, dans cette première phase, cette volonté.
Qu’en sera-t-il ?
Quelles mesures seront prises pour atténuer les effets sonores et la problématique lumineuse induite par l’activité logistique dont les pratiques 24/7 sont habituelles ?
Et au-delà, la taille du bâtiment va réduire considérablement l’ensoleillement de la zone natura 2000, et pas que….
Emprise réelle incertaine, réponse incertaine à un besoin réel non démontré rajoutent aux inquiétudes environnementales que pose ce projet tel que présenté.
Il serait bien que soit renforcé un corridor écologique associé au corridor alluvial afin de préserver un espace où la biodiversité pourrait néanmoins permettre au vivant non humain de cohabiter avec les activités anthropiques.
► Contribution n°1442 (Web) Par ALIX Christian Déposée le 26 novembre 2025 à 14h41
En complément de ma contribution précédente, qui confirme mon opposition au projet GREENDOCK
Nous n’avons pas pu lire à quels besoins réels ce projet voulait répondre
Le gigantisme du bâtiment correspond-il à un besoin réel d’une activité au profit de la vie locale immédiate ou à une opération foncière au profit d’un intérêt , même pas Européen ?
En fait ce bâtiment est une ossature préparée pour des entreprises dont on ne connaît pas l’activité réelle qui y sera éxercée.
Si on raisonne logistique, on sait que les emplois qui y seront proposés ne sont pas des emplois valorisant celles et ceux qui les occupent. Ils ne sont pas d’avenir quand on constate l’avancée de la robotisation et de l’automatisation : les promesses d’emploi ont, de ce fait sans doute été surévaluées
Concernant la santé et les impacts sur la population riveraine, nous pouvons retenir également certains points
Le trafic routier va avoir un impact en tant accroissement de GES sur une zone « tranquille » depuis des dizaines d’années avant les travaux de démolition. Les mesures de nuisances sonores n’ont-elles pas , là aussi été sous évaluées ? Notamment, quand on sait qu’un projet réalisé donne une activité qui sera différente aux effets nuisibles non analysés,
Sur une commune dont on sait que plus des ¾ sera inondable en cas de crues centenales qui deviennent vingtenales, voire plus fréquentes au vu des effets du réchauffement climatique, quel rôle de type expansion des crues est-il prévu pour ce projet au sein du port de gennevilliers ?
Alors que nous recherchons à créer, recréer des espaces non artificialisés, des espaces favorisant la fraîcheur, ce projet va à l'encontre des efforts à fournir pour limiter les effets délétères du réchauffement climatique que l'activité logistique et son pendant en traffic routier ne peuvent qu'aggraver : on dégrade notre environnement pour des intérêts extérieurs, inutiles.
► Contribution n°1443 (Web) Par Sarthe Anne-Marie Déposée le 26 novembre 2025 à 14h51
Votre réponse à l'avis très critique de la MRAE sur 80 pages ne me convainc pas du tout
En théorie et sur le papier votre projet satisfait à toutes les conditions environnementales requises pour ce type de construction mais en pratique je fréquente le chemin de halage et je sais que mon environnement ne sera plus jamais le même avec :
1°) une hauteur de bâtiment excessive qui barre le paysage et assombrira les berges
2°) une construction classée Natura 2000, classement visant à conserver la biodiversité en prenant en compte les populations animales et végétales. Ce classement serait foulé aux pieds si cette implantation de 30m de hauteur et 600m de longueur se réalisait et cela ne servirait plus à rien de classer des espaces afin de les protéger Ils ne sont pas classés pour pouvoir y déroger allègrement
3°) une activité de camions 24h sur 24 et 7 jours sur 7 vont occasionner bruit, nuisances sonores et pollution pour cet espace de promenades car le trafic fluvial sera très minoritaire contrairement aux annonces de respect de l'environnement énoncées
4°) ce projet est uniquement du greenwashing et je m'oppose énergiquement à sa réalisation
► Contribution n°1458 (Web) Par Elisabeth Tabard Déposée le 26 novembre 2025 à 18h12
Le projet greendock veut se construire en face de l’île natura 2000. Cet espace abrite des espèces protégées voire très protégées comme les Martin pêcheurs et les chauve-souris. L’activité est prévue pour 50% de nuit (22h à 6h) avec des camions incessants, des véhicules du personnel arrivant ou partant qui vont faire du bruit, émettre de la lumière et des vibrations et créer une forte pollution. Tout ce qu’il faut pour faire fuir ces espèces, diurnes ou nocturnes ! Les nuisances ne vont évidemment pas se cantonner au sud des bâtiments comme l’affirme Goodman.
J’habite en face de l’île aux oiseaux (natura2000) et tous les jours j’entends les bruits occasionnés par les entreprises établies aujourd’hui dans le port de Gennevilliers. Parfois le bruit atteint une très forte intensité et est très fatigant. Il augmente de façon abrupte lorsque la Seine reprend son lit entier ( à l’extrémité de l’île aux oiseaux). Il rebondit sur l’eau et s’amplifie. Il est parfois difficile de savoir d’où il vient car le vent le déporte. La construction et l’activité générée par greendock vont accroître ces nuisances. Il est vain de nous faire croire que 500 véhicules, voire plus, ne vont rien changer à l’intensité du bruit actuel !!
Les camions provoquent des vibrations fortes dans le sol qui se répercutent ensuite dans l’eau. Les espèces vivant dans la Seine, frayant ici, vont également fuir à cause de cette pollution sonore, lumineuse et vibratile. Comment vont se nourrir les cormorans et autres ?
Goodman veut des véhicules électriques pour atténuer les bruits. Mais d’une part ces véhicules cliquètent fortement lors des manœuvres (cad la majeure partie du temps lorsqu’ils arriveront au niveau de l’entrepôt ). D’autre part, il semble qu’ils ne fonctionneront pas les premières années, mais arriveront surement lorsque l’île aux oiseaux sera désertée par ceux-ci !
Ce projet est aberrant, contre nature et violent. Il ne doit pas voir le jour.
► Contribution n°1459 (Web) Par FNE 92 Déposée le 26 novembre 2025 à 18h15
L’étude des dangers est insuffisamment développée concernant :
- L’impact lié au trafic et à la noria de véhicules (PL, VUL et VL) qui transitent à l’extérieur et à l’intérieur de l’entrepôt ;
- L’implantation d’un nouveau réservoir, d’environ 1000 m3 de pétrole brut, de stockage en dépôt sur le site de l’entreprise SOGEPP en face du projet Goodman et dont la demande d’autorisation environnementale date du 05/12/2024 ;
- L’implantation de l’unité Biométhanisation de l’entreprise METHA VALO 92, projet lancé en 2022, actuellement en construction ;
Le fichier joint au présent avis expose en détail les arguments de FNE 92 sur les dangers et les impacts sur l'environnement du projet Greendock.
FNE 92 donne un avis DEFAVORABLE sur la demande de délivrance du permis de construire de la plateforme de logistique de l’entreprise Goodman à Gennevilliers.
Une réelle étude sur l’effet domino du périmètre incriminé démontrerait que l’implantation d’un entrepôt de près de 90 000 m3 de produits manufacturés potentiellement inflammables (bois, carton, plastique, liquide) sur le port de Gennevilliers est une aberration et un danger de pollution de la Seine et un grave risque environnemental concernant la zone Natura 2000 de l’île Saint-Denis. AVIS_FNE_92__ICPE_Greendock.pdf (2.1MB)
► Contribution n°1460 (Web) Par Elisabeth Tabard Déposée le 26 novembre 2025 à 18h15
Le projet greendock prévoit un trafic de camions et voitures très important qui va impacter les agglomérations alentour. Aujourd’hui les routes sont saturées par une circulation très dense, notamment aux heures de pointe. J’habite à epinay depuis 3 ans et aujourd’hui je constate que les heures de pointe s’étendent de plus en plus : dès 16h30 je mets 1 heure en voiture de la sortie de l’autoroute jusqu’au centre d’Épinay, trajet qui me prend 1/4 h en heures creuses.
Que va-t-il se passer lorsque ces camions et ces voitures alimenteront jusqu’à vomir le flux routier ? Les voitures des particuliers vont-elles être obligées de se déporter dans d’autres rues ? Vont elles passer plus nombreuses devant les écoles maternelles, primaires, collèges et lycées des agglomérations alentour ? Quel sera l’impact sur la sécurité de nos enfants ? Une étude d’impact a-t-elle été réalisée ? Est il prévu une sécurité renforcée pour pallier les débordements de conducteurs stressés par les embouteillages accrus ?
Ce flux routier va générer également une pollution plus plus forte que celle que l’on subit aujourd’hui. Une étude d’impact sur la santé des habitants a-t-elle été réalisée ? Par qui ? Les hôpitaux sont également surchargés. Est-il prévu que Goodman participe d’une façon ou d’une autre à la bonne marche des hôpitaux pour soigner les maladies dues à la grande pollution qu’il va rajouter ? J’ai entendu que Goodman par ses impôts locaux devrait permettre d’offrir aux jeunes de Gennevilliers plus de colonies de vacances. Ne nous leurrons pas, Goodman leur offrira également plus de maladies et d’insécurité !
Je souhaite que des études sur ces différents points soient engagées et faites par des organismes neutres
► Contribution n°1461 (Web) Par Elisabeth Tabard Déposée le 26 novembre 2025 à 18h26
Le projet greendock se présente comme une initiative saine, porteuse d’emploi et résolument tournée vers le développement durable mais n’est qu’une façade marketing aux allures trompeuses !
1- Tout d’abord les conditions de travail dans un entrepôt aussi gigantesque sont catastrophiques pour la santé physique et mentale, et le turn over qui sévit est la conséquence directe de ces conditions. La cgt, pourtant favorable à la création d’emploi, s’oppose à ce projet, consciente que les dégâts que greendock occasionnera ne seront jamais contrebalancés par un bénéfice fort pour ceux qui pourraient y travailler. Des alternatives à ce projet ont été présentées et mériteraient d’être analysées plus attentivement par les autorités décisionnaires.
2- La plaquette « greendock document d’information du public » présente une façade dont la hauteur dépasse à peine le sommet des arbres de l’île saint Denis. . Je m’interroge : y a-t-il des arbres si hauts en bordure de seine qu’ils cachent la quasi totalité des 30 m prévus pour l’entrepôt ??? Je souhaite que des projections correspondant à la hauteur souhaitée par Goodman (soit 30m de haut + ou - 5 m d’erreur autorisés par le nouveau PLUI) soient présentées au public pour que nous ayons une VRAIE représentation visuelle du bâtiment et non des visuels trompeurs !
3- Les documents fournis par Goodman pour justifier son projet sont illisibles pour le grand public dont je fais partie. Cf. ceux sur le bruit par exemple. Leur objectif devrait être d’expliquer ce qui va être si le projet voit le jour et non de noyer le lecteur néophyte par des formules d’expert. L’enquête publique doit proposer des documents et des études qui peuvent être lues par tout le monde : elle s’adresse à tout le monde et non pas aux seuls experts !!
► Contribution n°1462 (Web) Par Axelle Dubois Déposée le 26 novembre 2025 à 18h41
Je souhaite exprimer avec force mon opposition au projet « Greendock » tel qu’il est présenté aujourd’hui par Goodman et Haropa Port. Après analyse du dossier, je considère que ce projet est non seulement disproportionné, mais qu’il constitue une menace directe pour notre environnement, notre qualité de vie et l’équilibre écologique de la Seine et ses proches environs.
D’abord, l’implantation prévue est totalement excessive : la hauteur et le volume du bâtiment défigureraient durablement le paysage depuis Épinay-sur-Seine, Argenteuil et Orgemont. Un tel mastodonte industriel sur les berges représente une atteinte majeure, irréversible et injustifiable au regard de son utilité réelle.
Le report modal fluvial annoncé, inférieur à 10 %, ne constitue en rien un argument sérieux. Il ne justifie absolument pas l’installation d’un entrepôt aussi massif en bord de fleuve. L’argument écologique avancé par le promoteur n’est qu’un prétexte.
Les pontons ajoutés au projet posent également problème : ils sont inadaptés, sans possibilité d’extension et incapables d’accueillir en sécurité les barges de gros tonnage en provenance du Havre ou de Rouen sans perturber le trafic fluvial existant et la vie des riverains. Pourquoi d’ailleurs cette emprise supplémentaire sur le fleuve, au détriment des berges, des usagers et des écosystèmes ?
J’alerte aussi sur l’explosion du trafic routier que ce projet entraînerait : pollution atmosphérique accrue, milliers de rotations quotidiennes de camions, saturation aggravée des axes déjà engorgés. Les chiffres présentés par le promoteur sont manifestement sous-évalués. Les conséquences pour les habitants seraient immédiates, massives et durables.
Je suis particulièrement préoccupée par les impacts environnementaux très graves sur le site Natura 2000 de l’Île Saint-Denis. Le projet met en péril un espace rare, protégé depuis des décennies, accueillant une biodiversité précieuse. Il entraînerait la destruction d’habitats, des perturbations majeures pour les espèces protégées et les oiseaux, des nuisances lumineuses et sonores, des risques accrus pour les frayères, ainsi que des ombres portées privant la faune et la flore d’ensoleillement. Ce site exceptionnel ne survivra pas à l’arrivée d’un édifice industriel de cette ampleur à seulement 50 mètres de ses rives sur une longueur très importante.
Je regrette également que les usages actuels des berges, récemment réhabilitées pour les habitants, soient balayés sans considération. Ces berges jouent un rôle essentiel dans le bien-être des riverains, dans un territoire déjà fortement exposé aux nuisances urbaines.
Compte tenu de tous ces éléments, je considère que le projet Greendock, dans sa forme actuelle, porte une atteinte grave et injustifiable à la qualité de vie des riverains, à la biodiversité et aux engagements environnementaux de la région. Je demande qu’il soit profondément révisé, tant dans son gabarit que dans sa conception, voire annulé au profit d’une zone tampon végétalisée. C’est peut-être l’occasion ou jamais pour que le développement du port ne se fasse pas au détriment des populations et de la nature. De plus, ce projet se déroule sur un terrain public mis en concession par Haropa Port auprès d’un entrepreneur privé, Goodman, au détriment des citoyens un peu propriétaires de cette parcelle et du patrimoine naturel qui constitue la richesse et la singularité des berges de Seine.
► Contribution n°1467 (Web) Par TRUCHET Delphine Déposée le 26 novembre 2025 à 21h36
Avis défavorable sur le projet et sur la demande de délivrance du permis de construire de la plateforme de logistique de l’entreprise Goodman à Gennevilliers.
Habitante de L’Île-Saint-Denis, je souhaite exprimer un avis très défavorable au projet Green Dock porté par la société Goodman France pour les raisons suivantes :
• Un projet démesuré et inadapté au contexte local : Le bâtiment prévu, long de 650 mètres et haut de 35 mètres, représente une barrière visuelle massive sur les berges de Seine, en plein cœur d’un territoire déjà fortement urbanisé. Il menace directement le paysage naturel, notamment depuis L’Île-Saint-Denis.
• Une atteinte grave à la biodiversité : Le projet jouxte une zone Natura 2000 et une réserve ornithologique d’intérêt majeur, refuge pour de nombreuses espèces protégées (martins-pêcheurs, chauves-souris, cormorans noirs, etc.). L’étude d’impact environnemental est jugée lacunaire par la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe), qui souligne l’absence d’analyse sérieuse des effets cumulés sur la zone d’impact et des alternatives. Cette plateforme gigantesque de 90 000 m3 de produits manufacturés serait un danger de pollution de la Seine et de la zone Natura 2000 de l’île Saint-Denis.
• Une fausse promesse de logistique durable : Malgré l’étiquette « Green », le projet repose à plus de 85 % sur le transport routier, avec plus de 1200 rotations de camions par jour, 24h/24 et 7j/7. Cela entraînera une pollution atmosphérique, sonore et lumineuse accrue dans une zone déjà saturée, avec des conséquences directes sur la santé des riverains.
• Un modèle économique obsolète : Green Dock incarne un modèle de gigantisme industriel hérité d’une époque révolue, fondé sur la surproduction et la surconsommation. Il ne répond ni aux impératifs de sobriété énergétique, ni aux objectifs de neutralité carbone d’ici 2050.
Au regard des impacts environnementaux, sanitaires, sociaux et paysagers, je demande l’abandon du projet Green Dock dans sa forme actuelle. Il est urgent de repenser la logistique urbaine en cohérence avec les enjeux climatiques, la préservation de la biodiversité et la qualité de vie des habitants.
► Contribution n°1468 (Web) Par JACQUEMOT Gilles Déposée le 26 novembre 2025 à 21h37
Tout d’abord le dossier avec ses 5200 pages est un pavé, dissuasif dans une enquête publique, dont les avis sont de fait réservés à des structures professionnelles ou des collectifs établis suffisamment outillés pour y répondre, mais pas aux citoyens ordinaires. Et malgré les 5200 pages il n’y a pas l’avis des collectivités concernés, ce qui est un minimum pour apprécier l’impact d’un tel projet sur ceux des édiles locaux.
Sur le projet lui-même, ce qui frappe c’est la démesure, l’image d’une masse bâtie prétentieuse, provocante et monstrueuse, qui pourrait s’imposer pendant des décennies dans le paysage, et de surcroit avec un nom anglais. La culture australienne aurait pu nous offrir une autre image.
Les impacts écologiques, urbains et humains sont à l’échelle du bâtiment, catastrophiques, pour les vues, les perspectives, les écosystèmes, les pollutions etc… et les arguments des promoteurs sont comme c’est souvent le cas, légers, faussement rassurants, avec des hypothèses qui sont toujours optimistes et trompeuses.
Par conséquent je suis totalement opposé à ce projet horrible.
► Contribution n°1472 (Web) Par DAURES Line Déposée le 26 novembre 2025 à 23h09
Le projet GreenDock prévoit la construction d’un entrepôt logistique géant de 647 mètres de long, 60 mètres de large et jusqu’à 34 mètres de haut, en bordure immédiate de la Seine, face à l’île Saint-Denis et aux berges d’Épinay-sur-Seine et d’Argenteuil. Ce site, actuellement marqué par des espaces naturels et des friches industrielles, sera transformé en un mur de béton et de métal, brisant définitivement l’horizon et la qualité paysagère de la vallée de la Seine. Les riverains perdront une vue dégagée sur le fleuve remplacée par une infrastructure massive et bruyante, incompatible avec les attentes de préservation du cadre de vie et de la biodiversité locale
Le projet générera plus de 1 200 rotations quotidiennes de camions, dans une région où la pollution de l’air est déjà responsable d’un décès sur dix. Cette augmentation du trafic routier aggravera la qualité de l’air pour les habitants de Gennevilliers, Épinay-sur-Seine et Argenteuil
La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) alerte sur la menace que représente GreenDock pour les berges de la Seine, un milieu déjà fragilisé. La destruction d’habitats naturels et la perturbation des écosystèmes fluviaux sont incompatibles avec les objectifs de préservation de la biodiversité
L’Autorité environnementale a critiqué l’impact écologique du projet, soulignant son incompatibilité avec les engagements de transition écologique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre
Le projet GreenDock s’inscrit en contradiction avec les politiques publiques de reconquête des berges de la Seine et de développement d’une logistique durable. Plutôt que de rénover les infrastructures existantes et sous-utilisées du port de Gennevilliers, le projet mise sur une logique de gigantisme et de consommation d’espaces naturels, sans garantie de création d’emplois locaux de qualité réels du territoire
Le projet GreenDock représente donc une menace pour l’environnement, la santé publique et la qualité de vie des habitants. Il sous-estime les impacts environnementaux (pollution lumineuse 24h/24 7j/7, pollution de l’air, risque de disparition d’espèces locales et risques de pollution accidentelle. Il reste incompatible avec les objectifs de transition écologique. C’est pour ces raisons que nous sommes contre ce projet
► Contribution n°1474 (Web) Par Association PALF Déposée le 26 novembre 2025 à 23h17
Avis très défavorable de l’Association P.A.L.F (Peniche A La Folie) des Bateaux-Logements du Bras de Villeneuve-la-Garenne/L'Ile-Saint-Denis
L’Association des Bateaux-Logements du petit bras de Seine, situé entre Villeneuve-la-Garenne et l’Ile-Saint-Denis, représentant 40 bateaux, exprime son opposition au projet d’entrepôt logistique Greendock. Implanté sur les berges de la Seine, dans un secteur déjà fragilisé par une urbanisation excessive, ce projet met en péril un écosystème unique, situé en vis-à-vis d’une ZNIEFF, l’un des derniers espaces non anthropisés aux portes de Paris.
1) Préserver les trames bleue, verte et noire : une nécessité vitale
La Seine constitue un corridor écologique majeur qui ne peut plus être sacrifié.
• La trame bleue (milieu aquatique) assure la continuité écologique de nombreuses espèces piscicoles et aviaires (martin pêcheur, grand cormoran…).
• La trame verte (rives végétalisées) joue un rôle essentiel dans la stabilisation des berges, la filtration naturelle et la lutte contre les îlots de chaleur.
• La trame noire, indispensable aux espèces nocturnes et migratrices, serait irrémédiablement détruite par les éclairages massifs inhérents à un site logistique de ce gigantisme.
La préservation de ces trois continuités écologiques devrait être un impératif absolu, non une variable d’ajustement face à des intérêts industriels à court terme.
Prévoir un entrepôt géant, illuminé 24h sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours sur 365, avec un ballet ininterrompu de camions bruyants (car ils ne seront pas tous électriques dans un avenir proche, tout le monde le sait), ne va pas dans le sens d’une préservation de ces continuités écologiques.
2) Un gigantisme incompatible avec la Seine et le cadre de vie des riverains
Le projet Greendock repose sur des infrastructures pharaoniques, sans rapport avec l’échelle du territoire, ni avec la vocation naturelle des berges du fleuve. Il entraînerait une explosion du trafic, du bruit, des nuisances lumineuses, des émissions polluantes et de la pression anthropique sur un milieu déjà vulnérable et sous pression. Un fonctionnement 24h sur 24, toute l’année, n’est qu’une intensification de cette mise sous pression de l’environnement, que ce soit pour la biodiversité ou pour les humains habitant dans le secteur.
3) Un report modal présenté comme un alibi “vert”
L’argument d’un prétendu report modal vers le fluvial relève d’un greenwashing manifeste. Le promoteur n’annonce « jusqu’à » 15 % de trafic fluvial possible, totalement insuffisant pour compenser les impacts colossaux du projet. Il précise que ces flux seront des nouveaux flux, donc absolument pas du « report » qui permettrait d’enlever des camions. En outre, c’est une annonce et pas une contrainte imposée, ni à Goodman, ni à ses futurs « locataires ».
>> Appuyer un modèle économique sur le bon-vouloir de futurs opérateurs est fallacieux
>> Utiliser la Seine comme caution écologique pour justifier la construction d’un entrepôt industriel mortifère constitue une manipulation inacceptable.
4) Un projet qui ne répond ni aux besoins locaux, ni aux enjeux globaux
Ce projet ne crée pas d’amélioration du cadre de vie pour les habitants, ne réduit pas les nuisances, n’offre aucune solution durable pour le territoire et ne répond en rien aux défis contemporains : préservation de la biodiversité, sobriété foncière, transition écologique véritable. Il ne répond ni aux besoins des populations qui en subiront les externalités, ni à ceux de l’humanité, qui exige aujourd’hui des politiques courageuses et non des infrastructures polluantes érigées sous couvert de pseudo-vertu environnementale.
5) Les habitants du fleuve sont aussi ceux qui le soignent et le préservent
En tant qu’habitants de la Seine, nous sommes tous et toutes concerné-e-s par la vie de ce fleuve. Nous travaillons chaque jour à préserver les berges, entretenir les arbres, nettoyer les rives et l’eau, inventer des solutions écologiques pour traiter nos déchets. Nous participons activement aux différents chantiers nationaux visant à assainir les rejets d’eaux des bateaux (avec les Voies Navigables de France).
Mais tous nos travaux semblent être une goutte d’eau face au gigantisme de ce type de projets dont les déchets, la pollution et les émissions de gaz à effet de serre seront sans commune mesure avec nos petits impacts et nos petits efforts.
Un projet de la nature de celui proposé par Goodman et HAROPA impactera très fortement les bords de Seine, que ce soit à Villeneuve-la-Garenne, l’Ile-Saint-Denis, Epinay-sur-Seine, où nous vivons.
Afin que les efforts des particuliers pour protéger l’environnement dans lequel ils vivent ne soient pas réduits à néant par des projets industriels et financiers, l’association P.A.L.F des Bateaux-Logements du petit Bras de Seine demande à Goodman et HAROPA de revoir leur projet pour l’adapter aux enjeux actuels.
► Contribution n°1476 (Web) Par Evelyne HERIN Déposée le 27 novembre 2025 à 00h52
Habitante d'Argenteuil, il m'apparaît important de prendre en compte les dangers que la construction de l’entrepôt risque de générer :
- Une coupure des continuités nord-sud existantes donc cela va encore appauvrir la trame verte initiale
- Une réduction de la végétation des berges, dont la largeur est tout à fait insuffisante pour le déplacement de la faune terrestre
- Les mesures de compensation annoncées dans l’étude d’impact (nichoirs et végétalisation additionnelle), restent au niveau d’une intention sans garantie de réalisation
- La végétalisation du toit du bâtiment et sa hauteur n’apportent pas de valeur ajoutée significative à la biodiversité ; et les panneaux solaires sur les toits, représentent un danger pour les pollinisateurs
- La trame bleue :
Le développement d’aires protégées n’est pas abordé => le ponton sur la Seine va détruire 2000m2 d’habitats piscicoles (frayères), alors que l’utilisation des darses les auraient protégées.
- Les trames noire et blanche :
Le fonctionnement de Green Dock 24h/24h, implique un éclairage permanent qui perturbent la faune et la flore terrestre et aquatique. Le flux de camions quasi permanent, va aussi perturber la faune terrestre et aquatique (voir BruitParif)
- « L’ombre portée » :
La construction de 34m de haut, maintiendrait dans l’ombre pendant 100 jours en période hivernale, notamment sur le chemin de halage
Ce manque de luminosité peut transformer des berges, de la faune…
- Pollution de l’eau :
Risque au moment des travaux
Remontées par les nappes
D'autres pistes, n'ont pas été suffisamment étudiées :
o 260 000 m2 proposés : qui ne sont pas optimisés, l’entreprise Goodman est déjà sur le port et pourrait en premier lieu, exploiter des m2 vacants
► Contribution n°1483 (Web) Par FIUMANI Katherine Déposée le 27 novembre 2025 à 10h14
Du point de vue de l’intégration dans le paysage : le projet propose un bâtiment d’une emprise démesurée de 600 m x 50 m et de 35 m de hauteur ( l’équivalent d’un immeuble de R + 10 niveaux) implanté en bordure de Seine, il créera une très grande rupture dans la continuité de la berge existante en ne s’intégrant pas à l’épannelage actuel. Dans les permis de construire, le dossier doit présenter un volet paysager pour évaluer l’insertion du projet dans le site, comment la société pourrait-elle obtenir une autorisation avec un tel projet ?
Les perspectives sont mensongères, car sur les dessins présentés elles sont indiquées d’une hauteur de 18 m alors qu’en réalité elles sont du double, de 35 m, c’est ce qu’indiquent les habitants dans le bilan de la concertation figurant dans le dossier de l’enquête publique.
Ce projet modifie, en les dégradant, les lignes d’horizon visibles en particulier pour les habitants d’Epinay-sur-Seine. Un projet de baignade programmé par l’Ile Saint-Denis serait remis en cause par le projet. Greendock porte atteinte à la qualité de vie et au cadre bâti des habitants.
Du point de vue de la biodiversité : le projet entrainerait de profondes perturbations pour la faune et la flore en surface et dans l’eau. Sur le site sont présents des moineaux, des chardonnerets, des faucons et des martins pêcheurs et d’autres espèces. Les ouvrages du Greendock sur la Seine détruiraient les habitats aquatiques. Voir la carte de la synthèse des enjeux sur l’emprise du Greendock, p 34 de la MRAe.
La vie nocturne sera perturbée car cet équipement fonctionnera jour et nuit, comme on peut le constater avec les data centers. Des espèces comme les chauves-souris se nourrissent la nuit, la lumière des façades de l’ouvrage en serait un élément perturbateur.
La hauteur du bâtiment entrainerait une importante perte de luminosité pour la zone Natura2000 en particulier l’hiver, où elle serait en permanence dans l’ombre.
On ne connait pas le bilan carbone lié à ce projet et quelle nuisance sonore et quelle pollution de l’air ce projet implique-t-il ?
Une question se pose comment la Société Goodman a pu mener ce projet, durant toutes ces années sans avoir été dissuadé par les collectivités à renoncer à son projet dès les premières esquisses.
Et quel cynisme de lui donner ce nom de Greendock. Les habitants le nomment « Entrepôt ou temple de de la surconsommation » parfaitement inutile, à contre-courant de l’écologie urbaine et rejeté par les habitant.es.
D’un point de vue économique : Goodman annonce que des emplois seront créés, c’est mensonger pour une partie car l’entrepôt aura vocation à remplacer d’autres infrastructures.
Sur le déroulement de l’enquête publique :
Les délais pour répondre aux enquêtes est toujours trop court, pour analyser les dossiers, en particulier celui-ci de 5200 pages. Ces rapports, surtout accessibles à des professionnels, sont faits pour décourager les citoyens à les lire et à y répondre. Pourquoi ne pas établir un dossier synthétique limité en pages et accessible à toutes et tous.
Tout l’écosystème de la berge est très précieux dans nos villes industrialisées, il est à préserver impérativement. Un autre aspect doit être pris en compte c’est celui de la beauté des fleuves et les courbes des rives qui traversent nos villes, en témoigne l‘attraction exercée sur les promeneurs. Je m’oppose à ce projet qui dénature et défigure cette portion de rive de la Seine, elle doit être protégée et préservée.
En conclusion, je suis totalement opposée à ce projet.
Katherine Fiumani
► Contribution n°1486 (Web) Par Groupe régional La France Insoumise et apparentés / Éric Coquerel, député de la 1ère circonscription de la Seine-Saint-Denis Déposée le 27 novembre 2025 à 10h28
Les promoteurs du projet Greendock — un bâtiment de 35 mètres de haut et 600 mètres de long, — excellent dans l’art du greenwashing en le présentant comme “écologique”. “Green”, pour donner l’illusion d’un projet vert ; “Dock”, pour évoquer le transport fluvial de marchandises. Pourtant, seuls 15 % des flux logistiques passeront réellement par le fleuve… et encore, sur des trajets très courts, à proximité du site mais sans y accoster directement. Dans les faits, l’activité sera largement soutenue par le fret routier, entraînant plus de 1 200 rotations de camions par jour. Loin d’être un atout environnemental, ce projet constitue une véritable menace.
Les impacts écologiques seront majeurs. L’entrepôt doit être implanté juste en face de la pointe aval de l’Île-Saint-Denis, un site classé Natura 2000 — un statut rare dans une zone aussi dense de la petite couronne. Ce secteur relève également de la “trame bleue” définie par le SDRIF-E, essentielle à la préservation de la biodiversité, et bénéficie d’un classement ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique). On y trouve l’un des dortoirs de cormorans les plus importants de la région, mais aussi des espèces rares et protégées comme le martin-pêcheur, le faucon crécerelle ou le pigeon colombin. La LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) Ile de France s’oppose donc à GreenDock. La flore n’est pas en reste avec la présence de plantes méritant une attention particulière du fait de leur rareté (Nepeta cataria, Dittrichia graveolens, Reseda alba, Artemisia annua, Fallopia dumetorum, Datura stramonium, Erysimum cheiranthoides). Les nuisances lumineuses, sonores et atmosphériques associées à l’activité logistique mettront directement en péril cet écosystème précieux.
En avril 2025, la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAE) d’Île-de-France a d’ailleurs confirmé que “le projet est susceptible d’occasionner des incidences majeures sur les berges, sur la zone Natura 2000 et sur la qualité de vie des riverains. Il doit être revu pour éviter et réduire ces incidences”. Elle souligne également qu’en raison de ses dimensions, le bâtiment priverait la zone Natura 2000 d’une part significative de son ensoleillement.
En plus de l’aspect environnemental, ce projet renforcerait aussi les injustices sociales que subissent déjà les habitant.e.s de la banlieue nord. Il contribuerait à concentrer encore davantage les emplois précaires dans ce territoire, tout en exposant les populations à un trafic routier massif et à des activités polluantes affectant leur santé.
Les inégalités environnementales sont aussi des inégalités sociales : les populations les plus modestes respirent déjà un air davantage chargé en particules fines liées au trafic automobile. Il est donc essentiel de prendre en compte les enjeux environnementaux et la priorité donnée par les habitants à leur santé.
Le projet actuel aux proportions démesurées est caricatural d’un système, d’une société, tournés vers la sur-consommation. S’il répond aux intérêts de multinationales, il ne répond en rien aux besoins humains. Un tout autre modèle de développement doit être engagé.
Pendant que Paris intra-muros réduit la voiture, transforme ses berges en lieux de loisirs et concentre les emplois les plus qualifiés, faudrait-il que la couronne parisienne s’oriente vers l’exact opposé ? La banlieue ne peut ni ne doit être une simple périphérie au service du centre. Oui à la baignade dans la Seine, mais oui partout, pour toutes et tous !
Face à ces menaces, une large coalition — riverains, associations, syndicats et forces politiques — se mobilise contre Greendock. Nous avons récemment soutenu un recours visant à limiter la hauteur du bâtiment afin de préserver l’ensoleillement de la zone Natura 2000. Par cette prise de position, nous réaffirmons notre soutien plein et entier à celles et ceux qui luttent contre cet entrepôt et à leurs justes revendications.
► Contribution n°1487 (Web) Par Loescher Marie Déposée le 27 novembre 2025 à 10h33
Un projet écologique ?
· Le projet serait écologique car il permettrait la décarbonation des flux de fret. Cette décarbonation ne repose que sur le fait qu’au lieu de n’accueillir que des camions polluants, il y aurait également des barges, moins émettrice en CO2. Mais celles-ci ne représenterons que 6 à 11% des volumes de marchandises transportées.
Derrière l’image d’un bâtiment moderne servant d’interface entre la route et la Seine se cache en réalité rien de plus qu’un entrepôt géant pour camions comme il en existe déjà des centaines dans la région.
· Il est aussi probable qu’il n’y ait pas du tout de péniches ou de barges, car c’est un mode de transport difficile à rentabiliser par rapport au camion. Il est plutôt utilisé pour transporter des gravas pour le BTP ou des céréales en gros. Soit de la marchandise lourde. Pourtant Greendock est destiné à la dernière distribution des colis vers Paris (colis de privés, pour la grande distribution ect)
Goodman préférera toujours la rentabilité ; on les voit mal rogner sur leurs marges pour transporter des cartons Amazon, leur 1er client en France, avec des péniches de 80m de long pouvant dépasser les 2500 tonnes de charge.
· Sans cet argument du fret fluvial, il parait absurde de construire ce mega entrepôt en bord de Seine. Pire encore, si ce n’est qu’un énième entrepôt routier, ce n’est pas ce qui manque autour de Paris, surtout pour les banlieues nords. Nous voyons bien que Goodman prétexte une innovation pour simplement construire un bâtiment inutile de plus qui ne ferait rien d’autre que d’augmenter ses profits.
· Évidemment, construire un mega entrepôt de 4 étages et de la taille du Titanic, ce n’est pas « écologique », même si 10% des marchandises sont transportées par bateau, que des arbres sont plantés à côté et que son toit est couvert de panneaux solaires...
Un monstre logistique
· Il en va de même pour les dimensions du projet. 650m de long, 35m de haut, 50m de large. C’est l’équivalent selon l’Autorité environnementale de 2 Stade de France mis côte à côte. Rien ne justifie des proportions aussi gargantuesques, si ce n’est la maximisation de l’espace afin de générer davantage de profits.
· Ce mega entrepôt mettra en danger une zone Natura2000, située à 50m de là. Il s’agit d’une des 10 zones de biodiversité les plus importante de tout Paris, et de la seule zone Natura 2000 d’Europe à être entièrement en contexte urbain dense. Elle accueille chaque année des dizaines d’espèces d’oiseaux protégés, dont 300 cormorans, et est un maillon indispensable de la chaîne d’espaces naturels qui traverse la métropole.
· Le site devra faire venir 700 travailleurs pour une activité, 7 jours sur 7, 24h sur 24. Aux conditions inhumaines du travail en logistique s’ajouteront les risques chimiques et industriels : sont présents sur le Port de Gennevilliers plusieurs sites Seveso seuil haut.
Greendock augmentera donc quotidiennement le nombre de personnes soumises à des niveaux de risques élevés, et ce contrairement à toutes les orientations règlementaires concernant les sites industriels Seveso.
· L’ombre projetée par le bâtiment colossal serait telle que la zone Natura2000 serait privée de soleil en continu pendant l’hiver, et que le crépuscule serait avancé à 16h pour les habitants de la rive d’en face, à Epinay-sur-Seine.
Un mal nécessaire ?
· S’il est nécessaire d’améliorer l’organisation du fret routier en Ile-de-France, pour réduire les embouteillages et la pollution, ce sont toujours les mêmes territoires servants qui portent le poids de toute une économie mondialisée. Ce projet vise à concentrer tous les effets néfastes du secteur à un endroit, dans une zone résidentielle et proche d’une zone protégée.
· Ce n’est pas en détruisant les derniers bastions de biodiversité pour y construire des entrepôts géants prétendument « propres » que nous lutteront contre le carnage écologique déjà bien entamé aujourd’hui. Une bombe en matériaux recyclés n’en est pas moins mortelle ou plus éthique.
· Greendock n’est finalement rien d’autre qu’une logique de marché qui se déchaine envers et contre tout. A 6km du site de Goodman est déjà entamée la construciton d’un entrepôt logistique similaire de 70 000m2, le projet CONNECT dans le 17e arrondissement. Comment défendre l’utilité stratégique de ce projet lorsque ce n’est qu’un doublon inutile ?
Encore une fois, derrière l’intérêt public et écologique prétendu ne se joue rien d’autre qu’une mascarade ou des multinationales, dans leur course à la compétitivité, font de la vie des citoyens leur terrain de guerre.
· Si le maire PCF de Gennevilliers, Patrice Leclerc, l’a pendant un temps ardemment soutenu, il conditionne aujourd’hui la délivrance du permis de construire à la démonstration de l’absence d’incidence du projet sur la zone Natura 2000. Comment imaginer qu’un projet d’une telle envergure puisse n’avoir aucune effet sur une zone protégée situé à 50m ? Cela n’empêche pas Goodman de déborder d’inventivité pour trouver 1000 manières de tordre le cou à la réalité. Ainsi, selon les mots du promoteur, Greendock « serait un écran protecteur évitant la propagations des nuisances du reste du port »...
· Les mairies de l’Ile-Saint-Denis et d’Epinay-sur-Seine ont seulement découvert le projet suite à des plaintes de riverains, eux même informés par Goodman du futur projet. Alors qu’elles sont parmi les premières concernées, les communes voisines de Gennevilliers n’ont donc jamais été associées au projet. Celui-ci est par ailleurs contradictoire avec d’autres projets locaux, comme la rénovation du quartier d’Orgemont, accueillant 13 000 habitants juste en face de Greendock, ou l’installation d’un site de loisir.
Cela montre bien que le projet est inacceptable en soi, d’où la volonté de ses soutiens de le réaliser en catimini.
► Contribution n°1489 (Web) par M.A Biéron Déposée le 27 novembre 2025 à 11h34
Contribution enquête publique Green Dock 11/2025
Si le port de Gennevilliers a vocation à être une zone d’activités économiques, cependant, le projet d’entrepôt logistique Green Dock est surdimensionné au vue de la proximité d’un espace urbain d’habitations dense :
- Il s’érigera comme un mur difficile à franchir pour les volatiles et autre faune volante.
- Il sera générateur d’assombrissement (ombre portée, étude DRIEAT) sur sa partie nord (sud d’Argenteuil, d’Epinay, pointe de l’Ile Saint Denis), néfaste pour les résidents, la faune, la végétation et les usagers du chemin de halage aménagé pour les loisirs.
- Il génèrera du trafic routier supplémentaire avec les véhicules des entreprises et de leurs personnels, sur des axes déjà très encombrés (surtout en début de matinée et en soirée), de la pollution et du bruit.
- Le projet se veut vert « green » mais : il fait peu cas de la faune et de la flore, la végétalisation des berges sera réduite en raison de la faible largeur en pleine terre restante. Le déplacement multimodal exclu de fait l’usage du chemin de fer à l’intérieur du port pour les déplacements de marchandises, entre les quais de débarquement et l’entrepôt, puisque les rails de la voie ferrée du port ont été enlevés. Par ailleurs, si elle est évoquée, aucune précision n’est apportée sur la construction d’une gare de marchandise à Gennevilliers et sur la prévision éventuelle de son utilisation par les locataires de Green Dock pour l’acheminement de leurs marchandises.
- Globalement les données sont assez vagues, insuffisamment renseignées, chiffrées, métrées ou carrément omises comme l’évaluation des nuisances durant la phase de construction estimée à 24/28 mois.
- Afin de permettre de bien cerner l’économie du projet, est ce que le Préfet et les Maires concernés ont eu la possibilité de visiter un site équivalent en fonctionnement, en Europe ou plus loin dans le monde, afin d’éclairer leur jugement ?
Enfin, dans une logique de libre circulation des marchandises, ce projet représente sans doute la logistique de demain, plus économe en surface au sol, mais il est peu adapté au lieu d’implantation choisi. Sa réduction en hauteur minimiserait fortement ses mauvais impacts, mais impliquerait vraisemblablement des modifications de la vision globale d’Haropa Port pour le développement du port de Gennevilliers.
► Contribution n°1491 (Web) Par ropars stéphanie Déposée le 27 novembre 2025 à 11h56
Habitante de L’Île-Saint-Denis depuis quinze ans, je souhaite exprimer mon opposition au projet « Green Dock » tel qu’il est actuellement présenté, pour les raisons suivantes:
1. Une approche économique déséquilibrée
Le projet repose sur une logique de concentration d’activités logistiques lourdes dont les retombées positives demeurent très incertaines au regard des coûts supportés par les territoires riverains. À ce stade, rien ne démontre que les bénéfices économiques locaux compenseront l’impact durable sur la qualité de vie, la mobilité ou la valeur résidentielle des communes concernées. La Seine-Saint-Denis ne peut rester un espace de “servitudes économiques” au profit de pôles plus attractifs, sans garantie d’un retour tangible pour les habitants et en subissant des nuisances visuelles, sonores et écologiques inacceptables.
2. Un impact environnemental majeur et sous-estimé
L’artificialisation supplémentaire des berges et l’intensification des flux (routiers, fluviaux, voire multimodaux) accroîtront les nuisances sonores, atmosphériques et visuelles dans une zone déjà fragilisée. Les risques de dégradation de la biodiversité locale, de pollution et de saturation des infrastructures sont réels. Le projet s’inscrit à rebours des engagements de sobriété foncière, de protection des milieux aquatiques et de réduction des émissions auxquels nos collectivités sont pourtant appelées.
3. Une nouvelle illustration du traitement inéquitable réservé à la Seine-Saint-Denis
Depuis de nombreuses années, le territoire supporte une accumulation de projets logistiques, industriels ou de stockage qui ne bénéficient que marginalement à la population locale, tout en générant des nuisances importantes. « Green Dock » poursuit ce schéma : notre territoire se trouve une nouvelle fois sollicité comme espace d’accueil d’infrastructures au service d’autres zones plus favorisées, sans concertation réelle ni stratégie d’équilibre territorial.
La prétendue transition écologique mise en avant dans le cadre de ce projet ne peut justifier des projets qui accentuent les inégalités territoriales. Toute initiative d’envergure doit intégrer de manière effective les attentes légitimes des riverains : maîtrise des impacts, bénéfice direct pour le territoire, respect du cadre de vie et cohérence avec les objectifs environnementaux nationaux et locaux.
En conséquence, je demande que le projet soit écarté en l’état, tant qu’il ne garantit pas une protection réelle de l’environnement, une équité territoriale et un bénéfice clair pour les habitants de la Seine-Saint-Denis.
► Contribution n°1495 (Web) Par Alternative Greendock Déposée le 27 novembre 2025 à 13h17
Dépôt d’un contre-projet pour contribution à l’enquête publique Greendock :
Depuis maintenant plus d’un an, les différentes composantes du mouvement d’opposition au projet Greendock élaborent un contre-projet ambitieux, qui englobe l’ensemble du Port de Gennevilliers.
Il nous semble que cette démarche est assez inédite et qu’elle a toute sa place dans l’enquête publique. C’est l’un des rares exemples de contre-projet qui réunit à la fois des habitant·es, des syndicats locaux (UL et UD CGT et Solidaires), des ouvrier·es de la logistique (syndicats du Port), des collectifs environnementaux, des naturalistes et des comités Soulèvements de la Terre. Ensemble, nous voulons construire une démarche de planification citoyenne, par le bas, pour repenser la forme et les fonctions d’une des plus grosses zones logistiques de l’IDF.
Ce contre-projet démontre que les opposant·es au projet Greendock ne s’opposent pas à la fonction logistique du Port, mais qu’ils et elles contestent le mode de fonctionnement de ce secteur et la non prise en compte des espaces et activités en bordure du Port. Il insiste sur la nécessité d’une logistique qui soit utile au territoire et à ses habitant·es, qui respecte les travailleur·euses et l’environnement.
Sous sa forme actuelle (voir le document joint), ce contre-projet n’est pas une proposition urbanistique toute faite, mais plutôt une proposition de méthode, qui trace des axes et qui dessine des pistes. Dans les mois à venir, plusieurs ateliers de travail sont prévus pour préciser les contours de cette aventure collective. Contreprojet_Greendock_Novembre_2025.pdf (4.0MB)
► Contribution n°1511 (Web) Par DECASTER Luc Déposée le 27 novembre 2025 à 16h39
Contribution à l’enquête publique Green Dock
Habitant d’Argenteuil depuis 1965, et soucieux de l’avenir, je suis très inquiet du projet de développement du méga-entrepôt Greendock, du méthaniseur Metavalo 92 et de la plateforme logistique de la Société SOGEPP.
Il est pourtant spécifié dans le PLUi :
« Le territoire de Boucle Nord de Seine se caractérise par sa singularité paysagère d’ordre naturelle et historique. Cette singularité lui confère une identité propre. Le territoire devra valoriser cette singularité pour mobiliser ses ressources et asseoir son rayonnement. Ainsi, le PLUi :
- Devra conforter le rôle de la Seine comme élément paysager structurant.
- Devra réaffirmer l’identité productive du territoire.
- Devra construire une cohérence urbaine en lien avec la trame verte et bleue et un réseau d’espaces verts, selon le principe du « zéro artificialisation nette »
Ce texte extrait du PLUi est là pour garantir la préservation d’un environnement. Il est en complète opposition avec un projet de développement industriel et logistique sur la rive qui fait face à celle d’Argenteuil, dans la même Boucle Nord de Seine. Le PLUi avance également le principe de « zéro artificialisation nette ».
La pollution de l’air, de l’eau, ne s’arrêteront pas à la limite départementale entre le 95 et le 92, qui se trouve au milieu de la Seine.
De plus le danger d’explosion ne peut être négligé : il apparaît que sur un territoire restreint vont se concentrer des installations à haut risque, donc potentiellement dangereuses. Ce n’est pas un, mais trois projets qui vont s’insérer dans la partie du port de Gennevilliers située entre la Seine et la darse 6, zone qui comprend 10 sites classés Seveso, dont 2 « seuil haut » très proches d’Argenteuil :
- Le méthaniseur Metavalo 92, 42 route du bassin N°6 à Gennevilliers.
- Installation d’une plateforme logistique de réception, stockage et expédition de pétrole brut de la Société SOGEPP, 27 route du bassin N°6.
-Entrepôt géant Green Dock porté par la société Goodman et par Haropa, 22-28 route du Bassin N°6.
1 – Le méthaniseur
Je suis très fortement inquiet de l’installation du méthaniseur à la pointe de la darse n°6, sous le pont de l’A15.
Seule la largeur du fleuve (200 m) sépare le méthaniseur des quartiers d’Orgemont et de Joliot Curie et d’une partie du centre-ville d’Argenteuil. Ces quartiers d’habitation, avec tous ses établissements scolaires, ainsi que le chemin de halage, subiront les nuisances olfactives. Ajoutons les risques d’explosion avérés. Ce type d’installation ne peut être implanté à proximité de ces zones d’habitation.
La construction du méthaniseur a déjà été acceptée par les Préfectures concernées en 2024 mais aujourd’hui, en 2025, une consultation est ouverte pour l’installation d’une logistique de stockage de la SOGEPP se situant en bordure de la darse 6 ; elle se rajoute aux dépôts pétroliers Total et Trapil, ensemble à haut risque d’explosion, d’incendie et d’émission de produits toxiques. La proximité du méthaniseur et du dépôt SOGEPP accroît la potentialité des risques, 400 m les séparent, au milieu de réservoirs de pétrole. Les risques des effets dominos externes étaient dûment analysés dans le dossier ICPE de META VALO 92.
2-La plateforme pour le pétrole
La Société SOGEPP, installée dans le port de Genevilliers, sur la même route que le méthaniseur, souhaite ajouter sur son dépôt une logistique de stockage de pétrole brut francilien, avec expédition par voie fluviale jusqu’à Rouen, pour raffinage.
3- Green Dock
A proximité aussi, côté Seine, le gigantesque entrepôt Green Dock, mastodonte de 650m de long pour une cinquantaine de large et une hauteur de 34m, met en péril la biodiversité de la zone Natura 2000. Il n’a de « vert » que le nom puisque le transport fluvial n’intervient que pour 21 % du trafic, essentiellement assuré par camions.
Ce projet d’entrepôt démesuré répond à un concept qui conçoit le port de Gennevilliers comme territoire mis à disposition de la métropole du Grand Paris, à la disposition d’entreprises de la région et multinationales, excluant toute possibilité d’envisager pour les berges d’autres destinations, où la nature et les loisirs auraient leur place. Dans le cœur de Paris les berges, sont des espaces de promenades sans voitures, avec piscines aménagées l’été : cela est rendu possible par le report en amont d’infrastructures polluantes et dangereuses.
L’entrepôt Green Dock s’implanterait dans cette partie du port de Gennevilliers, à proximité de META VALO 92, de SOGEPP et de TRAPIL. Dans son étude de dangers, GOODMAN France présente pages 90 et 91/ 366 des cartes du zonage règlementaire du PPRT. Des études ont d’ailleurs été faites pour évaluer la surpression sur l’entrepôt en cas d’incendie ou d’explosion sur les sites industriels contigus. Les effets « dominos » en cas d’une explosion ou d’un incendie sont une réalité.
En conclusion, j’affirme être fermement opposé à ce projet de construction d’entrepôt Green Dock, tant pour son danger potentiel que pour les risques de pollution de la zone portuaire et de la ville d’Argenteuil située sur la berge en rive droite.
Il faut sauvegarder le fleuve et rester en accord avec les directives du PLUi.
Luc Decaster
Document jointContrib_LD_GREEN_DOCK.pdf (0.1MB)
► Contribution n°1512 (Web) par CONAN LAURENCE Déposée le 27 novembre 2025 à 16h41
Contribution à l’enquête publique Green Dock
Habitante d’Argenteuil je m’inquiète fortement des développements à venir du méga-entrepôt Green Dock, du méthaniseur Metavalo 92 et de la plateforme logistique de la Société SOGEPP.
Dans le PLUi, on trouve p 27 :
Rapport de présentation – 1.1 Présentation du territoire – 26 juin 2025
Fédérer autour du cadre de vie : la Seine, le patrimoine naturel et culturel.
Le territoire de Boucle Nord de Seine se caractérise par sa singularité paysagère d’ordre naturelle et historique. Cette singularité lui confère une identité propre. Le territoire devra valoriser cette singularité pour mobiliser ses ressources et asseoir son rayonnement. Ainsi, le PLUi :
- Devra conforter le rôle de la Seine comme élément paysager structurant.
- Devra réaffirmer l’identité productive du territoire.
- Devra construire une cohérence urbaine en lien avec la trame verte et bleue et un réseau d’espaces verts, selon le principe du « zéro artificialisation nette »
Il peut clairement être déduit de cette présentation que ce patrimoine, cette singularité paysagère sont à préserver. Or comment ne pas s’alarmer du développement industriel et logistique piloté par HAROPA sur la rive qui fait face à celle d’Argenteuil, située dans les Hauts de Seine, mais dans la même Boucle Nord de Seine où le PLUi avance le principe de « zéro artificialisation nette ».
Et les nuisances de toute sorte, les conséquences de possibles explosions, la pollution de l’air, de l’eau, ne s’arrêteront pas à la limite départementale entre le 95 et le 92, qui se trouve au milieu de la Seine.
Car il apparaît que sur un territoire restreint vont se concentrer des installations à haut risque, donc potentiellement dangereuses.
En effet, ce n’est pas un mais trois projets qui vont s’insérer dans une partie du port de Gennevilliers située entre la Seine et la darse 6, zone qui comprend 10 sites classés Seveso, dont 2 « seuil haut » très proches d’Argenteuil :
1- Le méthaniseur Metavalo92, 42 route du bassin N°6 à Gennevilliers.
2- Installation d’une plateforme logistique de réception, stockage et expédition de pétrole brut de la Société SOGEPP, 27 route du bassin N°6.
3)-Entrepôt géant Green Dock porté par la société Goodman et par Haropa, 22-28 route du Bassin N°6.
1 – Le méthaniseur
Je suis très fortement inquiète de l’installation du méthaniseur à la pointe de la darse n°6, sous le pont de l’A15, En effet, le quartier d’Orgemont, ses établissements scolaires, le chemin de halage subiront les nuisances olfactives, sans parler des conséquences d’explosion, risque avéré de ce type d’installation qui ne devrait pas être implantée proche de zone d’habitation. Seule la largeur du fleuve (200 m) sépare le méthaniseur des quartiers du Centre, d’Orgemont et Joliot Curie d’Argenteuil.
La construction du méthaniseur a certes déjà été acceptée par les Préfectures concernées en 2024 mais, ensuite, en 2025, une consultation est ouverte pour l’installation de la SOGEPP en bordure de la darse 6, se rajoutant aux dépôts pétroliers Total, Trapil, à haut risque d’explosion, d’incendie, d’émission de produits toxiques. La proximité du méthaniseur et du dépôt SOGEPP accroît la potentialité des risques, 400 m les séparent, au milieu de réservoirs de pétrole. Les risques des effets dominos externes étaient dûment analysés dans le dossier ICPE de META VALO 92.
2-La plateforme pour le pétrole
La Société SOGEPP, installée dans le port de Genevilliers, sur la même route que le méthaniseur, souhaite ajouter sur son dépôt une logisitque de stockage de pétrole brut francilien, avec expédition par voie fluviale jusqu’à Rouen, pour raffinage.
3- Green Dock
A proximité aussi, côté Seine, le gigantesque entrepôt Green Dock, un mastodonte de 650m de long pour une cinquantaine de large et une hauteur de 34m, n’a de « vert » que le nom puisque le transport fluvial n’intervient que pour 21 % du trafic, essentiellement assuré par camions, et qu’il met en péril la biodiversité de la zone Natura 2000.
Ce projet d’entrepôt démesuré répond à un concept qui conçoit le port de Gennevilliers comme territoire mis à disposition de la métropole du Grand Paris, à la disposition d’entreprises de la région et multinationales, excluant toute possibilité d’envisager pour les berges d’autres destinations, où la nature et les loisirs auraient leur place. Dans le cœur de Paris les berges, sont des espaces de promenades sans voitures, avec piscines aménagées l’été : cela est rendu possible par le report en amont d’infrastructures polluantes et dangereuses.
L’entrepôt Green Dock s’implanterait dans cette partie du port de Gennevilliers, à proximité de META VALO 92, de SOGEPP et de TRAPIL. Dans son étude de dangers, GOODMAN France présente pages 90 et 91/ 366 des cartes du zonage règlementaire du PPRT. Des études ont d’ailleurs été faites pour évaluer la surpression sur l’entrepôt en cas d’incendie ou d’explosion sur les sites industriels contigus. Les effets « dominos » en cas d’une explosion ou d’un incendie sont une réalité.
Conclusion :
Je suis fermement opposée à l’accroissement de la dangerosité et des risques de pollution de cette zone portuaire par l’ajout de l’installation logistique du dépôt pétrolier Sogepp, et de l’entrepôt Green Dock.
Je ne veux pas de cette accumulation de la logistique et du traitement des ressources énergétiques (hydrocarbures- data center) sur la périphérie de Paris, au profit du centre. Il faut sauvegarder le fleuve de la pollution que générera inévitablement le trafic des barges, préserver le paysage des rives, celles d’Epinay sur Seine, celles de L’île Saint Denis avec la zone Natura 2000, celles d’Argenteuil, berceau de l’impressionnisme.
Laurence Conan
Argenteuil, le 27 novembre 2025
Document jointCont._a_lenquete_publique_Greendock_L._Conan.pdf (0.1MB)
► Contribution n°1517 (Web) Par COQUEREL Éric Déposée le 27 novembre 2025 à 17h38
Bien que l’implantation du projet Greendock ne soit pas directement sur ma circonscription, ses impacts sur celle-ci sont bien réels.
Il existe sur les berges de L’île-Saint-Denis, plus petite ville de ma circonscription, un site Natura 2000 dans lequel se situent des espèces rares et protégées comme le martin-pêcheur et le cormorans. Le projet Greendock, s’il venait à voir le jour en l’état, impacterait immanquablement ce site. C’est d’ailleurs pour cela que la Ligue de Protection des Oiseaux d’Île-de-France s’est positionnée contre Greendock et que la mission régionale d’autorité environnementale d’Île-de-France a recommandé de revoir ce projet afin qu’il ne risque plus de porter atteinte à ce site.
De plus, L’Île-Saint-Denis risque d’être impactée par une hausse du trafic automobile alors que sa configuration ne lui permettrait pas d’absorber un nouveau flux significatif de véhicules.
Enfin, ce projet va dénaturer la beauté des berges de L’Île-Saint-Denis qui a pu inspirer des peintres impressionnistes et qui restent très appréciée des habitants.
Pour toutes ces raisons, le Maire de cette commune, Mohamed GNABALY, est contre ce projet.
La ville d’Épinay-sur-Seine a pour volonté d’étendre la zone Natura 2000 à ses berges. Le projet Greendock par sa taille et le flux automobile qu’il risquerait d’engendrer aux abords de la commune, impacterait la qualité de l’air, ainsi que de l’eau, et la tranquillité des riverains. Ajoutons à cela que la commune souhaite faire de ses berges un lieu de vie paisible et agréable.
Pour toutes ces raisons, le Maire de cette commune, Hervé CHEVREAU, est contre ce projet.
À Saint-Denis, le flux routier qu’engendrerait Greendock avec plus de 1 200 véhicules par jour risquerait d’impacter le quartier Pleyel où est présent un échangeur routier qui permet de relier l’A86 et la A1.
Or, cet échangeur déjà emprunté par plusieurs milliers de voitures par jour, se situe à proximité immédiate d’une école maternelle et élémentaire. Ajouter un nombre aussi important de passages de véhicules ne serait pas sans conséquence sur la pollution de l’air de ce secteur et sur le trafic automobile déjà très important surtout en heure de pointe.
Le maire de Saint-Denis, Mathieu HANOTIN, qui est aussi président de l’EPT Plaine Commune, est contre ce projet en l’état. Les élus de Plaine Commune se sont également prononcés à l’unanimité contre ce projet.
À Saint-Ouen, l’actuelle municipalité a pour ambition de reconquérir les berges de Seine et d’en faire un lieu apaisé, vert et favorisant les mobilités douces.
Étant donné qu’il existe un risque que ce projet, en l’état, puisse impacter le site Natura 2000, le Président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, Stéphane TROUSSEL, est également contre ce projet dans sa forme actuelle. Le conseil départemental de Seine-Saint-Denis l’est également.
Le 23 mai 2024 j’ai organisé un colloque à l’Assemblée nationale sur le thème "les grands entrepôts logistiques" dans lequel j’avais organisé une table ronde spécifique sur le projet Greendock à laquelle le Maire de Gennevilliers, Patrice Leclerc, a participé pour défendre ce projet. Les arguments qu’il a avancés, notamment sur l’emploi local n’ont, selon moi, pas tenu face aux arguments avancés par la sociologue Carlotta Benvegnu ou ceux du maire de L’Île-Saint-Denis et du militant Antoine Gaudin qui avait parfaitement démontré la pollution importante qu’engendrait le projet Greendock.
Au début de ce colloque, je dois dire que j’étais contre le projet Greendock et au fur et à mesures des tables rondes, j’en suis ressorti farouchement opposé et je le reste.
Greendock ne vise qu’à répondre à une logique de concurrence capitaliste folle entre les différents entrepôts nord-européens et il ne répond pas aux besoins des habitants qui seront directement impactés, de plusieurs manières, par ce projet.
Pire, alors qu’à Paris, la place de la voiture recule, que la question de la biodiversité est de plus de plus prise en compte dans les aménagements publics, ce projet Greendock fait l’exact inverse en continuant de s’appuyer fortement sur le transport routier pour acheminer les marchandises dans l’entrepôt tout en menaçant directement un site Natura 2000. À quoi cela servirait-il d’implanter un tel site sur les berges alors même qu’il ne serait pas alimenté par des péniches utilisant la Seine mais par des camions ?
► Contribution n°1518 (Web) Par Myriam Petit Déposée le 27 novembre 2025 à 17h42
Contribution à l’enquête publique – Projet Green Dock
Objet : Avis défavorable au projet Green Dock
Madame, Monsieur les Commissaires enquêteurs,
Je vous prie de bien vouloir prendre en considération la présente contribution exprimant mon avis défavorable au projet Green Dock, au regard de ses impacts environnementaux, sanitaires, urbanistiques et sociaux. Après examen attentif des documents fournis par le porteur de projet et lecture du rapport de l’Autorité environnementale, il apparaît que ce projet présente des risques majeurs pour le territoire, insuffisamment pris en compte dans l’étude d’impact.
1. Atteintes graves à la biodiversité et aux milieux naturels
1.1. Impacts sur la zone Natura 2000 de l’Île Saint-Denis
Le projet prévoit l’édification d’un bâtiment de grande hauteur, dont l’emprise et le volume entraîneront une réduction significative de l’ensoleillement sur la zone Natura 2000 située à proximité immédiate.
La faune locale, déjà rare en milieu urbain — renards, lapins, musaraignes, papillons, colverts, gallinules, foulques, cormorans, martin-pêcheurs, sternes — se verrait perturbée dans ses cycles de vie, ses zones de repos et ses habitats.
La flore constituée notamment de chênes, érables, copalmes d’Amérique, zelkovas, pins sylvestres, cyprès chauves, liquidambars serait elle aussi affectée par la modification du microclimat local et par la perte de lumière.
Ces impacts, pourtant essentiels, apparaissent sous-estimés dans les documents du maître d’ouvrage au regard des observations de l’Autorité environnementale.
1.2. Dégradation des écosystèmes de la Seine
La construction d’un nouveau ponton et l’augmentation du trafic fluvial auront des effets perturbateurs sur la faune aquatique et riveraine, alors que la Seine fait l’objet de longs efforts de renaturation.
Les mouvements des bateaux, les vibrations, le bruit et les remous risquent d’affecter oiseaux, poissons et végétation rivulaire.
Les habitants riverains, notamment à Épinay-sur-Seine, subiront eux aussi une perte d’ensoleillement ainsi qu’une augmentation des nuisances.
2. Une zone déjà saturée : pollution atmosphérique, trafic et bruit
2.1. Saturation du réseau routier
Le projet, bien que situé techniquement sur le port de Gennevilliers, entraînera une circulation accrue sur les axes alentour déjà saturés : A86, A15 et voies départementales.
Aucune création de nouvelles voies n’est prévue pour absorber les milliers de trajets quotidiens générés.
La flotte de véhicules reste majoritairement thermique (principalement diesel), l’éventualité future d’une électrification partielle demeurant hypothétique.
2.2. Impacts sanitaires
L’augmentation des émissions de polluants atmosphériques dans une zone déjà sujette aux pics de pollution aura des conséquences graves sur la santé des habitants : pathologies respiratoires, cancers, perturbations endocriniennes, troubles neurodéveloppementaux et mentaux.
Dans un contexte où la santé environnementale est reconnue comme une priorité nationale, il apparaît inacceptable d’ajouter une source de pollution majeure en cœur de ville.
2.3. Pollution sonore 24h/24
Le projet implique un fonctionnement continu, de jour comme de nuit.
Le bruit nocturne affectera durablement les riverains, ainsi que la faune locale particulièrement sensible aux perturbations sonores.
3. Incohérence avec les politiques locales et nationales d’aménagement
Le secteur concerné fait l’objet de programmes publics de densification urbaine visant à accueillir de nouvelles habitations et équipements.
Implanter une installation industrielle massive dans un tissu urbain en cours de densification constitue une contradiction majeure avec les objectifs affichés de qualité de vie, de réduction de l’exposition des populations aux nuisances, et de transition écologique.
Un projet de cette ampleur ne saurait être accueilli qu’en zone d’activité adaptée, à distance des habitations, en dehors des espaces naturels protégés et des zones de renaturation.
4. Conclusion – Avis défavorable
Pour l’ensemble de ces raisons — risques environnementaux majeurs, impacts sanitaires préoccupants, saturation du trafic, incohérence urbanistique — j’émets un avis clairement défavorable au projet Green Dock dans sa forme actuelle.
Je demande que ce projet soit profondément revu, à la baisse, relocalisé dans un espace adéquat et reconfiguré afin de respecter les impératifs environnementaux et de santé publique qui s’imposent aujourd’hui.
Je vous remercie de l’attention que vous porterez à cette contribution.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur les Commissaires enquêteurs, l’expression de ma considération distinguée.
► Contribution n°1522 (Web) Par Huon de Kermadec Alexandre Déposée le 27 novembre 2025 à 18h16
Je m'appelle Alexandre de Kermadec, je suis consultant en transition écologique, et spécialisé sur le climat, pour les acteurs industriels.
J'interviens en tant que citoyen, mais vais vous livrer quelques éléments d'étonnement.
I - Quand on parle de gaz à effet de serre, il n'existe aucun "impact négatif"
La description du projet ne parle qu'en comparaison, et c'est quelque chose de très gênant. Pour toutes les entreprises qui font des empreintes carbone, pour toutes celles notamment qui reportent une info extra financière suivant la CSRD (réglementation européenne de reporting extra financier), et qui définit dans l'ESRS 1 puis E1 les impacts risques et opportunités liées au climat, l'impact carbone, c'est tout simplement l'émission de gaz à effet de serre.
Il est important de comprendre qu'il existe plusieurs types de comptabilité carbone pour les entreprises, dont les contours n'ont pas toujours été clairs. Il y a, selon le référentiel Net Zero Initiative (analysé en page 59 de l'annexe 19 de l'EI que je discuterai plus loin), une méthodologie Carbone 4 soutenue par l'ADEME, 3 types de comptabilités :
1) Pilier A : les émissions de gaz à effet de serre = le véritable "impact carbone" d'un projet. Cette donnée est toujours positive, elle peut se calculer de trois manières :
- soit au niveau entreprise ce qu'on appelle "l'empreinte carbone entreprise" selon un standard appelé le GHG protocol
- soit au niveau projet/produit, ce qu'on appelle souvent une Analyse de Cycle de Vie, selon l'ISO 14044
- soit au niveau d'un territoire, ce qu'on appelle un calcul d'"inventaire" de gaz à effet de serre, comme ce que fait chaque année le CITEPA au niveau national
2) Pilier B : les émissions "évitées" = elles capturent l'amélioration qu'apporte une solution par rapport au standard du marché, et elle demande une grande rigueur dans le choix du scénario de référence
3) Pilier C : les contributions aux puits de carbone (séquestrations carbone)
Cette vision en trois piliers a été développée pour cadrer les calculs de ces différentes grandeurs, et donner un "guide" pour éviter le greenwashing. Force est de constater, à la lecture de cette étude d'impact, que ce dernier objectif n'a pas été complètement atteint.
Dans ces trois grandeurs, une seule d'entre elles mobilise un "scénario de référence", c'est la seconde. L'étude d'impact est censée utiliser la première comptabilité qui est normalement une donnée brute. Ce qui est source de confusion, dès le premier paragraphe, c'est que les impacts sont toujours annoncés en relatif d'un scénario "sans projet".
C'est donc premier étonnement : normalement, l'impact global du projet, s'il peut être modeste, ne peut en aucun cas être négatif comme il sera allégué en fin d'étude.
II - Calculer en comparaison demande quelques précautions
Si on fait abstraction du sujet précédent, et qu'on accepte l'idée d'un scénario de référence, on accepte en réalité de calculer des émissions évitées sur ce projet. Là-dessus, pourtant, rien ne va de soi.
1) Compatibilité de la solution avec l’objectif 1.5°C
La référence à la Stratégie Nationale Bas Carbone suffit à cela, si l'analyse est juste (j'y reviendrai)
2) Non-préservation d’une activité incompatible 1.5°C
La logistique n'est a priori pas une activité incompatible 1.5°C.
3) « Do no significant harm »
La solution ne doit pas provoquer de dommages significatifs sur des indicateurs autres que le climat. => extrêmement douteux dans le cas de Greendock, les nombreuses contributions ayant trait aux autres impacts environnementaux du projet attestent en tous cas de la présence d'un débat à ce sujet.
Il est important de noter que le premier élément est souligné (en particulier dans les références nombreuses à la SNBC), mais qu'aucun des autres critères n'est mentionné dans l'étude. C'est donc peut-être dans la lettre, un respect de la réglementation, mais nullement dans l'esprit.
Autre élément fondamental : si on admet que Greendock n'a aucun impact négatif significatif brut sur les autres indicateurs environnementaux, il devient fondamental de comprendre sur quelle base on choisit ce scénario "sans projet".
Le scénario "sans projet" n'est en réalité pas "sans projet", son intitulé est trompeur. C'est un scénario avec un projet de même taille, mais moins optimisé. Ce choix est discutable, surtout quand une des critiques récurrentes pendant la concertation volontaire était le gigantisme affiché du projet.
Le dimensionnement du scénario sans projet implique un raisonnement implicite :
- le flux est là, il faut absolument le traiter
- Quitte à le traiter, il faut le faire bien
=> l'entrepôt Greendock est donc la seule solution acceptable
Il me semble que l'axiome de base est questionnable, et ceci devrait faire l'objet d'un débat.
Je me permets d'illustrer ce propos avec cet excellent article le paradoxe de Jevons ou effet rebond: https://bonpote.com/propos-5-paradoxe-de-jevons-et-effet-rebond/
La présence de cet entrepôt, et la nécessité de l'utiliser "à plein" a de fortes chances de provoquer une création massive de flux dont personne ne peut prouver la nécessité a priori.
Pourquoi ne pas avoir proposé une analyse de sensibilité avec un troisième scénario : entrepôt deux fois plus petit ? Voire un quatrième : pas d'entrepôt ?
III - Le fait que le flux soit additionnel rend inopérantes la plupart des références utilisées
La SNBC demande une baisse d'émissions ayant lieu sur le sol national par rapport à 2017 d'environ 30% en 2030.
Ici on ne parle pas de différence, on parle bien en absolu.
Pour ce faire, il y a deux solutions :
- Décarboner les flux existants
- Eviter des flux existants
En inventaire, il n'y a pas d'autre solution : décarboner les nouveaux flux n'est pas un élément qui peut permettre cette baisse d'émissions. A l'extrême limite, ajouter des nouveaux flux entièrement décarbonés dès le départ eût été plus cohérent. Mais en l'état, cet élément ne peut pas être ensuite utilisé selon le même référentiel que celui de la baisse demandée par la SNBC : il aurait fallu prouver un report de flux vers Greendock pour qu'il rentre dans ce cadre de réduction en absolu. Ce qui n'est pas le cas.
Si seule une partie des flux étaient additionnels : il aurait fallu prouver que le projet dans son ensemble respectait une baisse d'impact de 30%, malgré les nouveaux flux.
Ex : Imaginons un entreprise qui prenne un engagement en absolu conforme à la SNBC. Elle a un projet qui redirige 100 flux existants et en crée 40. Elle a donc 140 flux, mais son engagement à 2030 est basé sur les flux existants, soit 100. L'objectif en absolu est donc à 70 flux pour pouvoir respecter les objectifs SNBC. On observe dès lors qu'un projet à 100+40 ne doit plus se décarboner à 30%, mais bien à 50% pour atteindre (140 à 70) ! Plus la proportion de flux additionnel est importante, plus la baisse doit être drastique. A 100% de nouveaux flux, ce qui semble le cas, ce calcul est inopérant.
A partir de là, se réclamer d'une conformité SNBC me semble trompeur.
IV - La question de la décarbonation effective, et des risques/incohérences relevées
J'attire votre attention sur le fait que la majorité de l'impact carbone du projet provient des flux amont, comme souligné dans la figure 17 p 52 de l'EI carbone
Ici, je ne vais pas refaire l'étude, mais ce qui nous importe, c'est la décarbonation effective du projet dans le temps.
Reprenons l'hypothèse des 30% de décarbonation effective SNBC comme si cette vision était acceptable pour l'exercice.
1) sur les chiffres, le camion est cohérent, mais bien insuffisant
La figure 14, p41 de l'EI donne un peu d'information sur la structure de la décarbonation du fret routier amont.
Le narratif accompagnant la figure (très peu lisible) dit qu'il y aura une augmentation progressive du camion électrique. Or, dans ce graphique, on est surtout sur un shift extrêmement rapide du camion diesel par le gaz, qui est tout aussi émissif.
On passe quand même d'environ 5% d'électrique à 15% d'ici 2035 et 20-25% d'ici 2050, ce qui n'est pas anecdotique.
En regardant le dimensionnement des recharges p63 (qui ne devrait, d'ailleurs, pas du tout être dans la colonne B, mais bien A), on passe de 4 bornes en 2027, 10 bornes en 2050 (X2,5, comme 5% vs 25%), ce qui est cohérent. On peut donc ici trouver plausible l'objectif.
L'électrique permet de diviser par 15 les émissions à la tkm environ. Par rapport à 2027, puisque 10% des camions sont décarbonés on peut tabler sur une baisse de 10% de réduction des émissions du fret liées au routier en 2035 (qui fait 80% de l'assiette d'émissions en 2027 d'après le diagramme p37, mais 70% en 2035), soit environ 7% de réduction au global.
Dans tous les cas, ça ne colle pas avec les 30% annoncés "conformes SNBC" sur le fret routier, et au global, il faut encore trouver 23% de baisse, et donc un maximum de report modal et de décarbonation du fluvial.
Un point est ici très important : le report modal entre 2027 et 2035, selon le diagramme p37, n'en est pas. Il correspond en réalité à une baisse de 30% du trafic de camions en 8 ans (on passe de 196 996 800 t.km à 136 936 800 t.km) => cette baisse est incompréhensible, inexpliquée, et surtout contredite plus tard, je le développe à la partie suivante.
2) Des objectifs incohérents sur le fret fluvial et sans doute un peu trop beaux pour être vrais ?
Le fret amont fluvial était dans une précédente réunion de concertation volontaire indiqué à 15%. Il faudrait qu'il parte de 22% pour être à 45% en 2035 selon l'analyse p 53 tableau 8, ce qui constitue 7% de plus sur le point de départ, sans explication. Je suis étonné de voir un tel manque de soin sur ce sujet : c'est en effet ici que tout se joue, puisque le transport routier n'est que très peu décarboné, il faudrait développer ?
De plus, selon le diagramme p 37, le fluvial est "cappé" à 56 456 400 t.km, et correspond en 2035 à 30% du total. On pourrait comprendre des différences mineures entre deux diagrammes. Pourtant ici, l'histoire entre la p53 et la p37 est tellement différente qu'on ne sait plus trop quoi penser.
p37 : en volume, le fluvial stagne à 2035 en t.km. En % on plafonne à 30%.
p53 : en volume, le fluvial double à 2035 en t.km. En % on arrive à 45%.
On en conclut que ce n'est pas clair. Que le départ n'est pas clair, que l'objectif n'est pas clair.
Il est à noter que, même dans l'annexe 8-9, AUCUNE information claire sur la part modale du fluvial dans le fret amont n'est soulignée, questionnant vraiment le point de départ très élevé à 22% et l'objectif à 45%.Quelle valeur de ces chiffres s'ils n'ont pas été étudiés dans l'étude de faisabilité ?
Mais on comprend également le recours à 75% d'Hydrogène en 2035, puisque même les 45% ne suffisent pas à atteindre une décarbonation globale de 30% à 2030.
Mais, 75% d'hydrogène vert à 2035, est-ce envisageable ?
1) Pour être décarboné, l'H2 doit être produit selon un précédé d'électrolyse à partir d'électricité verte (renouvelable ou nucléaire). Aujourd'hui, en 2025, d'après l'Agence Internationale de l'Energie (https://www.iea.org/reports/global-hydrogen-review-2025/production-prospects-to-2030-2#abstract), seul 1 % des 110 mt d'H2 produits aujourd'hui dans le monde sont verts. A 2030, vu le rythme actuel de développement de facilités, on n'a de bonnes chances que sur un peu plus de 8% et c'est encore très optimiste ( sachant que les usages de l'hydrogène vert sont multiples, et que le fluvial est loin d'être le premier débouché)
2) Par ailleurs, ces barges à H2 devront être neuves (l'H2 nécessite une reconfiguration complète du bateau) et nécessiteront donc des investissements importants, pour des bateaux en fonctionnement en 2035. Cela semble beaucoup trop ambitieux. Dans les plans de décarbonation du fluvial que je présente dans ma pratique professionnelle, appeler de l'hydrogène vert avant 2040 est en général pécher par excès d'optimisme.
Alors, il faudrait prévoir le cas où une seule de ces hypothèses ne fonctionne pas comme espéré.
Si on prévoyait un cas où le fluvial restait à 15%, et que seules 10 bornes électriques étaient disponibles pour les poids lourds, il faudrait envisager que le flux résiduel soit du camion non décarboné. C'est cela qu'il aurait fallu voir sur cette étude.
3) le fret aval semble un peu plus marginal, que l'amont, mais l'est-il vraiment ?
Un leitmotiv du document est que la flotte aval sera 100% électrique d'ici 2030. C'est d'autant plus plausible que le VUL électrique est déjà une solution viable, avec des batteries de capacités assez faibles, nécessitant des bornes de recharge modestes.
Ce calcul est cependant très sensible à une hypothèse : il n'y a aucun camion poids lourd dans le fret aval. Quand on regarde l'annexe 8/9 p31, il semble pourtant que des camions, pas forcément décarbonés (ou s'ils le sont, c'est très confus) sont prévus en fret aval (livraison ?). Si c'est bien du fret aval, c'est questionnant. Si c'est du fret amont, c'est très étonnant de ne pas le séparer et de le libeller ainsi.
Cette absence de cohérence entre les études, loin d'ajouter de la transparence, crée de la confusion.
Ma conclusion sur cette partie est donc que les risques de sous-estimation de l'impact carbone sont élevés,
(1) parce que les modélisations carbone ne semblent pas basées sur les études de faisabilité et sont bien plus optimistes,
(2) parce que cette source d'impact, la plus importante, est aussi celle qui semble la moins bien documentée.
V - L'absence de plan réel
Par ailleurs, aucun plan n'a été évoqué dans le document carbone pour favoriser l'adoption par les clients de Goodman de transport décarboné.
Aujourd'hui, le coût à l'achat d'un camion électrique est 3 fois plus important que son équivalent diesel (https://verdirmaflotte.fr/comparateur). D'expérience, et pour avoir essayé de convaincre des transporteurs, les seuls camions en circulation ont été massivement subventionnés. Aucun plan ne permet de comprendre quelle incitation ou pénalité auront les fournisseurs qui n'utiliseront aucune des infrastructures permises par Goodman.
Sur le fret fluvial amont, une grosse dépendance du projet sera celle des clients également, et l'adoption de l'hydrogène, un sujet autrement plus coûteux.
Conclusion - En bref, un résumé des conclusions de chaque partie
I - Un projet qui affiche un impact négatif tout à fait contestable
II - un scénario de référence très discutable, qui impose implicitement l'idée que la quantité de flux gérés par Greendock est une donnée d'entrée alors que c'est justement un des paramètres les plus critiqués
III - Une sous-estimation importante de la cible de décarbonation du fait de la non-estimation du flux additionnel
IV - Des incohérences importantes sur le fret amont, et globalement un manque de soin ou beaucoup de flou dans les hypothèses présentées, qui questionne la viabilité des objectifs
V - Une absence de plan, qui fait penser que tout cela n'est qu'une jolie modélisation
Enfin, le temps qui a été demandé pour démêler les erreurs, les parti-pris et les confusions me semble énorme, même pour quelqu'un dont c'est le métier.
Un rappel donc : le greenwashing est un mélange de trois réalités :
- la mise en avant d'allégations fausses
- la mise en avant d'informations inutiles pour masquer ce qui compte vraiment
- l'absence ou le flou sur les informations les plus fondamentales
Par sa mise en avant d'une compatibilité SNBC fallacieuse, par ses dizaines de pages sur la construction du bâtiment ou sur le fret aval qui sont des sujets secondaires, par l'absence de données précises sur le fret amont qui est le sujet fondamental, Greendock me semble être un cas d'école de greenwashing.
► Contribution n°1526 (Web) Par MARTIAL catherine Déposée le 27 novembre 2025 à 18h53
NON au Permis de construire en l’état
Ce centre logistique est un modèle de concentration et d’ingénierie pour autant il ne prend pas en compte le site et ne cherche nullement à éviter les dommages. Tout au plus les promoteurs mentionnent des potentielles compensations sans démontrer de l’efficacité des mesures. Il est essentiel de rappeler que la logique est d’abord d’Eviter, de Réduire et seulement enfin de Compenser.
- Ou est le plan qui prend en compte une bande de 10 mètres de retrait par rapport aux berges, demandée par la MRAE ?
- Comment affirmer que la RIPISYLVE de 4 m est suffisante, quand juste derrière on a un bâtiment de 35 mètres de haut avec des camions qui circulent autour du batiment en hauteur ?
- Comment affirmer que le site sera propice à la chasse et au transit des différentes espèces ainsi qu’à la reproduction de certaines espèces grâce aux différents éléments mentionnés (micro-habitats, gîtes, nichoirs). Comment le promoteur peut démontrer qu’après un dérangement MAJEUR les espèces vont revenir s’installer et chasser sur le site ?
- Comment affirmer sans démonstration que le site sera suivi sur 60 ans ?
Par ailleurs, ce site est majoritairement routier et construire une barge à proximité 75m d’une zone Natura 2000 est non responsable. Il est impossible que la construction d’une telle barge de 24 m de long, avec implantation de piliers dits Ducs d’Albe ne cause pas un dommage fort sur la faune et la flore.
Cela semble d’autant plus inutile que le modèle économique est au final en majorité routier et que les accès à l’eau peuvent être assurés par les darses.
Les autorités doivent demander à ce que le projet soit revu de façon intelligente et modulaire pour faire face également aux potentiels aléas économiques.
► Contribution n°1534 (Web) Par GOBITZ Bernard Déposée le 27 novembre 2025 à 20h21
► Contribution n°1543 (Web) Par Association Protection Berges de Seine Déposée le 27 novembre 2025 à 21h34
L'association Protection Berges de Seine souhaite porter à la connaissance de la Commission d'enquête les éléments en pièce jointe.
L'association, engagée dans la protection et l'amélioration de la qualité environnementale de la Seine et de ses abords, œuvre depuis près de cinq ans contre le projet Green Dock. C'est à la suite de la découverte par hasard de ce projet sur le Port de Gennevilliers par Antoine Gaudin, fondateur de l'association, qu'elle s'est créée. Elle a ensuite réuni autour d'elle les nombreuses associations, élus et sympathisants qui forment le collectif Stop Green Dock.
L'association a largement contribué à faire de l'enquête publique un succès de participation.
Elle ne lâchera rien. Contribution_Association_Protection_Berges_de_Seine.pdf (74.3kB)
► Contribution n°1545 (Web) Par Association protection Berges de Seine Déposée le 27 novembre 2025 à 21h37
Association Préservation Berges de Seine
Contribution annexe 1 à la contribution officielle Greendock
Non lisibilité de certains documents présents dans le dossier de l'enquête publique
Mesdames les Commissaires enquêteurs,
Je tiens à vous signaler la non-lisibilité de certains documents graphiques. Il est regrettable que dans son dossier pour l'enquête publique, le porteur du projet Goodman ne mette pas en ligne des documents corrects sur le plan visuel. Cela ne nous semble pas conforme à l'enjeu d'une enquête publique et nuit à la compréhension des citoyens, même en zoomant.
=> Par exemple pour le document : piece-1-1-note-presentation-non-technique-pj7.pdf
plusieurs pages sont en basse définition donc illisibles par le citoyen, dont :
- la page 17 sur la profondeur de la construction
- la figure18 p. 45 flux d’un entrepôt standard pris pour le scénario sans projet
- la page 49 : Évolution de l’impact transport dans le temps
Bien d’'autres schémas pourraient être cités.
=> Idem pour les plans du document 22092025_GREENDOCK_CARNET DE PLANS A3_WEB (6.07Mo) qui sont illisibles par manque de définition comme :
- 1 / ANNEXE 14 : ÉTUDE GÉOTECHNIQUE DE CONCEPTION RADIER SOUS-SOL
- 2 / ANNEXE 14 : ÉTUDE GÉOTECHNIQUE DE CONCEPTION PLANCHER RDC
- 14 / ANNEXE 18 : ÉTUDE D’IMPACT HYDRAULIQUE - PLAN DES COUPES - ÉLÉVATIONS
- 16 / ANNEXE 18 : ÉTUDE D’IMPACT HYDRAULIQUE INTÉGRATION ENSEMBLE PONTON / PASSERELLES / DUC-D’ALBES
- Partie 6 : PIÈCE 6.2 : ÉLÉMENTS GRAPHIQUES PC,7 / PC 2 : PLAN DE PRINCIPE DES VRD – RÉSEAUX HUMIDES
Nous remercions la commission d'enquête publique de prendre en considération cet état de fait, d’en demander les raisons au porteur de projet, et d’en tirer des conclusions sur la crédibilité de cette enquête publique.
► Contribution n°1554 (Web) Par CATHALA Benoit Déposée le 27 novembre 2025 à 23h06
Avis défavorable – Projet Green Dock
Habitant d’Épinay-sur-Seine (chemin de Halage), j’émets un avis nettement défavorable au projet Green Dock.
Le bâtiment prévu, haut de 35 mètres, formerait un véritable mur industriel trois fois plus haut que les constructions environnantes et couperait totalement la vue sur Paris depuis les berges et la côte d'Epinay (vue actuelle en pj prise à 20m de hauteur sur le sentier de la côte d'Epinay). Les nuisances seraient majeures : bruit et lumière 24h/24, activité continue, et plus de 3 000 trajets quotidiens de camions et de voitures dans un secteur déjà saturé vers l’A86. Le projet est en outre situé en face d'une zone Natura 2000 sur l'Ile Saint Denis, rendant son impact environnemental (à noter l'avis négatif de l'autorité environnementale dans son rapport en avril dernier) d'autant plus problématique.
Ce projet dégraderait fortement notre cadre de vie, la valeur de nos habitations, et n’apporterait presque aucune création d'emploi local en raison de son automatisation et de . Il va, en outre, à l’encontre des efforts de la Ville d’Épinay et de l'EPT Plaine Commune qui réaménage et renforce l'attractivité des berges pour les rendre plus agréables aux piétons et cyclistes. Un tel entrepôt ne serait jamais accepté dans l’Ouest parisien; pourquoi l’imposer ici et créer davantage d'injustice territoriale ?
Des alternatives existent : réduire la hauteur à 15 m, privilégier le fret ferroviaire, implanter l’activité sur les môles/darses logistiques du port plutôt qu’en bord de Seine, et prévoir de vraies compensations pour les riverains. Faire vivre le port de Gennevilliers est nécessaire mais pas n'importe comment et à n'importe quel prix.
En l’état, ce projet est disproportionné, nuisible et incohérent avec les ambitions du territoire. J’en demande donc le refus ou une refonte complète.
► Contribution n°1562 (Web) Par Anne Déposée le 27 novembre 2025 à 23h49
Cette simulation est une estimation fondée sur les éléments architecturaux fournis par Goodman, à l’emplacement prévu sur le port de Gennevilliers.
Elle a été réalisé à partir de GeoJSON, un format ouvert d'encodage d'ensemble de données géospatiales utilisant la norme JSON.
Une barre latérale en haut, qu’on peut faire glisser de janvier à décembre, fait varier selon la date et l’heure l’ombre portée du bâtiment sur son environnement, et particulièrement l’eau de la Seine et la zone Natura 2000.
La date et l'heure s'affichent en haut à gauche de l'écran au fur et à mesure qu'on fait glisser le curseur. Nous avons choisi le 21 de chaque mois, dates des équinoxes et solstices printemps-été-automne-hiver; pour le 21 de chaque mois nous avons une image de l'ombre aux heures suivantes : h1 lever du soleil, h2 le matin, h3 soleil au zénith, h4 l'après midi et h5 coucher du soleil.
La période à observer avec attention est celle d'octobre à février, durant laquelle la perte d’ensoleillement est maximale.
Nous l'avons réalisée Yohan Boniface , informaticien spécialisé dans les données géographiques, et moi Anne Mattler, tous deux riverains du chemin de Halage d'Epinay.
Nous demandons la réalisation d'une étude, faite par un cabinet indépendant, de l'ensoleillement et des impacts de l'ombre portée du bâtiment Green Dock sur la zone Natura 2000 et les berges de Seine côté Epinay,
Bien à vous,
Anne Mattler et Yohan Boniface
► Contribution n°1563 (Web) Par Xavier MORIN Déposée le 27 novembre 2025 à 23h57
Madame, Monsieur,
Je ne suis pas favorable à ce projet. Je passe régulièrement le long de la Seine pour aller au travail en vélo, vers Epinay, et après le viaduc de Gennevilliers, la berge de l'autre coté n'est pas désagréable. A la lecture du projet, il y aurait dorénavant 650 mètres linéaires de façade le long de la Seine: c'est beaucoup trop. L'impression visuelle n'est pas bonne, ne respecte pas ce qu'on attend d'une berge de fleuve, alors qu'on nous dit, à juste titre, qu'il faut renaturer la ville. Ce sera une grosse muraille qui va à l'encontre de l'environnement.
Par ailleurs, je comprends qu'il faille permettre à des entreprises de s'installer pour développer un business... mais pas ainsi, avec un tel impact sur l'environnement. J'ai lu le dossier sur la partie qui traite de l'apport de la Seine: la question d'une autre localisation peut se poser. Pourquoi pas dans un endroit plus reculé, comme les darses qui existent dans le port de Gennevilliers? A Nanterre, il y a aussi des darses, elles sont utilisées pour des activités industrielles, pourquoi pas ici avec ces activités logistiques? J'ai lu que finalement, la Seine ne comptera que pour moins de 20% dans les flux entrants et sortants, les camions étant la plus grosse part des moyens de transport utilisés. La question de la localisation ici peut donc se poser, car au départ, je pensai que le projet était localisé là parce que la majorité des flux était avec les péniches.
Enfin , j'ai vu les dégâts environnementaux, et la réponse de Greendock au rapport de la MRAE pose un problème, l'entreprise ne semble pas avoir compris l'impact de son projet sur la biodiversité, comme si pour elle il n'y avait pas de problème.
Aussi je pense que ce projet doit être recalibré, à la baisse, et la question du lieu peut être posée.
Avec mes remerciements,
Xavier MORIN
conseiller municipal d'Aregnteuil
► Contribution n°1564 (Web) Par Fouque Jean-Michel Déposée le 28 novembre 2025 à 00h22
S’il y a un mot qui ne caractérise pas ce projet c’est « raisonnable ».
Ce projet est tout sauf raisonnable. C’est un concept du 20ème siècle qu’on voudrait appliquer au 21ème siècle. Or le monde a changé. Greendock ne représente ni la modernité ni le Green que son nom veut faussement afficher. Son gigantisme, sa démesure, ne sont pas raisonnables. Le port de Gennevilliers est un port de commerce et il est naturel d’y envisager une activité mais pas avec un bâtiment de plus de 30m de hauteur sur 600 m de long, en bord de seine, au mépris de la zone Natura 2000 qui lui fait face. Avec des rotations de camions 7 jours sur 7 et 24h sur 24, son impact en pollution visuelle et sonore sera énorme. Les répercussions sur le trafic routier viendront impacter lourdement les voies de circulations déjà surchargées. Des efforts sont en cours pour renaturer les berges de seines et les ouvrir aux promeneurs. Il faut aller dans ce sens. Le port de Gennevilliers devrait se joindre à ces projets et donner l’exemple. Les labels et les bonnes paroles doivent être suivies d’actes concrets.
Greendock n’est pas raisonnable ! Non à Greendock.
► Contribution n°1567 (Web) Par Boucherie Pauline Déposée le 28 novembre 2025 à 01h32
Résidente du 93, je suis formellement contre la construction de ce projet d'entrepôt Greendock, pour les raisons suivantes :
-Ecologiques :
> mise en péril de la zone Natura 2000 sur L'Ile-Saint-Denis, située juste en face à 60 mètres du lieu de construction, par la hauteur et largeur du projet qui coupera les espèces naturelles de lumière une grande partie de l'année
> mise en péril de la zone Natura 2000 par l'augmentation des flux de bateaux et camions à proximité pour desservir cet entrepôt
> pas d'utilisation prévue du fret ferroviaire, mais plus de 2500 camions par jours annoncés, et moins de 10% de transport fluvial prévu : plus de bouchons, plus de pollution que celle déjà existante, pollution sonore, visuelle et pollution de l'air créant des maladies respiratoires
> banlieue nord déjà bétonisée, polluée et avec peu d'espaces verts
> construction à seulement 4 mètres de l'eau
-Sociales :
> nouvelle construction d'entrepôt, alors que dans le centre de Paris la Seine est rendue "saine" pour la baignade, nous voulons des zones naturelles et des zones de loisirs
> l'entrepôt accueillera des sous-traitants logistiques : pour quelles activités ?
> le secteur de la logistique à grande échelle crée des emplois précaire et avec des cadences infernales, un pourcentage important de contrats en intérims et des bas salaires : nous voulons des métiers dignes et durables
> quelles garanties de création d'emplois ? l'argument de la création d'emploi et l'argument économiques ne doivent pas remplacer le bien-être de ceux qui travaillent et de ceux qui vivent à proximité, mais se soumettre d'abord à cette condition
Il s'agit d'un grand projet inutile, car des entrepôts existent déjà sur le port de Genevilliers. Nous souhaitons autre chose pour notre territoire déjà massivement bétonisé, que des entrepôts et des usines : un cadre de vie naturel et agréable.
Ce projet n'est absolument pas en accord avec son temps, car il est en contradiction avec les objectifs prônés par des discours et engagements, nationaux et internationaux (institutions de l'ONU, etc.), de réduction des gaz à effet de serre, protection de la biodiversité, justice sociale, droits du travail, bien-être au travail, sobriété énergétique, commerce de proximité, droit à un environnement sain, etc. Il est temps de passer aux actes.
► Contribution n°1570 (Web) Par L'ILE VIVANTE Déposée le 28 novembre 2025 à 07h39
Veuillez trouver ci -joint la contribution de l'association l'ILE VIVANTE ,
association citoyenne, écologique et solidaire de l'Ile Saint Denis
Document jointcontribution_lILE_VIVANTE_.pdf (85.3kB)
► Contribution n°1571 (Web) Par Scherer, Antoine Déposée le 28 novembre 2025 à 08h10
Je souhaite exprimer mon opposition au projet d’entrepôt « Green Dock » tel qu’il est actuellement présenté. Pour plusieurs raisons majeures, ce projet me paraît incompatible avec les impératifs environnementaux, sanitaires et sociaux qui devraient aujourd’hui guider l’aménagement du territoire.
. Application du principe de précaution et urgence écologique :
Le projet s’inscrit dans un contexte de crise majeure de la biodiversité, désormais largement documentée par la communauté scientifique. Nous connaissons les effets délétères de l’érosion du vivant : perte de services écosystémiques essentiels, dégradation de la qualité de vie, vulnérabilité accrue face aux aléas climatiques. Dans une telle situation, le principe de précaution doit s’appliquer pleinement, en particulier dans les espaces urbains où les poches de biodiversité sont déjà rares et fragilisées.
Le site concerné constitue justement l’une de ces poches de nature indispensables, en lien étroit avec la zone Natura 2000 de l’Île-Saint-Denis. Y implanter un bâtiment avec de telles dimensions, majoritairement desservi par la route, contrevient à l’esprit même de ce principe.
. Préserver (et restaurer) la biodiversité en milieu urbain :
Les berges de Seine constituent des corridors écologiques vitaux, accueillant de nombreuses espèces protégées. Dans une matrice urbaine très artificialisée, ces espaces jouent un rôle disproportionné par rapport à leur taille : refuge pour la faune, réservoir de biodiversité, zone tampon contre les îlots de chaleur, appui au bien-être des habitants.
Détruire ou dégrader ces habitats reviendrait à franchir un seuil écologique difficilement réversible. Alors que de nombreuses collectivités s’engagent dans des démarches de désartificialisation, de renaturation ou de restauration écologique, ce projet va dans le sens opposé.
. Une séquence ERC non respectée :
La séquence Éviter – Réduire – Compenser doit être appliquée strictement dans cet ordre, conformément au droit français et européen.
Or, dans ce dossier :
- L’évitement n’a pas été traité de manière sérieuse. Le projet repose sur l’hypothèse qu’il serait indispensable à cet emplacement précis, alors qu’aucune démonstration convaincante n’est apportée.
- Les mesures de réduction proposées semblent largement insuffisantes au regard de l’ampleur des impacts annoncés.
- Quant aux compensations, elles ne peuvent en aucun cas justifier une destruction d’habitats en zone sensible, ni remplacer des fonctions écologiques locales.
Une véritable application de l’ERC aurait dû commencer par étudier en priorité des scénarios d’alternatives ou de renoncement, ce qui n’a pas été fait.
. Un projet incompatible avec les enjeux sanitaires et de qualité de vie :
Le projet est présenté comme « fluvial », alors que plus de 90 % des flux seront routiers, entraînant :
- augmentation du trafic
- hausse de la pollution de l’air
-intensification du bruit
- pollution lumineuse dans un territoire déjà saturé
Il est en contradiction avec les objectifs régionaux et nationaux de réduction des émissions et de désengorgement des axes routiers, ainsi qu’avec les besoins immédiats des riverains.
Au vu :
- du non-respect du principe de précaution
- de la menace claire sur la continuité écologique et les espèces protégées
- d’une séquence ERC mal appliquée
- de nuisances importantes pour les habitants et pour l’environnement urbain
je demande que le projet « Green Dock » soit refusé en l’état, et que des alternatives réellement durables soient explorées.
► Contribution n°1575 (Web) Par Guillaume BELLONDéposée le 28 novembre 2025 à 08h58
Le conseil municipal de Gennevilliers se serait-il montré aussi prompt à signer un permis de construire et modifier en conséquence le PLU si les toutes les conséquences négatives du projet (conséquences aussi nombreuses que délétères) touchaient un territoire et les habitant.es de sa commune ? On peut en douter et si l'on peut comprendre qu'il soit tentant de croire aux arguments développés par Haropa, il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'arguments pro domo, diffusés par le promoteur lui-même afin d'assurer la construction et l'exploitation d'un projet démesuré et portant très gravement atteinte à l'écosystème du 93.
Par cette contribution, j'en appelle à la sauvegarde de l'environnement (comment imaginer que les quelques 90 couples de hérons, les derniers de l'Île de France, vont s'accommoder du passage quotidien de camions, d'un éclairage continu, d'une baisse de la luminosité naturelle du fait de la hauteur du futur bâti ?) ; à la défense du territoire du 93 (qui n'a pas à devenir le servant du 92, pour ne récupérer que les nuisances d'une activité professionnelle dont les bénéfices iront à une autre ville et un autre département) ; à la justice sociale (les habitants.es des quartiers prioritaires d'Orgemont qui peuvent au moins aujourd'hui s'enorgueillir d'une belle vue sur Paris n'ont pas à regarder sur le mur d'un entrepôt logistique démesuré).
Comme mes voisin.es, comme la plupart des personnes rencontrées lors des tractages devant les gares de RER et du T11, je suis contre un projet aux conséquences environnementales dévastatrices. Beaucoup l'ont dit, je le répète ici : on construit en plein XXIe siècle un projet du XXe siècle, et il est rageant de voir que les mêmes erreurs, dont nous payons déjà le lourd tribut, sont sur le point d'être commises à nouveau : bétonisation à outrance, dévastation des zones naturelles, artificialisation des sols et catastrophe écologique prévisible...
Le dérèglement climatique, l'extinction de nombreuses espèces, mais aussi l'augmentation toujours plus effrayante du nombre de décès liés chaque année à la pollution de l'air ne sont donc pas, semble-t-il, des signaux suffisants, et je tiens à rappeler ici que les documents mis à disposition par Haropa sont très largement mensongers (cela a été à maintes fois rappelé dans les contributions), notamment en ce qu'ils sous-estiment la hauteur des bâtiments (et donc leur nuisance), qu'ils vendent une promenade arborée le long de ces bâtiments qui ne peut pas être effectivement plantée du fait du peu de terre disponible, qu'ils font l'impasse sur un désagrément majeur, qui est celui de la pollution sonore.
Je voudrais m'arrêter un peu plus sur ce point : en venant m'installer chemin de halage, j'ai fait le choix d'un relatif isolement (20 min à pied de la gare de RER, 30 min du centre ville d'Epinay) pour jouir du calme de ce côteau face à la Seine. La maison que nous habitons donne sur le parc Natura 2000, et nous pouvons suivre la vie d'espèces protégées. Comment imaginer que cormorans et autres oiseaux seront insensibles au trafic routier promis par le site, à la réduction de l'ensoleillement du fait de l'hubris architecturale qu'Haropa souhaite implanter - quel cynisme - face à une zone protégée ? Je sais déjà que je peux dire adieu, si Greendock venait à voir le jour, au plaisir que j'ai, le matin, à prendre mon café sur ma terrasse surplombant Natura 2000 jusqu'à la défense : je n'aurais alors plus que vue sur un mur - certes vert, mais enfin un mur -, dans les émanations des pots d'échappement et le bruit des camions...
Il faut en effet rappeler que la Seine est conductrice du son et des vibrations : nous subissons déjà l'été le vrombissement des quelques motos qui font de la vitesse le soir le long des quais, côté Gennevilliers. Le nombre d'appels passés les soirs de Juillet et Août au commissariat de Gennevilliers peut témoigner de cette réalité : les sons et les vibrations sont répercutés par l'eau et peuvent être entendus ou ressentis bien au-delà du périmètre habituel de mesure. Lors de la destruction des entrepôts au bout de la langue du port, destruction préalable à la construction de Greendock, nous avons ressenti toutes les vibrations des camions, tout comme nous percevions clairement les voix des ouvriers. Imaginons-nous réellement les effets dévastateurs d'une telle pollution sonore le temps de l'édification de cette nouvelle Babylone de la logistique ? Peut-on honnêtement penser que les espèces protégées abritées par le parc Natura 2000 vont prendre leur mal en patience, le temps de la construction ?
Soyons raisonnables, la pollution sonore, les sons et vibrations amplifiés par la Seine, sont incompatibles avec la logique de préservation du vivant.
Nous habitons une zone relativement isolée, et miraculeusement préservée de la bétonisation à outrance ; nous avons le loisir de nous promener, été comme hiver, le long du chemin de halage que la ville d'Epinay réhabilite actuellement par d'importants travaux de renaturation. Si les entrepôts étaient édifiés, il faut rappeler que cette zone, très largement fréquentée (par les habitant.es du 93, département en déficit d'espaces verts par rapport au nombre d'habitant.es), mais aussi du 95 (Argenteuil est au bout du chemin, nombreux.ses sont les cyclistes gagnant Paris par cette voie), serait privée d'une grande partie de son ensoleillement. Qui irait se promener sur un chemin toujours à l'ombre d'un entrepôt XXL dont on entendrait vrombir les camions (si ce n' est retentir les alarmes de recul) ?? C'est ainsi un lieu de socialité qui serait également détruit.
On ne peut pas dire à des habitants.es ayant fait le choix d'un territoire en lien avec la nature, isolé de la pollution urbaine, que tout va être détruit pour les appétits d'un groupe exploitant chaque parcelle de terrain disponible dans le 93. Que nous restera-t-il une fois Greendock construit ? Epinay-sur-Seine devra, sans doute, changer son nom : Epinay-sur-Entrepôt, et nous n'aurons plus qu'à nous équiper de casques anti-bruit pour continuer à vivre dans des maisons que personne ne voudra plus habiter à part nous, contraints de rester dans un paradis perdu et saccagé par les appétits toujours plus funestes d'un capitalisme de prédation dont on ne sait que trop bien les ravages qu'il a déjà fait subir à la planète.
Il est encore temps de préserver un coin de nature dans le 93, et c'est à ce sursaut de raison que, par ma contribution, j'appelle la ville de Gennevilliers : pour Natura 2000, pour les générations à venir qui ont droit de respirer un air sain et non saturé.
► Contribution n°1576 (Web) Par Daisy BOLTER Déposée le 28 novembre 2025 à 09h26
Après m'être informée sur le projet Greendock, et après avoir consulté les documents mis à disposition dans le cadre des permanences publiques, je suis absolument et résolument contre le projet Greendock.
Tout d'abord, Greendock serait indéniablement néfaste et dangereux pour les personnes, pour les animaux, pour la nature, pour l'environnement. Ce projet aurait un impact désastreux sur la banlieue Nord, et notamment sur l’Ile Saint Denis où je réside, et où se situe une réserve Natura 2000. Greendock occasionnerait en effet beaucoup d’ombre (du fait de la hauteur de la constuction: 35 m de haut!!!), de pollution de l’air du fait du flux de camions mis en place, une pollution sonore conséquente aussi. Tout cela serait un coup fatal pour la réserve Natura 2000 et sa population d’oiseaux (cormorans, martins-pêcheurs…), et nuirait au bien-être et à la santé des habitants alentour.
En banlieue Nord, il est primordial de préserver les rares espaces naturels qui existent : Greendock va à l'encontre de ce besoin. Les habitant·es de banlieue Nord développent déjà bien assez de problèmes de santé dûs à la pollution, notamment des insuffisances respiratoires : c’est un fait avéré, documenté, et n’importe quel médecin généraliste travaillant sur ce territoire peut le confirmer. La qualité de l’eau elle aussi serait impactée par le projet Greendock : un comble alors que se multiplient les expérimentations—et les opérations de communication— autour d’une Seine baignable! Construire Greendock, qui apporterait les problèmes de pollution et de dégradation de territoire quant à la lumière, la nature—alors qu’Epinay, L’Ile Saint Denis et Saint Ouen cherchent à développer leurs projets de bases de loisirs ou de promenades en bord de Seine— n’aurait tout simplement aucune logique, et montrerait un mépris total pour les projets d’aménagement locaux. En effet, le projet Greendock ne prévoit-il pas certaines constructions à 4m de l’eau?
Greendock est indéfendable au niveau de son projet de construction. Il est mis en avant que ce projet dynamiserait le transport fluvial. Mais il apparaît qu’en fin de compte dans ce projet, c’est surtout le transport par camions qui serait développé (gros camions et camions de petite taille), avec seulement 10% du transport lié à Greendock qui serait fluvial! Or, pourquoi ajouter aux problèmes de circulation déjà conséquents aux alentours de Gennevilliers? Et encore une fois, pourquoi développer le transport routier, alors que mondialement tout nous pousse à s’en éloigner? Le port de Gennevilliers comprend déjà des infrastructures ferroviaires : pourquoi ne pas s’appuyer sur celles-ci, alors qu’elles sont à l’heure actuelle sous-utilisées? Le port de Gennevilliers est déjà grand, il n’y a aucun besoin de constuire ces bâtiments Greendock gigantesques sur les berges, au mépris du territoire et de la population. Utiliser et développer les constructions existantes, en respectant l’environnement : c’est cela dont nous avons besoin, et le projet Greendock ne s’inscrit pas dans cette optique.
Les arguments de développement d’activité économique et de développement d’emploi mis en avant pour promouvoir le projet Greendock ne tiennent pas debout si on les examine avec attention. Greendock développerait de fait des opportunités d’emploi précaires, à bas salaire, en s’appuyant sur de la sous-traitance logistique. Cela n’est pas un projet viable ou souhaitable, et n’apporterait en aucune façon un élan aux territoires alentour. La banlieue Nord et ses habitants ont besoin de projets d’activité réellement novateurs, réellement durables.
J’espère que le projet Greendock sera abandonné, et je sais que nous sommes nombreuses et nombreux en banlieue Nord à espérer que nos vies, notre environnement, nos espoirs pour un autre développement de nos territoires seront respectés.
Après m'être informée sur le projet Greendock, et après avoir consulté les documents mis à disposition dans le cadre des permanences publiques, je suis absolument et résolument contre le projet Greendock.
Tout d'abord, Greendock serait indéniablement néfaste et dangereux pour les personnes, pour les animaux, pour la nature, pour l'environnement. Ce projet aurait un impact désastreux sur la banlieue Nord, et notamment sur l’Ile Saint Denis où je réside, et où se situe une réserve Natura 2000. Greendock occasionnerait en effet beaucoup d’ombre (du fait de la hauteur de la constuction: 35 m de haut!!!), de pollution de l’air du fait du flux de camions mis en place, une pollution sonore conséquente aussi. Tout cela serait un coup fatal pour la réserve Natura 2000 et sa population d’oiseaux (cormorans, martins-pêcheurs…), et nuirait au bien-être et à la santé des habitants alentour.
En banlieue Nord, il est primordial de préserver les rares espaces naturels qui existent : Greendock va à l'encontre de ce besoin. Les habitant·es de banlieue Nord développent déjà bien assez de problèmes de santé dûs à la pollution, notamment des insuffisances respiratoires : c’est un fait avéré, documenté, et n’importe quel médecin généraliste travaillant sur ce territoire peut le confirmer. La qualité de l’eau elle aussi serait impactée par le projet Greendock : un comble alors que se multiplient les expérimentations—et les opérations de communication— autour d’une Seine baignable! Construire Greendock, qui apporterait les problèmes de pollution et de dégradation de territoire quant à la lumière, la nature—alors qu’Epinay, L’Ile Saint Denis et Saint Ouen cherchent à développer leurs projets de bases de loisirs ou de promenades en bord de Seine— n’aurait tout simplement aucune logique, et montrerait un mépris total pour les projets d’aménagement locaux. En effet, le projet Greendock ne prévoit-il pas certaines constructions à 4m de l’eau?
Greendock est indéfendable au niveau de son projet de construction. Il est mis en avant que ce projet dynamiserait le transport fluvial. Mais il apparaît qu’en fin de compte dans ce projet, c’est surtout le transport par camions qui serait développé (gros camions et camions de petite taille), avec seulement 10% du transport lié à Greendock qui serait fluvial! Or, pourquoi ajouter aux problèmes de circulation déjà conséquents aux alentours de Gennevilliers? Et encore une fois, pourquoi développer le transport routier, alors que mondialement tout nous pousse à s’en éloigner? Le port de Gennevilliers comprend déjà des infrastructures ferroviaires : pourquoi ne pas s’appuyer sur celles-ci, alors qu’elles sont à l’heure actuelle sous-utilisées? Le port de Gennevilliers est déjà grand, il n’y a aucun besoin de constuire ces bâtiments Greendock gigantesques sur les berges, au mépris du territoire et de la population. Utiliser et développer les constructions existantes, en respectant l’environnement : c’est cela dont nous avons besoin, et le projet Greendock ne s’inscrit pas dans cette optique.
Les arguments de développement d’activité économique et de développement d’emploi mis en avant pour promouvoir le projet Greendock ne tiennent pas debout si on les examine avec attention. Greendock développerait de fait des opportunités d’emploi précaires, à bas salaire, en s’appuyant sur de la sous-traitance logistique. Cela n’est pas un projet viable ou souhaitable, et n’apporterait en aucune façon un élan aux territoires alentour. La banlieue Nord et ses habitants ont besoin de projets d’activité réellement novateurs, réellement durables.
J’espère que le projet Greendock sera abandonné, et je sais que nous sommes nombreuses et nombreux en banlieue Nord à espérer que nos vies, notre environnement, nos espoirs pour un autre développement de nos territoires seront respectés.
► Contribution n°1577 (Web) Par CHEVREAU Hervé Déposée le 28 novembre 2025 à 09h29
Bonjour,
Le Conseil municipal d'Epinay-sur-Seine a émis à l'unanimité un avis défavorable sur le projet Greendock, lors de sa séance du jeudi 27 novembre 2025 : vous trouverez la délibération en pièce jointe (sous réserve du contrôle de légalité).
► Contribution n°1578 (Web) par Abdesslem Déposée le 28 novembre 2025 à 09h30
Après m'être informée sur le projet Greendock, et après avoir consulté les documents mis à disposition dans le cadre des permanences publiques, je suis completement contre le projet Greendock. Dangereux écologiquement, ce projet est une catastrophe qui ne doit pas voir le jour. Il véhicule un modèle économique dont tout indique qu'il est à fuir, et les "opportunités d'emploi" qu'il offrirait sont d'une part bien maigres, et surtout ne relèvent que de l'emploi précaire.
Tout d'abord, Greendock serait indéniablement néfaste et dangereux pour les personnes, pour les animaux, pour la nature, pour l'environnement. Il aurait un impact désastreux sur la banlieue Nord, et notamment sur l’Ile Saint Denis où je réside, et où se situe une réserve Natura 2000. Greendock apporterait beaucoup d’ombre (du fait de la hauteur de la constuction: 35 m de haut!!!), de la pollution de l’air du fait du flux de camions, une pollution sonore aussi. Tout cela serait un coup fatal pour la réserve Natura 2000 et sa population d’oiseaux (cormorans, martins-pêcheurs…), et nuirait au bien-être et à la santé des habitants alentour.
En banlieue Nord, il est primordial de préserver les rares espaces naturels qui existent. Les habitant·es développent déjà bien assez de problèmes de santé dûs à la pollution, notamment des insuffisances respiratoires : c’est un fait avéré, documenté, et n’importe quel médecin généraliste travaillant sur ce territoire peut le confirmer. La qualité de l’eau elle aussi serait impactée par le projet Greendock : un comble alors que se multiplient les expérimentations—et les opérations de communication— autour d’une Seine baignable! Par ailleurs, construire Greendock, qui apporterait les problèmes de pollution et de dégradation de territoire quant à la lumière, la nature—alors qu’Epinay, L’Ile Saint Denis et Saint Ouen cherchent à développer leurs projets de bases de loisirs ou de promenades en bord de Seine n’aurait tout simplement aucune logique, et montrerait un mépris total pour les projets d’aménagement locaux. En effet, le projet Greendock ne prévoit-il pas certaines constructions à 4m de l’eau?
Greendock est indéfendable au niveau de son projet de construction. Il est mis en avant que ce projet va dynamiser le transport fluvial. Mais il apparaît qu’en fin de compte dans ce projet, c’est surtout le transport par camions qui serait développé (gros camions et camions de petite taille), avec seulement 10% du transport lié à Greendock qui serait fluvial! Or, pourquoi ajouter aux problèmes de circulation déjà conséquents aux alentours de Gennevilliers? Et encore une fois, pourquoi développer le transport routier, alors que mondialement tout pousse à s’en éloigner? Le port de Gennevilliers comprend déjà des infrastructures ferroviaires : pourquoi ne pas s’appuyer sur celles-ci, alors qu’elles sont à l’heure actuelle sous-utilisées? Le port de Gennevilliers est déjà grand, il n’y a aucun besoin de constuire ces bâtiments Greendock gigantesques sur les berges, au mépris du territoire et de la population. Utiliser et développer les constructions existantes, en respectant l’environnement : c’est cela dont nous avons besoin, et le projet Greendock ne s’inscrit pas dans cette optique.
Les arguments de développement d’activité économique et de développement d’emploi mis en avant pour promouvoir le projet Greendock ne tiennent pas debout si on les examine avec attention. Greendock développerait de fait des opportunités d’emploi précaires, à bas salaires, en s’appuyant sur de la sous-traitance logistique. Cela n’est pas un projet viable ou souhaitable, et n’apporterait en aucune façon un élan aux territoires alentour. La banlieue Nord et ses habitants ont besoin de projets d’activité réellement novateurs, réellement durables.
J’espère que le projet Greendock sera abandonné, et je sais que nous sommes nombreuses et nombreux en banlieue Nord à espérer que nos vies, notre environnement, nos espoirs pour un autre développement de nos territoires seront respectés.
► Contribution n°1585 (Web) Par Proux elise Déposée le 28 novembre 2025 à 09h50
Habitante de L’Île-Saint-Denis depuis 2019, juriste de profession et mère de deux enfants de 12 et 9 ans, je souhaite exprimer mes réserves profondes concernant le projet « Green Dock », qui soulève à mes yeux des enjeux importants pour notre territoire.
Sur le plan économique, rien ne permet de considérer que cette installation serait bénéfique pour les habitants des communes voisines. Le projet semble avant tout répondre aux intérêts d’acteurs extérieurs, tandis que les nuisances seraient concentrées localement. L’augmentation attendue du trafic de camions est particulièrement préoccupante, avec les impacts que cela implique en termes de bruit, de pollution, de risques routiers et de dégradation du cadre de vie. Les conséquences seraient directement supportées par les riverains, alors que les bénéfices restent difficiles à identifier.
Les impacts environnementaux annoncés soulèvent également de fortes inquiétudes. Le secteur est déjà fragile et fortement sollicité, et l’ajout d’une infrastructure de cette taille entraînerait une nouvelle artificialisation des sols ainsi qu’une intensification des flux logistiques. Je suis particulièrement préoccupée par les effets potentiels sur la réserve ornithologique voisine. Il semble difficile de croire que l’ombre projetée par un bâtiment aussi imposant s’arrêterait précisément à la limite de la réserve, comme cela est suggéré. Cette zone constitue un espace essentiel pour de nombreuses espèces d’oiseaux, dont la tranquillité et les conditions de vie dépendent de la qualité de leur habitat et de la stabilité des écosystèmes. Toute modification de la luminosité, du niveau sonore ou des perturbations, même minimes, peut avoir des conséquences durables sur ces populations déjà vulnérables.
Plus largement, ce projet s’inscrit dans une dynamique que beaucoup d’habitants perçoivent comme injuste. La Seine-Saint-Denis devient trop souvent le lieu où l’on concentre des aménagements utilitaires dont les bénéfices profitent ailleurs. Cela nourrit un sentiment légitime d’inégalité territoriale, alors même que notre département accueille des familles qui souhaitent simplement vivre dans un environnement sain et respecté.
Un projet de cette envergure devrait répondre à des exigences claires, parmi lesquelles une réelle prise en compte des habitants, des retombées locales tangibles, une cohérence avec les objectifs de transition écologique et un respect strict du cadre de vie. En l’état, ces conditions ne sont pas réunies, qu’il s’agisse de l’impact économique, de la protection de l’environnement ou de la préservation d’espaces naturels essentiels comme la réserve ornithologique.
Pour ces raisons, je demande que le projet soit substantiellement révisé ou abandonné, faute de garanties suffisantes pour l’environnement, la population et l’équité territoriale.
► Contribution n°1590 (Web) Par La France Insoumise Argenteuil Déposée le 28 novembre 2025 à 10h16
STOP au projet Greendock, à la construction du méthaniseur Métavalo 92 et à l’ajout de la logistique de stockage de la société SOGEEP : un ensemble polluant, dangereux, écocide Par LFI Argenteuil
Le projet Greendock n’est pas situé sur la commune d’Argenteuil mais seule la Seine l’en sépare : c’est-à-dire qu’il est, avec les projets du méthaniseur et de l’extension de la SOGEEP, à 200 mètres des zones d’habitation argenteullaises, plus précisément les quartiers du Centre, Orgement et Joliot Curie.
1)Dégradation de la qualité de l’air, du cadre de vie :
L’entrepôt logistique prévu entraînera une augmentation importante du trafic de poids lourds dans les villes avoisinantes : on peut difficilement imaginer qu’Argenteuil ne sera pas touchée. La ville a déjà une atmosphère parmi les plus polluées d’Ile de France, le carrefour d’entrée de ville, tout proche de la zone concernée, enregistre d’ores et déjà une qualité de l’air très dégradée. Le surplus de camions aggravera les embouteillages déjà fréquents, accélérera la dégradation des routes — dont les réparations seront à la charge des collectivités — et accentuera la pollution atmosphérique.
D’où une situation encore plus critique pour la santé des habitants.
2) Une concentration dangereuse :
En effet, ce n’est pas un mais trois projets qui vont s’insérer dans une partie du port de Gennevilliers située entre la Seine et la darse 6, zone qui comprend 10 sites classés Seveso, dont 2 « seuil haut » très proches d’Argenteuil :
1- Le méthaniseur Metavalo92, 42 route du bassin N°6 à Gennevilliers.
2- Installation d’une plateforme logistique de réception, stockage et expédition de pétrole brut de la Société SOGEPP, 27 route du bassin N°6.
3)-Entrepôt géant Greendock porté par la société Goodman et par Haropa, 22-28 route du Bassin N°6.
1- Le méthaniseur
L’’installation du méthaniseur à la pointe de la darse n°6, sous le pont de l’A15 est très inquiétant. En effet, le quartier d’Orgemont, ses établissements scolaires, le chemin de halage subiront les nuisances olfactives, sans parler des conséquences d’explosion, risque avéré de ce type d’installation qui ne devrait pas être implantée proche de zone d’habitation. Seule la largeur du fleuve (200 m) sépare le méthaniseur des quartiers du Centre, d’Orgemont et Joliot Curie d’Argenteuil.
La construction du méthaniseur a certes déjà été acceptée par les Préfectures concernées en 2024 mais, ensuite, en 2025, une consultation est ouverte pour l’installation de la SOGEPP en bordure de la darse 6, se rajoutant aux dépôts pétroliers Total, Trapil, à haut risque d’explosion, d’incendie, d’émission de produits toxiques. La proximité du méthaniseur et du dépôt SOGEPP accroît la potentialité des risques, 400 m les séparent, au milieu de réservoirs de pétrole. Les risques des effets dominos externes étaient dûment analysés dans le dossier ICPE de META VALO 92.
2-La plateforme pour le pétrole
La Société SOGEPP, installée dans le port de Genevilliers, sur la même route que le méthaniseur, souhaite ajouter sur son dépôt une logistique de stockage de pétrole brut francilien, avec expédition par voie fluviale jusqu’à Rouen, pour raffinage.
3- Greendock
A proximité aussi, côté Seine, le gigantesque entrepôt Green Dock, un mastodonte de 650m de long pour une cinquantaine de large et une hauteur de 34m, n’a de « vert » que le nom puisque le transport fluvial n’intervient que pour 21 % du trafic, essentiellement assuré par camions, et qu’il met en péril la biodiversité de la zone Natura 2000 (une partie de cette zone serait détruite par ce projet)
Ce projet d’entrepôt démesuré répond à un concept qui conçoit le port de Gennevilliers comme territoire mis à disposition de la métropole du Grand Paris, à la disposition d’entreprises de la région et multinationales, excluant toute possibilité d’envisager pour les berges d’autres destinations, où la nature et les loisirs auraient leur place. Dans le cœur de Paris les berges, sont des espaces de promenades sans voitures, avec piscines aménagées l’été : cela est rendu possible par le report en aval d’infrastructures polluantes et dangereuses.
Le projet émane d’un investisseur - Goodman -en lien avec Haropa, dont les priorités sont orientées vers les grandes métropoles (Paris, Rouen, Le Havre), au détriment des autres territoires.
L’entrepôt Green Dock s’implanterait dans cette partie du port de Gennevilliers, à proximité de META VALO 92, de SOGEPP et de TRAPIL. Dans son étude de dangers, GOODMAN France présente pages 90 et 91/ 366 des cartes du zonage règlementaire du PPRT. Des études ont d’ailleurs été faites pour évaluer la surpression sur l’entrepôt en cas d’incendie ou d’explosion sur les sites industriels contigus. Les effets « dominos » en cas d’une explosion ou d’un incendie sont une réalité.
3) Un projet écocide :
Sur le plan scientifique, les experts internationaux (IPBES) alertent sur l’effondrement de la biodiversité et recommandent aux pouvoirs publics de renoncer à ce type d’aménagement fortement destructeur. Sept des neuf limites planétaires ont été dépassées : persister dans des projets comme Greendock est contraire aux exigences de transformation écologique. Sur le plan légal, la compatibilité du projet avec la directive européenne « Habitats » reste incertaine. Sans preuve claire de conformité, il ne devrait pas être autorisé. Enfin, la biodiversité n’est pas seulement une question réglementaire : c’est un choix de société. Cela suppose de reconnaître que l’humain doit partager l’espace avec d’autres espèces et préserver les derniers espaces naturels. Détruire ces zones fragiles nous éloigne d’un avenir soutenable.
4) Un risque aggravé pour la Seine et les inondations Le projet prévoit un bâtiment gigantesque de 600 mètres de long et 35 mètres de haut construit en bord de Seine, sur un site en risque d’inondation élevé. De nombreux travaux prévus dans et au bord du fleuve sont soumis à l’autorisation préfectorale, notamment au titre de la loi sur l’eau, qui n’a pas encore été délivrée — et pour cause : les risques sont considérables. En cas d’inondation, l’ensemble du site serait submergé, mettant en danger les travailleurs et risquant la dispersion de produits stockés dans la Seine. Lors de la décrue, les polluants pourraient être charriés vers le fleuve, aggravant la contamination de l’eau et perturbant l’écosystème aquatique. La destruction annoncée des ripisylves — ces arbres et végétations en bord de cours d’eau —, pourtant intégrées au site Natura 2000, augmenterait encore le risque d’inondation. Ces végétations jouent un rôle essentiel : elles stabilisent les sols, absorbent une partie des crues et protègent les berges.
Il nous paraît évident que les berges d’Argenteuil seront impactées elles aussi en cas d’inondation de ce site.
De plus, nous rappelons ici ce que préconise le PLUi :
Rapport de présentation – 1.1 Présentation du territoire – 26 juin 2025- p 27
Fédérer autour du cadre de vie : la Seine, le patrimoine naturel et culturel.
Le territoire de Boucle Nord de Seine se caractérise par sa singularité paysagère d’ordre naturelle et historique. Cette singularité lui confère une identité propre. Le territoire devra valoriser cette singularité pour mobiliser ses ressources et asseoir son rayonnement. Ainsi, le PLUi :
- Devra conforter le rôle de la Seine comme élément paysager structurant.
- Devra réaffirmer l’identité productive du territoire.
- Devra construire une cohérence urbaine en lien avec la trame verte et bleue et un réseau d’espaces verts, selon le principe du « zéro artificialisation nette »
On est bien loin de telles orientations avec le projet Greendock !
Conclusion : un projet inutile, dangereux et contraire à l’intérêt général Greendock est un grand projet inutile : écocide, car destructeur de biodiversité et de milieux naturels ; socialement discutable, car il place des infrastructures polluantes et dangereuses en périphérie et préserve le centre de la région ; dangereux, au regard des risques de pollution, d’effets dominos en cas d’accidents car à trop grande proximité du méthaniseur Métavalo92 et du stockage de la SOGEEP, enfin au regard des risques d’inondation. Nous demandons donc aux autorités publiques de stopper immédiatement la mise en œuvre de ce projet et d’engager une véritable réflexion tournée vers un développement écologique, durable et respectueux du territoire.
Le vendredi 28 novembre,
La France Insoumise Argenteuil
► Contribution n°1593 (Web) Par PAPAGIANNOPOULOS Christos Déposée le 28 novembre 2025 à 10h47
► Contribution n°1594 (Web) Par Adrien Dubois Déposée le 28 novembre 2025 à 10h53
Je souhaite exprimer avec détermination mon opposition au projet « Greendock » présenté par Goodman et Haropa Port. Tel qu’il est conçu aujourd’hui, ce projet est disproportionné et porte atteinte à notre environnement, à notre qualité de vie et à l’équilibre écologique de la Seine.
L’implantation envisagée est totalement démesurée : la hauteur et le volume du bâtiment défigureraient durablement le paysage vu depuis Épinay-sur-Seine. Une construction d’un tel gigantisme sur les berges constituerait une atteinte irréversible au cadre naturel.
Les impacts environnementaux sur le site Natura 2000 de l’Île Saint-Denis sont extrêmement préoccupants. Ce projet met en danger un espace rare, protégé depuis des décennies, abritant une biodiversité exceptionnelle. Il entraînerait la destruction d’habitats, perturberait les oiseaux, ajouterait nuisances lumineuses et sonores, et provoquerait des ombres portées privant la faune et la flore d’ensoleillement. L’arrivée d’un édifice industriel de cette ampleur condamnerait irrémédiablement cet écosystème unique.
De plus, le site retenu se situe en zone inondable en cas de crue majeure, comparable à celle de 1910, qui fait encore référence. Implanter un entrepôt industriel de cette taille dans une zone vulnérable expose le territoire à des risques évidents et aggrave son manque de résilience face aux aléas climatiques.
L’argument du report modal fluvial ne tient pas. Il ne justifie en aucune manière la construction d’un entrepôt aussi massif en bord de fleuve. La dimension prétendument écologique du projet est un prétexte : rien dans cet édifice n’a de « green », malgré son nom.
Les débarcadères prévus sont par ailleurs sans marge d’évolution et incapables d’absorber le flux que générerait un tel site logistique.
Je m’inquiète également de l’augmentation considérable du trafic routier : pollution atmosphérique accrue, milliers de rotations quotidiennes de poids lourds, saturation renforcée d’axes déjà en difficulté. Les conséquences seraient directes et lourdes pour les habitants.
► Contribution n°1595 (Web) Anonyme Déposée le 28 novembre 2025 à 10h54
Je souhaite exprimer mon opposition au projet d’entrepôt prévu sur le port de Gennevilliers, juste en face des quais d’Épinay-sur-Seine.
Ce projet aurait des conséquences très négatives sur le cadre de vie des habitants.
D’abord, la construction et l’exploitation d’un entrepôt d’une telle taille fera inévitablement baisser la valeur immobilière du secteur. Qui voudrait acheter ou vivre en face d’un site industriel massif, bruyant et polluant ??
Ensuite, l’activité de ce site entraînerait un important trafic de camions, avec des dizaines et des dizaines d’allers-retours chaque jour. Cela signifie plus de pollution de l’air, plus de nuisances sonores et une nette dégradation de la qualité de vie des riverains qui vivent déjà dans une zone très urbanisée.
Mais la raison la plus grave concerne l’environnement. Le projet serait implanté à proximité immédiate d’un espace naturel exceptionnel, l’un des rares endroits de la région où la nature n’a pas été transformée par l’homme. C’est une zone qui abrite une biodiversité précieuse (oiseaux, petits mammifères, végétation spécifique) et qui joue un rôle essentiel pour l’équilibre écologique local.
Construire un tel entrepôt industriel à cet endroit aurait forcément un impact négatif majeur : destruction d’habitats, dérangement des espèces, pollution supplémentaire… C’est une véritable atteinte à un espace naturel qui devrait au contraire être protégé et valorisé !!
Ce projet est, à mes yeux, une erreur et une aberration écologique. Un site industriel de cette ampleur n’a rien à faire à quelques mètres d’une zone naturelle fragile et encore moins face à un quartier résidentiel.
► Contribution n°1604 (Web) Par TROUSSEL Stephane Déposée le 28 novembre 2025 à 11h35
Madame la Présidente,
Dans le cadre de l’enquête publique au sujet du projet de plateforme logistique multimodale Green Dock, le présent courrier a pour objet d’émettre des recommandations préservant au mieux l’une des entités du multi-site Natura 2000 départemental située à proximité.
En 2023, le Département de la Seine-Saint-Denis, avait formulé plusieurs recommandations sur ce projet pour éviter et réduire les impacts sur la Zone de Protection Spéciale (ZPS) Natura 2000 « Sites de la Seine-Saint-Denis », à proximité immédiate du projet. Certaines ont été prises en compte, d’autres restent d’actualité.
Le Département est gestionnaire de ce site Natura 2000 unique, qui est le seul en Europe à être intégralement situé en milieu urbain dense. Il s’étend sur vingt communes, soit la moitié du territoire départemental et 15 sites, principalement des parcs et des forêts. Il permet de préserver 12 espèces d’oiseaux rares et leur milieu naturel. Cette protection permet de garantir la richesse de la biodiversité du Département qui abrite plus de 2 500 espèces de végétaux, d’animaux et de champignons. Concernant la zone la plus proche du projet, le parc départemental de L’Île-Saint-Denis, on y trouve deux des 12 espèces Natura 2000 de la ZPS : le Martin-pêcheur d’Europe et la Sterne pierregarin et plus largement de nombreuses espèces protégées, dont 26 d’oiseaux si on ne retient que la pointe de l’île.
À la lecture du dossier d’enquête publique, en particulier du volet faune flore de l’étude d’impact environnemental, il apparaît que les recommandations relatives aux périodes de reproduction pour la planification des travaux et à l’interdiction des surfaces réfléchissantes ont été intégrées au projet.
En revanche, il me semble que le périmètre d’étude demeure trop restreint pour évaluer l’impact du projet sur la ZPS Natura 2000. Le Département sollicite donc son extension à la pointe de l’Île Saint-Denis, à la fois en termes d’inventaire de la faune et de la flore et d’analyse des impacts. Des analyses et mesures complémentaires sont demandées sur la question de l’ensoleillement naturel de la pointe, réduit par le projet en hiver, ainsi que sur le suivi de l’évolution de la faune et de l’état des berges durant la phase d’exploitation.
Enfin, il apparaît en page 6 du résumé de l’enquête publique que « Les mesures de biodiversité ont été élaborées en concertation avec le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis (gestionnaire de la zone Natura 2000) et les associations agréées pour la protection de l’environnement ». Nous souhaitons rectifier ces propos dans la mesure où, s’il y a bien eu une consultation des services du Département lors d’une réunion technique, il ne peut pas être fait état d’une « concertation » et le Département ne peut, en tout état de cause, être associé aux mesures de biodiversité de ce projet.
Si je suis favorable au développement de la logistique fluviale, qui permet de décarboner les transports de marchandises et est une solution à la congestion des centres urbains, ce développement doit toutefois répondre aux enjeux environnementaux et exigences spécifiques en la matière des sites où sont envisagés de tels projets.
Je vous prie de croire, Madame la Présidente, en l’assurance de ma considération distinguée.
► Contribution n°1607 (Web) Par GROS Hippolyte Déposée le 28 novembre 2025 à 12h05
Le projet Greendock n'est pas à la hauteur des enjeux écologiques et humains de notre époque.
Rien ne justifie l'installation d'un entrepôt d'une telle envergure à cet endroit. De l'aveu même des porteurs du projet (jai participé à la mascarade qualifiée de "consultation" en amont du dépôt du permis), cet entrepôt ne répond pas à un besoin existant, mais va simplement augmenter une offre logistique déjà abondante dans la région.
Les espèces locales sur le site du projet vont souffrir terriblement d'un tel chantier. Les préoccupations environnementales de ses porteurs semblent nulles, puisque lorsqu'il leur a été signalé que des espèces protégées nichaient dans les entrepôts existants, leur réponse a été d'installer des effaroucheurs afin de les faire fuire, et de déclarer "nous mettrons des nichoirs pendant la durée des travaux", comme si l'avifaune pouvait se contenter d'une telle solution de remplacement, au milieu du bruit et des poussières occasionnées par un tel chantier.
D'ailleurs, dans les premières comunications autour du projet, les porteurs semblaient ignorer jusqu'à l'existence de la zone Natura 2000, et c'est seulement la vigilance des associations locales qui l'a portée à leur attention. Et lors des premières estimations, ils parlaient de quelques dizaines de cormorans nichant sur l'Île Saint-Denis, alors qu'une simple promenade sur les berges de Seine permet de se rendre compte du fait qu'ils sont plusieurs centaines - voire plusieurs miliers - à se réfugier dans cet écosystème délicat tout l'hiver. (voire également la vidéo en pièce jointe).
Habitant Epinay-sur-Seine et travaillant à Gennevilliers, j'effectue tous les jours en vélo le trajet qui rejoint les deux communes. La route est déjà encombrée de camions, les voies sont embouteillées à toute heure, on y respire les gaz des pots d'échappement, et l'afflux qui serait occasionné par un projet de cette envergure serait tout simplement invivable.
En outre, l'argument de l'emploi n'en est pas réellement un : les emplois créés par le secteur de la logistique sont précaires, difficiles, et sur le point d'être remplacés par l'automatisation. Il n'y a aucun intérêt pour Gennevilliers comme pour les communes environnantes qu'un tel entrepôt s'installe ici. Il est temps que la Seine Saint-Denis cesse d'être considérée comme le territoire servant de Paris, en subissant toutes les externalités négatives sans aucune contrepartie.
Par ailleurs, les habitants de la région se réjouissent du nettoyage de la Seine et de la possibilité de se réapproprier le fleuve, autravers d'activités nautiques et aquatiques. Nous sommes nombreux et nombreuses à pratiquer régulièrement la nage dans la Seine, le kayak, l'aviron, etc., et le flux de péniches annoncé viendrait très certainement compromettre ces pratiques.
Les dimensions du projet témoignent par aileurs du caractère déconnecté de ses porteurs. Pourquoi avoir besoin d'un entrepôt unique, aussi long et aussi haut ? Le SODD du port ne dit-il pas que les bâtiments en bord de Seine doivent assurer une intégration paysagère harmonieuse ? Qu'une telle verrue vienne défigurer les berges qui ont inspiré les peintres Impressionnistes, au service d'une multinationale Australienne, c'est un comble. Si, réellement, il existait un besoin d'augmenter l'activité logisitique multimodale, pourquoi ne pas construire de petits entrepôts, en retrait des berges, permettant d'accueillir le fret fluvial (entre 7;5% et 15% du volume total, selon les communications des porteurs du projet) ? Il semble que les 85% de marchandises qui seront acheminées par tranport routier n'ont aucune raison d'être acheminées jusqu'au port de Gennevilliers.
Bref. Personne ne souhaite que la multinationale Australienne installe ici un entrepot pharaonique. À moins de diminuer la taille des entrepôts (et le volume d'activités associées) de 85%, et à moins de relocaliser ces activités loins des berges, il n'existe aucune version de ce projet qui soit acceptable. Ni pour l'environnement, ni pour les habitants des communes avoisinantes, ni pour les générations futures.
► Contribution n°1610 (Web) Par LAGARDE Jérémie Déposée le 28 novembre 2025 à 12h21
Je travaille dans la distribution et le e-commerce depuis près de 25 ans et j'ai même commencé chez un grossiste sur le port de Gennevilliers en 2001.
Je suis aujourd'hui chef d'entreprises, je livre Amazon, la Fnac et bien d 'autres en produits technologiques soumis à la REP (responsabilité élargie des producteurs).
1_ Business modèle plus qu'incertain.
On parle ici d'un projet qui sera très couteux à l'usage.
Qui peut croire qu'en ces temps où la logistique est soumise à une concurrence folle, des prestataires vont convaincre leurs clients fabricants de livrer X fois plus cher pour protéger les oiseaux qui nidifient en face à 50m ?
2_ Incohérence géographique.
On a un port entier à moderniser pour le rendre moins polluant et ce projet veut faire un coin de logistique verte au plus mauvais endroit (devant une zone protégée) et de plus sans cohérence générale avec le reste du port (accès aux darses, usage des voies ferrées, développement globale de la mobilité électrique...).
3_ Géant logistique de pacotille.
On est face à un édifice qui semble énorme mais celui-ci n'est qu'une goutte d'eau dans le besoin de logistique du dernier kilomètre. Je sais de quoi je parle j'ai fait des visites virtuelles d'entrepôts Amazon.
Pour qu'il soit impactant sur le monde de la logistique et sur le port, il faut au contraire le revoir à plus grande échelle mais au cœur de celui-ci et loin des espaces naturels.
4_ Le progrès versus la nature.
Enfin, il y a une erreur dogmatique à la source.
Ce projet pense que le progrès va sauver la nature en vivant dedans. C'est une connerie, le monde industriel envahit la nature et aucun progrès technologique ne réduira son impact à 0.
Il faut au contraire préserver les espaces naturels dans leur entièreté et se concentrer sur la rénovation et modernisation des outils industriels existants qui sont déjà assez nombreux.
Merci de réécrire un projet viable à long terme au cœur d'une zone qui aujourd'hui est déjà assez grande et nécessite, elle, que le progrès la modernise et la rende plus efficace en cohérence avec les enjeux écologiques.
► Contribution n°1618 (Web) Par Caroline Lecomte Déposée le 28 novembre 2025 à 13h05
Je suis totalement opposée au projet de l'entrepôt logistique Greendock pour toutes les raisons suivantes (et j'en oublie certainement !) :
Au moment ou la planète explose de colère et d'épuisement des ressources il est encore question de poursuivre dans une folie d'hyper consommation en se prétendant "projet écologique" c'est sidérant ! Et ce à moins de cent mètres d'une zone Natura 2000 où vivent et se reproduisent des espèces d'oiseaux protégés !
Cet entrepôt ne serait rien d'autre qu'un bâtiment gigantesque de plus pour permettre de réceptionner des quantités industrielles de colis venus du bout du monde et nécessitant en amont des infrastructures non moins colossales pour y accéder routes, camions, élargissement des canaux, des berges...
Et puis on nous parle des barges moins polluantes car décarbonnées, mais elles ne représentent qu'une toute petite partie du transport. Des péniches de 80m de long transportant des gravats futures usines à béton...
Les maires des communes n'ont pas eu toutes les données du projet et viennent d'en prendre connaissances il y a peu grâce à leurs administrés citoyens ils posent maintenant des conditions à la délivrance du permis de construire. Ouf !
Mais rien n'arrête l'appat du gain puisque Goodman ne lâche rien en dépit de l'opposition des riverains oubliant simplement que face à son géant juteux devraient vivre des êtres humains et tout près une faune et une flore encore riche et vivante.
La banlieue nord est truffée d'entrepôts logistique, saturée de pollution comment accepter qu'un énième bâtiment d'une taille démesurée 35m de haut plus de 600m de long 50m de large voit encore le jour ?
Dans quelles conditions travailleraient les employés de cet enfer ? Sans compter qu'ils seront exposés à de gros risques de pollutions chimiques car sur le port de Gennevilliers on a déjà des sites Seveso à risques élevés !!
Mesdames, Messieurs les décideurs, ce projet est dévastateur et court derrière une économie mondialisée pour nous fracasser tous contre un mur fatal. Sachez écouter et respecter les citoyens lorsqu'ils s'expriment, nous n'en voulons pas, nous n'en pouvons plus.
► Contribution n°1620 (Web) Par Alain Déposée le 28 novembre 2025 à 13h08
En tant qu'Argenteuillais et habitant engagé dans la vie associative de ma ville pour défendre la protection de l'environnement depuis 25 ans, je vous exprime par la présente contribution, un avis défavorable concernant le projet Green Dock.
Ce projet amènera à la construction d’une barre de 34 mètres de haut, 647 mètres de long, sur 63 000 m2 en bord de Seine.
Totalement en accord avec l'avis de la MRAE qui a d'ores et déjà exprimé des critiques sévères sur l’étude d’impact environnemental fournie par Goodman, telles que :
• L’insuffisance de l’étude d’impact : l’autorité a noté que l’étude ne prend pas suffisamment en compte la chaîne logistique dans laquelle s’insère l’entrepôt, ainsi que les impacts potentiels sur la biodiversité et le climat
• Sa recommandation : elle a demandé une réévaluation des impacts environnementaux, notamment en ce qui concerne la pollution des sols et la protection des espèces. Elle a également suggéré de diminuer l’impact paysager du projet
• Ses préoccupations écologiques : le projet pourrait avoir des incidences majeures sur la zone Natura 2000 et sur la qualité de vie des riverains, notamment en raison de l’ombre projetée par le bâtiment sur les niches écologiques
Et en accord également avec l'avis porté par France Nature Environnement (FNE) Hauts de Seine et déposé sur le présent site de l'enquête publique, dont je reprends quelques points saillants :
La santé des écosystèmes dont dépend l’humain, ainsi que toutes les autres espèces, se dégradent comme jamais. Le président de l’IPBES (équivalent du GIEC pour la Biodiversité), Sir Robert Watson, l’a rappelé : « Nous sommes en train d’éroder les fondements même de nos économies, nos moyens de subsistance, de sécurité alimentaire, de santé et qualité de vie dans le monde entier ».
Le changement climatique est également un facteur d’érosion de la biodiversité et son impact devrait augmenter dans les décennies à venir (artificialisation des sols, pollution lumineuse nocturne, bruit, pollution des sols, de l’eau et de l’air…)
L’étude d’impact présentée par l’entreprise Goodman n’inclut pas les trames vertes. Les cartes de référence utilisées sont celles du SCRE (Schéma Régional de Cohérence Ecologique) datant de 2013 (en cours de révision avec FNE Ile de France). Ces cartes donnent une vision qui reste générale au niveau des forêts et grands espaces de nature. Elles ne prennent pas en compte les réseaux écologiques associés à une espèce, qui sont bien plus complexes.
► Contribution n°1627 (Web) Par Association Rafiot - Remises à Flots Déposée le 28 novembre 2025 à 13h38
Remises à flots est un réseau de
convivialité éthique et solidaire
œuvrant à la survivance de la
batellerie de petit gabarit par le transport de produits en groupements d’achat direct auprès de producteur-ices artisanaux.
Par l'entremise du seul transport,
Remises à flots établit des liens de
circuit court entre paysan-nes non
industrialisé-es et consommateur-ices
avisé-es, rétifs aux asservissements
de la société de consommation.
L’abandon du petit gabarit au nom
de la "rationalité« économico-
administrative a aboutit à une très
forte augmentation du nombre de
camions circulant entre les trois
bassins fluviaux provoquant une
dégradation des conditions générales
de vie.
Maintenir la batellerie artisanale et préserver le réseau des voies
navigables est une alternative
vertueuse face à des modèles qui
dévastent le champ social autant
que celui de la nature dont LE PROJET DE PLATEFORME LOGISTIQUE GREENDOCK EST L’ARCHÉTYPE.
Notre association, ainsi que les 130 groupes d’achats et la trentaine de producteurs qui composent notre réseau, s’inscrivent ainsi résolument contre la réalisation du projet Greendock et recommande que, à l’inverse, le port de Genevilliers puisse accueillir des activités telles que la nôtre : à échelle humaine et au plus près des populations.
► Contribution n°1630 (Web) Par Epinay+Saine Déposée le 28 novembre 2025 à 14h10
Destruction d’un milieu vivant et biodiversité menacée
• Le site où est envisagé Green Dock se situe à quelques dizaines de mètres de la zone protégée classée
Natura 2000 (pointe aval de l’Île-Saint-Denis), zone reconnue pour son grand intérêt écologique,
faunistique et floristique.
• Cette zone abrite des espèces protégées ou remarquables — notamment des oiseaux d’eau et
migrateurs ou hivernants tels que les grands cormorans, des martins-pêcheurs, des sternes, des chauves
souris... Source : FNE Île-de-France+2Les Gardien·ne·s de la Seine+2
• Le projet logistique, par sa taille (≈ 90 000 m², bâtiment de plusieurs centaines de mètres de long et de
dizaines de mètres de haut) va faire disparaître ou fortement dégrader des habitats: berges naturelles,
corridors écologiques, zones humides et végétation rivulaire, éléments essentiels à la survie de cette
biodiversité.
• L’ombre portée, la destruction des berges, la disparition de la végétation, le dérangement continu
(nuisances sonores, lumineuses 24h/24, trafic), menacent fortement le cycle de vie de ces espèces —
nidification, repos, chasse, hivernage — et fragilisent durablement un des rares refuges naturels
subsistant en milieu urbain dense
• Construire un tel projet dans une zone si écologiquement sensible va à l’encontre d’un véritable projet
de renaturation, de préservation des milieux naturels, et d’un respect concret des continuités
écologiques — ce qui devrait être au cœur des priorités face à l’urgence écologique.
En clair : Green Dock constitue une menace très grave et concrète pour la biodiversité locale — ce qui heurte
frontalement vos valeurs et vos actions militantes de découverte, protection et respect de la nature.
Pollution, trafic intensifié, qualité de vie détériorée
• Le bâtiment sera présenté comme « fluvial » ou « multimodal », mais les associations et l’autorité
environnementale relèvent que la très grande majorité du trafic sera routier — seule une fraction
marginale (≈ 15 %) transiterait par voie fluviale.
• Cela signifie environ 1 200 rotations de camions par jour, circulant dans un territoire déjà fortement
saturé — ce qui entraînera une pollution accrue de l’air (particules, NOx), du bruit, des embouteillages,
des nuisances pour les riverains d’Épinay-sur-Seine et au-delà.
• La pollution lumineuse et sonore permanente 24h/24 liée au fonctionnement logistique compromettra
le calme, la qualité de vie, mais aussi l’équilibre des écosystèmes — un comble pour un projet vendu
sous label « green ». Les Gardien·ne·s de la Seine+2Ville de Gennevilliers+2
• À l’heure où la santé publique, la qualité de l’air et la lutte contre la pollution sont des enjeux majeurs,
ce projet apparaît comme un retour en arrière, contraire aux ambitions de transition écologique et de
justice environnementale, surtout en zone populaire et densément peuplée.
Ainsi, Green Dock menace non seulement la nature, mais la santé, la qualité de vie, la justice environnementale
— ce qui contredit de façon flagrante les principes d’écologie populaire.
Contradiction avec l’écologie populaire, l’économie circulaire et le récit de transition écologique
• Le projet s’inscrit dans une logique de productivisme, d’accumulation d’infrastructures, de maximisation
de flux marchandises — plutôt que dans une logique de sobriété, de relocalisation, d’économie
circulaire, de proximité et de respect des communs.
• Ce projet met en péril l’un des derniers espaces naturels à forte biodiversité autour de Paris, le projet
renonce à l’idée d’une ville ou d’un urbanisme écologique, vivant, capable de coexister avec la nature —
au contraire, Goodman continue de mettre dans la balance du risque la nature pour servir un modèle
de développement dépassé.
• Haropa Port écarte de fait toute ambition réelle de renaturation, de reconquête des berges, de création
d’espaces verts et naturels accessibles, de continuité verte/bleue. Or c’est précisément ce type
d’initiative — redonner la place à la nature, à la biodiversité, à des formes de vie alternatives — qui
devraient guider la transition écologique. FNE Île-de-France+2Les Gardien·ne·s de la Seine+2
• Sans oublier qu’Haropa Port accentue cette logique en accumulant les projets à risques industriels
comme le méthaniseur et l’extension de cuve d’hydrocarbure de la SOGEPP. Chose que pris
individuellement, les calculs d’impacts sont minimisés puisque les projets sont présentés
individuellement.
• Il légitime la spécialisation de ce territoire comme zone de transit, de circulation, de marchandises — ce
qui concrétise une logique d’exploitation, de marginalisation, d’industrialisation au détriment des
habitants, de leurs besoins et de l’environnement.
• Le prétendu aspect « fluvial » et « écologique » du projet relève clairement du greenwashing: les
promesses de transport fluvial et de réduction carbone ne tiennent pas face aux données réelles.
En somme : Green Dock n’est pas une « transition écologique » — c’est la reproduction du même modèle
industriel destructeur masqué sous le vernis d’une fausse écologie. Ceci n’est pas le futur.
Ce que ce projet ôte à vos actions, à votre territoire, à l’avenir
• Il ferme la porte à tout espoir réel de renaturation des berges, de reconquête d’espaces naturels, de
reconnections des habitants avec la rivière, l’eau, les milieux vivants — pourtant essentiels dans une
métropole saturée.
• Enfin, il compromet le récit de transition écologique auquel aspirent de nombreuses mobilisations —
car il nous détourne d’un modèle de développement sobre, solidaire, écologique — pour revenir à
l’unique paradigme de la logistique, du profit, de la standardisation.
Conclusion — Pourquoi nous devons refuser Green Dock
Green Dock représente exactement ce contre quoi nous nous battons : un modèle industriel destructeur,
bétonneur, pollueur, insensible à la vie, aux êtres, à la nature. Il détruit un écosystème fragile, compromet la
biodiversité, détériore la qualité de vie, renie l’idée même de transition écologique populaire et équitable. Plutôt
que de servir les habitants, la nature, l’avenir, il sacrifie l’un pour l’intérêt du capital et de la logistique rapide.
Accepter ce projet serait trahir nos valeurs, notre engagement pour une écologie de proximité, pour une nature
accessible, pour une justice environnementale et sociale. Il est donc légitime — et nécessaire — de s’opposer
fermement à Green Dock.
Carole DIEYE
Présidente Epinay+Saine
► Contribution n°1632 (Web) Par Association ADREC Chatou Déposée le 28 novembre 2025 à 14h17
Projet Green Dock Gennevilliers
Contribution de l’ADREC à l’enquête publique
L’ADREC (Association pour le Développement Raisonné et l’Environnement à Chatou) a pour objet la préservation et la mise en valeur du patrimoine et de l’environnement à Chatou. A ce titre elle est particulièrement attentive au respect des bords de Seine dans ce qu’on a l’habitude d’appeler la Seine Centrale.
Elle a mené et poursuit différentes actions en vue de la préservation des rives de la Seine : comme l’action menée (avec l’Association Bellerive Malmaison) contre un projet de tour géante à Rueil Malmaison ou celle qu’elle mène contre l’installation d’une déchetterie ssuvage dans un site inscrit de l’Ile des Impressionnistes à Chatou.
L’association se sent tout à fait concernée par le projet Green Dock, bien qu’il se trouve à environ une dizaine de kilomètres en amont de Chatou sur la Seine.
Le lauréat de l’appel d’offres lancé par Haropa –établissement public destiné à promouvoir le trafic portuaire fluvial entre Le Havre, Rouen et Paris, en principe pour rendre le port du Havre plus compétitif- est le groupe australien Goodman spécialisé en logistique.
L’entrepôt est situé sur la commune de Gennevilliers mais son impact négatif sur le paysage affectera davantage les habitants d’Argenteuil et surtout d’Epinay-sur Seine, ville à laquelle il fait face.
L’ADREC fait observer que le fait que ce projet prétende se développer dans une zone portuaire et sur le site d’anciens entrepôts ne dispense pas ses promoteurs de respecter l’environnement existant -le site Natura 2000 de l’Ile Saint Denis par exemple- de le préserver et si possible de favoriser le développement de zones de fraîcheur qui seront bénéfiques aussi bien aux riverains du site qu’aux futurs employés de cet entrepôt.
Un entrepôt monstre (L 648 L /P 60 P /H 30)
Ce qui frappe à première vue dans le projet Goodman c’est le gigantisme de l’entrepôt qui en est l’ossature.
Le bâtiment à construire est un monstre de 648m de long, environ 60 de large et 30 m de hauteur moyenne (soit la hauteur d’un immeuble de 10 étages). Son point le plus élevé est à 34 m. S’il abritait des logements, ce serait un immeuble de grande hauteur.
Il est un peu plus long (103%) que l’avenue Hoche ou encore 84% de la longueur de l’avenue de la Grande Armée, mais d’une architecture banale : le fonctionnel laid.
Hauteur
A ce titre, la hauteur (30-34m) conjuguée à la longueur constituent une saturation visuelle du paysage (art 511-1 du Code de l’environnement) et son utilité et les nuisances qu’elle va provoquer doivent être examinées en vue de la commodité du voisinage. Certains riverains n’auront plus pour horizon que cette muraille de béton et de verre. Plus de vu lointaine sur Paris.
La hauteur moyenne prévue pour cet entrepôt est celle d’un immeuble de 10 étages.
Les entrepôts démolis ou à démolir avaient une hauteur de 13, 6 soit un peu plus de 4 étages.
Mème vu au fil de l’eau et non frontalement, ce bâtiment reste prépondérant dans le paysage (PC6-5). On ne peut parler d’une insertion paysagère réussie.
L’aggravation de l’empreinte visuelle sur le paysage est considérable (220%).
Emprise au sol et implantation sur la parcelle
Nous avons une emprise au sol de 37 000 m2 (surface totale du site 6,4 h) pour une surface totale de planchers de 92 000m2, dont 81000 pour stockage de marchandises.
Circonstance aggravante : l’implantation du bâtiment par rapport à la rive dont il est séparé par un gros trottoir (6 m) ne permet pas d’envisager à terme la reconstitution d’une ripisylve naturelle.
Or, selon le paysagiste)-conseil de l’Etat : un projet comme celui-ci devrait, a minima, offrir l’opportunité d’une renaturation généreuse de la berge.
On est loin du compte.
Un entrepôt monstre près du site Natura 2000 de l’Ile Saint Denis
inconscience ou provocation ?
L’ADREC renvoie aux observations de la MRAe et des associations spécialisées. Elle les fait siennes.
Un entrepôt monstre à l’utilité économique mal définie
Logistique du dernier kilomètre ?
L’ambition affichée par Goodman est de faciliter la logistique du dernier kilomètre. C’est une ambition correcte, car ce dernier kilomètre a souvent un poids important dans le coût final d’une marchandise pour le distributeur.
Entreposer près de la plateforme portuaire a donc du sens. Encore faut-il que tous les coûts additionnels aient été correctement évalués.
D’abord les marchandises sont des biens de grande consommations destinés à approvisionner Paris et entre l’entrepôt et Paris il y a environ 15 km. C’est ce que souligne la MRAe dans son avis (page 20). Elle souligne aussi le manque de relais de distribution et d’espaces urbains définis dans Paris intra muros pour accueillir ces marchandises.
Fret routier ou fret fluvial ?
On attend d’un entrepôt portuaire qu’il favorise le fret fluvial moins onéreux et écologiquement plus vertueux.
Or, le projet tel qu’il est présenté ne prévoit que 11% en fret fluvial. C’est peu. Pour un projet dont le donneur d’ordre est un établissement portuaire c’est très très peu. La montée en puissance du trafic fluvial semble peu abordée.
Quant au fret routier (près de 90%) qui affectera une zone du nord de Paris déjà fortement encombrée, ne risque-t-on pas la paralysie des échanges avec les conséquences à court terme (encombrements, retards et la pollution correspondante) et à moyen terme. Considérée comme peu performante par les locataires futurs de cette structure, elle pourrait être délaissée et constituer une enveloppe presque vide. Donc inutile ; on regrettera d’avoir vu trop gros mais le mal sera fait.
Il faut noter aussi que le fret ferroviaire, plus avantageux pour l’environnement que le fret routier a été totalement délaissé avec la destruction de la ligne locale de fret portuaire existant à cet endroit. On devrait se souvenir des sottises passées faites avec les destructions de lignes de tramways urbains ou de lignes ferroviaires secondaires…
Destination-un entrepôt monstre, pour quels locataires ?
Les marchandises entreposées ne sont pas clairement définies. Produits de grande consommation ? L’identité des futurs locataires n’est pas connue.
Et pourtant, elle a toute son importance. Veut-on favoriser la consommation de produits jetables que ce soit la mode ou d’autres produits à l’obsolescence programmée comme certains produits électroniques ? Des opérateurs comme Shein ou Amazon au détriment de produits européens ?
L’ADREC fait observer que l’Australie est très vigilante sur les entrées de personnes ou de marchandises sur son territoire. Il ne faudrait pas que Goodman ait pour projet de se développer en France avec des clients que l’entreprise ne pourrait pas avoir en Australie, très sensible en particulier à l’hégémonie commerciale chinoise.
Un Havrais qui s’est exprimé dans l’enquête (en tant que spécialiste de l’activité portuaire) vante le stockage vertical, parce que peu consommateur d’espace et de déplacements. Soit. Mais il n’est pas riverain du projet.
En résumé, voici la position de l’ADREC
Tel qu’il est actuellement, le projet Green Dock ne convient pas.
Il est dommage qu’on en arrive à cette conclusion, après plus de 3 ans de concertation où le promoteur semble avoir éludé les critiques pour privilégier un passage en force. Il ne faut pas rejeter la faute -concernant la dilatation des délais et les coûts qui en découlent- sur toutes les associations qui ont essayé, avec persévérance, de faire entendre leurs réserves.
Si un entrepôt de conception moderne est nécessaire à l’activité du port de Gennevilliers, il faut qu’il se conforme aux contraintes locales d’un tissu urbain très dense, puisque c’est précisément la présence d’un nombre important de consommateurs qui en fait l’intérêt pour le promoteur et les futurs locataires.
Il faut, de toute façon, renoncer à un entrepôt-muraille et peut-être opter soit pour plusieurs entrepôts de volume plus modeste (en hauteur et longueur) ou même prévoir un programme de montée en puissance du projet en fonction des constatations faites à partir de l’entrée en exploitation d’un entrepôt modulaire. Son insertion dans l’environnement n’en sera que meilleure. Il faut surtout entendre les doléances des riverains des villes voisines et de leurs représentants, élus ou associatifs.
Le projet final devrait tenir compte de l’avis de la MRAe plus qu’il ne l’a fait jusqu’à présent
A Chatou, le 28 novembre 2025
Pour l’ADREC,
Le bureau de l’association
► Contribution n°1635 (Web) Anonyme Déposée le 28 novembre 2025 à 14h20
Madame, Monsieur bonjour
Le projet GreenDOCK ne peut être éligibles a l'applications d'une installations ICPE et de respect des autorisation environnementale L'IOTA .
Il est stipuler dans ces dernière que l'installation ne doit pas :
Présenter des dangers pour la santé et la sécurité publique :
Or Le fret fluviale ne concernerai que 10 % du transport qui on le sait et un avantage pour transporter des matière lourde comme le gravat, sable. hors greendock est destiné a transporter des colis par camion. ce qui nuira directement a la santé des habitant.e et de la sécurité publique.
Nuire au libre écoulement des eaux, Réduire la ressource en eaux et Porter gravement atteinte à la qualité ou à la diversité du milieux aquatique :
Tout réaménagement des berge nui gravement a l'écoulement naturels d'un cour d'eau, accrois le risque de crue par sont accélération. empêche durablement le stockage hivernales dans les nappes alluviales pour faire face a la sécheresse.
la suppression d'arbre ainsi que la perturbation de la faune zone Natura 2000 situé a 50 M constitut une fuite des espèces qui sont essentielles aux maintiens de l'équilibre de cette zone.
la construction du chantier par sont volume et sa pollutions desservira de manière irrémédiable le milieux.
Aussi j'aimerai que vous portiez attention(ci-joint) outre le fait que l'écologie sera la médecine de demain, a ce que les écosystèmes réponde pour nous en termes de service économique.
J'espère que vous ne flancherai pas face un projet écocide.
Je vous souhaite une belle journée. Eval_Biod_202120294.pdf (0.6MB)
►
►
►
►
►
AVANT
APRES
Trop c'est trop !
650 mètres de long et 35 mètres de haut pour une surface de 90 000 m2
Depuis 5 ans, le collectif Stop Greendock qui réunit une quinzaine d’associations et des milliers de citoyens, lutte contre le projet de plateforme logistique XXL Green Dock : 650 mètres de long et 35 mètres de haut pour une surface de 90 000 m2. Il est prévu sur les berges de Seine dans le port de Gennevilliers. Décrit comme « fluvial », il est pourtant à plus de 90% « routier ».
Par sa démesure, cet entrepôt est un danger pour la biodiversité des berges, et pour celle de la zone Natura 2000 de L’Île-Saint-Denis qui accueille de nombreuses espèces protégées. Il massacrera le grand paysage depuis la rive opposée du fleuve, sur le chemin de Halage et sur les côteaux. Avec plus de 1200 rotations de camions par jour, 24/24, il est aussi un danger pour la santé : pollution de l’air, pollution sonore et pollution lumineuse, dans une zone au trafic déjà saturé.
La Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) a critiqué le projet sur une vingtaine de points essentiels et qui remettent en cause la légitimité du projet : Lire ici l’avis de la MRAe.
Vous pouvez rester anonyme ou indiquer vos coordonnées
S’opposer à Green Dock est la première étape de notre refus du projet. L’enquête publique est LE moment décisif pour dire ce que vous pensez de CE projet et lui donner un coup d’arrêt : la parole des citoyens sera entendue et toutes les voix seront prises en compte.
Se déplacer sur les lieux de permanence vaut mieux que de contribuer en ligne mais faire les deux, c’est encore mieux !
Allez-y à plusieurs, à la permanence de votre choix, et autant de fois que nécessaire pour marteler vos convictions et convaincre la commission d’enquête.
Se déplacer pour parler aux commissaires-enquêteurs (voir les lieux et date des permanences), c’est aussi l’occasion de poser toutes les questions que vous voulez sur ce qui ne vous semble pas clair dans le dossier ou tout simplement sur ce que vous ne comprenez pas :
Parlez avec vos mots, avec votre ressenti, Ne faites surtout pas de "copié-collé".
Posez vos questions. Par exemple : qu’est-ce qu’un « dispositif de rabattement de nappe » et quels en sont les dangers pour la Seine ?
► LIEUX DE CONSULTATION : Pour prendre connaissance du dossier et contribuer sur un registre papier
Le dossier de présentation du projet en version papier et numérique ainsi qu’un registre d’enquête publique papier sont disponibles aux adresses suivantes.
Mairie de Gennevilliers
177 av. Gabriel-Péri
92230 Gennevilliers
Lundi au mercredi : 8h30 à 12h00 et 13h30 à 17h30
Jeudi : 8h30 à 12h00 et 15h00 à 19h00
Vendredi : 8h30 à 12h00 et 13h30 à 16h00
Samedi : 8h30 à 12h00
Mairie de Villeneuve-la-Garenne
28, avenue de Verdun
92390 Villeneuve-la-Garenne
Lundi au mercredi : 8h30 à 12h00 et 13h15 à 17h00
Jeudi : 8h30 à 12h00
Vendredi : 8h30 à 12h00 et 13h15 à 17h00
Samedi : 9h00 à 11h45
Épinay sur Seine - L’Atelier Vert Seine
56 rue de Paris
93800 Epinay-sur-Seine
Mardi au vendredi : de 8h30 à 12h00 et de 13h00 à 18h00
► LES PERMANENCES : pour rencontrer un Commissaire Enquêteur qui notera vos observations, questions et propositions
Au moins l'un des membres de la commission d’enquête sera présent dans les lieux et aux jours suivants afin de recueillir vos observations, vous apporter verbalement des renseignements et des précisions complémentaires sur le dossier mis en enquête publique.
Mairie de Gennevilliers
177 av. Gabriel-Péri
92230 Gennevilliers
Mercredi 15 octobre 2025 : 9h00 à 12h00
Samedi 25 octobre 2025 : 9h00 à 12h00
Jeudi 6 novembre 2025 : 16h00 à 19h00
Vendredi 14 novembre 2025 : 13h30 à 16h
Mairie de Villeneuve-la-Garenne
28, avenue de Verdun
92390 Villeneuve-la-Garenne
Vendredi 17 octobre 2025 : 14h00 à 17h00
Mercredi 29 octobre 2025 : 9h00 à 12h00
Jeudi 13 novembre 2025 : 9h00 à 12h00
Épinay sur Seine - L’Atelier Vert Seine
56 rue de Paris
93800 Epinay-sur-Seine